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Affichage des articles dont le libellé est les détenus du 6 avril. Afficher tous les articles
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samedi 28 juin 2014

Les photos de la libérations des 11 détenus du 6 avril 2014

Par Souad G, Attac Maroc

En attendant d'envoyer plus d'informations: les 11 détenus du M20F ont été relâchés mais en liberté provisoire, leur procès est prévu le 26 juin.
Pour Haked Moad, le rappeur, son procès a eu lieu le 24/6*

Photos libération détenus de Casablanca :
Casablanca : Libérations des 11 détenus du 6 avril 2014 
Célébration des libérations des 11 détenus arrêtés lors de la manifestation intersyndicale du 6 avril 2014 à Casablanca. Accueillis dans local de la CDT,les parents, mères, familles, les ami-es et militant-es du M20F. Marche dans la ville en clamant victoire et résistance . Paroles de syndicalistes de CDT, Khadija Riadi de AMDH, Messaouidi des avocats de la défense, parole aux mères et intervention du père de Ayoub Boudad pour appel à résistance et unité. puis parole des jeunes détenus pour que la lutte continue en solidarité avec Moad Haked, le rappeur et l'ensemble des détenus au Maroc.
Voir toutes ces  photos de victoire et de joie, beaux moments qu'il ne faut pas bouder! Merci Souad !

 *
La défense de Mouad se retire du procès pour les raisons suivantes :  le juge a refusé.
 1-les vices de forme. 
 2- de convoquer les policiers plaignants.
 3- de convoquer le médecin délivrant certifs aux policiers.   
 4- de convoquer les témoins oculaires.
 5- de présenter les tickets objets de l'arrestation. ‪#‎FreeL7a9ed‬

samedi 21 juin 2014

Liberté provisoire pour les détenus du 11 février. Procès les 24 et 26 juin

En attendant d'envoyer plus d'informations: les 11 détenus du M20F ont été relâchés mais en liberté provisoire, leur procès est prévu le 24 juin.
Pour Haked Moad, le rappeur, son procès a été reporté au 26 juin.




Casablanca : Libérations des 11 détenus du 6 avril 2014 
Célébration des libérations des 11 détenus arrêtés lors de la manifestation intersyndicale du 6 avril 2014 à Casablanca. Accueillis dans local de la CDT, les parents, mères, familles, les ami-es et militant-es du M20F. Marche dans la ville en clamant victoire et résistance . Paroles de syndicalistes de CDT, Khadija Riadi de l'AMDH, Messaouidi des avocats de la défense, parole aux mères et intervention du père de Ayoub Boudad pour l' appel à la résistance et à l' unité. Puis parole des jeunes détenus pour que la lutte continue en solidarité avec Moad Haked, le rappeur et l'ensemble des détenus au Maroc.
Photos : libération des détenus de Casablanca :

Libération provisoire, aujourd'hui.des détenus de 6 avril


Photo de Hakim Sikouk.
Photo de Hakim Sikouk.Hakim Sikouk a ajouté 2 photos.
Libération provisoire, aujourd'hui.des détenus de 6 avril

  •  








Khouya Mhamed a ajouté

Félicitation aux détenus libérés, le combat continue !
Le procès des 6 est une attaque lâche dont le fond politique est fort scélérat...interdisant toute solidarité ou sympathisation du mouvement du 20fevrier avec les syndicats

vendredi 13 juin 2014

Maroc : La justice des riches emprisonne les jeunes militants

N'oublions pas les 11militants du M20F arbitrairement internés depuis le 6 avril 2014






ATTAC MAROC Membre du réseau CADTM




COMMUNIQUE DE PRESSE
La justice des riches emprisonne les jeunes militants. Appel à la solidarité de tous les défenseurs de la liberté


Le 22 mai 2014, le Tribunal de Première Instance de Casablanca a prononcé des jugements injustes à l’encontre de 11 militants du Mouvement du 20 février (M20F). Cinq d’entre eux ont été condamnés à une année de prison ferme, quatre autres à six mois de prison ferme et enfin deux derniers à deux mois de prison avec sursis et une amende de 5000 DH (voir la liste complète en fin du communiqué). Ces jeunes ont été arrêtés lors de la marche syndicale du 6 avril 2014 à Casa. Ils ont été poursuivis pour des motifs fallacieux comme la participation à une marche « non autorisée » et « l’agression de policiers ».

