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vendredi 10 avril 2015

Refoulement des migrants vers le Maroc: l’Europe corrige l’Espagne. Violence de la police marocaine


  Refoulement des migrants vers le Maroc: l’Europe corrige l’Espagne

Le Conseil de l’Europe dénonce dans un rapport le traitement des migrants irréguliers en Espagne, et en particulier dans les enclaves de Sebta et Melilia.

Des critiques à la fois sur les pratiques et sur la législation. Dans son rapport publié ce 9 avril, le Comité anti-torture du Conseil de l’Europe dénonce le traitement des migrants qui arrivent dans l’enclave espagnole de Melilia.
L’organisme se dit « préoccupé » par la nouvelle loi adoptée le 26 mars en Espagne qui légalise la pratique de l’éloignement forcé des migrants en situation irrégulière sans les avoir identifiés au préalable ni avoir évalué leurs besoins. Cette pratique, déjà existante, est en effet contraire à la convention de 1951 relative aux réfugiés. Lors de l’adoption de cette loi, Mehdi Alioua, président du Groupe anti-raciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants (Gadem), nous expliquait qu’il s’inquiétait du sort réservé aux migrants en Espagne : « Cette loi est contraire aux engagements internationaux de l’Espagne donc qu’est-ce qui lui empêche d’en violer d’autres ? », s’interrogeait-t-il, parlant « d’une fuite en avant vers un système répressif ».
Le rapport accuse aussi l’Espagne de laisser les autorités marocaines entrer sur le territoire européen pour appréhender les migrants « en dehors de tout cadre légal ». Il recommande « qu’aucun étranger ne soit remis à ces forces en raison des risques de mauvais traitements », faisant référence à des personnes qui assurent avoir été victimes de la violence de la police marocaine, « comme des coups de pied, des coups de bâton et de branches d’arbre, après leur arrestation par les FAM à l’intérieur des clôtures frontalières situées sur le territoire espagnol ».
Le rapport évoque aussi la violence exercée par les autorités espagnoles, en faisant référence à l’événement qui a eu lieu le 15 octobre 2014. Des images vidéo montraient un migrant en situation irrégulière recevant au moins huit coups de matraque assénés par des agents de la Guardia Civil alors qu’il descendait de la clôture; il a été, par la suite, menotté et reconduit au Maroc par des agents de la Guardia Civil malgré son apparente immobilité.

samedi 27 décembre 2014

La violence faite aux femmes : un fléau au Maroc

Par Le 20 heures, 24 /12/2014




Ce ne sont pas les rapports des organisations internationales qui manquent sur le sujet. Cette fois, c’est l’Observatoire de la violence contre les femmes qui tire la sonnette d’alarme. Il a publié hier, mardi 23 décembre, son 6ème rapport. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 5.000 femmes ont été victimes de 40.000 actes de violence au cours de l’année précédente, soit une moyenne de 8 sévices par victime. Parmi elles, 10 ont perdu la vie sous la torture, 22 ont été enchaînées et maltraitées, 38 ont été brûlées par leur mari ou leur amant.


 Il faut ajouter à cela toutes les violences morales et psychologiques qui elles aussi font un ravage autant sur les victimes que leur entourage. Dans son rapport, l’observatoire regrette la stagnation depuis 2007 du rendement des cellules de lutte contre la violence à l’égard des femmes au sein des juridictions, des hôpitaux et des commissariats. Il est plus que temps d’arrêter de parler et d’agir !

samedi 7 juin 2014

A Casablanca six baraques détruites par les autorités à Sidi Moumen

Aufait
Les bidonvilles à Casablanca sont dans le viseur des autorités locales de la métropole économique. Après la démolition d'une quarantaine de baraques à “Carrières centrales” (Karian Central) mardi, ce sont six baraques qui ont été démolies ce jeudi à Douar Birat, à sidi Moumen.

Selon nos sources sur place, les autorités locales ont procédé, bien avant la démolition, à l'arrestation d'une vingtaine de personnes, soupçonnées d'avoir l'intention de s'opposer à cette opération.
À Douar Birat, les habitants des six baraques n'ont pas résisté, se contentant d'accuser le président de la commune de Sidi Moumen, M. Bourhim, de leur avoir confisqué leurs terrains.
Contacté en vain par nos soins afin de vérifier cette accusation, le téléphone de M. Bourhim, également membre du Conseil de la ville de Casablanca, est resté éteint durant tout l'après-midi du jeudi.
Mardi, des affrontements avaient eu lieu à “Carrières centrales” entre les forces de l'ordre et des habitants s'opposant à la démolition de leurs baraques.
Une cinquantaine de personnes ont été interpellées et 19 se trouvaient toujours en garde à vue mercredi soir, selon Nourredine Ryadi, responsable local de l'Association marocaine des droits humains (AMDH). Les violences ont également fait un nombre indéterminé de blessés, dont quatre policiers, d'après le quotidien Assabah.
Jeudi, nous avons appris que les personnes arrêtées lors des affrontements ont été déférées devant le procureur général du Roi, et passeront leur première nuit à la prison de Oukacha.
Les images, prises par notre photographe, parlent d'elles-mêmes...

Description

Démolition des six baraques à Dour Birat, situé à Sidi Moumen. /K. Alaoui



samedi 5 avril 2014

Sahara Occidental : Destin brisé, double peine

Par les Amis du Peuple du Sahara Occidental, 3/4/2014


Salek Laasairi est sahraoui, il est né le 15 mars 1983 à Tantan sur le territoire marocain, et a été condamné en 2004 par la cour militaire à la réclusion à perpétuité.
C’est un militant pour l’indépendance du Sahara Occidental, et cette conviction politique et son identité ont eu et ont toujours des conséquences directes sur son histoire, l’accusation, sa peine, doublée de tortures qu’il subit en prison.

