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jeudi 26 mars 2015

Justice pour les victimes de pédophilie




Plus d’une centaine de personnes, membres des familles d’enfants victimes de pédophilie, se sont rassemblées, ce dimanche en fin d’après-midi devant le siège de la wilaya du Grand Casablanca, pour « protester contre l’impunité dont jouissent certains pédophiles et réclamer que « justice soit faite », a rapporté Le360. 

Ces enfants sont les victimes de prédateurs sexuels à l’école ou à la maison, a expliqué Fatiha Serroukh, membre de l’Association marocaine des Droits de l’Homme, section Bernoussi et du Réseau régional de solidarité et des Droits de l’Homme, déplorant que certains coupables soient toujours en liberté. Elle a, à cet égard, cité le cas de Chouk, une petite fille de huit ans abusée par son instituteur dans une école à Bernoussi et de deux autres enfants, un garçon et une fille, violés par leur père, avançant que le Grand Casablanca compte entre soixante et soixante-dix cas de victimes de pédophilie. Selon elle, « ce chiffre ne reflète pas la réalité car si ces familles ont le courage de parler des cas de leurs enfants victimes de pédophiles, d’autres préfèrent taire leur malheur ».

jeudi 20 novembre 2014

A Marrakech, un sexagénaire français abuse de onze enfants, et offre des vélos...


Une nouvelle affaire de pédophilie a éclaté à Marrakech. Un résidant français aurait abusé de onze enfants pendant plus de deux ans.

« Un nouveau Daniel Galvan apparaît à Marrakech« , titre le quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum. Selon la section marrakchie de l’AMDH contactée par Telquel.ma, un sexagénaire français, résidant à Marrakech depuis deux ans, a été arrêté lundi 17 novembre. Accusé d’actes de pédophilie sur onze enfants, il a été placé en garde à vue. Il comparait devant le procureur du roi mercredi 19 novembre. Les victimes viennent du quartier Ain Mezouar, et ont entre 11 et 13 ans, selon Omar Arbib, militant AMDH.
Le présumé pédophile a été arrêté en compagnie d’un enfant qui a avoué avoir eu des relations sexuelles avec lui. L’enfant a révélé que son frère se rendait aussi à la résidence de l’accusé pour les mêmes motifs. Entendu par la police, le frère a confirmé ces propos.

Prostitution infantile

La police a entendu le témoignage de six autres enfants, vivant pour la plupart dans des quartiers populaires. Tous se rendaient à la villa de l’accusé pour des relations sexuelles en contrepartie d’argent et de cadeaux. L’affaire a pris une toute autre ampleur lorsque la police a découvert que la mère d’une des victimes était au courant de l’affaire. Le Français leur aurait offert un mouton pour l’Aid, ainsi que des bicyclettes en contrepartie de relations sexuelles.
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Maroc : Plusieurs Français impliqués dans une nouvelle affaire de pédophilie à Marrakech 

15.526 photos érotiques et 30 vidéos mettant en scène des relations sexuelles avec des enfants ont été saisies par le police à Marrakech. Ces éléments incriminent des Français qui se seraient adonnés à la pédophilie dans la ville ocre en toute tranquilité avec l'aide d'adultes Marocains.
Deux ressortissants français sont poursuivis par le tribunal de Marrakech pour pédophilie, rapporte le site Bladi.net. Pour preuve, 15.526 photos érotiques et 30 vidéos mettant en scène des relations sexuelles avec des enfants ont été saisies par le police.
L'un des accusés, ancien gérant d’un hôtel du quartier Bab Al Atlas de la ville ocre, aurait quitté le Maroc il y a peu. Le deuxième a comparu vendredi dernier pour pédophilie devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Marrakech. Il est accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec des mineurs après les avoir attirés via internet. En outre, deux Marocains ont également comparu devant la même Cour. Ils sont accusés d’avoir aidé les deux français.

