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mercredi 15 mars 2017

Consule du Maroc à Orly la longue liste d’accusations de la femme de ménage


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Viol, séquestration, complicité, chantage…le parcours d'une "bonne marocaine"

 

Après «l’enquête» ouverte par le ministère des Affaires étrangères et de la coopération marocain, et l’enquête policière française, un nouvel épisode d’accusations voit le jour. «La gravité» de la situation est bien tangible maintenant que l’ex femme de ménage ajoute viol, violences, complicité et chantage à l’affaire qui l’oppose à la consule générale du Maroc à Orly et sa famille. Détails.

La suite de la vidéo explicative de Samira El Ghinaoui, femme de ménage au service de la consule générale du Maroc à Orly est sortie aujourd’hui. Les accusations de la citoyenne marocaine à l’encontre de son employeuse Malika Alaoui se révèlent lourdes… très lourdes.
Après les premières informations qu’elle livrait dans la première partie de la vidéo enregistrée, concernant les fausses promesses que la diplomate aurait données, ainsi qu’une «interdiction de parler et de sortir», Samira El Ghinaoui, dévoile les détails effrayant de l’affaire dont elle serait victime. Elle a déposé deux plaintes pour maltraitance et harcèlement sexuel avec l'aide de l’ONG Comité contre l'esclavage moderne, qui s'est occupée de son cas.
Viol, complicité et chantage
Selon les déclarations de la femme de ménage, le fils de la consule l’aurait violée à plusieurs reprises sans que ses parents ne réagissent.
«Alors qu’elle est au travail, son mari me surveille toute la journée. Ce que je n’ai pas pu supporter c’est la violence: la violence du fils qui voulait avoir des actes sexuels avec moi, même si son père est à la maison. Quand je me plaignais auprès de lui, en lui demandant de voir ce que son fils me faisait, il me répondait:‘A quoi sers-tu? De toute façon, tu es divorcée’.


Politique   Publié Il y a 3 heures

Consule du Maroc à Orly : Viol, séquestration, complicité, chantage… la longue liste d’accusations de la femme de ménage

