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samedi 12 juillet 2014

L’AMDH se solidarise avec un membre d’Al Adl Wal Ihssane arrêté à Zaioui


6/7/2014


L’AMDH se solidarise avec un membre 

d’Al Adl Wal Ihssane arrêté à Zaioui

Capture d'écran: Oualid Belaidi de la section locale de l'AMDH à Zaioui
Une centaine d’acteurs politiques, syndicaux et de la société civile de la ville de Zaiou au nord-est du Maroc ont observé un sit-in devant la préfecture de police de la ville pour dénoncer l’arrestation, le jeudi 04 juillet dernier, d’Ahmed Zaraoui membre d’Al Adl Wal Ihssane.
Les manifestants ont scandé plusieurs slogans rappelant ceux du Mouvement du 20 février (M20F) tel "liberté, dignité, justice sociale",  pour dénoncer la détention à caractère politique de leur camarade.
Lors du sit-in, Yahya Zarguit, membre d’Al Adl wal Ihssane a pris la parole pour insister sur le caractère pacifique de leur protestation. Il a rappelé que les habitants de la ville sont habitués à manifester pacifiquement. En outre, il a déclaré que le peuple marocain ne croit plus au discours officiel en matière de droits de l’homme. Un discours qui, selon lui "contredit la triste réalité vécue des Marocains".
De son côté, Said Aili coordinateur local du Comité de défense des détenus islamistes (CDDI), a incité l’ensemble des acteurs présents à militer en faveur de la libération de tous les détenus politiques incarcérés dans les prisons marocaines et a rappelé aux « tyrans » le sort de ceux qui les ont précédé et qui leur est réservé le "jour du jugement dernier".
Ensuite, Mohammed Kaddouri, ancien détenu politique des événements du 2 mars 2013 à Zaiou a pris la parole pour déclarer que "l’Etat n’a plus d’autre solution pour résoudre les problèmes socio-économiques des Marocains que la matraque et la répression policière en assiégeant les villes de contingents militaires et d’autres dispositifs sécuritaires".
Enfin, Oualid Belaidi, représentant de la section locale de l’Association marocaine de défense des droits humains (AMDH) a dénoncé l’interdiction et la répression des manifestations pacifiques par les autorités marocaines, ce qui constitue selon lui "une violation des conventions que le Maroc a ratifié en matière de respect des droits de l’homme". Il a par ailleurs exprimé sa "totale solidarité" avec Ahmed Zaraoui.
Pour finir, les participants au sit-in se sont engagés à poursuivre leur combat jusqu’à la libération de leur camarade.

Rappelons qu’Ahmed Zaraoui a été arrêté il y a deux jours par la police de Zaioui suite à une manifestation pacifique organisée par Al Adl Wal Ihssane violemment réprimée par les autorités.

samedi 25 janvier 2014

La violence coloniale marocaine ne peut plus empêcher l'expression publique du peuple sahraoui, même pendant la tournée de Christopher Ross !

 Sahara Info n°61 – " Pendant la « tournée » de Christopher Ross dans la région, la violence coloniale marocaine ne peut plus empêcher l'expression publique du peuple sahraoui, partout au Sahara occupé. " – Janvier 2014



L' équipe média d'El Aïoun vient de nous transmettre l'actualité de janvier des principales villes du Sahara occupé ! Du 11 au 17 janvier, dans plusieurs quartiers d'El Aïoun, à Smara et à Boujdour, des rassemblements pacifiques réunissant à chaque fois entre 50 et 200 personnes ont été organisés par le Collectif des associations sahraouies.
 
Avec quels mots d'ordre ? Autodétermination, libération des prisonniers politiques et élargissement du mandat de la MINURSO qui permette une expression publique sans risquer les brutalités, l'arrestation ou la prison.