L’affaire Luc Ferry remise au goût du jour
Après avoir mis la main sur l’un des accusé, la police a contacté l’ONG Touche pas à mon enfant, fait savoir à Yabiladi sa présidente, Najat Anwar indiquant que l'association « s’est portée en partie civile » et une audience aura lieu à fin octobre, indique la responsable associative.
L’avocat en charge du dossier, Me Mustapha Errachedi, est actuellement à Paris pour voir dans quelle mesure il pourra entamer une procédure judiciaire en France, selon Mme Anwar. Et ce, non seulement pour le cas des deux français, mais aussi celui de l’ancien ministre dénoncé par le philosophe Luc Ferry en mai 2011. Une affaire qui a été bien étouffée par la justice des deux côtés de la méditerranée alors que des faits relatés donnaient du poids aux soupçons. Touche pas à mon enfant avait porté plainte contre X en juin 2011. Au mois d'août de la même année, le procureur général de Marrakech avait demandé une commission rogatoire au parquet de Paris pour savoir notamment s'il y a des ressortissants marocains impliqués dans cette affaire. Mais jusqu’à ce jour, l’affaire n’a eu aucune suite.
La pédophile et le tourisme sexuel prennent de l’ampleur au Maroc en général et à Marrakech en particulier, comme en témoigne un reportage de France 24 réalisé en juin 2011, au lendemain du scandale Luc Ferry.
Depuis 2001, plus de 40 touristes ont été jugés au Maroc pour des affaires de pédophilie et de prostitution, rapporte Maroc Hebdo. Le fléau prend de l’ampleur, mais des statistiques claires sur le nombre d’enfants victimes n’ont toujours pas été réalisées. Cependant, « il faut dire qu’il y a une grande différence aujourd’hui par rapport aux années précédentes, nuance Najat Anwar. Les sentences sont plus lourdes », souligne-t-elle, faisant allusion au cas de Kénitra où un touriste espagnol a été condamné à 30 ans de réclusion pour pornographie et abus sexuels sur une dizaine d’enfants âgés de 2 à 14 ans.
Ce que veut l’ONG, selon M. Anwar, c’est « que les lois marocaines soient compatibles avec les conventions internationales dont le royaume est signataire ».
Ristel Tchounand
Copyright Yabiladi.com

http://yabiladi.com/articles/details/12957/maroc-plusieurs-francais-impliques-dans.html

samedi 19 juillet 2014

A Marrakech, un pédophile bénéficie de la clémence des juges


Libération




Par Narjis Rerhaye, 19/7/2014


«La pédophilie est un crime, pas un délit», crient les associations



A Marrakech, un pédophile  bénéficie de la clémence des juges«Un scandale»,
 «Une honte», 
«Un crime contre l’enfance». 


Au Maroc, les associations de défense des droits des enfants n’ont pas de mots assez durs pour condamner la clémence dont a fait preuve un tribunal pour condamner un pédophile surpris en flagrant délit.



Ce mardi 15 juillet 2014 restera écrit en lettres noires dans les annales. Le tribunal de première instance de Marrakech a prononcé un verdict où la clémence des juges pose question. L’épicier de Marrakech surpris (et filmé) par ses voisins en flagrant délit d’agression sexuelle d’un garçonnet  de 10 ans vient d’être condamné à deux ans de prison et à une amende de 10.000 DH en guise de dédommagement pour la famille. L’indignation est totale. 
«C’est une honte pour tout le Maroc. C’est une honte pour les enfants, c’est une honte pour les associations, pour la justice et pour tout le Maroc», a déclaré la présidente de l’Association «Touche pas à mes enfants» au site d’information «Yabiladi».
Najia Adib est loin d’être la seule voix à dénoncer ce scandale judiciaire qui intervient un an après, jour pour jour, la libération d’un pédophile espagnol condamné à 30 ans de prison. On s’en souvient, l’affaire avait ébranlé l’opinion publique marocaine qui s’était mobilisée pour que l’enfance ne soit pas violée impunément. Visiblement, les juges de Marrakech n’ont pas tiré les enseignements de ce triste épisode qui avait vu l’intervention du chef de l’Etat.  La sentence prononcée,  deux années de prison,  a provoqué la colère et l’indignation sur la Toile. Les postes se suivent et se ressemblent, portant la même marque d’écoeurement. «Que valent nos enfants?» «Nos enfants sont en danger?» « Qui cherche à protéger les pédophiles?» «La pédophilie n’est pas un délit mais un crime contre l’enfance».

L’affaire de Marrakech a éclaté il y a près de deux semaines lorsque la vidéo d’un pédophile marocain pris en flagrant délit a fait le tour du web. Le présumé coupable est un épicier, âgé d’une cinquantaine d’années. 

Postée, la vidéo du pédophile fait scandale

Ce sont ses voisins qui l’avaient surpris en train d’abuser d’un petit garçon. La scène sera filmée et postée le 7 juillet sur Youtube. Les réseaux sociaux et les médias s’emparent de l’affaire. Le scandale éclate. Et un scandale peut en cacher un autre. Dans la vidéo du pédophile de Marrakech, on peut entendre l’un des voisins, témoin du forfait,  dire à l’épicier surpris en flagrant délit que si la victime était une fille et non pas un garçon, son cas aurait  été moins grave. Des propos qui ont suscité l’ire des internautes. 

