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samedi 30 mars 2013

Les pratiques humiliantes à l'encontre des femmes sahraouies lors des manifestations pacifiques à El Aaiun "viles et abjectes"

Par Chahid El Hafed (camps de réfugiés sahraouis), 26 mars 2013 (SPS)

 Le ministère de la Culture sahraoui a souligné, mardi, que les pratiques humiliantes à l'encontre des femmes sahraouies, dévoilées lors de manifestations pacifiques à l'occasion de la récente visite de l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, "sont viles et abjectes". 
Le ministère sahraoui a indiqué dans un communiqué que "l'attitude du Maroc relève d'un acte de colonialisme systématique visant à aliéner toutes les composantes de l'identité culturelle sahraouie dont le voile".
Dans ce contexte, le ministère sahraoui de la culture a exprimé "sa solidarité pleine et entière avec les femmes sahraouies saluant leur courage et leur rôle dans l’intifada".
Saisissant la présence de M. Ross dans les camps de réfugiés sahraouis, le ministère de la culture interpelle le représentant onusien "sur l'aliénation de l'identité culturelle sahraouie l'appelant à intervenir auprès des organes de l'ONU telle l'Unesco pour l'amener à jouer le rôle qui lui est dévolue à cet effet".(SPS)
020/090/700 262200 MARS 013 SPS
URL Source : http://www.spsrasd.info/fr/content/les-pratiques-humiliantes-%C3%A0-lencontre-des-femmes-lors-des-manifestations-pacifiques-%C3%A0-el-aai
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Traitement infligé aux femmes sahraouies : Une provocation


Il est connu de tous la place prépondérante et le respect dont jouit la femme au Sahara Occidental et en Mauritanie, pays avec lequel on partage le dialecte et les coutumes.

Les femmes sahraouies ont une place unique dans le monde arabo-musulman. C’est pourquoi la société sahraouie ne connaît pas les violences conjugales car elle considère une vergogne de lever la main sur une femme. D’ailleurs, on inculque aux enfants, dès leur plus jeune âge, le respect de la mère, avant le respect du père.

Le statut de la femme dans la société sahraouie était connue des colonisateurs espagnols. Ils n’ont jamais osé emprisonner ou maltraiter les femmes sahraouies qui manifestaient pour revendiquer l’indépendance du Sahara Occidental. Ce qui est loin d’être le cas du nouveau colonisateur marocain.

Depuis son invasion du Sahara Occidental, le Maroc a sur son compte pas moins de 46 femmes portées disparues. Et celles qui ne se trouvent pas en prison, connaissent les traitements les plus vils et cruels jamais connus par une femme musulmane. Les coups, le viol, l’humiliation sont devenus monnaie courante dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Aux yeux des Sahraouis, infliger aux femmes un tel traitement relève carrément de la provocation. Les Marocains, en s’en prenant ainsi aux femmes sahraouies, cherchent à montrer qu’ils jouissent de l’impunité, qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent sans aucune crainte grâce au rôle protecteur de la France dans le Conseil de Sécurité et ainsi pousser les sahraouis au désespoir et aux armes.

Depuis l’échec de sa proposition de son autonomie en 2008, le Maroc cherche par tous les moyens à pousser le Front Polisario à renouer avec la guerre et ainsi attirer la foudre de la communauté internationale. La sagesse des dirigeants sahraouis a faussé tous les calculs des conseillers du roi Mohamed VI.
Les vidéos recemment diffusées sur youtube des femmes sahraouis traînées, battues et dénudées par les forces de police marocaines sont des images déchirantes qui dénient tout sens à la situation de fausse paix créée par le processus de paix de l’ONU. Une paix qui repose sur les cris assourdissants des femmes sahraouis. Des cris qui clament la colère et la vengeance. Des scènes enregistrées alors que l’Envoyé Personnel de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross. se trouve dans la ville d’El Aaiun quadrillée par les forces de sécurité.