Combien de temps ? Chaque rassemblement n'a duré que quelques minutes, car très vite forces de sécurité et armée les ont dispersés avec toujours autant de brutalité. L'équipe média rapporte par exemple les graves blessures à l'œil de Madame Lala Hatra Aram dont la maison a été en partie brûlée, l'arrestation de deux mineurs accusés d'avoir mis le feu à une voiture de police avec un coktail molotov, ce qu'ils nient.
Plusieurs aspects peuvent être soulignés : le collectif des associations est à chaque fois à l'initiative de ces rassemblements qui engagent autant les femmes que les hommes, la présence publique est plus difficile dans les petites villes comme Smara ou Boujdour même si la répression se concentre d'abord à El Aïoun. 
Une association récente, celle des Sahraouis qui refusent la nationalité marocaine a réuni près de 150 jeunes, Rue esmara à El Aïoun, c'était pour eux une première. Leur rassemblement n'a duré que quelques instants, réel et puissant défi à la présence marocaine de la part de jeunes nés sous l'occupation.
L'équipe média pour laquelle le collectif a réclamé à Christopher Ross, une jaquette presse, a été elle aussi empêchée violemment de travailler.
Enfin la sécurité marocaine se met à la modernité numérique, des policiers déguisés ont simulé un incendie de poubelle, ont filmé le sketch transmis sur Youtube pour bien montrer à la Communauté internationale que les rassemblements des « indépendantistes » ne sont pas pacifiques !

La situation au Sahara occidental occupé commence peu à peu à sortir de l'oubli et de la négligence. La récente tribune publiée en décembre dans le Monde, signée par Kerry Kennedy, présidente de la Fondation du même nom et par Javier Bardem, fameux acteur espagnol en témoigne. En témoigne aussi le rapport que Human Right Watch, vient de sortir sur l'observation des droits de l'homme dans le monde en 2013. Le Maroc comme de nombreux autres pays y est épinglé. La situation au Sahara occidental particulièrement dénoncée ainsi que le procès devant une Cour militaire des 24 militants, tous civils, de Gdeim Izik.
2014 répète 2013 : un nouveau procès devant une Cour militaire ce 30 janvier !
Nous appelons les associations des droits de l'homme comme HRW, Amnesty international, la FIDH, Front Line etc à se mobiliser pour être présents au procès de M.M'Barek Daoudi, qui va être jugé devant une Cour militaire ce 30 janvier 2014. Procès à charge où une famille entière se trouve harcelée par les autorités marocaines, puisque les 4 fils Daoudi sont également en prison sans que rien ne puisse leur être incriminé !
Nous y serons pour notre part en tant qu'observateurs vigilants et pour demander sa libération et la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis !
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com
 Sahara Info n°61 – "
                Pendant la « tournée » de Christopher Ross dans la
                région, la violence coloniale marocaine ne peut plus
                empêcher l'expression publique du peuple sahraoui,
                partout au Sahara occupé. " – Janvier 2014


lundi 5 août 2013

Comment l’UE peut-elle en conscience faire confiance au Maroc ?