Depuis mardi soir –le verdict est tombé dans l’après-midi- les commentaires fusent, plus amers les uns que les autres. La famille de la petite victime est sous le choc. «Deux ans de réclusion et 10.000 DH d’amende, ce n’est pas cher pour une enfance violée, traumatisée, confisquée», soupire cet avocat. L’homme à la robe noire rappelle les articles 485 et 486 du code pénal qui prévoient des peines de 10 à 20 ans de prison dans les cas de crimes sexuels commis sur un enfant de moins de 18 ans. 

«Est puni de la réclusion de cinq à dix ans tout attentat à la pudeur consommé ou tenté avec violences contre des personnes de l'un ou de l'autre sexe. Toutefois si le crime a été commis sur la personne d'un enfant de moins de dix-huit ans, d'un incapable, d'un handicapé, ou sur une personne connue pour ses capacités mentales faibles, le coupable est puni de la réclusion de dix à vingt ans », stipule l’article 485 du Code pénal. Quant à l’article 486, il prévoit que : «Le viol est l'acte par lequel un homme a des relations sexuelles avec une femme contre le gré de celle-ci. Il est puni de la réclusion de cinq à dix ans. Toutefois si le viol a été commis sur la personne d'une mineure de moins de dix-huit ans, d'une incapable, d'une handicapée, d'une personne connue par ses facultés mentales faibles, ou d'une femme enceinte, la peine est la réclusion de dix à vingt ans ».

A Marrakech, la victime est un petit garçon qui n’a pas encore dix ans. Et son violeur a été jugé par un tribunal correctionnel et non par une Cour d’appel. «Toute la différence réside dans le choix d’une juridiction de premier degré qui reste incompréhensible à nos yeux. La pédophilie est un crime majeur et non un simple délit. C’est un scandale judiciaire», s’insurge cette avocate mobilisée contre les agressions sexuelles faites aux enfants, petites filles et petits garçons. Mais à Marrakech, les magistrats de première instance ont préféré recourir à l’article 484 du Code pénal et à sa clémence. «Est puni de l'emprisonnement de deux à cinq ans, tout attentat à la pudeur consommé ou tenté sans violence, sur la personne d'un mineur de moins de dix-huit ans, d'un incapable, d'un handicapé ou d'une personne connue pour ses capacités mentales faibles, de l'un ou de l'autre sexe». 

La clémence de l’article 484 du Code pénal

Un article anachronique et purement scandaleux aux yeux des juristes. «L’agression sexuelle d’un enfant est en elle-même une violence. Et on est bien loin de l’attentat à la pudeur. Il est temps que le législateur reconnaisse clairement pour mieux les sanctionner les crimes de pédophilie», fait remarquer cet avocat qui a souvent plaidé dans des dossiers de pédophilie. 

Tourya Bouabid, la présidente de l’AMESIP, ne cache pas son désarroi et dénonce à voix haute l’inadéquation des condamnations prononcées dans de tels crimes. «Lorsque l’on a des preuves réelles du délit, on ne peut pas condamner à deux ans de prison! Soit nous donnons de vraies peines, soit nous les acquittons dans ce type d’affaire (…) la récidive est encore trop fréquente lorsque les condamnations  sont aussi laxistes. L’histoire le démontre! De telles peines n’inciteraient pas à dénoncer de potentiels pédophiles», a affirmé cette défenseure des droits des enfants au site «Médias  24».

A Marrakech, l’enfance brisée d’un petit garçon violé par un sexagénaire, une famille éperdue de douleur et une association, partie civile dans le dossier, qui se prépare à faire appel d’un jugement inique. Reste l’essentiel, la nécessaire réforme d’un Code pénal et la prise de conscience de magistrats de la gravité de crime de la pédophilie. «L’image d’un Maroc qui s’accommode des violeurs d’enfants est tout simplement  insupportable», conclut cette activiste. 

vendredi 4 avril 2014

Association Touche pas à mon enfant :Une nouvelle plainte déposée contre un directeur d'établissement



L'Association Touche pas à mon enfant a annoncé mercredi soir sur la page Facebook de sa présidente Najiya Adib, avoir déposé une nouvelle plainte contre un directeur d'établissement scolaire à Rabat. /DR
L'Association Touche pas à mon enfant a annoncé mercredi soir sur la page Facebook de sa présidente Najiya Adib, avoir déposé une nouvelle plainte contre un directeur d'établissement scolaire à Rabat. /DR
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L'Association Touche Pas à Mon Enfant, qui milite pour la protection des mineurs contre la pédophilie, les abus, les agressions et l'exploitation sexuelle, a annoncé mercredi soir, sur la page Facebook de sa présidente Najiya Adib, avoir déposé une nouvelle plainte contre un directeur d'établissement scolaire à Rabat.
La plainte déposée mercredi auprès du procureur général du Roi à la Cour d'appel de Rabat, dénonce le directeur de l'école primaire Hassan Ibn Tabit, située à l'ancienne médina de Rabat, selon le communiqué. Ce directeur est accusé d'avoir abusé de plusieurs petites filles âgées de 9 à 10 ans, selon la même source.
Les membres de l'association ont fait le déplacement à la Maison de l'étudiante (Dar Attaliba) située à rue Bourezzouk, pour écouter le témoignage des victimes. Ces dernières, élèves à la 4e, 5e et 6e année du primaire, auraient expliqué que le directeur de l'établissement les convoquaient dans son bureau pour les violer et abuser d'elles. Il menaçait également ses victimes d'expulsion et de redoublement si elles osaient le dénoncer.