Après «l’enquête» ouverte par le ministère des Affaires étrangères et de la copération marocain, et l’enquête policière française, un nouvel épisode d’accusations voit le jour. «La gravité» de la situation est bien tangible maintenant que l’ex femme de ménage ajoute viol, violences, complicité et chantage à l’affaire qui l’oppose à la consule générale du Maroc à Orly et sa famille. Détails.
La suite de la vidéo explicative de Samira El Ghinaoui, femme de ménage au service de la consule générale du Maroc à Orly est sortie aujourd’hui. Les accusations de la citoyenne marocaine à l’encontre de son employeuse Malika Alaoui se révèlent lourdes… très lourdes.
Après les premières informations qu’elle livrait dans la première partie de la vidéo enregistrée, concernant les fausses promesses que la diplomate aurait données, ainsi qu’une «interdiction de parler et de sortir», Samira El Ghinaoui, dévoile les détails effrayant de l’affaire dont elle serait victime. Elle a déposé deux plaintes pour maltraitance et harcèlement sexuel avec l'aide de l’ONG Comité contre l'esclavage moderne, qui s'est occupée de son cas.
Viol, complicité et chantage
Selon les déclarations de la femme de ménage, le fils de la consule l’aurait violée à plusieurs reprises sans que ses parents ne réagissent.
«Alors qu’elle est au travail, son mari me surveille toute la journée. Ce que je n’ai pas pu supporter c’est la violence: la violence du fils qui voulait avoir des actes sexuels avec moi, même si son père est à la maison. Quand je me plaignais auprès de lui, en lui demandant de voir ce que son fils me faisait, il me répondait:‘A quoi sers-tu? De toute façon, tu es divorcée’. Je répliquais que même divorcée j’étais une femme honorable et que je travaillais dur pour gagner le pain de mon fils et de ma famille, je n’étais pas là pour coucher avec lui, son fils ou quiconque d’autre.»
Dans la parenthèse du viol, elle ajoute que le fils lui arrachait les cheveux quand elle refusait de se mettre au lit avec lui : «Il ne m’a laissé aucun cheveu, je criais dans la chambre et son père entendait tout». Ce sont les voisins «français» qui l’avaient secourue, continue-t-elle, lorsqu’elle a passé son numéro de téléphone à leur fille sans qu’elle parle la langue pour autant. «Ils ont appelé l’association qui m’ont posé des questions et je leur ai raconté mon histoire».
D’après la plaignante, Malika Alaoui aurait menacé de la renvoyer illico au Maroc si elle ressortait du domicile : «Si tu ne veux pas repartir vivante, je t’enverrai dans un cerceuil.» L’employée lui demande ‘ses droits’ si la consule ne veut plus de ses services, ou qu’elle lui trouve un autre travail le temps qu’elle finisse son contrat. La diplomate aurait rétorqué qu’elle n’avait ‘aucun droit et que son contrat était exclusif avec elle’.
La domestique finit par tomber sur ledit contrat et le donne à la fille du voisin. Auprès de l’association, on l’éclaire sur sa situation :
«On me dit que j’ai un passeport diplomatique qu’elle m’avait pris, je l’ai récupérée seule. Dans mon contrat on ne mentionne pas mes jours de repos, mon congé ou mes horaires de travail, je suis debout toute la semaine de 6 heures du matin à minuit. Le week-end j’avais encore plus à faire : cuisiner, préparer le pain, faire le grand-ménage et la lessive, tout faire en plus de son massage (la consule, ndlr), son bain et la coiffer, sans jamais entendre une seule fois ´Merci', je touchais déjà un million et demi de centimes (15 000 dirhams soit près de 1500 euros) me disait-elle.»
Samira El Ghinaoui s’indigne : «Est-ce juste de ramener une citoyenne et la maltraiter, Dieu a-t-il demandé cela ? Notre roi l’accepterait-il ?» La consule générale l’aurait menacé de prison si elle parlait du viol «vous, les bonnes êtes des menteuses», lui aurait-elle répondue, «je porterai plainte contre toi je dirai que tu as parlé du roi (en mal, ndlr)».
Relations conflictuelles entre la consule et le personnel
En conclusion, la présumée victime qui avance également qu’on l’affamait, lance un appel au gouvernement pour lui rendre justice. «Cette femme que le Roi a désigné pour rendre service aux citoyens, ne le faisait guère, même pas envers moi». Des sources de Yabiladi avaient confirmé des rapports litigieux entre la consule générale et le personnel de son consulat.
Cette dernière a été entendue par l’ambassade tout comme sa femme de ménage qui a été reçue à deux reprises, dimanche après-midi et lundi dans la matinée, rappote Atlas Info. Les deux parties ont été entendues par le ministre-conseiller, le conseiller social et les deux magistrats du service juridique près l’ambassade du Maroc à Paris.
Pour sa défense, la consule générale, qui serait toujours en France d’après la même source, avance que la plaignante lui aurait caché au moment de la signature du contrat être atteinte d’épilepsie. Samira El Ghinaoui aurait refusé un accompagnement juridique (l’ONG lui avait mandaté un avocat) et ne répondrait plus depuis mardi après-midi aux appels de l’ambassade.
Soyez le premier à donner votre avis...


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/51885/consule-maroc-orly-viol-sequestration.html
Politique   Publié Il y a 3 heures

Consule du Maroc à Orly : Viol, séquestration, complicité, chantage… la longue liste d’accusations de la femme de ménage