Par APSO, 4/8/2013


Vacances saupoudrées d'un peu de canicule et de gros orages en France,  46° C en moyenne tous les jours dans les campements de réfugiés sahraouis, près de Tindouf, 29° au plus frais de la nuit. L'Europe au ralenti des vacances... une nouvelle épreuve de leur résistance pour les Sahraouis.
Et dans cette période où trouver des interlocuteurs dans les institutions relève de la coïncidence, l'Union Européenne fait avancer des dossiers très polémiques, en catimini.
Le protocole pour l'accord de pêche entre l'UE et le Maroc, en panne depuis novembre dernier pour de multiples désaccords a été signé entre ces deux larrons ce 24 juillet 2013. Le précèdent accord de pêche 2006-2010, avait été clos et non renouvelé après la décision des eurodéputés en décembre 2011. L'accord coûtait trop cher - 36 millions d'euros par an - au regard de son rapport, il avait des conséquences néfastes sur les réserves halieutiques déjà bien saccagées, en plus d'être illégal, s'il était nécessaire d'ajouter des arguments à celui-ci qui devrait être rédhibitoire.
Les ressources naturelles du Sahara Occidental appartiennent aux Sahraouis, et leur utilisation ne peut en droit international être possible qu'à deux conditions : que cela corresponde à la volonté, la décision du peuple sahraoui, et, que ce soit pour son bénéfice. Payer au Maroc pour pêcher au Sahara Occidental, sans avoir jamais consulté les Sahraouis, c'est donc illégal.
Et pourtant, le nouvel accord coûte plus cher à l'UE, 40 millions d'euros par an, pour moins de permis de pêche - mais toujours principalement pour les Espagnols.
Il semble aussi qu’il ait encore été écrit par des adeptes de la géographie évasive parce que les frontières du Maroc, telles qu'elles sont internationalement reconnues, c’est-à-dire le pays sans la terre que son régime dictatorial occupe partiellement par la force et bien sûr côté mer, ne sont pas indiquées. Il n'est pas écrit que la zone d'application de l'accord s'arrête au sud à la latitude -12.885834 N, soit la frontière du Sahara Occidental.
Il se dit ici et là que le texte fait mention d'une obligation de respect des droits humains des Sahraouis. Autant parler clair alors, respecter le premier de ces droits serait pour le Maroc de mettre en place le référendum d'autodétermination. Étant donné que ce referendum doit être mis en place depuis 1991 par ce même Maroc et qu'il ne le fait pas... la petite clause est qualifiable de ce que l'on veut, au choix. On pourrait dire poétiquement que c'est du pipi de chat dans un violon, par exemple. De toute façon, ce n’est toujours pas demander l’avis des Sahraouis, ni, ce qui serait plus simple, leur payer leur dû pour pêcher selon leurs règles écologiques dans leurs eaux.
Autre aspect du paradoxe, le 16 juillet, cette même Union de nos pays européens annonçait que « tout organisme israélien basé au-delà de la Ligne Verte sera inéligible pour les programmes de coopération avec l’UE à partir de 2014. Les futurs accords UE-Israël contiendront également une clause spécifique qui exclura les territoires palestiniens occupés. » Israël donc, mais pas le Maroc. Et la raison de cette différence de traitement ? C’est une vraie question.
Soyons sérieux encore. Le Sahara Occidental est à décoloniser depuis 1963. Et depuis 1991, face à la violence, le peuple sahraoui a choisi la lutte pacifique pour faire respecter ses droits.
Les faits bruts et sans concession sont là : les militants Sahraouis qui ont protesté pacifiquement notamment contre cet accord de pêche UE - Maroc ont été condamnés par le tribunal militaire marocain à des peines abjectes, de 20 ans de réclusion à la perpétuité. Ces civils sont les prisonniers politiques du groupe de Gdaim Izik, ils ont tous été frappés et torturés.
Le Maroc vient de décorer un américain lobbyiste pro-israélien, dont l'agence AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) travaille à persuader les dirigeants des USA du bien fondé de la mainmise du Maroc sur le Sahara Occidental.  À ce niveau de collusion avec l’Israël colonisateur, aucun signe ne permet d'imaginer une quelconque clairvoyance ou honnêteté éthique de la part du Maroc. Renouvellement de la Minurso, accords UE-Maroc sur la pêche ou l’agriculture, ALEAC, bon voisinage et autres ne sont que des trahisons du droit et des Sahraouis, l’évidence du dédain du royaume marocain pour le droit international.
Et s'il fallait une autre preuve par l'ignoble du caractère moyenâgeux et voyou de ce même État, le roi du Maroc vient de gracier un pédophile espagnol, le tortionnaire d'enfant de 2 à 14 ans qui n’avait purgé que 18 mois sur les 30 ans de sa peine. De la gronde populaire face à cet acte qui sature la conscience, le roi fait une démonstration de son mépris, matraque le peuple marocain, ne s’excuse pas, et ne s’assure pas que la punition de cet homme sera effectuée en Espagne où il est déjà sûrement bien caché…
APSO, le 4 août 2013
 

samedi 1 juin 2013

Maroc : La répression des manifestations et le nombre de militants arrêtés au Maroc augmente

 


Selon l'AMDH, la répression policières des manifestations pacifiques a tendance à augmenter. Dimanche, trois manifestations du Mouvement du 20 février ont été réprimées à coups de matraques, de nombreux militants ont été blessés. Selon l'association, près de 100 personnes seraient aujourd'hui emprisonnées au Maroc pour des raisons politiques.















Après des mois de relative tranquillité, les militants du Mouvement du 20 Février (M20F), descendus dans les rues, dimanche 26 mai, comme de coutume, ont été accueillis à coups de matraques et dispersés par les forces de sécurité à Rabat, Casablanca et près d’Al Hoceima. « Depuis le début de l’année, il y a une augmentation de la répression policière des manifestations pacifiques », indique, aujourd’hui, mardi 28 février, Youssef Raissani, membre du comité de suivi des organisations de soutien au Mouvement du 20 février de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH).

