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lundi 2 mai 2016

Un prisonnier politique sahraoui entame une grève de la faim dans la prison marocaine D’Ait Melloul



Ait Melloul (Maroc), 30 avr 2016 (SPS) 

Le prisonnier politique sahraoui Mbarek Daoudi a entamé vendredi une grève de la faim de 48 heures pour exprimer sa solidarité avec les étudiants sahraouis dans la prison de Marrakech et le prisonnier politique sahraoui Abdel Khaleg Merkhi et condamner le crime de l’assassinat du martyr sahraoui Ibrahim Saika.

Dans un communiqué de presse, la famille de Mbraek Daoudi a imputé la pleine responsabilité aux autorités marocaines et les conséquences de la dégradation de son état de santé à cause de cette grève.
La famille sahraouie a appelé la communauté internationale à intervenir d’urgence pour libérer tous les prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines, notamment son père et les étudiants sahraouis.
Le communiqué a également appelé toutes les personnes éprises de liberté dans le monde à exprimer leur solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis.
Pour rappel , M’barek Daoudi a été  arrêté en raison de ses positions politiques, revendiquant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et a mené plusieurs grèves de la faim pour réclamer sa liberté. (SPS) 
093/090/TRD

samedi 16 avril 2016

Le prisonnier politique sahraoui Sikka Brahim meurt à la suite de torture et de la grève de la faim

1ec58-brahim2bsaika



Le prisonnier politique sahraoui meurt Sikka Brahim à la suite de la grève de la faim
Publié le 15 Avril, 2016
Le prisonnier politique sahraoui , Brahim Sikka est mort dans l' après-midi du vendredi 15 Avril à l'hôpital à Agadir

Sikka a été arrêté le 1er Avril à la maison de sa famille à Guelmim , au sud du Maroc , alors qu'il était sur ​​le point de participer à une manifestation pacifique appelée par le Coordonnateur des chômeurs sahraouis dans cette ville

 Source : Voice of Sahara Occidental en Argentine / Team Media, des territoires occupés du Sahara Occidental

Photo de Barbara Weingartner.
Une grande perte pour la résistance non-violente sahrahui au Sahara Occidental : le militant sahrahui, défenseurs des droits de l'homme et des prisonniers politiques, brahim saika (* 1984) est mort hier dans un hôpital à Agadir (Maroc). 
 
C'était après son arrestation arbitraire au cours d'une manifestation pacifique le 1. Avril et après des heures de torture sur le poste de policeil a entamé une grève de la faim. Il y a quelques jours, il a été dans un état critique à l'hôpital, où il a jusqu'au moment de sa mort sur le lit d'hôpital.
Brahim Saika, un diplômé, s'est engagé en tant que coordinateur du syndicat des sahraouis diplômés "chômeurs".
Après l'annonce du décès de Brahim Saika a eu lieu dans plusieurs villes du Maroc et le Sahara Occidental,  des protestations contre l'arbitraire des autorités d'occupation marocaine.
http://porunsaharalibre.org/…/muere-el-sindicalista-y-pres…/
 
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samedi 2 avril 2016

L'occupant marocain isole le prisonnier sahraoui Saleh Lbsir dans la chambre de confinement



Moroccan occupation isolates Saharawi prisoner Saleh Lbsir in confinement room




Ait Melloul (Maroc ), 1 Avril 2016 ( SPS ) -

L'administration locale de la prison d'Ait Melloul a violemment torturé le prisonnier politique sahraoui Saleh Lbsir , a rapporté une source des territoires occupés et des communautés à l'étranger du ministère.

 Selon la même source , les autorités d'occupation l' ont isolé sur le sol de sa grève de la faim en solidarité avec les détenus de " Gdeim Izik ", ainsi que ses demandes de droits fondamentaux .

A noter , le prisonnier politique Saleh Lbsir est condamné injustement pour 4 ans , pour  sa participation à des manifestations exigeant l'autodétermination et l'indépendance, dans la ville de Smara occupée . SPS

vendredi 6 novembre 2015

Quatre organisations de défense des droits de l’homme appellent à libérer 21 sahraouis incarcérés par le Maroc

5/11/2015 

WASHINGTON-Quatre organisations de défense des droits de l’homme ont lancé un appel jeudi pour libérer 21 prisonniers purgeant de longues peines de réclusion, liées au mouvement de protestation de 2010 au Sahara occidental, ou leur accorder un procès équitable devant un tribunal civil.
L’appel a été lancé conjointement par les organisations Human Rights Watch (HRW), Amnesty International, l’action des Chrétiens pour l’abolition de la torture et l’association sahraouie des victimes des violations graves, selon un communiqué de HRW, transmis jeudi à l’APS.