Après «l’enquête» ouverte par le ministère des Affaires étrangères et de la copération marocain, et l’enquête policière française, un nouvel épisode d’accusations voit le jour. «La gravité» de la situation est bien tangible maintenant que l’ex femme de ménage ajoute viol, violences, complicité et chantage à l’affaire qui l’oppose à la consule générale du Maroc à Orly et sa famille. Détails.
La suite de la vidéo explicative de Samira El Ghinaoui, femme de ménage au service de la consule générale du Maroc à Orly est sortie aujourd’hui. Les accusations de la citoyenne marocaine à l’encontre de son employeuse Malika Alaoui se révèlent lourdes… très lourdes.
Après les premières informations qu’elle livrait dans la première partie de la vidéo enregistrée, concernant les fausses promesses que la diplomate aurait données, ainsi qu’une «interdiction de parler et de sortir», Samira El Ghinaoui, dévoile les détails effrayant de l’affaire dont elle serait victime. Elle a déposé deux plaintes pour maltraitance et harcèlement sexuel avec l'aide de l’ONG Comité contre l'esclavage moderne, qui s'est occupée de son cas.
Viol, complicité et chantage
Selon les déclarations de la femme de ménage, le fils de la consule l’aurait violée à plusieurs reprises sans que ses parents ne réagissent.
«Alors qu’elle est au travail, son mari me surveille toute la journée. Ce que je n’ai pas pu supporter c’est la violence: la violence du fils qui voulait avoir des actes sexuels avec moi, même si son père est à la maison. Quand je me plaignais auprès de lui, en lui demandant de voir ce que son fils me faisait, il me répondait:‘A quoi sers-tu? De toute façon, tu es divorcée’. Je répliquais que même divorcée j’étais une femme honorable et que je travaillais dur pour gagner le pain de mon fils et de ma famille, je n’étais pas là pour coucher avec lui, son fils ou quiconque d’autre.»
Dans la parenthèse du viol, elle ajoute que le fils lui arrachait les cheveux quand elle refusait de se mettre au lit avec lui : «Il ne m’a laissé aucun cheveu, je criais dans la chambre et son père entendait tout». Ce sont les voisins «français» qui l’avaient secourue, continue-t-elle, lorsqu’elle a passé son numéro de téléphone à leur fille sans qu’elle parle la langue pour autant. «Ils ont appelé l’association qui m’ont posé des questions et je leur ai raconté mon histoire».
D’après la plaignante, Malika Alaoui aurait menacé de la renvoyer illico au Maroc si elle ressortait du domicile : «Si tu ne veux pas repartir vivante, je t’enverrai dans un cerceuil.» L’employée lui demande ‘ses droits’ si la consule ne veut plus de ses services, ou qu’elle lui trouve un autre travail le temps qu’elle finisse son contrat. La diplomate aurait rétorqué qu’elle n’avait ‘aucun droit et que son contrat était exclusif avec elle’.
La domestique finit par tomber sur ledit contrat et le donne à la fille du voisin. Auprès de l’association, on l’éclaire sur sa situation :
«On me dit que j’ai un passeport diplomatique qu’elle m’avait pris, je l’ai récupérée seule. Dans mon contrat on ne mentionne pas mes jours de repos, mon congé ou mes horaires de travail, je suis debout toute la semaine de 6 heures du matin à minuit. Le week-end j’avais encore plus à faire : cuisiner, préparer le pain, faire le grand-ménage et la lessive, tout faire en plus de son massage (la consule, ndlr), son bain et la coiffer, sans jamais entendre une seule fois ´Merci', je touchais déjà un million et demi de centimes (15 000 dirhams soit près de 1500 euros) me disait-elle.»
Samira El Ghinaoui s’indigne : «Est-ce juste de ramener une citoyenne et la maltraiter, Dieu a-t-il demandé cela ? Notre roi l’accepterait-il ?» La consule générale l’aurait menacé de prison si elle parlait du viol «vous, les bonnes êtes des menteuses», lui aurait-elle répondue, «je porterai plainte contre toi je dirai que tu as parlé du roi (en mal, ndlr)».
Relations conflictuelles entre la consule et le personnel
En conclusion, la présumée victime qui avance également qu’on l’affamait, lance un appel au gouvernement pour lui rendre justice. «Cette femme que le Roi a désigné pour rendre service aux citoyens, ne le faisait guère, même pas envers moi». Des sources de Yabiladi avaient confirmé des rapports litigieux entre la consule générale et le personnel de son consulat.
Cette dernière a été entendue par l’ambassade tout comme sa femme de ménage qui a été reçue à deux reprises, dimanche après-midi et lundi dans la matinée, rappote Atlas Info. Les deux parties ont été entendues par le ministre-conseiller, le conseiller social et les deux magistrats du service juridique près l’ambassade du Maroc à Paris.
Pour sa défense, la consule générale, qui serait toujours en France d’après la même source, avance que la plaignante lui aurait caché au moment de la signature du contrat être atteinte d’épilepsie. Samira El Ghinaoui aurait refusé un accompagnement juridique (l’ONG lui avait mandaté un avocat) et ne répondrait plus depuis mardi après-midi aux appels de l’ambassade.
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samedi 19 juillet 2014

A Marrakech, un pédophile bénéficie de la clémence des juges


Libération




Par Narjis Rerhaye, 19/7/2014


«La pédophilie est un crime, pas un délit», crient les associations



A Marrakech, un pédophile  bénéficie de la clémence des juges«Un scandale»,
 «Une honte», 
«Un crime contre l’enfance». 