Au moins 23 personnes ont été blessées à Rabat dont des membres âgés de l'AMDH, mais aucun militant n’a été arrêté, indique l’Association Marocaine des Droits humains AMDH, lors d’une conférence de presse, hier, lundi 27 mai, rapporte l'AFP. « A Rabat, la manifestation était organisée en plein centre à Bab El Had, les forces de l’ordre sont arrivées et ont joué de la matraque. Je sais que Abdelhamid Amine [ex-président de l'AMDH, ex-syndicaliste, opposant historique au Makhzen, ndlr] a été roué de coups », raconte Rachid Habab, membre de la coordination de Casablanca du Mouvement du 20 février et membre du Parti Socialiste Unifié (PSU).

100 prisonniers politiques
Au total, selon l’AMDH, près de 100 personnes peuvent être aujourd’hui considérées comme des prisonniers politiques. « 22 étudiants de l’Union Nationale des étudiants Marocains (UNEM) sont emprisonnés à Fès, d’autres sont retenus à Marrakech, à Meknes, à Rabat, à Al Hoceima ... pour avoir participé à des manifestions, sans oublier les prisonniers politiques sahraouis, notamment, après le procès de Gdeim Izik », énumère Youssef Raissani.
Les militants sont souvent accusés de délits criminels, comme la possession de drogue, pour masquer leur militantisme, a déclaré Mohammed Sadkou, membre de l’AMDH, lundi. Les autorités ont réalisé que ces procès nuisent à leur image en tant que pays qui respecte les droits de la personne, alors elles ont commencé à juger des militants dans le cadre de procès criminels », a précisé l’avocate Naima El Guellaf.
 
Benkirane plaide l'ignorance

Interrogé dans l’émission Internationales, sur TV5 Monde, en février, Abdellilah Benkirane avait été interpelé par un journaliste sur les prisonniers politiques du M20F. « Je ne pense pas […] qu’il y a un seul jeune févrieriste qui est là parce qu’il appartient le 20 févier. Ce que je vous dit ce sont les informations que j’ai. Maintenant, pour quelles raisons ils sont là bas [en prison], comment ils ont été pris … Est-ce que vous pouvez affirmer que c’est parce que l’un d’entre eux avait dans sa poche un truc de cannabis ou parce qu’il fait parti du 20 février ? Il n’y a que la justice [pour pouvoir trancher] et elle est absolument souveraine ! », avait-il répondu.
Devant l’insistance des journalistes, il plaide l’ignorance mais avoue à demi-mot que le cas du rappeur Lhaqed, membre du M20F relevait bien d’une décision politique. « Je sais que ça doit se faire un peu partout dans le monde, mais moi comment voulez vous que je puisse juger. Pour moi en tant que chef du gouvernement, ce sont des gens qui ont été pris par les services, je ne vais pas aller pour faire l’enquête moi-même ! […] Bien sûr qu’on a des doutes parfois quand on entend quelqu’un chanter quelque chose qui dépasse un peu les limites. Après on a des doutes, mais qui va trancher ses dossiers ?, interrogeait-il, avant de conclure, Il y a 5 ans cette discussion [l’interview sur la question des prisonniers politiques au Maroc, ndlr] n’aurait jamais pu avoir lieu. Aujourd’hui, nous le faisons, le 20 février descend encore dans la rue et personne n’empêche les gens de descendre. » Preuve a été faite, dimanche, qu’il n’en était rien.







samedi 30 mars 2013

Les pratiques humiliantes à l'encontre des femmes sahraouies lors des manifestations pacifiques à El Aaiun "viles et abjectes"

Par Chahid El Hafed (camps de réfugiés sahraouis), 26 mars 2013 (SPS)

 Le ministère de la Culture sahraoui a souligné, mardi, que les pratiques humiliantes à l'encontre des femmes sahraouies, dévoilées lors de manifestations pacifiques à l'occasion de la récente visite de l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, "sont viles et abjectes". 
Le ministère sahraoui a indiqué dans un communiqué que "l'attitude du Maroc relève d'un acte de colonialisme systématique visant à aliéner toutes les composantes de l'identité culturelle sahraouie dont le voile".
Dans ce contexte, le ministère sahraoui de la culture a exprimé "sa solidarité pleine et entière avec les femmes sahraouies saluant leur courage et leur rôle dans l’intifada".
Saisissant la présence de M. Ross dans les camps de réfugiés sahraouis, le ministère de la culture interpelle le représentant onusien "sur l'aliénation de l'identité culturelle sahraouie l'appelant à intervenir auprès des organes de l'ONU telle l'Unesco pour l'amener à jouer le rôle qui lui est dévolue à cet effet".(SPS)
020/090/700 262200 MARS 013 SPS
URL Source : http://www.spsrasd.info/fr/content/les-pratiques-humiliantes-%C3%A0-lencontre-des-femmes-lors-des-manifestations-pacifiques-%C3%A0-el-aai
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Traitement infligé aux femmes sahraouies : Une provocation


Il est connu de tous la place prépondérante et le respect dont jouit la femme au Sahara Occidental et en Mauritanie, pays avec lequel on partage le dialecte et les coutumes.