26.000 mineurs violés chaque année
Le communiqué de l'Association Touche pas à mon enfant fait également état de troubles chez les victimes, et exhorte les autorités compétentes à ouvrir une enquête pour identifier d'autres victimes présumées de ce même directeur d'établissement.
Rappelons que cette association de défense des droits des enfants recense, dénonce, se porte systématiquement partie civile et assiste juridiquement et psychologiquement les victimes dans les affaires de pédo-criminalité. Elle tire régulièrement la sonnette d'alarme sur les actes de pédophilie au Maroc, les qualifiant de “crimes odieux perpétrés en l'absence d'une politique gouvernementale efficace et efficiente capable de parer à cette tragédie qui menace l'avenir de nos enfants”.
Selon TPAME, “environ 26.000 mineurs sont violés chaque année” au Maroc, “une moyenne traumatisante de 71 enfants par jour !”

vendredi 21 mars 2014

Abdellah Taïa: "Personne ne m'a jamais demandé pardon"

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Par Bouthaina Azami, 360,  le 16/03/2014

Lors de sa dernière sortie publique à l'occasion de la présentation de son film, "L'armée du salut", au Festival national du film d Tanger, en février, Abdallah Taïa avait livré un témoignage très fort sur son enfance.
Lors de la conférence de presse donnée à Tanger à l'occasion de la présentation de son film, "L'Armée du Salut", au Festival national de Tanger, en février, Abdallah Taïa avait livré un témoignage très fort sur son enfance.  Evoquant le quartier dans lequel il vivait enfant, Abadallah Taïa raconte : "Il y avait abus sexuels. Je n’ai rien inventé. Cela existait avant moi, et s’est incarné en moi. Au début, les gens n’avaient aucun problème, dans mon quartier, à avoir des rapports sexuels avec moi ou d’autres enfants. A l’âge de 13 ans, tout a changé. Et la croisade a commencé pour moi. J’ai été confronté à l’hypocrisie. Je me suis mis à vivre une sorte de guerre intérieure mutique dont je ne suis pas sorti". Il souligne alors que son film, "L’Armée du salut", rend compte de cette souffrance qu’il a vécue à cet âge : "Et personne jusqu’ici, ajoute-t-il, ne m’a demandé pardon. Ni ma famille, ni les habitants du quartier, ni évidemment la société et ses représentants".

Pour son film, Abdallah Taïa dit être revenu sur cette époque "où tout un quartier voulait passer sur le corps d’un enfant de 13 ans, des hommes qui criaient la nuit, prononçaient des mots inqualifiables qu’entendaient ma famille. Et lorsque, le jour, je sortais dans la rue, c’est moi que l’on voyait comme le pervers. A 13 ans. Pourquoi personne ne m’a protégé ? Et pourquoi dois-je porter tout ça tout seul ? Je n’ai toujours pas compris. Personne ne s’est excusé. Je ne suis pas dans la revendication ou dans une colère vis-à-vis du Maroc, mais je dis cela parce que c’est important. Je n’ai pas de problème avec ma famille. Mais j’ai vécu cette violence que j’ai voulu  restituer dans un film où j’ai essayé de coller à la réalité dans ces moindres détails, vêtements, sandales, nourriture, matelas…". Un film marqué de silences, des silences auxquels il est habitué depuis l’enfance et qu’il évoque en parlant de son frère : "Quand il entrait à la maison, tout le monde se taisait", se rappelle-t-il en ajoutant avec humour : "C’était comme si Hassan II entrait chez nous". Aussi, "je suis habitué au silence et au jugement. Si vous voulez me juger, jugez-moi. Même mes parents m’ont jugé. Je suis habitué depuis longtemps", déclare-t-il encore après être revenu sur des souvenirs de lycée où sa "réputation" d’enfant abusé l’avait suivie et où des élèves lui demandaient de l’accompagner dans les toilettes. Des souvenirs qu’il évoque avec amertume et une certaine colère, contenue.