Au Maroc, les associations de défense des droits des enfants n’ont pas de mots assez durs pour condamner la clémence dont a fait preuve un tribunal pour condamner un pédophile surpris en flagrant délit.



Ce mardi 15 juillet 2014 restera écrit en lettres noires dans les annales. Le tribunal de première instance de Marrakech a prononcé un verdict où la clémence des juges pose question. L’épicier de Marrakech surpris (et filmé) par ses voisins en flagrant délit d’agression sexuelle d’un garçonnet  de 10 ans vient d’être condamné à deux ans de prison et à une amende de 10.000 DH en guise de dédommagement pour la famille. L’indignation est totale. 
«C’est une honte pour tout le Maroc. C’est une honte pour les enfants, c’est une honte pour les associations, pour la justice et pour tout le Maroc», a déclaré la présidente de l’Association «Touche pas à mes enfants» au site d’information «Yabiladi».
Najia Adib est loin d’être la seule voix à dénoncer ce scandale judiciaire qui intervient un an après, jour pour jour, la libération d’un pédophile espagnol condamné à 30 ans de prison. On s’en souvient, l’affaire avait ébranlé l’opinion publique marocaine qui s’était mobilisée pour que l’enfance ne soit pas violée impunément. Visiblement, les juges de Marrakech n’ont pas tiré les enseignements de ce triste épisode qui avait vu l’intervention du chef de l’Etat.  La sentence prononcée,  deux années de prison,  a provoqué la colère et l’indignation sur la Toile. Les postes se suivent et se ressemblent, portant la même marque d’écoeurement. «Que valent nos enfants?» «Nos enfants sont en danger?» « Qui cherche à protéger les pédophiles?» «La pédophilie n’est pas un délit mais un crime contre l’enfance».

L’affaire de Marrakech a éclaté il y a près de deux semaines lorsque la vidéo d’un pédophile marocain pris en flagrant délit a fait le tour du web. Le présumé coupable est un épicier, âgé d’une cinquantaine d’années. 

Postée, la vidéo du pédophile fait scandale

Ce sont ses voisins qui l’avaient surpris en train d’abuser d’un petit garçon. La scène sera filmée et postée le 7 juillet sur Youtube. Les réseaux sociaux et les médias s’emparent de l’affaire. Le scandale éclate. Et un scandale peut en cacher un autre. Dans la vidéo du pédophile de Marrakech, on peut entendre l’un des voisins, témoin du forfait,  dire à l’épicier surpris en flagrant délit que si la victime était une fille et non pas un garçon, son cas aurait  été moins grave. Des propos qui ont suscité l’ire des internautes. 

Depuis mardi soir –le verdict est tombé dans l’après-midi- les commentaires fusent, plus amers les uns que les autres. La famille de la petite victime est sous le choc. «Deux ans de réclusion et 10.000 DH d’amende, ce n’est pas cher pour une enfance violée, traumatisée, confisquée», soupire cet avocat. L’homme à la robe noire rappelle les articles 485 et 486 du code pénal qui prévoient des peines de 10 à 20 ans de prison dans les cas de crimes sexuels commis sur un enfant de moins de 18 ans. 

«Est puni de la réclusion de cinq à dix ans tout attentat à la pudeur consommé ou tenté avec violences contre des personnes de l'un ou de l'autre sexe. Toutefois si le crime a été commis sur la personne d'un enfant de moins de dix-huit ans, d'un incapable, d'un handicapé, ou sur une personne connue pour ses capacités mentales faibles, le coupable est puni de la réclusion de dix à vingt ans », stipule l’article 485 du Code pénal. Quant à l’article 486, il prévoit que : «Le viol est l'acte par lequel un homme a des relations sexuelles avec une femme contre le gré de celle-ci. Il est puni de la réclusion de cinq à dix ans. Toutefois si le viol a été commis sur la personne d'une mineure de moins de dix-huit ans, d'une incapable, d'une handicapée, d'une personne connue par ses facultés mentales faibles, ou d'une femme enceinte, la peine est la réclusion de dix à vingt ans ».