Les femmes sahraouies ont une place unique dans le monde arabo-musulman. C’est pourquoi la société sahraouie ne connaît pas les violences conjugales car elle considère une vergogne de lever la main sur une femme. D’ailleurs, on inculque aux enfants, dès leur plus jeune âge, le respect de la mère, avant le respect du père.

Le statut de la femme dans la société sahraouie était connue des colonisateurs espagnols. Ils n’ont jamais osé emprisonner ou maltraiter les femmes sahraouies qui manifestaient pour revendiquer l’indépendance du Sahara Occidental. Ce qui est loin d’être le cas du nouveau colonisateur marocain.

Depuis son invasion du Sahara Occidental, le Maroc a sur son compte pas moins de 46 femmes portées disparues. Et celles qui ne se trouvent pas en prison, connaissent les traitements les plus vils et cruels jamais connus par une femme musulmane. Les coups, le viol, l’humiliation sont devenus monnaie courante dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Aux yeux des Sahraouis, infliger aux femmes un tel traitement relève carrément de la provocation. Les Marocains, en s’en prenant ainsi aux femmes sahraouies, cherchent à montrer qu’ils jouissent de l’impunité, qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent sans aucune crainte grâce au rôle protecteur de la France dans le Conseil de Sécurité et ainsi pousser les sahraouis au désespoir et aux armes.

Depuis l’échec de sa proposition de son autonomie en 2008, le Maroc cherche par tous les moyens à pousser le Front Polisario à renouer avec la guerre et ainsi attirer la foudre de la communauté internationale. La sagesse des dirigeants sahraouis a faussé tous les calculs des conseillers du roi Mohamed VI.
Les vidéos recemment diffusées sur youtube des femmes sahraouis traînées, battues et dénudées par les forces de police marocaines sont des images déchirantes qui dénient tout sens à la situation de fausse paix créée par le processus de paix de l’ONU. Une paix qui repose sur les cris assourdissants des femmes sahraouis. Des cris qui clament la colère et la vengeance. Des scènes enregistrées alors que l’Envoyé Personnel de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross. se trouve dans la ville d’El Aaiun quadrillée par les forces de sécurité.

URL Source : http://westernsahara.fr/?p=7934

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Témoignages de femmes brutalisées par la police à Laayoune