 http://youtu.be/7odyuojypDo

Vidéo: Brahim Taougar


Abdallah Taïa rappelle que les premières années de la vie sont essentielles et décisives. Or, "jusqu’à présent, après tout ce que j’ai traversé dans l’enfance, personne ne s’est posé la question de savoir comment j’ai fait pour m’en sortir. Sincèrement, moi-même, je ne sais pas. Comment tout le monde peut être au courant sans défendre un enfant de 13 ans ? A quarante ans, je ne suis toujours pas guéri". Et de conclure, en revenant sur l’indifférence des gens qui savaient sans jamais agir : "Personne ne m’a jamais demandé pardon jusqu’à présent ; or, j’estime qu’un enfant qui a vécu ce que j’ai vécu a Hay Salam mérite, a droit à des excuses. Etrangement, ce témoignage de Taïa, lors du Festival du film de Tanger, a été passé sous silence. Aucun écho. Alors que ces livres et son film sont médiatisés, les propos qu’il a tenu là semblent avoir dérangé car, contrairement à ses créations, ils interpellaient directement et engageaient la société dans laquelle il a grandi. Qu’on apprécie ou pas la plume de Abdallah Taïa, force est de reconnaître que le message qu’il a délivré là est d’une force et d’une sincérité poignantes. Un message auquel il aurait certainement fallu mieux prêter l’oreille au vu notamment des atrocités qui touchent tant d’enfants et ont secoué à plusieurs reprises la société civile marocaine durant l’année 2013.


samedi 15 mars 2014

Maroc : Le procès du pédophile britannique de Tetouan de nouveau ajourné

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Le procès au Maroc du pédophile britannique accusé d’abus sur fillettes a de nouveau été ajourné par le tribunal. 

Le procès du britannique Robert Bill, accusé de pédophilie, a de nouveau été ajourné après son ouverture en novembre dernier à Tetouan.

L’homme avait été aperçu et arrêté en juin 2013 dans une station-service suite à des hurlements d’enfants. Ces cris avaient alerté les passants qui de ce fait prévenaient la police.

L’ancien enseignant d’environ 60 ans avait déjà un casier judiciaire derrière lui. Il avait été condamné pour viol et enlèvement d’enfant en 2009 au Pays de Galles où il avait purgé une peine de prison avant de s’envoler en Espagne et enfin rejoindre le Maroc.

La petite fille agée de 6 ans, abusée dans la station-service mais sortit indemne du véhicule, était présente au tribunal. Mohammed Benaïssa, responsable de l'Observatoire du nord des droits de l'Homme (ONDH) a affirmé que la fillette « s'est évanouie dans l'enceinte du tribunal à la vue de l'accusé » et qu’il appelait « à une décision rapide dans ce procès, compte tenu de la souffrance qu'il représente pour les victimes »

Le procès, déjà reporté une fois suite au retrait de l’avocat de la défense, est prévu pour le 11 avril prochain.
 Sur le même sujet :


dimanche 18 août 2013

Une plainte pour pédophilie déposée en Espagne contre Daniel Galvan Fina

Bladi, 14/8/2013 Une plainte pour pédophilie déposée en Espagne contre Daniel Galvan Fina

Le tribunal de la ville d’Alicante, en Espagne, a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête à l’encontre de Daniel Galvan Viña pour des faits de pédophile remontant à 2005.

D’après la juge d’instruction, le pédophile, gracié par le Roi du Maroc avant de voir sa grâce annulée, doit répondre aux accusations portées contre lui par les parents d’une jeune fille, âgée à l’époque de 5 ans.
La juge a également exigé une "expertise médicale dans les brefs délais" sur la victime et la comparution des parents, comme témoins pour accepter la plainte. Les parents de la jeune victime ont affirmé qu’ils n’avaient pas cru leur fille, il y a plus de 9 ans, quand cette dernière leur a raconté les agressions sexuelles dont elle aurait été victime.
C’est seulement avec la médiatisation de l’affaire et l’apparition de Daniel Calvan Viña dans les médias, que les parents se sont souvenus de cette histoire et ont décidé de porter l’affaire devant les tribunaux.
Condamné à 30 ans de prison en 2011 pour le viol de 11 enfants dans la région de Kénitra, Daniel Calvan Viña a fait la une des médias la semaine dernière après sa libération suite à une grâce royale. C’est suite à l’annulation de la grâce et le dépôt d’un mandat d’arrêt international par les autorités marocaines que le pédophile a été arrête par l’Espagne.

 http://www.bladi.net/daniel-galvan-vina-plainte-pedophilie.html

DanielGate. Le pédophile ne risque que 15 ans de prison s’il est condamné en Espagne au lieu de 30 ans au Maroc.

