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Affichage des articles dont le libellé est Mouad El Haqed. Afficher tous les articles
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jeudi 24 juillet 2014

Affaire El Haqed - Lettre ouverte à Mr El Mustapha Ramid

Dans une lettre ouverte au ministre marocain de la Justice et des Libertés El Mustapha Ramid, 12 organisations de défense des droits à la liberté d'expression, la culture et les arts ont condamné la peine de quatre mois de service contre Mouad Belghouate issue d'un procès qui ne respecte pas les normes internationales ...
http://freemuse.org/maroc-lettre-ouverte-a-mr-el-mustapha-ramid

samedi 5 juillet 2014

L’Etat marocain s’acharne contre un artiste critique.


 

Le Bureau de l’AMDH-Paris/Ile-de-France, Paris, le 3 juillet 2014

 L’Etat marocain s’acharne contre un artiste critique. Condamnation pour la troisième fois en l’espace de trois ans du rappeur Mouad Belghouat, alias Elhaked, militant du mouvement du 20 février.

Le verdict est tombé. Mouad Belghouat, artiste du mouvement du 20 février, est condamné à quatre mois de prison ferme avec des dédommagements et une amende allant jusqu’à 15500 dirhams (environ 1380 euros), le mardi 1er juillet 2014, par le tribunal de première instance d’Aïn Sbae de Casablanca. C’est la troisième fois qu’il est condamné dans des conditions loin des exigences minimales d’un procès équitable.
La première fois, il a été arrêté le 9 septembre 2011 suite à une plainte déposée par un membre de « l’alliance royale » accusant Mouad de l’avoir agressé. Le juge du tribunal d’Aïn Sbae à Casablanca l’a condamné à 4 mois de prison et 500 DH d’amende. Il est libéré le 12 janvier 2012. Son procès a connu plusieurs incohérences et contradictions entre procès-verbal de police et les déclarations du plaignant. Son cas a connu une large mobilisation citoyenne et a été soutenu par plusieurs organisations telles que l’Association Marocaine des Droits Humains, Amnesty International et Human Rights Watch.
La deuxième fois, il est arrêté le 29 mars 2012 et est accusé d’« «outrage envers un corps constitué» (article 265 du code pénal). Le tribunal s’est appuyé sur une chanson diffusée sur internet sous l’intitulé de « Chiens de l’Etat ». Il a été condamné à 1 an de prison ferme et a été libéré le 28 mars 2013.
Aujourd’hui, avec la nouvelle condamnation, il va de soi que l’Etat s’acharne contre Mouad en particulier et les militant(e)s du mouvement du 20 février en général. Il a été interpellé au départ pour « trafic illicite de billets d’un match de foot », « ivresse sur voie publique » et « violence envers un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions » (article 267 du code pénal marocain). Ce nouveau procès a connu plusieurs irrégularités : non-respect du caractère public de l’audience, procès-verbal falsifié, refus d’entendre les témoins à charge et à décharge, refus de convoquer les plaignants, refus de convoquer le médecin ayant délivré des attestations médicales aux deux plaignants. Mouad ainsi que sa défense ont quitté le tribunal en dénonçant un procès fabriqué, loin des critères minimalistes de procès équitable (violation des articles 291-323 du code de procédure pénal, violation de l’article 23 de la constitution, violation des engagements de l’Etat marocain, notamment l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques).
Connu pour ses chansons virulentes envers les pouvoirs en place comme « Klab Edawla » (Les chiens de l’Etat) ou encore « baraka » (Assez !), il est considéré comme le chanteur du mouvement du 20 février.
Par ce communiqué, l'AMDH-Paris/Ile-de-France :
  • Dénonce l’acharnement de l’État marocain contre un rappeur engagé. Les opinions de Mouad Belghouat ne sauraient justifier un tel acharnement. L’État doit garantir le respect de la liberté d’expression et tenir ses engagements.
  • Demande l’arrêt des poursuites de l’État marocain contre Mouad Belghouat, sa libération immédiate et l’abandon de toutes les charges contre ce jeune rappeur.
  • Alerte l’opinion publique, nationale et internationale, sur l’accélération de la répression au Maroc malgré la recrudescence du discours sur le respect des droits humains et les opérations de communications autour de cela. Le Maroc avance à deux vitesses. Il adopte un double discours. Signature de conventions des droits humains, déclarations de bonne foi, multiplication de textes, etc. et en même temps : la torture, la détention politique, la répression des manifestant(e)s, les intimidations, les harcèlements, les condamnations, etc. persistent.
  • Appelle toutes les personnes et organisations militantes au Maroc, en France et ailleurs à faire pression pour obtenir la libération immédiate de Mouad Belghouat et tou(te)s les prisonniers politiques et d’opinion.