URL Source : http://westernsahara.fr/?p=7934

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Témoignages de femmes brutalisées par la police à Laayoune

Écrit par Lakome, 29/3/2013
Les femmes sahraouies brutalisées par les forces de l'ordre à Laâyoune racontent ce qui s'est passé. Malgré les témoignages, les photos et les vidéos, la DGSN nie tout dépassement de la loi dans un communiqué envoyé ce vendredi à Lakome.
Les femmes qui ont été brutalisées et harcelées en pleine avenue Smara et au quartier Maatallah à Laayoune, le 23 mars dernier alors qu'elles s'apprêtaient à organiser un sit in à l'occasion de la visite de Christopher Ross, ont raconté à Lakome ce qu'elles ont enduré ce jour-là.
Plusieurs vidéos ont été tournées au moment des faits, montrant la violence et le harcèlement sexuel dont elles ont été victimes.
 http://youtu.be/UzVvl5MeCmg
Selon le témoignage de Mina Baali, qui apparaît dans une séquence vidéo en train d'être brutalisée et tirée par terre, elle avait pris le chemin du sit in en réponse à un appel lancé par des activistes sahraouis pour « réclamer le droit d'autodétermination du peuple sahraoui » et la mise en place «  d'un mécanisme onusien pour protéger les droits de l'homme au Sahara ».
« En arrivant sur le lieu du sit in, nous avons trouvé des policiers accompagnant le pacha de la ville. Avant même de se rassembler et commencer à lancer des slogans, la police est intervenue avec force pour nous disperser. Ils m'ont poussé avec violence jusqu'à me faire tomber. Un policier m'a tiré par terre et m'a enlevé mon voile. J'ai senti la main de quelqu'un qui voulait m'enlever mon pantalon et il a réussi à le faire. Je lui ai signifié : si tu veux mon pantalon, moi je veux ma terre ! ».
Hasna Douihi, époux de Mina Baali, qui a participé lui aussi au sit in, nous a déclaré qu'il n'a vu sa femme se faire brutaliser qu'à travers les vidéos sur internet, parce qu'il a subi lui aussi un traitement violent à ce moment-là. Selon son témoignage, il a été mis dans une voiture de police où il y avait 7 policiers qui l'ont mis à terre et l'ont frappé à coups de pieds et de poings. Il affirme qu'ils l'ont emmené à la banlieue de la ville où ils l'ont jeté pour être récupéré par d'autres agents de la police utilisant une voiture banalisée, mais portant leurs uniformes, qui l'ont torturé avant de le laisser sur place dans un état lamentable. Hasna affirme avoir par la suite regagné une maison pour passer un coup de téléphone et appeler à l'aide Ahmed Bouhada, chargé de la protection au sein de la commission régionale du CNDH.  En arrivant devant la porte de l'hôpital, il a découvert une présence policière qui bloquait l'entrée et contrôlait les urgences. Il n'a bénéficié des soins dont il avait besoin, selon ses dires, qu'après beaucoup d'attente et l'intervention du chargé de la protection au sein du CNDH.
Khaidouma Joumani, l'une des femmes brutalisées, raconte avoir été, elle aussi, insultée, battue, dénudée et harcelée sexuellement. Des hommes en civil ont osé toucher des points sensibles de son corps en plein public et sous les yeux du Pacha et du chef du cercle.
Leila Lyli a, de son coté, été agressée. Elle a raconté à Lakome ce qui lui est arrivé : on l'a fait tomber et tirée par terre juste après son arrivée sur le lieu du sit in.  On lui a enlevé  son voile (mlhaf) et à un moment un agent a osé lui enlever son pantalon tout en continuant à la frapper dans des parties sensibles de son corps. À l'hôpital on lui a refusé les soins malgré son état critique et l'intervention d'un responsable du CNDH qui l'a transporté dans sa voiture. « Ce refus est intervenu suite aux ordres reçus du pacha de la ville qui m'a insulté et qui n'a pas épargné le responsable du CNDH ».
Salma Lamam est une autre victime de cette violence physique et verbale. Selon son témoignage «  en allant au sit in, j'ai vu un jeune qui a été brutalisé  et qui n'arrivait pas à se remettre debout. J'ai essayé de lui donner un coup de main mais on m'a interdit. J'ai du changer mon voile pour pouvoir apporter mon aide au jeune qui rampait sur le ventre comme on le voit dans la vidéo. En revenant, j'ai découvert une femme qui a reçu une pierre sur la figure et qui saigne. A ce moment là, les policiers ont fait marche arrière. Seulement lorsque le pacha a distingué mon visage, il a ordonné à ses hommes de m'agresser ce qui a été exécuté. Ils m'ont frappé, tiré par terre, enlevé mon voile et mon pantalon  avant de me jeter dans un trou, tout en continuant à m'insulter ».
Lamina Hallab, qui parait dans les images vidéos avec le visage en sang, est de la ville de Boujdour. Elle était à Laayoune pour une visite familiale. Pendant l'intervention de la police, elle traversait l'avenue pour aller voir une personne de sa famille. Un policier lui a jeté une pierre sur la figure ce qui lui a causé une blessure sous l'oeil qui n'a pas cessé de saigner couvrant son visage.
Le cas de l'activiste Soultana Khaya est plus grave mais Lakome n'a pas pu recueillir son témoignage. Selon l'une de ses amies, Leila Layli, Soultana a été tabassée et tirée par terre puis mise dans une voiture de police où 7 policiers se sont chargés de la frapper et de la maltraiter, avant de se débarrasser d'elle dans un lieu hors de la ville. Elle aurait fini par trouver une maison à proximité du lieu où elle a été laissée. Ses occupants lui ont permis de contacter sa famille pour venir la secourir. Soultana a été, elle aussi, interdite d'accéder à l'hôpital pour se faire soigner. Son amie explique qu'elle a été contrainte de voyager aux îles Canaries pour y recevoir les soins nécessaires.
Dans un communiqué parvenu ce vendredi à Lakome, la DGSN affirme que ces femmes occupaient illégalement l'espace public et que les forces de l'ordre les ont délogées sans violence et sans faire de blessées...