En novembre 2010, les forces de sécurité marocaines ont démantelé le camp de protestation installé par des sahraouis un mois auparavant à Gdeim Izik, au Sahara occidental occupé, rappellent ces ONG, citant également les troubles qui ont eu lieu à El-Aâyoun, la plus grande ville sahraouie.
Un tribunal militaire marocain a condamné le 17 février 2013, lors d’un procès marqué par de graves irrégularités, 25 hommes parmi lesquels se trouvaient des militants des droits de l’homme pour leur rôle présumé dans ces évènements.
"Les familles de ceux qui ont perdu la vie en novembre 2010 ont le droit d’obtenir justice", a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, citée dans le communiqué.
"Toutefois ce n’est certainement pas rendre la justice que d’enfermer un groupe de Sahraouis reconnus coupables par un tribunal militaire sur la base d’aveux qui auraient été obtenus par la contrainte ou la torture, alors qu’aucun autre élément de preuve ne les relie à ces homicides", a affirmé cette responsable.
En effet, le tribunal s’est basé presque exclusivement sur des déclarations faites par ces hommes pour rendre son verdict et il n’a pas enquêté sur les affirmations des accusés selon lesquelles la police marocaine les a torturés pour les forcer à signer de fausses déclarations, relèvent avec regret ces organisations.
Plusieurs accusés ont d’ailleurs affirmé devant le juge d’instruction que la police ne leur avait même pas permis de lire ces déclarations avant de les signer et qu’il n’avaient été informés de leur contenu que plus tard.
Plus grave encore, l’accusation n’a présenté aucun témoin ni aucune preuve matérielle permettant d’établir de façon décisive un lien entre les accusés et les homicides, se contentant de produire devant la cour des armes que la police a prétendument saisies dans le camp de Gdeim Izik mais sans établir un lien entre ces armes et les accusés, en dehors de leurs "aveux", arrachés sous la torture, dénoncent ces organisations de droits de l’homme.
La Cour a également rejeté les requêtes de la défense demandant que les policiers ayant enregistré les déclarations des accusés soient cités à comparaître, relèvent-elles en affirmant que "le fait de juger des civils devant des tribunaux militaires est contraire aux dispositions des normes internationales relatives aux droits humains".
Elles notent à ce titre que "la législation marocaine ne permet pas aux accusés jugés par une juridiction militaire d’avoir accès à tous les moyens de recours disponibles devant la justice civile".
Les quatre organisations ont appelé les autorités marocaines à rejuger les accusés en respectant le principe du droit international relatif aux droits humains de présomption de libération dans l’attente d’un procès.
Selon la même source toujours, deux des 25 hommes ont purgé leur peine et été remis en liberté, un troisième a été condamné par contumace, alors qu’un quatrième a été libéré d’une façon provisoire pour raison de santé.
Les 21 autres purgent des peines allant de 20 ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité à la prison de salé, à 1.200 Kilomètres de leurs familles au Sahara occidental.
Parmi eux se trouvent Naâma Asfari, Ahmed Sbaï et Mohamed Tahlil, tous trois membres d’organisations sahraouis de défense des droits humains qui contestent la mainmise du Maroc sur les

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mercredi 27 mai 2015

Lourdes peines d’emprisonnement contre un prisonnier politique sahraoui


Smara  (territoires sahraouis occupés) 26/5/2015 (SPS) 

Le prisonnier politique sahraoui Ghali Zougam a été condamné lundi par le tribunal colonial marocain à  quatre  (04) mois de  prison ferme ,a rapporté  une source du ministère des territoires occupés et des communautés sahraouies établies à l’étranger.

 Selon la même source, le prisonnier politique sahraoui a été condamné pour sa participation aux manifestations politiques en faveur du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Le prisonnier politique, Ghali Zougham a nié toutes les accusations portées contre lui, soulignant qu'il ne se présen pas la première fois  face au procès injuste , notamment qu’il a toujours mis en  cause de ses positions vis-à-vis  la question du Sahara occidental et sa participation aux plusieurs  manifestations pacifiques réclamant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à la liberté, a ajouté la source.