Le Bureau de l’AMDH-Paris/Ile-de-France, Paris, le 3 juillet 2014

Contact :
  • Tél : 06 18 66 15 58
  • Email : amdh.paris@gmail.com
  • Facebook: AMDHParis
  • Site web: www.amdhparis.org
  • Twitter : @AMDHParis
  • ---------------------------------------
  • Une image,un drapeau noir triptyque de dignite, justice ,liberte, portrait d'un detenu politique parmi des centaines et une enfant qui porte fougueusement les maux des grands . On ne nait pas militant(e), on le devient.

     

Rapport relatif au procès du 24 juin 2014 (5ème séance) du rappeur MOUAD EL HAKED, prisonnier d'opinion.


Khadija AinaniPar Khadija Ainani, 5/7/2014
Rapport relatif au procès du 24 juin 2014 (5ème séance) du rappeur MOUAD EL HAKED et à la sentence rendue à son encontre le 1/7/2014
MOUAD BELGHOUAT, plus connu sous le nom de MOUAD EL HAKED, chanteur critique vis-à-vis de l’État marocain, a comparu pour la cinquième fois devant un tribunal à CASABLANCA ; il est accusé entre autres de vente de billets au marché noir d’un match de foot-ball, d’agression des forces de l’ordre et d’ivresse caractérisée ; il est poursuivi, entres autres, selon les articles 263 et 267 du code pénal.
D’après le rapport d’un membre de la commission administrative de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), qui a assisté au procès, de déclarations d’avocats (dont certains dépêchés par l’AMDH) qui ont assisté l’accusé et d’articles parus dans les journaux électroniques, le procès de MOUAD EL HAKED a été entaché de plusieurs violations :
- Les forces de l’ordre ont tout d’abord encerclé la salle du tribunal et ont refusé l’accès aux visiteurs ; devant les protestations des membres de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) qui ont rappelé que les séances devaient être ouvertes au public, les forces de l’ordre ont procédé à un filtrage et ont permis à quelques membres ( dont le membre de la commission administrative) d’accéder à la salle du tribunal.
- Le juge a refusé de visionner une vidéo qui montre que l’accusé a été l’objet de mauvais traitements lors de son arrestation par les forces de l’ordre
- Le juge n’a pas pris en considération les allégations de mauvais traitements subis au commissariat (violences verbales et physiques et propos humiliants)
- Le juge a refusé de mettre à la disposition des avocats les billets du match, objets d’arrestation
- Le juge a refusé la comparution de témoins à charge et à décharge comme il a refusé la comparution du médecin qui a délivré un certificat médical à un membre des forces de l’ordre
Face à cette volonté du juge de se contenter du procès verbal de la police (que l’accusé n’a pas signé), les avocats ont décidé de se retirer de la salle d’audience en signe de protestation contre un procès « qui ne répond pas aux critères d’un procès équitable » ; l’accusé a aussi affirmé qu’il ne comparaitrait plus devant le tribunal.
A signaler que l’accusé a déclaré que son interrogatoire ( chez la police) n’a nullement porté sur les accusations ci-dessus mais plutôt sur son œuvre artistique..
Le mardi 1/7/2014 le tribunal a prononcé une sentence à l’encontre de MOUAD EL HAKED : quatre mois de prison ferme, 15000 dh d’indemnités au profit des policiers supposés victimes d’agression et 500 dh d’amende. Le juge a ainsi abandonné les accusations de vente de billets au marché noir et d’ivresse caractérisée pour ne retenir que l’agression contre les forces de l’ordre. On peut dès lors spéculer sur les motifs qui ont poussé EL HAKED à « agresser » des policiers dans l’exercice de leur fonction.
Compte tenu du déroulement du procès et de la condamnation, il est fort probable que le procès n’ait rien à voir avec un procès équitable et que EL HAKED a été jugé et condamné pour ses chansons critiques vis-à-vis des forces de police et de l’ETAT.
EL HAKED est victime de sa liberté d’opinion et d’expression.
Rappelons par ailleurs que MOUAD EL HAKED a été condamné et a purgé une année de prison ferme en 2012 pour une chanson et qu’AMNESTY et HUMAN RIGHT WATCH l’avaient adopté comme prisonnier d’opinion ; de même EL HAKED a tenté en 2014 d’organiser une conférence de presse mais les autorités l’ont interdite de manière abusive

Communiqué de Marie-Christine Vergiat : Stop au harcèlement judiciaire contre Mouad Belghouate