Écrit par Lakome, 29/3/2013
Les femmes sahraouies brutalisées par les forces de l'ordre à Laâyoune racontent ce qui s'est passé. Malgré les témoignages, les photos et les vidéos, la DGSN nie tout dépassement de la loi dans un communiqué envoyé ce vendredi à Lakome.
Les femmes qui ont été brutalisées et harcelées en pleine avenue Smara et au quartier Maatallah à Laayoune, le 23 mars dernier alors qu'elles s'apprêtaient à organiser un sit in à l'occasion de la visite de Christopher Ross, ont raconté à Lakome ce qu'elles ont enduré ce jour-là.
Plusieurs vidéos ont été tournées au moment des faits, montrant la violence et le harcèlement sexuel dont elles ont été victimes.
 http://youtu.be/UzVvl5MeCmg
Selon le témoignage de Mina Baali, qui apparaît dans une séquence vidéo en train d'être brutalisée et tirée par terre, elle avait pris le chemin du sit in en réponse à un appel lancé par des activistes sahraouis pour « réclamer le droit d'autodétermination du peuple sahraoui » et la mise en place «  d'un mécanisme onusien pour protéger les droits de l'homme au Sahara ».
« En arrivant sur le lieu du sit in, nous avons trouvé des policiers accompagnant le pacha de la ville. Avant même de se rassembler et commencer à lancer des slogans, la police est intervenue avec force pour nous disperser. Ils m'ont poussé avec violence jusqu'à me faire tomber. Un policier m'a tiré par terre et m'a enlevé mon voile. J'ai senti la main de quelqu'un qui voulait m'enlever mon pantalon et il a réussi à le faire. Je lui ai signifié : si tu veux mon pantalon, moi je veux ma terre ! ».
Hasna Douihi, époux de Mina Baali, qui a participé lui aussi au sit in, nous a déclaré qu'il n'a vu sa femme se faire brutaliser qu'à travers les vidéos sur internet, parce qu'il a subi lui aussi un traitement violent à ce moment-là. Selon son témoignage, il a été mis dans une voiture de police où il y avait 7 policiers qui l'ont mis à terre et l'ont frappé à coups de pieds et de poings. Il affirme qu'ils l'ont emmené à la banlieue de la ville où ils l'ont jeté pour être récupéré par d'autres agents de la police utilisant une voiture banalisée, mais portant leurs uniformes, qui l'ont torturé avant de le laisser sur place dans un état lamentable. Hasna affirme avoir par la suite regagné une maison pour passer un coup de téléphone et appeler à l'aide Ahmed Bouhada, chargé de la protection au sein de la commission régionale du CNDH.  En arrivant devant la porte de l'hôpital, il a découvert une présence policière qui bloquait l'entrée et contrôlait les urgences. Il n'a bénéficié des soins dont il avait besoin, selon ses dires, qu'après beaucoup d'attente et l'intervention du chargé de la protection au sein du CNDH.
Khaidouma Joumani, l'une des femmes brutalisées, raconte avoir été, elle aussi, insultée, battue, dénudée et harcelée sexuellement. Des hommes en civil ont osé toucher des points sensibles de son corps en plein public et sous les yeux du Pacha et du chef du cercle.
Leila Lyli a, de son coté, été agressée. Elle a raconté à Lakome ce qui lui est arrivé : on l'a fait tomber et tirée par terre juste après son arrivée sur le lieu du sit in.  On lui a enlevé  son voile (mlhaf) et à un moment un agent a osé lui enlever son pantalon tout en continuant à la frapper dans des parties sensibles de son corps. À l'hôpital on lui a refusé les soins malgré son état critique et l'intervention d'un responsable du CNDH qui l'a transporté dans sa voiture. « Ce refus est intervenu suite aux ordres reçus du pacha de la ville qui m'a insulté et qui n'a pas épargné le responsable du CNDH ».
Salma Lamam est une autre victime de cette violence physique et verbale. Selon son témoignage «  en allant au sit in, j'ai vu un jeune qui a été brutalisé  et qui n'arrivait pas à se remettre debout. J'ai essayé de lui donner un coup de main mais on m'a interdit. J'ai du changer mon voile pour pouvoir apporter mon aide au jeune qui rampait sur le ventre comme on le voit dans la vidéo. En revenant, j'ai découvert une femme qui a reçu une pierre sur la figure et qui saigne. A ce moment là, les policiers ont fait marche arrière. Seulement lorsque le pacha a distingué mon visage, il a ordonné à ses hommes de m'agresser ce qui a été exécuté. Ils m'ont frappé, tiré par terre, enlevé mon voile et mon pantalon  avant de me jeter dans un trou, tout en continuant à m'insulter ».
Lamina Hallab, qui parait dans les images vidéos avec le visage en sang, est de la ville de Boujdour. Elle était à Laayoune pour une visite familiale. Pendant l'intervention de la police, elle traversait l'avenue pour aller voir une personne de sa famille. Un policier lui a jeté une pierre sur la figure ce qui lui a causé une blessure sous l'oeil qui n'a pas cessé de saigner couvrant son visage.
Le cas de l'activiste Soultana Khaya est plus grave mais Lakome n'a pas pu recueillir son témoignage. Selon l'une de ses amies, Leila Layli, Soultana a été tabassée et tirée par terre puis mise dans une voiture de police où 7 policiers se sont chargés de la frapper et de la maltraiter, avant de se débarrasser d'elle dans un lieu hors de la ville. Elle aurait fini par trouver une maison à proximité du lieu où elle a été laissée. Ses occupants lui ont permis de contacter sa famille pour venir la secourir. Soultana a été, elle aussi, interdite d'accéder à l'hôpital pour se faire soigner. Son amie explique qu'elle a été contrainte de voyager aux îles Canaries pour y recevoir les soins nécessaires.
Dans un communiqué parvenu ce vendredi à Lakome, la DGSN affirme que ces femmes occupaient illégalement l'espace public et que les forces de l'ordre les ont délogées sans violence et sans faire de blessées...



samedi 9 octobre 2010

Au Sahara occupé, même s'installer sur ses propres terres est interdit !