Les autorités d'occupation marocaines ont arrêté Ghali Zougam au moitié  de mai  depuis son domicile  ,à cause de son soutien  et  solidarité avec tous les prisonniers politiques sahraouis dans les différentes prisons marocaines. (SPS).
090/97/TRD

vendredi 13 février 2015

Rappel : l'histoire de Salek, prisonnier sahraoui, victime de l'habituelle cruauté du personnel pénitentiaire marocain.

Par APSO, 3/4/2015


Destin brisé, double peine


Salek Laasairi est sahraoui, il est né le 15 mars 1983 à Tantan sur le territoire marocain, et a été condamné en 2004 par la cour militaire à la réclusion à perpétuité.
C’est un militant pour l’indépendance du Sahara Occidental, cette conviction politique et son identité ont eu et ont toujours des conséquences directes sur son histoire, l’accusation, sa peine, doublée de tortures qu’il subit en prison.

Selon ses amis, il a un grand cœur et il aime beaucoup sa famille. Il est le dernier d’une fratrie de six. Sa famille est modeste et son père est décédé en 2009.
Salek a été arrêté le 13/10/2004 et condamné le 6/12/2005 par la cour martiale à la réclusion à perpétuité, selon le chef d'accusation meurtre d’un officier marocain.
Il est actuellement dans la prison de Ait Melloul au Maroc et son numéro d’écrou est le 7533.

Depuis 2013, le gardien chef de la prison de Ait Melloul, Ahmed El Moumni, semble particulièrement violent et raciste, sans que le directeur de la prison, Lekbir Soufi, n’intervienne contre ses pratiques. Les affaires de Salek sont régulièrement inspectées, détruites ou volées. Cela s’accompagne de fouilles au corps menées avec rudesse, de coups et  d’insultes, ressenties par Salek comme autant d’humiliations.

Les périodes de pression peuvent durer plusieurs semaines. S’ajoutent actuellement des menaces de « fabrication de motifs » destinées à imposer à Salek un nouveau transfert -  contre sa volonté - qui l’éloignerait de sa famille et des possibilités de visites.
La « fabrication de motif » veut dire une accusation imaginaire fabriquée par les autorités pénitentiaires en prison, justifiant des mesures disciplinaires. C’est une menace et une pratique courante. Ces « motifs » sont en l’occurrence l’accusation pour Salek et deux autres Sahraouis - Salek Mohamed Ahmed et Tyatro Mohiddin - d’être des « incitateurs », probablement à revendiquer un minimum de respect. Comme les autres Sahraouis de la prison, ils protestent contre les mauvais traitements, privations et violences qu’ils subissent, pratiques réprouvées par le droit selon la législation marocaine et internationale.

La famille quant à elle paraît avoir peur du régime marocain, le makhzen, et ne parle pas de ce que Salek leur confie. C’est donc par des amis que quelques informations récentes sont connues. Par exemple, fin mai 2013, Salek avait protesté contre les mauvais traitements par une grève de la faim illimitée qu’il avait suspendue après plus de 15 jours, la veille des examens du bac, auquel il a échoué. 
Ou encore, le 19 juillet, le gardien-chef fouille abusivement les affaires de Salek et déchire ses vêtements, ses livres et magazines. Quelques jours après lors d’une nouvelle fouille, son téléphone portable lui est volé par le personnel pénitentiaire. Il n’a pas pu en racheter depuis cette date. Il semble qu’il y ait une entente entre le personnel pénitentiaire et les acteurs du marché noir de la prison.
Plus récemment, Salek a participé aux mouvements de grève de la faim de 24 ou 48 h menés par tous les prisonniers sahraouis enfermés dans la prison de Ait Melloul, prisonniers politiques et prisonniers de droits commun

Salek a été arrêté le 13/10/2004 et incarcéré tout de suite à Sale 1. Le jugement a été rendu le 6/12/2005 par la cour militaire. Condamnation sans possibilité d’appel à la réclusion à perpétuité. 

L’accusation : meurtre d’un officier marocain.
Les faits relatés par les intéressés et les proches sont les suivants :
L’officier marocain en question est le violent agresseur d’une femme Sahraouie. Les faits se sont déroulés dans le quartier situé à côté de la route de Telimzoun à Tantan.
Salek Laasairi, Saleh Amidan - 2 Sahraouis -, et Norrdin x, Hisqar x et Abdallah x, - 3 Marocains -, sont intervenus pour défendre et protéger la femme. Pendant que Salah Amidan l’éloignait, l’officier a provoqué et agressé les 4 autres, qui ont répondu à l’agression physique et raciste. Suite à la bagarre, ils ont laissé l’officier blessé sur place et sont partis. L’officier était alors vivant.