Depuis le début, nous assistons à un procès politique. Son but est de réprimer toute lutte dans les villes et campagnes marocaines. Cette criminalisation des militants survient dans un contexte où la situation socio-économique est explosive. Au même moment, le régime absolu prépare le terrain pour faire passer de nouveaux accords avec les Institutions financières internationales (IFI), dont les conditions ont été fixées par la DG du FMI lors de sa récente visite au Maroc.

Aux conditionnalités des IFI s’ajoutent le prochain Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA), en cours de négociation quasi-secrète avec l’UE. Ces accords s’accompagnent du démantèlement du tissu industriel et d’avantage de fragilisation des structures sociales au profit du grand capitalisme marocain et étranger. De facto, le Maroc perd sa souveraineté alimentaire et le chômage et la pauvreté sont en hausse. Les autres conséquences sont le pillage des secteurs publics à travers la privatisation et la gestion déléguée. Enfin, le « système dette » amplifie l’hémorragie des finances publiques.

Ce jugement inique, comme ceux qui l’ont précédé, est un message clair à tous jeunes de ce pays : « Soyez pauvres et taisez-vous ». Le régime veut nous priver du droit de réclamer un système politique, économique et social issu de la souveraineté populaire. Un régime qui assurerait à ses citoyens les besoins essentiels, au lieu de servir les profits du pays aux bourgeois de toutes les nationalités.

Une nouvelle fois le régime affiche son vrai visage. Face aux luttes populaires contre le pillage des ressources du pays, l’État n’a trouvé mieux que réprimer les militant-e-s du pays. Ce régime est devenu allergique à toute critique, comme en témoigne l’acharnement subi par le rappeur Mouad L7a9ed pour avoir osé chanter les maux du pays.

À ATTAC Maroc, nous condamnons l’atteinte aux libertés publiques et les procès politiques en cours qui touchent les militants des différents mouvements contestataires. Dans ce contexte, nous annonçons à l’opinion publique marocaine et internationale, ce qui suit :

Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et l’arrêt des poursuites à l’encontre des militants marocains.
Nous condamnons les politiques néocolonialistes des IFI, de l’UE et des USA poursuivies dans notre pays. Ces offensives visent à tirer le maximum de profit de nos richesses. Pour faire passer cette pilule amère, le régime n’hésite pas à réprimer et emprisonner toute voix contestatrice.

Nous appelons tous les mouvements contestataires et progressistes à unir leurs forces pour constituer un front commun contre ces politiques et bâtir un modèle économique au service des citoyens et de l’environnement.

Nous appelons tous les réseaux militants à travers le monde à multiplier les actes de solidarité avec les prisonniers politiques au Maroc.
22 mai 2014, à Rabat
Le secrétariat national d’ATTAC Maroc
Annexe : Liste des prisonniers politiques du « 6 avril »

  • 1 an de prison ferme : Hamid Alla, Abdellatif Sarsari, Hamza Haddi, Youssef Bouhlal et Ghani Zaâmoun,
  • 6 mois de prison ferme : Ayoub Boudad, Hakim Sarroukh, Mohamed Harrak et Mustapha Aârass,
  • Deux mois de prison avec sursis et 5000 DH d’amende : Amine Kabbabi et Fouad El-Baz
  • Pour la liste complète des prisonniers politiques : Visitez le site de l’Association de défense des droits de l’homme au Maroc : http://asdhom.org/?p=83612

http://lautreafrique.info/2014/05/31/maroc-la-justice-des-riches-emprisonne-les-jeunes-militants/
commentaires