Par 2Minutes, 13/8/2013

Le pédophile irako-espagnol Daniel Galvan Fina, libéré par erreur au Maroc sur grâce royale, risque de bénéficier d’une importante remise de peine, s’il est condamné pour ses mêmes crimes en Espagne. En effet, le Code pénal espagnol ne prévoit pour cette classe de crime, à savoir le viol pédophile, qu’une peine maximale de 15 ans de réclusion criminelle. 
 Daniel Galvan Fina qui avait été reconnu coupable du viol de 11 enfants au Maroc, y avait été condamné après des procès en 1ère instance, 2ème instance et en cassation, à 30 ans de prison. La malencontreuse erreur ayant permis sa libération sur grâce royale lui bénéficierait ainsi, puisqu’il verrait sa peine réduite de moitié. À noter que récemment d’autres victimes, enfants marocains et espagnols sont apparus et des nouveaux procès en justice en Espagne lui seront intentés. 
Enfin, un juge marocain, dans le sillage du débat ému, provoqué par la libération fautive de ce dangereux pédophile, avait appelé à introduire dans le Code pénal marocain, une nouvelle classe de peines pour ce type de criminels, à savoir la castration chimique, en plus de l’emprisonnement. (Le Mag.ma)

jeudi 8 août 2013

MAROC. Malgré l'annulation de la grâce, la mobilisation continue





Les manifestants réclament une pleine indépendance de la justice. Une façon de redémarrer le mouvement de contestation lancé en 2011 ?


Des bougies ont été allumées en hommage aux victimes du pédophile. (FADEL SENNA/AFP)
Des bougies ont été allumées en hommage aux victimes du pédophile. (FADEL SENNA/AFP)





Plusieurs centaines de personnes ont à nouveau manifesté mercredi 7 août au soir à Rabat en réaction à la grâce royale récemment accordée par erreur à un pédophile espagnol, réclamant notamment que toutes les responsabilités soient établies.
Malgré l'annulation de cette grâce par le roi dimanche, puis l'arrestation du pédophile le lendemain en Espagne, ce rassemblement a été maintenu devant le Parlement, là même où une première manifestation d'envergure avait été violemment réprimée vendredi dernier, renforçant le mouvement d'indignation.
Cette fois, les manifestants ont pu se réunir dans le calme, sous une discrète surveillance policière.
Les slogans scandés et les pancartes brandies appelaient à une totale transparence sur les raisons de la présence de Daniel Galvan, condamné en 2011 à 30 ans de prison pour des viols sur 11 mineurs, dans la liste des 48 prisonniers espagnols graciés par Mohammed VI au nom de l'excellence des relations entre Rabat et Madrid.
Selon "El Pais", un fonctionnaire aurait fait fusionner par erreur deux listes de prisonniers à gracier d'un côté, et à transférer en Espagne de l'autre.

Pour une indépendance de la justice

Comme la veille à Casablanca, où près de 2.000 personnes avaient pris part à un sit-in, des bougies ont été allumées en hommage aux victimes du pédophile, un homme âgé d'une soixantaine d'années qui se trouve depuis mardi en prison préventive, en attendant que la justice espagnole tranche sur son sort (un casse-tête judiciaire, puisqu'aucune charge ne pèse sur lui en Espagne, et que son extradition n'est pas permise).
Jusque-là, les conclusions de l'enquête ordonnée par le roi ont entraîné la révocation du directeur de l'administration pénitentiaire, celle-ci étant accusée d'avoir "transmis par inadvertance des informations erronées [sur] la situation pénale de l'intéressé".
L'indignation au Maroc a été d'autant plus forte que le royaume a connu au cours des derniers mois diverses affaires de pédophilie qui ont choqué l'opinion.
En réponse à cette colère, Mohammed VI a reçu mardi à Rabat les familles des victimes du pédophile, et leur a témoigné de sa "compassion" et de son "empathie".
Samedi dernier, le Palais royal avait en outre assuré que le souverain ignorait tout des "crimes abjects" commis par Daniel Galvan au moment de sa grâce.
Plus largement, les manifestants ont réclamé une pleine indépendance de la justice, à la lumière de cette polémique. Une façon de redémarrer le mouvement de 2011, éteint par une Constitution révisant le caractère absolu de la monarchie ?

A voir sur le web: Manifestation massive contre la politique sociale du gouvernement au Maroc
 http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130808.OBS2584/maroc-malgre-l-annulation-de-la-grace-la-mobilisation-continue.html
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Nouveau printemps arabe : Mohammed VI, le prochain sur la liste ?

M6 coupable, M6 innocent ? La belle affaire.


M6 coupable, M6 innocent ? La belle affaire.