Trois jours après ces faits, la police est venue arrêter Salek chez lui. Les 6 protagonistes ont été arrêtés, les 5 jeunes et la femme agressée, pour la mort de l’officier.
Norrdin x avait volé le téléphone portable de l’officier marocain, et a ainsi été retrouvé. Pendant l’interrogatoire, Il a donné les noms des gens qui étaient avec lui. Tous ont été condamnés à diverses peines de prison ferme. Saleh Amidan à 10 ans, la femme à 2 ans. Salek, Norrdin, Hisqar et Abdallah à la réclusion à perpétuité. L’avocat de Salek était marocain, commis d’office. Il a été émis des doutes sur la qualité de l’enquête.

Le parcours de Salek dans les différentes prisons marocaines est le suivant : Salé 1 jusqu’au 6/12/2005, puis Ait Meloul  pour 6 mois, puis Kénitra 5 ans et 3 mois puis Ait Melloul à nouveau. 
Kénitra étant à plus de 900 km du lieu d’habitation de sa famille, pendant 5 ans Salek n’a pas reçu de visites. Le deuxième transfert à Ait Melloul, en septembre 2011, longtemps demandé et attendu par Salek a rompu son isolement de sa famille, 2 ans.

Depuis son incarcération en 2004, Salek a été régulièrement harcelé, frappé, empêché dans ses volontés d’étudier et torturé physiquement et psychologiquement par les gardiens, le gardien-chef ou le directeur de la prison, de même que Saleh Amidan, l’autre jeune sahraoui condamné dans la même affaire. Les trois Marocains condamnés pour les mêmes faits n’ont eux jamais reçu ce genre de traitements discriminatoires et brutaux.
Il semble que sa grande taille et sa force excitent la jalousie et la violence des matons marocains. D’après ses codétenus, Salek est très souvent la cible du personnel et des responsables pénitentiaires.

En 2007, il mène une grève de la faim pendant 30 jours en protestation contre les mauvais traitements, pour qu’ils cessent et que ses conditions s’améliorent.
Cette même année Saleh a été torturé par les gardiens marocains qui ont brûlé à vif le tatouage qu’il avait sur le bras. Le tatouage disait « Sahara libre ».

En 2008, des publications d’organisation relayées par aljazeeratalk.net (archive maintenant désactivée) attestent que Salek a été roué de coups et violé par les gardiens de la prison. Puis mis à l’isolement sans soin, menotté et les yeux bandés, privé d’alimentation et boisson, dans un état de détresse psychologique grave. La plainte déposée par sa famille demeure sans suite, les appels sans effets. Il n’y a pas eu d’enquête, le personnel pénitentiaire tortionnaire n’a jamais été inquiété, ni puni. Salek avait affirmé la légalité de l’autodétermination du peuple sahraoui.

Salek subit régulièrement des périodes de plusieurs semaines de harcèlements à Kénitra en 2010. Le 9 juillet par exemple, Il a été tabassé violemment par les gardiens de la prison, dans sa cellule. Les insultes qui ont accompagné la violence étaient racistes. Les gardiens lui volent son téléphone, son lecteur MP4, son argent et tous ses effets personnels de quelque valeur. Salek possédait des drapeaux de la RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique). Après cette date, les gardiens maintiennent la pression par des intrusions quotidiennes dans sa cellule pour la fouiller entièrement. Chaque visite est toujours accompagnée de menace de violence et de représailles et d’insultes racistes. Selon Salek, la dénonciation par les autres prisonniers est à l’origine du déclenchement de la violence et des vols par les gardiens.

Salek est depuis 10 ans oublié de l’attention des institutions, des organisations média ou de défense des droits de l’Homme, sahraouies ou internationales. Le seul soutien de sa famille semble être à la merci de l’arbitraire malveillant des autorités pénitentiaires.