A Marrakech, la victime est un petit garçon qui n’a pas encore dix ans. Et son violeur a été jugé par un tribunal correctionnel et non par une Cour d’appel. «Toute la différence réside dans le choix d’une juridiction de premier degré qui reste incompréhensible à nos yeux. La pédophilie est un crime majeur et non un simple délit. C’est un scandale judiciaire», s’insurge cette avocate mobilisée contre les agressions sexuelles faites aux enfants, petites filles et petits garçons. Mais à Marrakech, les magistrats de première instance ont préféré recourir à l’article 484 du Code pénal et à sa clémence. «Est puni de l'emprisonnement de deux à cinq ans, tout attentat à la pudeur consommé ou tenté sans violence, sur la personne d'un mineur de moins de dix-huit ans, d'un incapable, d'un handicapé ou d'une personne connue pour ses capacités mentales faibles, de l'un ou de l'autre sexe». 

La clémence de l’article 484 du Code pénal

Un article anachronique et purement scandaleux aux yeux des juristes. «L’agression sexuelle d’un enfant est en elle-même une violence. Et on est bien loin de l’attentat à la pudeur. Il est temps que le législateur reconnaisse clairement pour mieux les sanctionner les crimes de pédophilie», fait remarquer cet avocat qui a souvent plaidé dans des dossiers de pédophilie. 

Tourya Bouabid, la présidente de l’AMESIP, ne cache pas son désarroi et dénonce à voix haute l’inadéquation des condamnations prononcées dans de tels crimes. «Lorsque l’on a des preuves réelles du délit, on ne peut pas condamner à deux ans de prison! Soit nous donnons de vraies peines, soit nous les acquittons dans ce type d’affaire (…) la récidive est encore trop fréquente lorsque les condamnations  sont aussi laxistes. L’histoire le démontre! De telles peines n’inciteraient pas à dénoncer de potentiels pédophiles», a affirmé cette défenseure des droits des enfants au site «Médias  24».

A Marrakech, l’enfance brisée d’un petit garçon violé par un sexagénaire, une famille éperdue de douleur et une association, partie civile dans le dossier, qui se prépare à faire appel d’un jugement inique. Reste l’essentiel, la nécessaire réforme d’un Code pénal et la prise de conscience de magistrats de la gravité de crime de la pédophilie. «L’image d’un Maroc qui s’accommode des violeurs d’enfants est tout simplement  insupportable», conclut cette activiste. 

samedi 7 juin 2014

“Détenus du 6 avril” :Nouveau sit-in des militants du 20-Février à Casablanca




K. Alaoui , Aufait
Militants, proches des condamnés et membres de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) ont tenu, dimanche, à Casablanca, un sit-in devant la prison d'Oukacha. /K. Alaoui
Militants, proches des condamnés et membres de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) ont tenu, dimanche, à Casablanca, un sit-in devant la prison d'Oukacha. /K. Alaoui Agrandir

Scandant “Libérez nos détenus politiques”, ces manifestants ont réclamé la liberation des cinq militants mouvement du 20-Février. /K. Alaoui
Des manifestants, dimanche, à Casablanca, devant la prison d'Oukacha. /K. Alaoui Agrandir

Scandant “Libérez nos détenus politiques”, ces manifestants ont réclamé la liberation des cinq militants mouvement du 20-Février. /K. Alaoui Agrandir

Si les ONG affirment que les militants du 20-Février ont été arrêtés après avoir scandé des slogans “contre le régime dans son ensemble”, la police soutient que des membres des forces de l'ordre avaient été blessés, lors de cette marche. /K. Alaoui Si les ONG affirment que les militants du 20-Février ont été arrêtés après avoir scandé des slogans “contre le régime dans son ensemble”, la police soutient que des membres des forces de l'ordre avaient été blessés, lors de cette marche. /K. Alaoui Agrandir
Militants, proches des condamnés et membres de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) ont tenu, dimanche, à Casablanca, un sit-in devant la prison d'Oukacha. Scandant “Libérez nos détenus politiques”, ces manifestants ont réclamé la libération des cinq militants du mouvement du 20-Février, condamnés il y a quelques jours par le tribunal de première instance d'Aïn Sbaâ à des peine allant jusqu'à un an de prison ferme. Ils ont été inculpés pour “organisation d'une manifestation non autorisée” et “violences envers des fonctionnaires de police”. Les manifestants ont aussi réclamé la libération de l'ensemble des détenus issus du même mouvement.
Ces cinq militants avaient été interpellés, le 6 avril dernier, en marge d'une “marche nationale” organisée par les trois grandes centrales syndicales du pays, en protestation contre la politique du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.
Si les ONG affirment que ces militants ont été arrêtés après avoir scandé des slogans “contre le régime dans son ensemble”, la police soutient que des membres des forces de l'ordre avaient été blessés, lors de cette marche.