Transmis par APSO, 7/10/2010
Le Sahara Occidental est en partie occupé par le Maroc de puis 1975. C'est la dernière colonie d'Afrique. En dépit de la quatrième convention de Genève, une forte proportion de la population sont des colons déplacés là par les autorités coloniales.
Les terres et matériaux sont données aux Marocains comme incitations à se déplacer là, dans ce « paradis » sécuritaire. Ils reçoivent aussi des aides pour déménager et s'installer. 
Une importante vague de plus de 120 000 d'entre eux étaient venus grossir en 1991 les effectifs du référendum annoncé et sont restés parqués pendant des décennies dans des campements de misère sur laroute de Smara à l'entrée de El Aaiun. Ils ont depuis peu été déplacés vers le sud, ou logés dans des maisons, pour ne pas continuer à ternir l'image affichée par la propagande marocaine.
Les Sahraouis restés dans leur propre pays ne peuvent bénéficier de leur terre, exploiter leurs ressources naturelles. Il n'ont pas accès au travail, mais peuvent bénéficier d'une petite aide de l'ordre de l'assistanat qui les rend dépendants du gouvernement colonial et de ses exigences.
Dans les villes artificiellement grossies du Sahara Occidental occupé, il est interdit à quiconque de posséder un potager ou un espace pour les animaux.
Pour se loger dans son pays, un Sahraoui doit acheter sa terre au colonisateur marocain, et il ne peut construire en dehors de plans et architectures qui lui sont imposés. Même la couleur des crépis est imposée, identique à celle de Marrakech. Le blanc traditionnel des villes sahraouies est interdit. Les constructions datant de l'époque coloniale espagnole ont presque toutes été rasées, comme effacées.
À plusieurs reprises récemment, des jeunes et des familles sahaouis sont partis des villes pour aller s'installer dans le désert, organisés selon leurs traditions en groupements de tentes. Décisions de rejet ou de protestations, temporaires ou inscrites dans le temps, ces mouvements de la population sahraouie sont de toute façon étroitement surveillés et violemment empêchés par les autorités marocaines.
Trois récents épisodes illustrent cette situation: 
  Les premières fois, en juillet 2010, dans l'enthousiasme de la décision, l'information avait circulé sans effort de confidentialité et les autorités coloniales avaient traqué et empêché toutes les tentatives suivantes en bloquant les routes. Sur le fond, un dilemme persiste néanmoins pour les résistants : en territoire colonisé, partir c'est abandonner la ville aux colonisateurs, rester c'est être constamment surveillés discriminés et infiltrés. Partir dans le désert, c'est la possibilité de se regrouper et de jouir d'une forme de liberté de pensée et d'expression, rester c'est assurer la résistance au quotidien, si mince soit elle.
Le 4 octobre 2010, 80 Sahraouis dont des femmes, enfants et jeunes sont partis s'installer à proximité de Smara nord, sur le fleuve Saguia el Hamra. Ils sont partis après minuit pour ne pas être barrés par la police, et ont planté 14 tentes. Ce sont jeunes chômeurs, techniciens et diplômés chômeurs sahraouis. Leur volonté était de manifester pendant plusieurs jours pour dénoncer la situation qu'ils subissent. Sur les slogans et pancartes, les chômeurs diplômés et les techniciens demandent le respect de leur droit au travail, les jeunes mariés demandent la possibilité d'avoir une maison.
120 agents de la police la gendarmerie, des forces axillaires, la DST (direction de la sécurité territoriale) et les RG (renseignements généraux) les ont encerclés avec 12 voitures et camions d'intervention rapide. Il n'y a eu ni pourparlers ni négociations, et les manifestants ont été dispersés par la force. Les tentes et la nourriture ont été confisqués. Les manifestants sont toujours sur place, et disent ne pas vouloir rentrer à Smara tant que leurs revendication n'auront pas été satisfaites.
Le 3 octobre, un important groupe de sahraouis était parti à 25km au Sud est de El Aaiun pour planter la tente. Une quarantaine de tente avaient été installées selon l'association des familles de détenus et disparus sahraouis.Les familles se sont exilées massivement dans le désert pour protester contre la politique de répression marocaine contre les civils sahraouis en lutte pacifique pour le droit à l'autodétermination et l'indépendance. C'est aussi une protestation contre la politique de marginalisation et de destruction de leurs moyens de subsistance, du déni de leur droit à l'emploi, mais aussi contre les violences physiques contre les militants revendiquant pacifiquement pour le respect des droits de l'homme. Les familles sahraouies revendiquent d'autre part de pouvoir profiter de la richesse de leurs terres.
Les différentes autorités sécuritaire de l'occupation marocaine, gendarmerie, police, forces auxiliaires, et groupement d'intervention rapide ont encerclé les tentes. Ils ont exigé d'inspecter toutes les voitures, et tenté d'empêcher le sit in des familles rejointes par les étudiants. Le plus important pour les forces sécuritaires semblait être de convaincre les Sahraouis de ne pas déployer les drapeau de la RASD. (République Arabe Sahraouie Démocratique). Ils ont pour ce faire promis 35 emploi dans la promotion nationale.
Cette proposition a été rejetée par les Sahraouis. Ils n'ont pas d'autres demandes envers d'état marocain que cellede respecter le droit international, de cesser le pillage des ressources naturelles, et de permettre au peuple sahraoui d'appliquer son droit à l'autodétermination et l'indépendance.
Les autorités marocaines ont obligé par la force les manifestants à retourner à El Aaiun occupé. Ceux ci ont cédé à l'inquiétude provoquée par la brutalité des autorités d'occupation et la peur des enfants et des femmes. De retour en ville le groupe a provoqué différents rassemblements dans plusieurs rues de la ville, les manifestants  criant ieur rejet de l'occupation. Les manifestations ont été violemment réprimées par la police marocaine et nombre d'entre eux ont été grièvement blessés.
Les membres du groupe ont affirmé qu'ils retourneraient dans le désert jusqu'au respect de leur revendications légitimes.
Au mois de juillet 2010 un important groupe de Sahraouis avait tenté à plusieurs reprises de quitter la ville pour aller s'installer dans le désert. Excédés par les discriminations et désabusés par l'impossibilité pour eux de trouver une place dans la ville et dans le tissu économique local, ils avaient décidé de partir vivre dans le désert, pour bénéficier au moins de la liberté de l'espace.
Ils avaient à chaque fois été empêchés ou rapatriés de force dans la ville par les autorités coloniales marocaines, qui avaient tenté de casser le mouvement en faisant des promesses d'assistances qui avaient été rejetées.
Sources : Soleil de liberté, Apso Sahara, UPES