Le projet de loi du gouvernement marocain visant à abolir la possibilité par les tribunaux militaires de juger des civils, et d’introduire la possibilité d’appel, bien que probablement opportuniste, n’est pour l’instant qu’une annonce de l’agence royale d’information, héraut du palais. En l’absence actuelle de texte de loi précis, de calendrier et d’échéances, on peut supposer son application remise aux calendes grecques, et pour Salek, comme pour les 23 prisonniers politiques du groupe « gdaym Izik » et d’autres Sahraouis, son bénéfice très hypothétique.

jeudi 2 octobre 2014

URGENT ! Rassemblement Paris 3/10/2014 : Décès de Hassana Elouali, militant sahraoui des droits de l'Homme



Décès en prison à Dakhla du militant sahraoui des droits de l'homme, Hassana Elouali Aaleya



Le pouvoir marocain redouble de violence contre la population sahraouie des territoires occupés: manifestations pacifiques réprimées, militants des droits de l'homme arrêtés, emprisonnés, torturés...De nombreuses délégations d'observateurs étrangers sont interdites d'accès dans les territoires occupés et expulsées. Au Maroc même, on interdit, on réprime, on emprisonne, on torture...

La situation dans les prisons s'aggrave de jour en jour. De nombreux prisonniers politiques mènent des grèves de la faim très dures contre leurs conditions de détention et pour obtenir leur libération. Le 13 août 2014, l'étudiant marocain Mustapha Meziani est mort après 72 jours de grève de la faim. D'autres prisonniers poursuivent une grève de la faim depuis plusieurs semaines. Leur état est très critique. Mais le pouvoir marocain reste inflexible.

Âgé de 42 ans, le militant sahraoui des droits de l'homme, membre du Comité contre la torture de Dakhla, Hassana Elouali Aaleya, a été condamné à trois ans de prison après les manifestations de 2011 à Dakhla. Il devait être libéré avec d'autres militants la semaine prochaine. Affaibli par plusieurs grèves de la faim qu'il a menées avec ses camarades sahraouis emprisonnés et souffrant d'un diabète, il a été privé des soins nécessaires par les autorités marocaines. Il  est mort dans la nuit du dimanche 28 septembre. La manifestation de la population sahraouie de Dakhla le 29 septembre contre cette "liquidation "délibérée a été violemment réprimée.

Nous apportons notre soutien à la famille de Hassana Elouali et réaffirmons notre solidarité à la juste lutte du peuple sahraoui contre la répression et pour la reconnaissance de son droit à l'autodétermination. Nous appelons à



UN RASSEMBLEMENT
                      VENDREDI 3 OCTOBRE À 17H
                  PRES DE L'AMBASSADE DU MAROC
                    et Le Tasse
                     PARIS 16ème   
                    métro Trocadéro



- pour dénoncer la responsabilité du pouvoir marocain et demander la mise en place d'une commission d'enquête indépendante et impartiale sur les circonstances de ce décès

- pour exiger la libération de tous les prisonniers politiques marocains et sahraouis et l'arrêt de la répression dans les territoires sahraouis  occupés

- pour demander au gouvernement français de ne plus soutenir le pouvoir marocain qui continue de bafouer en toute impunité le droit international


Signataires: ACCA, AFASPA, AFAPREDESA, AFDI, APSO, ARAC, ASEI, Association des Amis de la RASD, Association de la Communauté sahraouie en France (ACSF), Association des Sahraouis de France (ASF), CEDETIM, CLSPS, COMIPSO, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, ERMPdL, FASTI, Fondation Frantz Fanon, Le Mouvement de la Paix, Ligue des jeunes et étudiants sahraouis, Plateforme de Solidarité avec le peuple sahraoui, SolidaritéMaroc05,Sortir du Colonialisme, Un camion-citerne pour les Sahraouis

Avec le soutien de: CGT, SI-CNT, Union syndicale Solidaires, Europe Écologie Les Verts (EELV), MJCF, NPA, PCF
                                            Contact:plateforme.SO@gmail.com                         

samedi 5 avril 2014

Sahara Occidental : Destin brisé, double peine

Par les Amis du Peuple du Sahara Occidental, 3/4/2014


Salek Laasairi est sahraoui, il est né le 15 mars 1983 à Tantan sur le territoire marocain, et a été condamné en 2004 par la cour militaire à la réclusion à perpétuité.
C’est un militant pour l’indépendance du Sahara Occidental, et cette conviction politique et son identité ont eu et ont toujours des conséquences directes sur son histoire, l’accusation, sa peine, doublée de tortures qu’il subit en prison.