Depuis 2 jours les posts se multiplient sur Facebook, les uns pour encenser et défendre notre trop belle majesté à qui rien ne devrait être reproché, renforçant ainsi sa sacralité et l'impossibilité de lui demander des comptes et des réformes ; les autres pour la vouer aux gémonies et l'offrir en pâture à la vindicte populaire, coupable qu'elle est de bout en bout dans cette affaire de grâce scandaleuse. Je me demande dans quelle mesure les uns et les autres ne nous détournent pas de concert de l'essentiel !?
  Car enfin qu'y a-t-il à retenir de cette affaire ?
1-      un pédophile, reconnu coupable de crime sur 11 mineurs, dont une fillette de 2 ans ( !!!),  et condamné à 30 ans de prison, a été gracié par le roi, et cela soulève deux questions :
a.       la justice qui est due aux victimes du pédophile espagnol a été bafouée et leur mémoire salie. Cela nécessitait le rétablissement de la justice.
b.      la seconde question concerne le problème plus général de la pédophilie au Maroc et de notre pays, reconnu comme destination de tourisme sexuel privilégié. Cela demande une mobilisation déterminée de la société civile et des autorités d'une part, mais également de la société marocaine qui cache cette réalité et l'entretient depuis des lustres… car les criminels ne sont pas que des touristes étrangers. Et il est temps de le dire haut et fort ! Il est temps d’engager un débat et un grand déballage publics. Il est temps de prendre des mesures concrètes, notamment législatives !
2-      le roi a gracié, et commis en cela, et ce n’était pas la première fois, une faute royale qui soulève le problème de la grâce elle-même, qu’il faut désormais encadrer.
La mobilisation de la société civile a non seulement été exemplaire, mais elle a aussi été prompte, et courageuse. Femmes et jeunes se sont levés dans un même élan sur l’ensemble de pays, bravant une répression mécanique, et ont permis par leur détermination un enchainement de victoires, qu’il s’agit désormais de renforcer et de démultiplier. Car le combat n’est pas terminé. Mais quel combat ?
  En retirant sa grâce, le roi s’est dédit, rien de moins, et en cela c’est un précédent, d’évidence « historique ». Comme le souligne Youssef BELAL dans un article sur Lakome : «  La monarchie marocaine a longtemps fonctionné sur ce paradoxe : un roi qui décide de tout mais n’est responsable de rien  ». Le précédent que constitue ce retrait de grâce royale est donc historique… en cela qu’il constitue une avancée dans le fonctionnement de nos institutions.
  Certains posts et articles lus sur Facebook et ailleurs ne sont pas sans me rappeler la mobilisation de la droite qui, en France, avait suivi la démission du ministre Cahuzac. Elle avait donné lieu à une stratégie déterminée de délégitimation du pouvoir, menée par la droite dès sa défaite aux élections présidentielles 1 an plus tôt. Cette politique, dangereuse, n’a pour d’autre résultat que de fragiliser la démocratie et l’autorité de l’Etat. La déliquescence de cette autorité a été patente, confrontée à une suite de manifestations d’une opinion chauffée à blanc par une droite et une extrême droite revanchardes dont l’intérêt n’était pas l’avancée du fonctionnement de la démocratie, mais de seuls intérêts électoralistes. Le renforcement du sentiment du Tous pourris n’a eu d’autre effet qu’une forte progression du Front National aux élections qui ont suivi.
  Il me semble que notre combat, dans la présente affaire du Daniel Gate en tout cas, ne devrait pas être détournée CONTRE une personne, mais POUR un ensemble d’impératifs et d’urgences au profit de notre pays et de ses citoyens. Et les impératifs dans ce contexte me semblent être au nombre de trois :
1-      faire cesser, par une avancée législative limpide dans son texte et dans son application, cette répression idiote, mécanique, criminelle et systématique dès qu’il y a manifestation, rassemblement ou sit-in pacifique de notre jeunesse avide de liberté et de justice ;
2-      faire de la lutte contre la pédophilie une cause nationale. Engager un vrai débat sur ce fléau dans notre pays, devenu une direction privilégiée du tourisme sexuel international. Fléau qui rappelons-le n’est pas qu’extérieur, mais qui ronge notre société de son intérieur même ;
3-      obtenir un encadrement du droit de grâce afin d’éviter à l’avenir toute bévue du type de celle qui a donné lieu à la libération d’un pareil criminel.
J’espère ainsi qu’au rassemblement maintenu de ce soir à Casablanca, à 22h00, Place Mohamed V (Saht Lehmam), et auquel  je serai, il y aura le plus grand monde, bien plus qu’à Rabat vendredi dernier.
 

lundi 5 août 2013

Comment l’UE peut-elle en conscience faire confiance au Maroc ?