  1. UNE JUSTICE TOTALEMENT ABSENTE
    Plainte déposé contre Mr B……………..Chef d’entreprise à Marrakech.
    Cour d’Appel de Marrakech le 26 février 2013 N° de Dossier 174-S-2013 la plainte concerne les motifs suivants :
    Tentative de corruption, tentative d’obstruction de preuve, tentative d’entrave au bon déroulement d’une action en justice concernant le dossier Réf Dossier : 12/192 Tribunal d’instance de Marrakech.
    A la suite de cette plainte j’ai fait appel à la presse marocaine, leur fournissant l’ensemble du dossier, avec un cd audio ou y figure plusieurs séquences d’enregistrements audio, effectués lors d’audiences au Tribunal d’instance de Marrakech et chez notre avocat, des fonctionnaires sont remis en causses, part Mr B……………ou leurs noms sont cité à plusieurs reprises, ou il est question d’enveloppes.
    Par la suite j’ai constitué un dossier complet que j’ai transmis à l’ICPC de Rabat (Instance Centrale de Prévention de la Corruption).
    Mon interlocuteur Mr Monsieur Abdel Haq après une communication téléphonique de France vers le Maroc me faisait savoir que mon dossier avait été transmis le 22 juillet 2013 au Ministre de la justice à Mr Ramid Mustapha sous le N° de dossier 5609
    Un Article de presse à été publié le 10 Juillet 2013 par le journal Assabah au Maroc, relatant notre histoire.
    Mais les autorités marocaines font la sourde oreille.
    Je déclare sur l’honneur l’exactitude de ces informations
    Fait à Nancy le 2/06/2014
    Mr Royet



  2. Le Maroc est une poudrière qui à tout moment risque d’exploser, les pauvres et les plus pauvres, sont les plus exploités par des salaires de misères ce qui leurs permet tout juste de pouvoir survivre au quotidien, leurs droits sont bafoués.
    Le Maroc n'est qu'une façade, il y a le décor et l'envers du décor, il y règne un capitalisme violent, et sans retenue, pourtant nous sommes un un pays musulman ou l’équité doit être présente, ou le respect ne dois pas avoir de frontière entre le pauvre et le riche, mais hélas nous sommes très loin de ces valeurs qui devraient être universelles.

    La plupart des dirigeants de nos pays musulmans, ce soucie guère de ceux qui souffrent dans le plus triste dénuement.

M20F : Report au 17 juin du procès en appel des « Onze du 6 avril »