Selon ses amis, il a un grand cœur et il aime beaucoup sa famille. Il est le dernier d’une fratrie de six. Sa famille est modeste et son père est décédé en 2009.
Il est actuellement dans la prison de Ait Melloul au Maroc et son numéro d’écrou est le 7533.

Depuis 2013, le gardien chef de la prison de Ait Melloul, Ahmed El Moumni, semble particulièrement violent et raciste, sans que le directeur de la prison, Lekbir Soufi, n’intervienne contre ses pratiques. Les affaires de Salek sont régulièrement inspectées, détruites ou volées. Cela s’accompagne de fouilles au corps menées avec rudesse, de coups et  d’insultes, ressenties par Salek comme autant d’humiliations.

Les périodes de pression peuvent durer plusieurs semaines. S’ajoutent actuellement des menaces de « fabrication de motifs » destinées à imposer à Salek un nouveau transfert -  contre sa volonté - qui l’éloignerait de sa famille et des possibilités de visites.
La « fabrication de motif » veut dire une accusation imaginaire fabriquée par les autorités pénitentiaires en prison, justifiant des mesures disciplinaires. C’est une menace et une pratique courante. Ces « motifs » sont en l’occurrence l’accusation pour Salek et deux autres Sahraouis - Salek Mohamed Ahmed et Tyatro Mohiddin - d’être des « incitateurs », probablement à revendiquer un minimum de respect. Comme les autres Sahraouis de la prison, ils protestent contre les mauvais traitements, privations et violences qu’ils subissent, pratiques réprouvées par le droit selon la législation marocaine et internationale.

La famille quant à elle paraît avoir peur du régime marocain, le makhzen, et ne parle pas de ce que Salek leur confie. C’est donc par des amis que quelques informations récentes sont connues. Par exemple, fin mai 2013, Salek avait protesté contre les mauvais traitements par une grève de la faim illimitée qu’il avait suspendue après plus de 15 jours, la veille des examens du bac, auquel il a échoué. 
Ou encore, le 19 juillet, le gardien-chef fouille abusivement les affaires de Salek et déchire ses vêtements, ses livres et magazines. Quelques jours plus tard lors d’une nouvelle fouille, son téléphone portable lui est volé par le personnel pénitentiaire. Il n’a pas pu en racheter depuis cette date. Il semble qu’il y ait une entente entre le personnel pénitentiaire et les acteurs du marché noir de la prison.
Plus récemment, Salek a participé aux mouvements de grève de la faim de 24 ou 48 h menés par tous les prisonniers sahraouis enfermés dans la prison de Ait Melloul, prisonniers politiques et prisonniers de droits commun. http://apsoinfo.blogspot.fr/2014/03/em-151-prisonniers-sahraouis-en-greve.html

Salek a été arrêté le 13/10/2004 et incarcéré tout de suite à Sale 1. Le jugement a été rendu le 6/12/2005 par la cour militaire. Condamnation sans possibilité d’appel à la réclusion à perpétuité. L’accusation : meurtre d’un officier marocain.

Les faits relatés par les intéressés et les proches sont les suivants:
L’officier marocain en question est le violent agresseur d’une femme Sahraouie. Les faits se sont déroulés dans le quartier situé à côté de la route de Telimzoun à Tantan
Salek Laasairi, Saleh Amidan - 2 Sahraouis -, et Norrdin x, Hisqar x et Abdallah x, - 3 Marocains -, sont intervenus pour défendre et protéger la femme. Pendant que Salah Amidan l’éloignait, l’officier a provoqué et agressé les 4 autres, qui ont répondu à l’agression physique et raciste. Suite à la bagarre, ils ont laissé l’officier blessé sur place et sont partis. L’officier était alors vivant.

Trois jours après ces faits, la police est venue arrêter Salek chez lui. Les 6 protagonistes ont été arrêtés, les 5 jeunes et la femme agressée, pour la mort de l’officier.
Norrdin x avait volé le téléphone portable de l’officier marocain, et a ainsi été retrouvé. Pendant l’interrogatoire, Il a donné les noms des gens qui étaient avec lui. Tous ont été condamnés à diverses peines de prison ferme. Saleh Amidan à 10 ans, la femme à 2 ans. Salek, Norrdin, Hisqar et Abdallah à la réclusion à perpétuité. L’avocat de Salek était marocain, commis d’office. Il a été émis des doutes sur la qualité de l’enquête.
Lire la suite des horreurs subies par Salek sur http://ap-so.blogspot.fr/