jeudi 15 avril 2010

L'hommage parisien à Ben Gourion mis à mal

COMMUNIQUE
Plusieurs manifestants gardés à vue

Des jeunes militants solidaires du peuple palestinien, dont des membres du NPA, de la CNT, d'Europalestine, de Génération Palestine, de la GUPS et de la coordination interfacs Palestine, ont réussi aujourd'hui à fortement perturber les festivités officielles de l'inauguration de la promenade Ben Gourion.
Malgré un dispositif policier important, un groupe embarqué sur un bateau-mouche a atteint le lieu de la cérémonie qui se déroulait ce jeudi à 10h45 en présence du Maire de Paris Bertrand Delanoë, de Rachida Dati, Maire du 7ème, et de Shimon Pérès, le président israélien. Plus de 40 militants, munis de drapeaux palestiniens, de fumigènes et de cornes de brume, ont déroulé une banderole « Ben Gourion, Pérès, criminels, Delanoë collabo ». Semant le trouble parmi le gratin de la collaboration avec Israël, leur protestation non-violente faisait écho aux centaines de manifestants rassemblés au Pont de l'Alma.
Au même moment, l'Arc de Triomphe a été recouvert d'un drapeau palestinien géant.
Les militants de ces deux actions ont été interpellés par les forces de l'ordre. Cinq d'entre eux ont été placés en garde à vue suite aux accusations fallacieuses de la responsable du bateau. Nous exigeons leur libération immédiate et appellons tous les sympathisants à nous rejoindre devant le commissariat du 11ème arrondissement.
Rassemblement jeudi 15 avril, 18h, Commissariat du 11ème arrondissement, 
Métro Voltaire
Passage Charles Dallery
Contact : Julien 0616422787, Abdellatif 0629788687
http://www.urgence-gaza.net pour signer la pétition.