Cour d’Appel de Casablanca – 12 juin 2014.
La cour a reporté au 12 juin sa décision concernant la demande de libération conditionnelle présentée par la défense au profit des neuf militants du Mouvement du 20-Février condamnés le 22 mai dernier à plusieurs mois de prison ferme.
Le dossier des neuf militants a été examiné en premier dès l’ouverture des audiences à 9H30. La salle était aux ¾ remplie des familles des accusés pour d’autres procès (notamment pour des affaires de drogue). Très peu de militants du M20F dans le public. Ces derniers étaient réunis à l’extérieur du tribunal (à proximité de l’entrée du boulevard Mohamed V) surveillés de près par plusieurs véhicules des forces de l’ordre. Les militants, dont en particulier des membres de l’UMT (aile dirigée par A. Amine qui tenait le mégaphone) ont scandé des slogans de soutien aux prisonniers, à leurs familles et au M20F.
Sur une dizaine d’avocats présents, six ont pris la parole, dont deux qui n’étaient pas présents au procès en première instance. Le bâtonnier A. Benamer n’était pas présent ce jeudi.
Comme lors du procès en première instance, les avocats ont choisi une défense politique, affirmant l’innocence des accusés et demandant leur libération conditionnelle en estimant qu’ils étaient de « vrais militants », des étudiants ou de jeunes travailleurs, qui soutiennent « les demandes légitimes » du peuple, dont la défense de « l’indépendance de la justice », qu’ils sont contre la violence et qu’ils protègent les biens d’autrui lors des manifestations contre les déprédations des délinquants. En résumé, ils n’auraient jamais du être interpellés, arrêtés, poursuivis, maintenus en détention préventive et encore moins condamnés au vu du fait que leur manifestation n’était pas interdite, que les trois centrales syndicales organisatrices de la marche du 6 avril ont témoigné en leur faveur, que les violences contre les membres des forces de l’ordre ne sont attestées que par de faux certificats médicaux et qu’ils présentent toutes les garanties de représentation en cas de liberté conditionnelle. Une avocate a même demandé au président et à ses assesseurs si les lois, la constitution et les conventions internationales signées par l’Etat qui garantissent un Etat de droit ne servaient que « pour l’image du pays à l’étranger afin d’obtenir des prêts et des investissements ». Me Messaoudi a également fait appel au « père » qui aime ses enfants et au « patriote » qui aime son pays.
Le procureur est intervenu alors très brièvement pour ne pas s’opposer à la demande de la défense (à la surprise générale). La cour a annoncé qu’elle mettait sa décision en délibéré pour le 17 juin prochain.
Pour ceux et celles qui ne l’ont pas reçu, voici le résumé du procès en première instance :
Les 11 militants du mouvement du 20-Février (M20F) ont été arrêtés le 6 avril 2014 à Casablanca au cours d'une manifestation organisée par les trois principales confédérations syndicales du Maroc qui entendaient protester contre la politique sociale du gouvernement. Ils ont été accusés de participation à manifestation non autorisée et à violence contre agents dans l'exercice de leurs fonctions.
Ils ont été arrêtés par des policiers en civil, presque vers la fin de la manifestation en plein centre de la ville, brutalisés et jetés dans des fourgonnettes de la police qui attendaient. Au cours de leur interrogatoire, les policiers voulaient leur faire dire qu'ils ont vu tel ou tel camarade frapper des policiers. Sur les 11, 9 ont refusé de signer le procès verbal de leur interrogatoire pour cette raison principalement et ont été jetés en détention préventive et condamnés par la suite aux peines les plus dures. Les deux derniers, dont le PV ne comportait pas de telles fausses accusations, ont accepté de le signer et ont été laissés en liberté provisoire en attendant leur procès. Ils ont été relaxés par la suite de l'accusation de violence contre agents mais condamné à deux mois avec sursis pour participation à manifestation non autorisée.
Au bout de 7 audiences épuisantes, les condamnations sont tombées tard le 22 mai.
Hamid Alla, Youssef Bouhlal, Abdellatif Essarsi, Hamza Haddi et Abdelghani Zeghmoun, ont été condamnés à 1 an ferme pour les deux chefs d'inculpation.
Mustaphaa Aarass, Ayoub Boudad (19 ans, surnommé Simpson parce qu'il a une vague ressemblance avec Bart Simpson, incarcéré au Centre de Réforme de Oukacha), Mohamed Harraq et Hakim Serroukh, ont été condamnés à 6 mois de prison ferme pour les deux chefs d'inculpation.
Fouad Al Baz et Amine Lekbab, les seuls qui ont comparu en liberté provisoire, ont été condamnés à deux mois avec sursis pour uniquement participation à manifestation non autorisée.