URGENT ! El Aaiun : Nombreux blessés auxquels les soins sont refusés


Le Maroc provoque t il l'ONU ?

Par EM, El Aaiun, Sahara Occidental occupé, 23/03/2013
L'envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, a poursuivi sa série de réunions aujourd'hui 23 mars 2013 à El-Aaiun occupée avec des représentants des associations sahraouies.
Pendant une heure et demie qu'a duré la réunion, plusieurs points ont été abordés, selon les informations
données par les participants présents lors de la 
 rencontre.
M. Ross a rappelé que sa tournée "vise à trouver une solution durable, juste et acceptable pour les deux parties et à promouvoir un nouveau cycle de négociations". Son rôle de médiateur ne consiste pas à proposer des solutions qu'il viendrait tenter d'imposer.

Cela invalide les informations publiées dans la presse marocaine ces derniers jours disant que l'envoyé spécial envisageait de proposer la formule d'une confédération entre le Maroc et le Sahara Occidental.

Les représentants sahraouis des organisations de défense des droits ont démontré, exemples à l'appui, qu'il ne pouvait pas être fait confiance dans la parole du régime marocain. Ils ont souligné que le but des Sahraouis est l'indépendance, et que s'ils sont une poignée à croire en la réussite de l'ONU par des méthodes pacifiques, il est important que l'envoyé spécial sache que la majorité des jeunes sont convaincus que l'indépendance ne se gagnera que par la reprise de la lutte armée.

Les organisations ont informé M. Ross de l'appel à manifestation lancé pour le même jour à 17h30 sur le boulevard Essmara de El Aaiun.


Preuve supplémentaire s'il en est besoin, avant même sa formation, la manifestation a subi une attaque éclair par la police marocaine.

C'est la deuxième fois que M. Ross rencontre les organisations de la société civile sahraouie et la deuxième fois aussi qu'une manifestation pacifique sahraouie est attaquée le même jour. Cela ressemble à un message des autorités marocaines à l'ONU qui pourrait être, "vous faites ce que vous voulez, et nous aussi", y compris violer les droits fondamentaux des populations.


En effet, coïncidence ou non, M Dadach Sidi Mohamed, Hassanna Duihi, Degja Lachgar et Med Saleh Dailal qui ont assisté à la réunion avec M Ross le matin ont été délibérément ciblés et sont gravement blessés selon leurs proches.