Communiqué de Marie-Christine Vergiat, députée européenne Front de Gauche
Stop au harcèlement judiciaire contre Mouad Belghouate
Le rappeur marocain Mouad Belghouate, plus connu sous son nom de scène de "Lhaqed"(l'Enragé), a été condamné hier à quatre mois de prison - sa troisième condamnation en moins de trois ans.
Artiste engagé, militant actif du Mouvement du 20 février, il est arrêté une première fois le 10 septembre 2011 à la suite d'une altercation avec une personne se disant « monarchiste ». Le 15 janvier 2012, Mouad Belghouat est condamné à 4 mois de prison, peine correspondant à la durée qu'il a passée en détention, et il est relâché à l'issue du procès, grâce à une forte mobilisation nationale et internationale.
Sa liberté sera de courte durée puisqu’il est à nouveau condamné en mars 2012 à un an de prison ferme pour « outrage à un officier public dans le cadre de ses fonctions ». Il était en réalité poursuivi pour l’une de ses chansons, dans laquelle il dénonçait la corruption de la police marocaine.
A 26 ans, Mouad est devenu un symbole, celui d’une jeunesse exclue, marginalisée, sacrifiée, révoltée, et une justice aux ordres lui en fait payer le prix.

Le parallèle avec la Tunisie et notamment le cas de Weld El 15, autre rappeur heureusement libéré en décembre 2013, saute aux yeux

Au Maroc, en Tunisie, comme ailleurs, la liberté pour les artistes reste un combat ! Or il ne peut y avoir de réelle démocratie sans que cette liberté soit pleine et entière.

Maroc : Le pouvoir veut faire taire le rappeur Lhaqed


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El Watan, 3/7/2014



Human Rights Watch (HRW) a dit craindre hier un jugement «inéquitable» et à caractère «politique» à l’encontre du rappeur Mouad Belghawat, une figure du mouvement proréformes au Maroc, condamné la veille à une peine de prison ferme.


Arrêté en mai en marge d’une rencontre de football à Casablanca, Lhaqed (le «rancunier», son surnom), 26 ans, a écopé de quatre mois de prison pour «ébriété sur la voie publique» et «atteinte à agents des forces de l’ordre». Le chanteur, qui a clamé son innocence, a déjà purgé deux peines de prison dans un passé récent, dont la précédente entre mars 2012 et mars 2013 pour «outrage à la police», en raison d’un clip diffusé sur YouTube.
 Ce nouveau jugement «soulève des préoccupations quant au fait que la justice marocaine l’ait une nouvelle fois condamné pour son message politique», a estimé HRW dans un communiqué.
«Ce ne serait pas la première fois qu’un procès inéquitable basé sur des accusations de droit commun servirait de prétexte pour faire taire une voix critique au Maroc», a déclaré la directrice pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, Sarah Leah Whitson. L’ONG avance que le tribunal a refusé «toutes les requêtes» de la défense visant à entendre les deux policiers blessés — qui s’étaient portés partie civile — ainsi que le médecin ayant signé leur rapport médical.
Un des avocats du rappeur, Mohamed Messaoudi, a indiqué mardi à l’AFP que la décision d’interjeter l’appel n’avait pas encore été prise, Mouad Belghawat ayant déjà purgé près de la moitié de sa peine. Ce chanteur est une des figures du mouvement du 20 Février né durant le Printemps arabe, qui réclame des réformes politiques et sociales profondes au Maroc.  
 rédaction internationale


  réaction :
Langiri   le 03.07.14 | 11h20

Les artistes visés dans le Maghreb

ça appelle le caricaturiste algérien condamné lui aussi pour crime de lèse majesté pour une caricature concernant le roi d'Algérie (président à vie=roi).
Malheureusement les pouvoirs en place au Maghreb qui rivalisent de médiocrité sont devenue la risée de tous les comiques du monde.
Un roi complexé et décalé au Maroc et un autre arrogant et filou en Algérie. Espérons que la Tunisie s'en sorte. Quand à la Libye malheureusement en plein dans l'œil des sionistes, elle n'est pas sorti de l'auberge. 


http://youtu.be/3s3h3U3gHz0

Injustice: 4 mois de prison pour L7a9ed

Par Souad G, 1/7/2014
Le verdict vient d'être prononcé  ce mardi  1 juillet contre Moad Haked au tribunal de Casablanca:
4 mois de prison et amende de 10000dh 
 
Les charges retenues contre Haked :
- agression contre policiers
- ivresse sur lieu public
 
La charge de vente de billets n'a pas été retenue.
Moad restera en détention jusqu'à la fin de sa peine : le 18 septembre 2014
 
Rappel des faits: 
 Moad Haked , jeune rappeur aux paroles engagées , figure emblématique du M20F ( mouvement du 20 Février)  jeune issu du quartier populaire de Casablanca, qui a été condamné lors de 2 autres procès et a purgé sa peine dans la prison de Oukacha. 
Devenu porte-voix de la jeunesse exclue, marginalisée, sacrifiée, révoltée, il est condamné sous de fausses inculpations  par une justice aux ordres. Ses chansons et cd passent sous le manteau, ses paroles défient un pouvoir qui cherche à briser toute voix qui percute.
Rien ne fera taire tou-te-s ceux qui disent et le crient fort : Nous sommes tous Hakedines (Haked : révolté)

..........

  4 mois de prison pour L7a9ed


h24info.ma, 1/07/2014, A.C. avec AFP
Le rappeur, lauréat en 2012 du prix de l'intégrité de l'ONG Transparency Maroc, est à nouveau incarcéré à la prison d'Oukacha.
Le rappeur, lauréat en 2012 du prix de l'intégrité de l'ONG Transparency Maroc, est à nouveau incarcéré à la prison d'Oukacha. ©Yassine Toumi
Le verdict vient de tomber pour le rappeur et militant Mouad Belrhouat, condamné pour "ébriété sur la voie publique" et ""violences contre des agents des forces de l'ordre".
Ce mardi 1er juillet, le verdict est tombé pour L7a9ed: le rappeur a une nouvelle fois été condamné à une peine de prison -4 mois ferme- au terme d'un procès pendant lequel sa défense a dénoncé à plusieurs reprises la partialité du tribunal. Il devra aussi verser 15.000 dirhams aux deux policiers blessés qui s'étaient portés partie civile, ainsi qu'une amende de 500 dirhams.

Jugement rendu en l'absence du prévenu et de ses avocats
Le jugement a été rendu en l'absence du prévenu et de ses avocats, qui se sont retirés lors de la dernière audience, la semaine dernière, déplorant que le tribunal n'ait "retenu aucune de (leurs) requêtes", dont "la convocation des officiers de police judiciaire ayant rédigé les PV" et celle "des témoins à décharge". L'accusation, quant à elle, avait demandé un "jugement exemplaire" contre un "récidiviste", avec des dommages et intérêts "de 100.000 dirhams pour chacun des deux policiers blessés".

Un jugement "injuste" après un procès "inéquitable"
Contacté par l'AFP, un de ses avocats, Mohamed Messaoudi, a évoqué un jugement "injuste au terme d'un procès inéquitable". "Mouad est une victime (...). On va se concerter pour décider de la suite à donner", a-t-il ajouté, tout en notant que son client avait déjà purgé près de la moitié de sa peine.

Cette fois-ci, ce n'est pas -directement- pour son militantisme aux côtés du Mouvement du 20 février ou pour le texte -critiquant la police- d'une de ses chansons que "Lhaqed/ L7a9ed"  ("le rancunier") a été condamné. Il avait été arrêté le 18 mai dernier en marge du match Raja-MAT et inculpé pour "ébriété sur la voie publique", "violences contre des agents des forces de l'ordre", "insultes" et "vente de billets au marché noir". Ces deux dernières accusations n'ont pas été retenues.

Lors de son inculpation, des artistes -marocains et du monde- mais aussi des supporters du Raja (le rappeur allait assister à l'un de leurs matchs quand il a été arrêté) s'étaient mobilisés, demandant sa libération.



Sur le même sujet

samedi 28 juin 2014

Maroc: nouvelle comparution pour le rappeur « Lhaqed », jugement le 1er juillet


Par Mohamed Khouya, 26/6/2014

Le rappeur Mouad Belghawat, considéré comme le chanteur du mouvement du 20-Février, a comparu mardi pour « atteinte à agents des forces de l’ordre » devant le tribunal de Casablanca qui a mis son jugement en délibéré au 1er juillet. Agé de 26 ans, « Lhaqed » (« le rancunier », son surnom) a été arrêté le mois dernier en marge d’une rencontre de football et inculpé pour « ébriété sur la voie publique », « atteinte à agents des forces de l’ordre », « insultes » et « vente de billets au marché noir ».
Il est incarcéré à la prison d’Oukacha, d’où il était sorti en mars 2013 après avoir purgé une peine d’un an pour « outrage à la police », en raison d’un clip diffusé sur Youtube. Il lui avait notamment été reproché un photomontage d’un policier dont la tête avait été remplacée par celle d’un âne.
Mardi, les demandes de remise en liberté provisoire des avocats du rappeur, qui a clamé son innocence, ont toutes été refusées, et le jugement a été mis en délibéré au 1er juillet.
Durant cette dernière audience, la défense a par ailleurs décidé de se retirer, affirmant que le tribunal n’avait « retenu aucune de (ses) requêtes », dont « la convocation des officiers de police judiciaire ayant rédigé les PV » et celle « des témoins à décharge ».
La partie civile a pour sa part demandé un « jugement exemplaire » contre un « récidiviste », avec des dommages et intérêts « de 100.000 dirhams (9.500 euros environ) pour chacun des deux policiers blessés ».
Le rappeur, lauréat en 2012 du prix de l’intégrité de l’ONG Transparency Maroc, a sorti en février un nouvel album, dont la présentation dans une librairie de Casablanca avait été interdite selon les organisateurs.
Né durant le Printemps arabe, le mouvement du 20-Février, dont il est l’une des figures, réclame des réformes politiques et sociales profondes au Maroc.
Ses activités ont décliné depuis un an, les militants dénonçant une répression à leur égard. Les autorités affirment de leur côté que l’essentiel des revendications ont été satisfaites avec l’adoption à l’été 2011 d’une nouvelle Constitution, sur initiative royale. »

samedi 21 juin 2014

Maroc : Lhaqed s'est vu refuser la liberté provisoire. Procès reporté au 24 juin.






Par ,





Affiche de soutien au rappeur marocain.
La justice marocaine a refusé la demande du chanteur pro-réformes, arrêté en marge d'un match de football, le mois dernier. Neuf autres militants ont obtenu gain de cause.
Le tribunal d'Aïn Sebaa, près de Casablanca, a rejeté mardi soir une demande de remise en liberté provisoire du rappeur Mouad Belghawat, alias Lhaqed (le rancunier), considéré comme le chanteur du mouvement marocain pro-réformes du 20-Février. Âgé de 26 ans, Lhaqed est actuellement jugé pour ébriété sur la voie publique, atteinte à agent des forces de l'ordre, insultes et vente de billets au marché noir, à la suite de son arrestation en marge d'un match de football le mois dernier. Le rappeur, qui plaide son innocence, a réclamé, à de multiples reprises, sa remise en liberté provisoire. Au terme d'une audience houleuse de plus de quatre heures, son procès a été reporté au 24 juin, selon un correspondant de l'AFP.
Lhaqed est écroué à la prison d'Oukacha, où il a déjà purgé une peine d'un an - jusqu'en mars 2013 - après sa condamnation pour outrage à la police, liée à la diffusion d'un clip sur YouTube.
Neuf autres militants du mouvement du 20-Février emprisonnés à la suite de leur arrestation en avril en marge d'une manifestation ont, eux, été remis en liberté provisoire, lors d'une audience en appel, a-t-on appris de sources judiciaires. Ils avaient été arrêtés le 6 avril durant une marche syndicale ayant rassemblé 10.000 personnes à Casablanca dans le but de protester contre la politique du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.
Né durant le Printemps arabe, le mouvement du 20-Février réclame des réformes sociales et politiques profondes, mais ses activités ont décliné à cause de la répression. Les autorités affirment, quant à elles, que les principales revendications ont été satisfaites avec l'adoption à l'été 2011 d'une nouvelle Constitution, à l'initiative du roi
 http://www.lefigaro.fr/musique/2014/06/20/03006-20140620ARTFIG00018-maroc-lhaqed-s-est-vu-refuser-la-liberte-provisoire.php

Liberté provisoire pour les détenus du 11 février. Procès les 24 et 26 juin

En attendant d'envoyer plus d'informations: les 11 détenus du M20F ont été relâchés mais en liberté provisoire, leur procès est prévu le 24 juin.
Pour Haked Moad, le rappeur, son procès a été reporté au 26 juin.




Casablanca : Libérations des 11 détenus du 6 avril 2014 
Célébration des libérations des 11 détenus arrêtés lors de la manifestation intersyndicale du 6 avril 2014 à Casablanca. Accueillis dans local de la CDT, les parents, mères, familles, les ami-es et militant-es du M20F. Marche dans la ville en clamant victoire et résistance . Paroles de syndicalistes de CDT, Khadija Riadi de l'AMDH, Messaouidi des avocats de la défense, parole aux mères et intervention du père de Ayoub Boudad pour l' appel à la résistance et à l' unité. Puis parole des jeunes détenus pour que la lutte continue en solidarité avec Moad Haked, le rappeur et l'ensemble des détenus au Maroc.
Photos : libération des détenus de Casablanca :

samedi 28 septembre 2013

Nouvelle chanson de Moad Haked

de Souad G.
 Lhaqed évoque le scandale des microcrédits au Maroc
Drograp ضحايا القروض الصغرى rap maroc 2014
http://youtu.be/d2bDObtK03M

lundi 6 mai 2013

Présentation du livre "le petit berger qui devint communiste"


La présentation du livre "le petit berger qui devint communiste". L'activité organisée par l'AMDH, section de Mohammedia, a connu un grand succès. Il a dépassé les attentes des organisateurs. Aussi bien par la nombreuse assistance, que par la qualité des présentations (faites par la militante Mounia Belkadi en français et par Abdellatif Sardi en arabe), et des interventions de la salle. La modération assurée par le militant Mehdi Nassi, l'organisation de la salle ... assurée par les militants Morad Kertachi et Kerrad Abderrahim étaient sans fausse note aucune. Plusieurs intervenantEs ont contribué au succès de cet extraordinaire après-midi. Latifa Kandoussi, Mohammed Moussaoui, Hsaïn, Khadija Wahid...étaient simplement extraordinaires. Mouad El Haked, des bidonvillois, des ouvrières, des ex prisonniers politiques, des camarades, des amis et des membres de la la petite famille (Lahcen, Saïd, Khadija, Rabea, Rafik...),tous et toutes étaient là. Merci tout le monde. Ali Fkir, le samedi 4 mai 2013     Voici le texte de présentation du livre de Ali Fkir « Le petit berger qui devint communiste », pour toute personne qui aimerait le lire ou en avoir une idée.
- En français (Mounia):
 https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2VlTC54zti8#! - En arabe (Mehdi, Sardi) http://www.youtube.com/watch?v=56DO1iBCrjE&feature=share                                                          -------------------------------


 "Si l’on sait que l’infatigable Ali Fkir, le natif de Beni Tadjit, est un descendant d’une famille de militants de nature, de « guerriers irréductibles » comme les a qualifiés le lieutenant colonel J. Barrère, dans la revue historique de l’Armée en 1952, qui par leur ardeur guerrière, ont toujours dirigé une résistance indomptable contre la colonisation et contre le Makhzen, pour rester des hommes libres, l’on ne va pas s’étonner de son parcours de révolutionnaire et de militant hors pair, pour la liberté, pour la dignité et pour les droits humains.
Passer de la vie d’un berger jusqu’à l’âge de onze ans à la vie d’un écolier puis d’un lycéen, section mathématiques, ensuite à celle d’un élève ingénieur ,à celle d’un professeur de gestion et enfin d’un encadreur de stagiaires dans les différentes sections de l’économie et de gestion, n’est pas un parcours anodin, ni habituel qu’on rencontre tous les jours.
Un berger qui lira, plus tard, Marx, Engels, Voltaire, Lénine, mais aussi Balzac, Zola et Simone de Beauvoir, ce n’est pas une figure que l’on croise, chaque jour, non plus.
Et surtout un berger qui adhérera au Parti Communiste Marocain et qui deviendra le premier responsable de la jeunesse communiste de la région de Meknès ; un berger qui contribuera à la création du Mouvement Marxiste Léniniste Marocain et de l’Organisation Ilalamam dont il sera membre de la direction provisoire et enfin un berger qui sera emprisonné et torturé pendant un peu plus de onze ans dans les prisons marocaines pour ses engagements politiques.
Un berger plein d’humanité , d’altruisme et de courage, je dirais presque insolent, pour défendre la cause des plus faibles , des plus démunis, et de la femme sans la considérer comme un être inférieur, en quoi que ce soit à l’homme . Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres, la commission de l’éducation aux droits humains de l’Amdh, section de Mohammedia, a décidé de lire, de méditer , mais aussi d’inviter à lire ce livre que je me permettrais de nommer « Mémoires d’outre Prison » , qui trace avec vivacité, un itinéraire historique mais aussi très lyrique, d’une époque ,ô combien marquante pour les marocains, celle des années de plomb ainsi que les tunnels obscurs de Derb Moulay Chrif.
Ce qui est remarquable chez l’ex petit berger, c’est son anti-sexisme naturel, du moment qu’il a toujours été, instinctivement, indigné par la dévalorisation de la femme, au sein de la société marocaine, due aux dogmes religieuses et aux croyances sociales ancestrales qui réduisaient cette dernière à un être inférieur, conçu juste pour assurer le bien être du mâle et satisfaire ses besoins et fantaisies. Ces convictions, il les avait adoptées avant même de découvrir la littérature des Lumières ou la philosophie marxiste. Sa mère, à titre d’exemple, qualifiée par lui comme « la principale force productive » était le pivot central de la famille et sa gratification pour elle n’était pas moindre.
D’autre part, ce petit berger devenu, instinctivement, marxiste au fil des années, se sentait, harmonieusement amazigh et arabe, sans complexe aucun et sans xénophobie aucune qui l’aurait poussé à rejeter les arabes, vu ses origines amazighes. Ce livre est donc un vrai hymne à la tolérance.

 
Il retrace également le parcours du Maroc à une époque où la société adoptait encore l’esclavagisme, le sexisme, la ségrégation en fonction des origines, de la couleur, des croyances religieuses, si l’on s’aventure à prétendre qu’on ne la vit plus actuellement.
Il nous apprend, également, avec acharnement mais aussi avec optimisme, que la misère humaine n’est pas une destinée fatale que nous devrions subir, mais un sort injuste contre lequel nous devons lutter, au sein de cette société capitaliste, qui gâte les uns au dépend des autres, et que bâtir un monde meilleur est toujours possible.
L’ex petit berger découvrira, plus tard, non avec amertume, que la figure de Hassan II est liée au visage hideux du Makhzen et de son mépris du peuple. Il relate certains événements gravés dans les mémoires des marocains notamment la répression sanglante et massive de la population rifaine en 1958. La scandaleuse prison de Tazmamart, les enlèvements, les assassinats, les exécutions des militants les jours des fêtes religieuses, la torture, la répression généralisée et bien d’autres actes criminels sont des exploits barbares de ce roi tyran, que notre petit n’a jamais pu oublier et que l’histoire populaire ,d’ailleurs, n’effacera jamais.
L’ex petit berger se demande, d’ailleurs, si ces crimes sanguinaires, contre l’humanité, n’auraient pas été hérités d’un autre bourreau de la même famille chérifienne, à savoir Ismail, qui commandait des fatwas aux oulémas, selon ses besoins, pour exploiter les citoyens, et qui finit par en avoir une qui lui permettait de se servir des « haratines » comme esclaves (haratines désignait à l’époque des personnes ayant le père blanc et la mère noire ou inversement et de vendre et d’acheter librement les esclaves (classe constituée de père et de mère noire).
D’autre part, je tiens également à attirer votre attention à un point qui me paraît crucial, c’est que ma présentation ne se veut nullement une lecture académique qui répond aux exigences de l’analyse critique, mais tout humblement un partage d’une impression toute personnelle suggérée par la connaissance humaine, de cet ex petit berger et surtout par la lecture de ce livre, qui m’offrit personnellement , des moments d’émotion forte, des sourires, des rires, des frissons mais aussi des larmes en m’identifiant à lui à plusieurs reprises, par exemple, au moment où il a accroché le 1e prix de l’école, lui qui ne savait ni lire ni écrire, ni même parler arabe, jusqu’à l’âge de 11 ans ; le jour où il a accédé pour la première fois à la maison de son institutrice française ; le jour où il est allé avec ses camarades de classe ,tous des enfants, réclamer le retour de l’institutrice qui était partie allaiter son nouveau-né, geste qui leur a valu une belle raclée_falaqa_ et la corvée de cueillir les olives du jardin du caïd et celui de l’école pendant toute une semaine ; les anecdotes très drôles ,des fois même grotesques ,quant à l’apprentissage de l’alphabet arabe par des ouvrières amazighes auquel il attribuait bénévolement ; les détenus portant des uniformes de prison ne correspondant pas à leurs tailles ,ressemblant ainsi à des clowns ; mais aussi, des histoires beaucoup moins drôles, notamment le sort de son camarade et ami du collège, Moha Boutout, qui mourut le 1er mars 1978, dans des conditions inhumaines dans la cellule n 55 du bagne secret de Tazmamart, pour sa participation à la tentative du coup d’Etat du 10 juillet 1971.
Personnellement, certains chapitres m’ont beaucoup interpellée et je m’y suis attardée longuement, beaucoup plus que d’autres. Je citerai notamment les chapitres intitulés « Les arrestations de 1972 », « Le regroupement », « La grève de faim » et « 1978, l’éveil du volcan sentiment ».
En effet, après l’arrestation de Laâbi en mars 1972 et de Abdelhamid Amine, le 29 mai de la même année, l’ex petit berger, étant poursuivi et recherché par la police, fugua pendant plus de 19 jours et se réfugia chez des camarades, mais prit finalement la décision de se rendre pour passer quelques jours en prison et puis sortir pour reprendre la lutte. Une fois entre leurs mains, voilà ce qu’ils lui firent, je cite : « Les tortionnaires ne perdirent pas leur temps, ils entamèrent immédiatement la première séance de la torture : les mains ligotées autour des genoux, la barre sous les genoux, il fut suspendu, c’est le système dit perroquet. On vous étouffe avec des chiffons et eaux sales, des coups sur le pied, des coups de poing, des insultes, des propos dégradants …et puis on vous pose des questions et cela jusqu’à l’évanouissement .Vous perdez connaissance ». Un peu plus loin, il dit « La torture est insupportable. On peut décrire les moyens utilisés, ses formes, mais jamais ce que ressent la victime. Impossible. C’est trop horrible. C’est atroce. Personne ne peut décrire la souffrance, la douleur ». Ces séances lui étaient imposées ainsi qu’à d’autres militants, évidemment, pour dévoiler les noms des autres membres de l’organisation Ilamam. Cependant, elles ne trouvèrent en face qu’un mutisme profond. Imaginer l’ex petit berger , Amine, Moussaoui, Belmajdoub, El Mansouri, isolés dans des cellules individuelles de Derb Moulay Cherif, de 2m20 sur 1m20,pendant des semaines sans visite, avec une alimentation plus qu’infecte et un trou toujours ouvert et nauséabond, pour faire ses besoins, des poux, des taupes et des centaines de cafards qui réclament leur nourriture est un moment fort que t’impose la lecture de ce livre. Mais heureusement, qu’il offre aussi d’autres moments de détente et d’allégresse, le lecteur ne peut que partager les moments de bonheur avec les ex prisonniers politiques, surtout au moment du rassemblement du groupe de 1972 dans la prison de Ghbila, qui s’auto-imposèrent des règles de conduite strictes alliant respect, solidarité et démocratie . A la fin, on se trouve familiarisé avec presque tous les membres de ce groupe ,de Amine et Derkaoui, les conciliateurs et modérateurs, à Hssain ,le blagueur , le chanteur, le poète, qui détestait faire le parterre et la vaisselle ; en passant par Belmajdoub, Rahmouni et Drissi, qui répartissaient l’alimentation arrivée dans les paniers des familles des prisonniers et auquel l’ex petit berger rend hommage à plusieurs passages.
Enfin, la visite d’une belle et jeune fille ,étudiante en droit et militante de l’Unem, que l’ex petit berger, reçut un jour en prison pour lui apporter ses cours, envoyés par ses camarades sortis de la prison sera le dernier évènement que je vous raconterai en vous laissant le soin de découvrir le reste et les détails. Cette jeune fille, dite « La belle au bois dormant » pour rester fidèle à l’appellation du berger communiste, n’est autre que notre camarade et amie Zhor, qui deviendra sa compagne pour la vie. Le premier baiser qu’il lui offrit et leur mariage officialisé en prison sont à eux seuls, des moments plus que troublants.


Un récit engagé, autobiographique ,historique et politique ,voilà ce que c’est ,du moins pour moi, ce livre de 228 pages ,écrit spontanément , sans relecture, sans correction, sans censure, avec conscience et émotion, exactement à l’image de son auteur ,que nous connaissons tous ,comme un camarade, un ami, un grand frère et un homme de cœur. Je crois que j’ai épuisé mes mots. ! A vous mes chers amis et merci pour votre écoute solennelle. "
Mounia Belkadi , de la commission de l'éducation aux droits humains ,l'Amdh,Mohammedia.


Remerciements d'Ali Fkir
La présentation du livre "le petit berger qui devint communiste". L'activité organisée par l'AMDH, section de Mohammedia, a connu un grand succès. Il a dépassé les attentes des organisateurs. Aussi bien par la nombreuse assistance, que par la qualité des présentations (faites par la militante Mounia Belkadi en français et par Abdellatif Sardi en arabe), et des interventions de la salle. La modération assurée par le militant Mehdi Nassi, l'organisation de la salle ... assurée par les militants Morad Kertachi et Kerrad Abderrahim étaient sans fausse note aucune. Plusieurs intervenantEs ont contribué au succès de cet extraordinaire après-midi. Latifa Kandoussi, Mohammed Moussaoui, Hsaïn, Khadija Wahid...étaient simplement extraordinaires. Mouad El Haked, des bidonvillois, des ouvrières, des ex prisonniers politiques, des camarades, des amis et des membres de la la petite famille (Lahcen, Saïd, Khadija, Rabea, Rafik...),tous et toutes étaient là. Merci tout le monde. 


















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mercredi 19 décembre 2012

Bonne nouvelle ! Lhaqed : Prix de l'Intégrité 2012 de Transparency


Prix de l'Intégrité 2012 de Transparency au
détenu du rap Mou3ad el ha9ed
sur facebook :
·Saida Rouissiskalli Merci transparency pour ce magnifique prix pour le détenu du rap Mou3ad el ha9ed
Ceux qui croyaient avoir remporté la partie face aux partisans du changement démocratique au Maroc n'ont qu'à aller ''se rhabiller''... Le Mouvement du 20 Février n'a pas encore dit son dernier mot et est encore loin d'être mort ou enterré. À preuve: Transparency Maroc vient de lui décerner un prix pour l'année 2012.
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 Fouzia Maqsoud
Maroc : Le rappeur Mo3ad L7a9ed lauréat du prix "Intégrité" décerné par Transparency Maroc, pour l'instant l'information n'est pas encore publiée sur le site de l'organisation. Libérez L7a9ed! libérez les prisonniers politiques!
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 Maria Karim

samedi 20 octobre 2012

JEUDI EL HA9ED PASSE ENCORE UNE FOIS DEVANT LE JUGE

PROTESTONS !  CONDAMNONS CETTE DÉTENTION KAFKAÏENNE ! EXIGEONS SA LIBÉRATION !

FREE ELHA9ED  !
 http://www.youtube.com/watch?v=OaMYvSgB2vY&feature=related..

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