Tous les 11 ont en outre été condamnés à verser des dommages et intérêts de 50.000 dirhams à la direction générale de la sécurité nationale (DGSN), partie civile.
Leur arrestation et leur procès ont été émaillés de plusieurs violations du code de procédure pénale et des droits de la défense. Le juge et le procureur du roi affirmant à chaque interpellation de la défense qu'il s'agissait d'"un procès ordinaire", faisant semblant d'oublier le dispositif policier. la présence de nombreux avocats dont des ténors de la profession, des journalistes (dont quelques étrangers), des observateurs d'ONG (Amnesty, CNDH). Ils ont de même refusé la comparution des "victimes", c'est à dire les policiers qui auraient été agressés et qui n'étaient représentés que par une seule avocate. Cette dernière n'a ouvert la bouche qu'une seule fois, à la fin du procès, pour réclamer des dommages et intérêts pour ses clients.
Malgré les demandes insistantes du comité de défense, composé d'une douzaine d'avocats et d'avocates, avec à leur tête l'ex-bâtonnier Abderrahmane Benamer (plus de 80 ans, présent à chaque audience depuis Rabat), les audiences ont été organisées dans l'une des plus petites salles du tribunal de première instance de Casablanca.
La publicité des audiences n'a pas été respectée. A chacune des 7 audiences, le tribunal était encerclé depuis l'enceinte extérieure jusqu'à la salle d'audience par des policiers, contrôlant les entrées, interdisant l'entrée aux jeunes soupçonnés d'êtres des militants du M20F, à des parents des accusés et même à une occasion à l'un des accusés laissé en liberté provisoire (Fouad). Le juge Saadaoui et le procureur du roi ont prétendu à chaque fois que les audiences étaient publiques puisque "les portes de la salle sont ouvertes". Ils ont de même nié "avoir donné des ordres pour interdire l'entrée à quelque personne que ce soit". Comme ils ne répondaient pas à la question "Qui a donc donné l'ordre de boucler le tribunal?", un avocat s'est même écrié "Serions nous dans un Etat où la police fait la loi? Un Etat policier?".
Par contre, des individus recrutés dans la pègre (baltagia) étaient à chaque audience autorisés à entrer.
Les audiences devaient commencer à 16h mais le juge traitait en premier les très nombreux flagrants délits et n'appelait le dossier des "Onze" qu'en dernier, soit vers 20h. Les familles qui étaient venues pour soutenir les pauvres bougres qui comparaissaient individuellement ou en grappes, s'en allaient au fur et à mesure. Ainsi le bon peuple n'assistait pas au procès politique et ne risquait pas d'entendre les envolées enflammées des avocats.
Parmi les aberrations du procès, les avocats ont récusé les certificats médicaux (rédigés en français) présentés par la police parce qu'ils étaient presque tous datés de 10h alors que les arrestations ont eu lieu après 12h! A la dernière et 7e audience seulement, le procureur a daigné aborder ce sujet en déclarant solennellement: "J'ai fait une enquête. Il s'avère qu'il s'agit de 10 h du soir". La réaction de la salle a été l'hilarité générale. Ce procureur s'est distingué également à une autre occasion qui a provoqué l'hilarité générale lorsque il a voulu prouver que le procès était conduit normalement puisque "la justice et donc la monarchie marocaines sont plus anciennes que même les monarchies britannique et espagnole".
Il va sans dire que les avocats ont réclamé en vain la comparution des "victimes". A la dernière audience avant le prononcé de la sentence, le juge a fini par concéder "Il sera fait appel aux victimes en cas de besoin". Il n'y a plus jamais eu d'audience depuis.
Le procès a été marqué également par le mépris total de la part du juge, qui ne respectait que le décorum. A titre d'exemple, il n'a même pas écouté le réquisitoire du procureur du roi, montrant ainsi ostensiblement qu'il en connaissait le contenu, vide par ailleurs de toute logique, par coeur. A une occasion un avocat a renoncé à intervenir parce que le juge refusait de lever les yeux d'un document qu'il compulsait.
Au cours de son interrogatoire des accusés, il s’est distingué par une hargne particulière et revenait sans arrêt à la charge pour faire dire aux accusés qu’ils étaient « membres du mouvement du 20 février », qu’ils étaient « solidaires » des autres membres du MF20, qu’ils étaient venus à la manifestation du 6 avril à l’appel du M20F. Il a poursuivi ses questions malgré toutes les dénégations des accusés et les tentatives d’intervention de la défense. A ce moment du procès, le juge n’a plus continué de faire semblant (qu’il était là pour rendre « une bonne justice » dans un procès ordinaire), il a montré clairement qu’il voulait condamner les onze pour appartenance à une organisation non autorisée qui s’appelle le Mouvement du 20 Février et uniquement pour cela.