Les forces de l'ordre marocaines, en plus de la violence physique sur les femmes sahraouies, leur ont imposé l'humiliation de les déshabiller de force dans la rue. 
Mlle Sultana Khaya chef de l'observatoire des ressources naturelles et de défense des droits de l'homme à Boujdor a été battue en pleine rue, puis amenée à bord d'une voiture de police, insultée, frappée encore. Les policiers lui ont enlevé son pantalon de force puis l'ont abandonnée dans cette tenue en dehors de la ville. C'est la première  fois que ce traitement dégradant et humiliant est appliqué à une femme.

Trois  autres  activistes, Mme Mina Aba'ali, Mlle Laila Lili et Mlle Salha Boutngiza, ont été elle aussi attaquées par les policiers qui leur ont retiré leur pantalon de force en plein public.


Selon nos correspondants, le président du Conseil National des droits de l'homme, section El aaiun Smara, inquiet de la situation des victimes, a été interdit par les policiers d'entrer dans l'hôpital Hassan Ben Elmehdi où il pensaient que de nombreux blessés ont demandé assistance.


Leila Lili, Hassana Duihi et Bechri Bentaleb sont allés chercher de l'aide dans cet hôpital qui a refusé de les soigner. Les soignants n'ont même pas diagnostiqué la gravité des blessures, et les ont renvoyés chez eux.

Selon d’autres Sahraouis blessés interrogés par nos correspondants, ils n'iront pas à l'hôpital se faire soigner par peur du harcèlement ou des arrestations. L'hôpital est encerclé par les forces de polices marocaines.


Une estimation provisoire fait état de plus de 50 Sahraouis blessés à 21h30. (Heure locale)

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Les autorités marocaines ont empêché les ambulances d’aller au secours des blessés. Plus de 20 blessés ont été transférés à l’hôpital d’El Aaiun

  By Mujer herida, webmaster, El Aaiun, 23/3/3013


Mujer herida, El Aaiún, 23 MarzoLes autorités d’occupation marocaines empêchent les ambulances d’évacuer les blessés qui se trouvent près du “Fourne de Manolo” dans la capitale du Sahara Occidental, El Aaiun.  
Plus de 20 citoyens sahraouis ont été transférés à l’hôpital Ben El Medi d’El Aaiun, tous de nationalité sahraouie et, pour

 la plupart, des femmes

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Répression des Sahraouis : 23 blessés à la ville occupée d’El Aaiun



Les forces d'occupation marocaines ont dispersé  violemment des citoyens sahraouis qui manifestaient pacifiquement lors de  la visite de l’envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, selon des sources sahraouies sur place.
Au moins 23 personnes ont été blessées durant cette violente intervention des forces d’occupation marocaines pour disperser la manifestation pacifique qui s’est déclenchée aux quartiers Dadach et Matala , a ajouté la même source.
Les autorités d’occupation marocaines ont empêché l’accès des ambulances pour apporter l’assistance nécessaire aux victimes, a ajouté la même source, soulignant que des agents de la police marocaine déguisés ont provoqué certaines femmes sahraouies qui participaient à cette manifestation. (SPS)
097/090/TRD 242100 MARS  013 SPS

URL Source : http://www.spsrasd.info/fr/content/r%C3%A9pression-des-sahraouis-23-bless%C3%A9s-%C3%A0-la-ville-occup%C3%A9e-d%E2%80%99el-aaiun

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Amis du peuple du Sahara Occidental, 24/3/2013   

Les policiers marocains en civils attaquent les Sahraouis
Les policiers marocains en civil attaquent les Sahraouies et Sahraouis qui manifestent pacifiquement. C'était hier samedi après midi à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental.
Le matin, des représentants d'organisations sahraouies de défense des droits de l'homme rencontraient l'envoyé spécial de l'ONU, M. ROSS, pour parler de paix. 
vidéo de la tentative de manif https://www.youtube.com/watch?v=d7ZXFpJUtpc&feature=player_embedded

Plus d'info (en français) : http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/03/le-maroc-provoque-t-il-lonu.html
Voir les photos sur : https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts