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lundi 23 mars 2015

Le rappeur marocain El 7aqed remporte le Freedom of Expression Awards dans la catégorie Arts


vendredi 13 mars 2015

Omar Brouksy : TOUS POUR QUE MOUAD REMPORTE LE PRIX Index Freedom of Expression Awards


Résultat de recherche d'images pour "L7a9ed nommé aux Index Freedom"

  Crédit : Yassine Toumi



Et une autre nomination pour le rappeur et militant Mouad L7a9ed. L’artiste casablancais est nommé dans la catégorie Arts du prix Index Freedom of Expression Awards.


Décerné annuellement par l’organisation Index on Censorshop, le prix Index Freedom of Expression Awards récompense activistes, journalistes et organismes militant pour la liberté et les droits humains. Cette année, le rappeur Mouad Belghouat alias L7a9ed est nommé dans la catégorie Arts.
Lire aussi : L7a9d enfin libre !

Ce prix dont l’objectif est de « reconnaître des artistes qui œuvrent pour affirmer la liberté d’expression et batailler contre la répression et l’injustice » inclut des artistes de tous horizons. Aux côtés de L7a9ed, sont nommés Xavier Bonilla, alias Bonil, un caricaturiste de l’Équateur, Rory « Panti Bliss » O’Neil, une drag queen irlandaise, ainsi que le groupe de musique malien Songhoy Blues.

Index on Censorshop, fondée en 1972, est une organisation qui lutte pour la liberté d’expression et qui publie un magazine trimestriel du même nom à Londres, au Royaume-Uni. Sa cérémonie Index Freedom of Expression Awards est financièrement soutenue par, entre autres, le magazine anglais The Guardian et la firme américaine Google.
Lire aussi : L7a9d candidat au Prix Sakharov 2014

samedi 15 mars 2014

Étonnants voyageurs: L'moutchou family en force

  
Par  Kaouthar Oudrhiri,   h24info.ma / 10/3/2014 ,

Passage de Mobydick au festival "Étonnants voyageurs".
Passage de Mobydick au festival "Étonnants voyageurs". © Amine Tbeur
Le rappeur marocain Mobydick et les Tunisiens Weld El 15, Emino et Phénix ont balancé des cocktails Molotov sonores, voyous et engagés. Un des meilleurs moments du festival "Étonnants voyageurs".
Le festival Étonnants voyageurs est un espace d'expression dans lequel la littérature se mêle au cinéma, au théâtre, mais aussi à la musique. Pour l'occasion, une pléiade d'écrivains (JMG Le Clézio, Patrick Chamoiseau, Abdellatif Laâbi(ndlr), Mohamed Nedali ou encore Boualem Sansal), de réalisateurs (Hicham Lasri, Nasreddine Ben Maati…) se sont donné rendez-vous en différents lieux à Rabat et Salé du 6 au 9 mars .

Cette année, le festival a donné lieu à des rencontres houleuses, intéressantes, désertées ou même ennuyeuses. Il y en avait pour tous les goûts. Cependant, c'est la soirée du 7 mars au Centre culturel Renaissance, dédiée au rap maroco-tunisien, qui est vraiment sortie du lot.

A chaab yourid l'Moutchou
À 21h, l'entrée du Centre Renaissance était blindée. De nombreux jeunes, qui ont oublié ou ne savaient pas qu'il fallait retirer gratuitement des billets pour assister au concert, quémandaient (en vain) des billets. À l'intérieur, les sièges de la salle obscure ont été dégagés pour laisser place au public, qui a chaleureusement accueilli L'moutchou, aka Younes Taleb aka Mobydick.

L'excellent rappeur marocain est apparu le visage dissimulé derrière un masque de Dark Vador et a appelé le public rbati à réserver un accueil démentiel aux rappeurs tunisiens. Des ultras askaris (supporters de l'équipe des FAR de Rabat), venus en grand nombre, ont alors brandi des écharpes des FAR et entonné un hymne… que même Mobydick a repris.

Boulicia Kleb
Weld El 15, condamné à plusieurs reprises pour "outrage à la police" à cause de ses textes incisifs et mordants, est alors monté sur scène avec Emino, un autre rappeur tunisien et a démarré le concert avec un tonitruant Boulicia Kleb (Les policiers sont des chiens), le morceau qui lui a valu des ennuis avec la justice. Un cri de ralliement auquel le public de rbati, (askari surtout) a répondu  avec une réplique anti-police de son cru. Weld El 15 a ensuite cédé la scène à Phénix, qui a fait une entrée maladroite (problèmes de son), mais a su très vite reprendre les choses en main.

Un invité surprise "vénère"
Alors que Phénix s'est arrêté de chanter pour tchatcher avec le public, un petit jeune réussi à le convaincre de le laisser monter sur scène. Il s'empare du micro, salue l'audience et lui demande sans hésiter: "Est-ce que vous êtes défoncé comme moi?". Après la réponse affirmative du public, l'invité surprise a tenté, sans vraiment y parvenir, de rapper avant de se faire finalement arracher le micro. Il quittera finalement la scène avec un ultime "allez tous vous faire f****" balancé à la foule.

Pogos et rap: ça n'existe qu'au Maroc
Pendant ce temps, au fond de la salle, on assistait à de véritables "battles" entre de petits groupes dansent. Battles qui viraient parfois au pogo, (style de danse punk où la foule saute de façon désordonnée et en se bousculant), mais dans la bonne humeur. La scène se déroule  alors qu'un jeune homme du staff du festival essaie en vain de rappeler les jeunes à l'ordre et d'enlever les cigarettes de ceux qui fument à l'intérieur. Une soirée éprouvante pour lui...

Puis vint le tour du maître de monter sur scène. À Rabat, on sent clairement que Mobydick est chez lui. Il a un vrai public, la "moutchou family", qui connait par cœur les paroles de ses morceaux, le suit dans ses délires et brandit même des banderoles "Moutchou".

À son entrée, L'moutchou a enchaîné les morceaux critiques envers le système (Day3ine, Freestyle Checkmate). Il a également rappé sur la tyrannie pécuniaire de l'amour (Ma titiz et moi) et sur un road trip chaotique dans un jardin marocain où les SDF défoncés croisent les pervers, les policiers en civil, les hippies (Fi L'Boustane). Généreux, Mobydick s'est donné un maximum à son public, qui le lui a bien rendu.

samedi 28 septembre 2013

L’Boulevard, du show, du rap et #Free Anouzla!



 Par Kaouthar Oudrhiri, h24info.ma , 20/09/2013
Un spectateur sur scène avec le rappeur sénégalais Awadi 
 
Un spectateur monte sur la scène lors de la prestation
 du rappeur sénégalais engagé Awadi pour demander
 la libération d'Ali Anouzla. ©Mehdy Mariouch
Pour l'ouverture de la 12e édition de L’Boulevard, il n'y avait pas grande foule, mais y'avait des militants, avec le héraut du rap africain engagé Didier Awadi, le rappeur casaoui SiSimo et un invité mystère qui a crié: "liberté pour Anouzla"! Reportage.
Les multiples barrières de sécurité franchies, les chiens (toujours de sécurité) esquivés, on arrive jusqu'à la scène. Devant, les photographes vantent les mérites de l’éclairage de la scène, les spectateurs reprennent en choeur les refrains avec Dj Key et les gars de la sécurité font naturellement la gueule: c'est l'ouverture du festival L'Boulevard, ce jeudi soir au COc de Casablanca.

SiSimo et les "kiliminis"
Costume sans manche bien clinquant et casquette vissée sur la tête, SiSimo arrive sur scène en dansant, à la manière d'un boys band. Le rappeur est frais, bouge bien sur scène et sait canaliser l’attention de ses spectateurs. Il a, illico, mis tout le monde dans le bain.

Accompagné d’un invité masqué (qui se trouve être son frère) Sisimo a parlé des kiliminis et leur mamans «qui portent de mini-jupes à 45 ans», de la misère, de la censure et de la manipulation des médias marocains. Il a fait des big-ups à ceux qui habitent S’bata (ils étaient d’ailleurs en force) en particulier et aux casaouis en général et il a fait son Justin Timberlake, avec ses petits pas de dance – ce qui est rare chez les rappeurs.

L'esprit L'Boulevard is back!: ici avec le rappeur Khalid, frère de SiSimo.
L'esprit L'Boulevard is back!: ici avec le rappeur Ool Flow, frère de SiSimo. 
©Mehdy Mariouch
"Pourquoi vous ne prenez pas de photos, vous êtes là pour travailler!"
Bref on était dans le mood, jusqu’à ce qu’un gars de l’organisation pointe le bout de son nez et manque ruiner la soirée. Un regard inquisiteur et des questions qui n’ont pas lieu d’être posées: «vous êtes de la presse? Vous avez des badges? Pourquoi vous ne prenez pas de photos, vous êtes là pour travailler!». Sans commentaires.

La rentrée sur scène de Didier Awadi et son excellent groupe a dissipé l’orage et les esprits se sont calmés. Par contre, la scène s’est terriblement  vidée, seules quelques rares personnes sont restées sur place pour apprécier la meilleure partie de la soirée. Le rappeur sénégalais réputé pour son activisme a livré une bouillonnante et militante prestation, il a tout simplement mis le feu.

#FreeAnouzla!

Awadi a rappé la révolution, le pouvoir africain, la vilité de la dictature et des coups d'états. Quand il a introduit un morceau sur la liberté, un spectateur, photo du journaliste Ali Anouzla et drapeau amazigh en main, a crié «liberté à Anouzla!».

Awadi a tout arrêté pour l’écouter, le jeune a alors expliqué la situation du rédacteur en chef du site d’information Lakome arrêté pour "apologie du terrorisme" après avoir publié une vidéo d’Aqmi. La sécurité et la police ont essayé de l’expulser: ça menaçait de dégénérer quand Momo, co-fondateur de L’Boulevard et Awadi sont intervenus, en invitant le jeune militant sur scène.

Ce dernier a simplement  résumé la situation en disant «ce n’est pas normal qu’un journaliste indépendant soit mis sous les verrous pour ses positions». C’était beau à voir. Puis la musique a repris de plus belle. Didier Awadi a tout donné et les spectateurs, quoique peu nombreux, aussi. Une super énergie planait au-dessus du stade du C.O.C.

Hier soir, L’boulevard était un boulevard de rap, une voie toute tracée qui nous a menée de Sisimo et sa "S’bata power" jusqu’à  Didier Awadi et sa verve militante.

En images :

SiSimo a mis le feu sur scène.
Avec son rap engagé, funk et rock, SiSimo a mis le feu sur scène. ©Mehdy Mariouch

Nouvelle chanson de Moad Haked

de Souad G.
 Lhaqed évoque le scandale des microcrédits au Maroc
Drograp ضحايا القروض الصغرى rap maroc 2014
http://youtu.be/d2bDObtK03M

vendredi 30 août 2013

Hijo Del Desierto, rappeur sahraoui, en concert à Marseille

Par APSO, 30/8/2013

Hijo Del Desierto, rappeur sahraoui, en concert à Marseille

Le jeune rappeur sahraoui Hijo Del desierto - fils du désert - sera à Marseille sur la scène du festival "paroles de galère" le 7 septembre 2013, à 19h heure.

Festival populaire et militant, "paroles de galères", propose des films, débats, concerts, ateliers, créations sonores et visuelles,  les 6, 7 et 8, sur la Pelouse Picon, à proximité de la rue Picon, dans le 14ème arrondissement de Marseille.  

Yslem, le fils du désert, est un rappeur Sahraoui. Il a fait de son micro son arme dans la guerre pour la décolonisation de son pays le Sahara Occidental. Sans concession, il chante la vénalité humaine, la cupidité de certains gouvernements et dirigeants qui condamnent son peuple à vivre déchiré des deux côtés du mur qui coupe son pays, ou en exil forcé. Il chante aussi la souffrance, la résistance et la dignité sahraouie et son aspiration à l'indépendance, la liberté, la paix.
Ses textes sont en Hassanya, la langue de son peuple, qui porte aussi les  tempêtes de sables, le temps immobile des fournaises estivales, des nuits glacées de l'hiver, et l'immensité aride du désert.

Yslem est né en 1987, à Techla, campements de réfugiés sahraouis, dans le désert du sud ouest algérien. Il vit actuellement en Espagne. Après le festival marseillais "parole de galères" il sera à la fête de l'humanité de Paris au stand des Sahraouis dans le village du monde.

Pour d'autres renseignements sur Yslem, ses albums et concerts, écrivez à APSO qui répondra ou transmettra.
APSO, le 30 août 2013

"Lanza un dedo al cielo"  http://youtu.be/Xrm1anvoGAc