Par APSO, 4/8/2013


Vacances saupoudrées d'un peu de canicule et de gros orages en France,  46° C en moyenne tous les jours dans les campements de réfugiés sahraouis, près de Tindouf, 29° au plus frais de la nuit. L'Europe au ralenti des vacances... une nouvelle épreuve de leur résistance pour les Sahraouis.
Et dans cette période où trouver des interlocuteurs dans les institutions relève de la coïncidence, l'Union Européenne fait avancer des dossiers très polémiques, en catimini.
Le protocole pour l'accord de pêche entre l'UE et le Maroc, en panne depuis novembre dernier pour de multiples désaccords a été signé entre ces deux larrons ce 24 juillet 2013. Le précèdent accord de pêche 2006-2010, avait été clos et non renouvelé après la décision des eurodéputés en décembre 2011. L'accord coûtait trop cher - 36 millions d'euros par an - au regard de son rapport, il avait des conséquences néfastes sur les réserves halieutiques déjà bien saccagées, en plus d'être illégal, s'il était nécessaire d'ajouter des arguments à celui-ci qui devrait être rédhibitoire.
Les ressources naturelles du Sahara Occidental appartiennent aux Sahraouis, et leur utilisation ne peut en droit international être possible qu'à deux conditions : que cela corresponde à la volonté, la décision du peuple sahraoui, et, que ce soit pour son bénéfice. Payer au Maroc pour pêcher au Sahara Occidental, sans avoir jamais consulté les Sahraouis, c'est donc illégal.
Et pourtant, le nouvel accord coûte plus cher à l'UE, 40 millions d'euros par an, pour moins de permis de pêche - mais toujours principalement pour les Espagnols.
Il semble aussi qu’il ait encore été écrit par des adeptes de la géographie évasive parce que les frontières du Maroc, telles qu'elles sont internationalement reconnues, c’est-à-dire le pays sans la terre que son régime dictatorial occupe partiellement par la force et bien sûr côté mer, ne sont pas indiquées. Il n'est pas écrit que la zone d'application de l'accord s'arrête au sud à la latitude -12.885834 N, soit la frontière du Sahara Occidental.
Il se dit ici et là que le texte fait mention d'une obligation de respect des droits humains des Sahraouis. Autant parler clair alors, respecter le premier de ces droits serait pour le Maroc de mettre en place le référendum d'autodétermination. Étant donné que ce referendum doit être mis en place depuis 1991 par ce même Maroc et qu'il ne le fait pas... la petite clause est qualifiable de ce que l'on veut, au choix. On pourrait dire poétiquement que c'est du pipi de chat dans un violon, par exemple. De toute façon, ce n’est toujours pas demander l’avis des Sahraouis, ni, ce qui serait plus simple, leur payer leur dû pour pêcher selon leurs règles écologiques dans leurs eaux.
Autre aspect du paradoxe, le 16 juillet, cette même Union de nos pays européens annonçait que « tout organisme israélien basé au-delà de la Ligne Verte sera inéligible pour les programmes de coopération avec l’UE à partir de 2014. Les futurs accords UE-Israël contiendront également une clause spécifique qui exclura les territoires palestiniens occupés. » Israël donc, mais pas le Maroc. Et la raison de cette différence de traitement ? C’est une vraie question.
Soyons sérieux encore. Le Sahara Occidental est à décoloniser depuis 1963. Et depuis 1991, face à la violence, le peuple sahraoui a choisi la lutte pacifique pour faire respecter ses droits.
Les faits bruts et sans concession sont là : les militants Sahraouis qui ont protesté pacifiquement notamment contre cet accord de pêche UE - Maroc ont été condamnés par le tribunal militaire marocain à des peines abjectes, de 20 ans de réclusion à la perpétuité. Ces civils sont les prisonniers politiques du groupe de Gdaim Izik, ils ont tous été frappés et torturés.
Le Maroc vient de décorer un américain lobbyiste pro-israélien, dont l'agence AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) travaille à persuader les dirigeants des USA du bien fondé de la mainmise du Maroc sur le Sahara Occidental.  À ce niveau de collusion avec l’Israël colonisateur, aucun signe ne permet d'imaginer une quelconque clairvoyance ou honnêteté éthique de la part du Maroc. Renouvellement de la Minurso, accords UE-Maroc sur la pêche ou l’agriculture, ALEAC, bon voisinage et autres ne sont que des trahisons du droit et des Sahraouis, l’évidence du dédain du royaume marocain pour le droit international.
Et s'il fallait une autre preuve par l'ignoble du caractère moyenâgeux et voyou de ce même État, le roi du Maroc vient de gracier un pédophile espagnol, le tortionnaire d'enfant de 2 à 14 ans qui n’avait purgé que 18 mois sur les 30 ans de sa peine. De la gronde populaire face à cet acte qui sature la conscience, le roi fait une démonstration de son mépris, matraque le peuple marocain, ne s’excuse pas, et ne s’assure pas que la punition de cet homme sera effectuée en Espagne où il est déjà sûrement bien caché…
APSO, le 4 août 2013