lundi 9 juin 2014

Le jeudi 12 juin :Caravane de solidarité avec les détenus du 6 avril

Pour la caravane de solidarité avec les détenus du 6 avril vers le tribunal de la Cour d'Appel à Casablanca :

 Rassemblement jeudi 12 juin. 
point de départ: auto-hal 
à 7 h du matin 
Appel à tous les militants et militantes : 
soyons nombreux si possible motorisé(e)s pour pouvoir transporter ceux et celles qui ne peuvent y aller par leurs propres moyens.

samedi 7 juin 2014

“Détenus du 6 avril” :Nouveau sit-in des militants du 20-Février à Casablanca




K. Alaoui , Aufait
Militants, proches des condamnés et membres de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) ont tenu, dimanche, à Casablanca, un sit-in devant la prison d'Oukacha. /K. Alaoui
Militants, proches des condamnés et membres de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) ont tenu, dimanche, à Casablanca, un sit-in devant la prison d'Oukacha. /K. Alaoui Agrandir

Scandant “Libérez nos détenus politiques”, ces manifestants ont réclamé la liberation des cinq militants mouvement du 20-Février. /K. Alaoui
Des manifestants, dimanche, à Casablanca, devant la prison d'Oukacha. /K. Alaoui Agrandir

Scandant “Libérez nos détenus politiques”, ces manifestants ont réclamé la liberation des cinq militants mouvement du 20-Février. /K. Alaoui Agrandir

Si les ONG affirment que les militants du 20-Février ont été arrêtés après avoir scandé des slogans “contre le régime dans son ensemble”, la police soutient que des membres des forces de l'ordre avaient été blessés, lors de cette marche. /K. Alaoui Si les ONG affirment que les militants du 20-Février ont été arrêtés après avoir scandé des slogans “contre le régime dans son ensemble”, la police soutient que des membres des forces de l'ordre avaient été blessés, lors de cette marche. /K. Alaoui Agrandir
Militants, proches des condamnés et membres de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) ont tenu, dimanche, à Casablanca, un sit-in devant la prison d'Oukacha. Scandant “Libérez nos détenus politiques”, ces manifestants ont réclamé la libération des cinq militants du mouvement du 20-Février, condamnés il y a quelques jours par le tribunal de première instance d'Aïn Sbaâ à des peine allant jusqu'à un an de prison ferme. Ils ont été inculpés pour “organisation d'une manifestation non autorisée” et “violences envers des fonctionnaires de police”. Les manifestants ont aussi réclamé la libération de l'ensemble des détenus issus du même mouvement.
Ces cinq militants avaient été interpellés, le 6 avril dernier, en marge d'une “marche nationale” organisée par les trois grandes centrales syndicales du pays, en protestation contre la politique du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.
Si les ONG affirment que ces militants ont été arrêtés après avoir scandé des slogans “contre le régime dans son ensemble”, la police soutient que des membres des forces de l'ordre avaient été blessés, lors de cette marche.

Un autre militant arrêté à Casablanca
En marge de ce sit-in, des sources concordantes ont fait état de l'arrestation d'Oussama Hassan, membre du mouvement du 20-Février, qui s'était dit, début mai, victime d'une agression de la part de trois inconnus.
Dans son témoignage posté sur YouTube, ce militant dit avoir été insulté, frappé, agressé sexuellement, tabassé et brûlé par trois agresseurs.
Dimanche, des policiers en civil l'ont arrêté dans le quartier Sidi Bernoussi, alors qu'il se trouvait dans la voiture d'un membre de l'AMDH, à en croire le site d'information Febrayer, qui publie l'information.
Selon la même source, qui cite le procureur général du Roi à Casablanca, une enquête approfondie a été menée par la police judiciaire, au lendemain de la publication de la vidéo d'Oussama. La police aurait conclu que les faits racontés n'ont pas eu lieu, et a décidé de le poursuivre, en état d'arrestation, pour faux témoignage, selon la même source.
K. Alaoui