Un autre militant arrêté à Casablanca
En marge de ce sit-in, des sources concordantes ont fait état de l'arrestation d'Oussama Hassan, membre du mouvement du 20-Février, qui s'était dit, début mai, victime d'une agression de la part de trois inconnus.
Dans son témoignage posté sur YouTube, ce militant dit avoir été insulté, frappé, agressé sexuellement, tabassé et brûlé par trois agresseurs.
Dimanche, des policiers en civil l'ont arrêté dans le quartier Sidi Bernoussi, alors qu'il se trouvait dans la voiture d'un membre de l'AMDH, à en croire le site d'information Febrayer, qui publie l'information.
Selon la même source, qui cite le procureur général du Roi à Casablanca, une enquête approfondie a été menée par la police judiciaire, au lendemain de la publication de la vidéo d'Oussama. La police aurait conclu que les faits racontés n'ont pas eu lieu, et a décidé de le poursuivre, en état d'arrestation, pour faux témoignage, selon la même source.
K. Alaoui


 

samedi 31 mai 2014

Le Viol !

Le Viol !
Un phénomène crapuleux s'est déroulé au sein de la communauté des militants... marocains!
Une amie a hébergé un militant, avec lequel elle croyait partager des principes de respect, d'égalité et de civilité...
Au milieu de la nuit, il saute sur elle pour la violer... Il sait bien  qu'elle ne peut déposer plainte auprès du Makhzen qui les a déjà identifiés... en tant qu'opposants (s'il est réellement opposant!!!). Pitoyable con qu'il faut dénoncer au sein de la communauté des militants (peut-être qu'il n'en fait même pas partie, et qu'il travaille, je le répète, avec le Makhzen!!!!)...
Ma solidarité est entière... et t'est acquise, ma douce amie... et je te serre dans mes bras pour te consoler contre l'immonde, contre les mafieux, et  contre les pièges tendus par le Makhzen

samedi 10 mai 2014

Un militant du M20F violé à Casablanca

Oussama Housne, militant du Mouvement du 20 février (M20F) de Casablanca raconte dans cette vidéo sans se cacher comment il s’est fait enlever puis violer par trois individus.
Les trois hommes l’ont conduit dans une villa où ils l’ont violé et ont pratiqué sur lui des sévices.
Selon la victime, il s’agit de pratiques récurrentes qui visent les jeunes, garçons et filles du M20F.
Dans cette vidéo, Oussama soupçonne que ces personnes appartiennent à une organisation bien précise.
Au Maroc de Mohamed VI, comme dans celui du défunt tyran Hassan II, toutes les affaires criminelles se résolvent quand le pouvoir le veut. Aucune affaire politique n’a jamais été résolue au Maroc.
Et dire que certains essayent de démentir le champion du monde de boxe thaïe, Zakaria Moumni, quand celui-ci jure qu’il a été torturé par des agents de la DST, la police politique marocaine, sous la supervision d'Abdellatif Hammouchi. Ce dernier est d’ailleurs sous le coup de trois plaintes pénales en France pour « torture ».
La DST travaille travaille directement sous les ordres du roi Mohamed VI. Et généralement les voyous qui ne travaillent pas avec la DST ne possèdent pas de villa.

samedi 5 avril 2014

Sahara Occidental : Destin brisé, double peine

Par les Amis du Peuple du Sahara Occidental, 3/4/2014


Salek Laasairi est sahraoui, il est né le 15 mars 1983 à Tantan sur le territoire marocain, et a été condamné en 2004 par la cour militaire à la réclusion à perpétuité.
C’est un militant pour l’indépendance du Sahara Occidental, et cette conviction politique et son identité ont eu et ont toujours des conséquences directes sur son histoire, l’accusation, sa peine, doublée de tortures qu’il subit en prison.

Selon ses amis, il a un grand cœur et il aime beaucoup sa famille. Il est le dernier d’une fratrie de six. Sa famille est modeste et son père est décédé en 2009.
Il est actuellement dans la prison de Ait Melloul au Maroc et son numéro d’écrou est le 7533.

Depuis 2013, le gardien chef de la prison de Ait Melloul, Ahmed El Moumni, semble particulièrement violent et raciste, sans que le directeur de la prison, Lekbir Soufi, n’intervienne contre ses pratiques. Les affaires de Salek sont régulièrement inspectées, détruites ou volées. Cela s’accompagne de fouilles au corps menées avec rudesse, de coups et  d’insultes, ressenties par Salek comme autant d’humiliations.

Les périodes de pression peuvent durer plusieurs semaines. S’ajoutent actuellement des menaces de « fabrication de motifs » destinées à imposer à Salek un nouveau transfert -  contre sa volonté - qui l’éloignerait de sa famille et des possibilités de visites.
La « fabrication de motif » veut dire une accusation imaginaire fabriquée par les autorités pénitentiaires en prison, justifiant des mesures disciplinaires. C’est une menace et une pratique courante. Ces « motifs » sont en l’occurrence l’accusation pour Salek et deux autres Sahraouis - Salek Mohamed Ahmed et Tyatro Mohiddin - d’être des « incitateurs », probablement à revendiquer un minimum de respect. Comme les autres Sahraouis de la prison, ils protestent contre les mauvais traitements, privations et violences qu’ils subissent, pratiques réprouvées par le droit selon la législation marocaine et internationale.

La famille quant à elle paraît avoir peur du régime marocain, le makhzen, et ne parle pas de ce que Salek leur confie. C’est donc par des amis que quelques informations récentes sont connues. Par exemple, fin mai 2013, Salek avait protesté contre les mauvais traitements par une grève de la faim illimitée qu’il avait suspendue après plus de 15 jours, la veille des examens du bac, auquel il a échoué. 
Ou encore, le 19 juillet, le gardien-chef fouille abusivement les affaires de Salek et déchire ses vêtements, ses livres et magazines. Quelques jours plus tard lors d’une nouvelle fouille, son téléphone portable lui est volé par le personnel pénitentiaire. Il n’a pas pu en racheter depuis cette date. Il semble qu’il y ait une entente entre le personnel pénitentiaire et les acteurs du marché noir de la prison.
Plus récemment, Salek a participé aux mouvements de grève de la faim de 24 ou 48 h menés par tous les prisonniers sahraouis enfermés dans la prison de Ait Melloul, prisonniers politiques et prisonniers de droits commun. http://apsoinfo.blogspot.fr/2014/03/em-151-prisonniers-sahraouis-en-greve.html

Salek a été arrêté le 13/10/2004 et incarcéré tout de suite à Sale 1. Le jugement a été rendu le 6/12/2005 par la cour militaire. Condamnation sans possibilité d’appel à la réclusion à perpétuité. L’accusation : meurtre d’un officier marocain.

Les faits relatés par les intéressés et les proches sont les suivants:
L’officier marocain en question est le violent agresseur d’une femme Sahraouie. Les faits se sont déroulés dans le quartier situé à côté de la route de Telimzoun à Tantan
Salek Laasairi, Saleh Amidan - 2 Sahraouis -, et Norrdin x, Hisqar x et Abdallah x, - 3 Marocains -, sont intervenus pour défendre et protéger la femme. Pendant que Salah Amidan l’éloignait, l’officier a provoqué et agressé les 4 autres, qui ont répondu à l’agression physique et raciste. Suite à la bagarre, ils ont laissé l’officier blessé sur place et sont partis. L’officier était alors vivant.

Trois jours après ces faits, la police est venue arrêter Salek chez lui. Les 6 protagonistes ont été arrêtés, les 5 jeunes et la femme agressée, pour la mort de l’officier.
Norrdin x avait volé le téléphone portable de l’officier marocain, et a ainsi été retrouvé. Pendant l’interrogatoire, Il a donné les noms des gens qui étaient avec lui. Tous ont été condamnés à diverses peines de prison ferme. Saleh Amidan à 10 ans, la femme à 2 ans. Salek, Norrdin, Hisqar et Abdallah à la réclusion à perpétuité. L’avocat de Salek était marocain, commis d’office. Il a été émis des doutes sur la qualité de l’enquête.
Lire la suite des horreurs subies par Salek sur http://ap-so.blogspot.fr/