Selon ses amis, il a un grand cœur et il aime beaucoup sa famille. Il est le dernier d’une fratrie de six. Sa famille est modeste et son père est décédé en 2009.
Il est actuellement dans la prison de Ait Melloul au Maroc et son numéro d’écrou est le 7533.

Depuis 2013, le gardien chef de la prison de Ait Melloul, Ahmed El Moumni, semble particulièrement violent et raciste, sans que le directeur de la prison, Lekbir Soufi, n’intervienne contre ses pratiques. Les affaires de Salek sont régulièrement inspectées, détruites ou volées. Cela s’accompagne de fouilles au corps menées avec rudesse, de coups et  d’insultes, ressenties par Salek comme autant d’humiliations.

Les périodes de pression peuvent durer plusieurs semaines. S’ajoutent actuellement des menaces de « fabrication de motifs » destinées à imposer à Salek un nouveau transfert -  contre sa volonté - qui l’éloignerait de sa famille et des possibilités de visites.
La « fabrication de motif » veut dire une accusation imaginaire fabriquée par les autorités pénitentiaires en prison, justifiant des mesures disciplinaires. C’est une menace et une pratique courante. Ces « motifs » sont en l’occurrence l’accusation pour Salek et deux autres Sahraouis - Salek Mohamed Ahmed et Tyatro Mohiddin - d’être des « incitateurs », probablement à revendiquer un minimum de respect. Comme les autres Sahraouis de la prison, ils protestent contre les mauvais traitements, privations et violences qu’ils subissent, pratiques réprouvées par le droit selon la législation marocaine et internationale.

La famille quant à elle paraît avoir peur du régime marocain, le makhzen, et ne parle pas de ce que Salek leur confie. C’est donc par des amis que quelques informations récentes sont connues. Par exemple, fin mai 2013, Salek avait protesté contre les mauvais traitements par une grève de la faim illimitée qu’il avait suspendue après plus de 15 jours, la veille des examens du bac, auquel il a échoué. 
Ou encore, le 19 juillet, le gardien-chef fouille abusivement les affaires de Salek et déchire ses vêtements, ses livres et magazines. Quelques jours plus tard lors d’une nouvelle fouille, son téléphone portable lui est volé par le personnel pénitentiaire. Il n’a pas pu en racheter depuis cette date. Il semble qu’il y ait une entente entre le personnel pénitentiaire et les acteurs du marché noir de la prison.
Plus récemment, Salek a participé aux mouvements de grève de la faim de 24 ou 48 h menés par tous les prisonniers sahraouis enfermés dans la prison de Ait Melloul, prisonniers politiques et prisonniers de droits commun. http://apsoinfo.blogspot.fr/2014/03/em-151-prisonniers-sahraouis-en-greve.html

Salek a été arrêté le 13/10/2004 et incarcéré tout de suite à Sale 1. Le jugement a été rendu le 6/12/2005 par la cour militaire. Condamnation sans possibilité d’appel à la réclusion à perpétuité. L’accusation : meurtre d’un officier marocain.

Les faits relatés par les intéressés et les proches sont les suivants:
L’officier marocain en question est le violent agresseur d’une femme Sahraouie. Les faits se sont déroulés dans le quartier situé à côté de la route de Telimzoun à Tantan
Salek Laasairi, Saleh Amidan - 2 Sahraouis -, et Norrdin x, Hisqar x et Abdallah x, - 3 Marocains -, sont intervenus pour défendre et protéger la femme. Pendant que Salah Amidan l’éloignait, l’officier a provoqué et agressé les 4 autres, qui ont répondu à l’agression physique et raciste. Suite à la bagarre, ils ont laissé l’officier blessé sur place et sont partis. L’officier était alors vivant.

Trois jours après ces faits, la police est venue arrêter Salek chez lui. Les 6 protagonistes ont été arrêtés, les 5 jeunes et la femme agressée, pour la mort de l’officier.
Norrdin x avait volé le téléphone portable de l’officier marocain, et a ainsi été retrouvé. Pendant l’interrogatoire, Il a donné les noms des gens qui étaient avec lui. Tous ont été condamnés à diverses peines de prison ferme. Saleh Amidan à 10 ans, la femme à 2 ans. Salek, Norrdin, Hisqar et Abdallah à la réclusion à perpétuité. L’avocat de Salek était marocain, commis d’office. Il a été émis des doutes sur la qualité de l’enquête.
Lire la suite des horreurs subies par Salek sur http://ap-so.blogspot.fr/ 

mardi 15 octobre 2013

Lettre de Léa à Leonarda jeune expulsée pendant une sortie scolaire.

 Lettre de Léa à Leonarda jeune expulsée.

Je m'appelle Léa, mon nom est un peu comme le tien Leonarda.
Comme toi j'ai 15 ans
Comme toi je vais à l'école,
Comme toi j'habite en France
Comme toi j'ai des bras des jambes, un coeur
Comme toi j'ai des amis,
Comme toi j'aime,
Comme toi j'ai des rêves, des espoirs,
Comme toi je ris et je pleure,
Je pleure aujourd'hui car j'ai honte,
J'ai honte d'avoir fêté le changement,
J'ai honte de rester quand toi tu pars
J'ai honte de mon gouvernement
J'ai honte d'être Léa et pas Leonarda
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 Nous vous faisons parvenir cette lettre  magnifique de Léa, jeune lycéenne militante à Leonarda Collégienne d'origine albanaise en voie d'expulsion.
Merci de lire ce cri du cœur attentivement de l'appuyer en le signant à votre tour et de le diffuser autour de vous.
Benjamin pour Active Generation et la communauté des utilisateurs de http://www.wesign.it/ 
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Léonarda, 15 ans, arrêtée et expulsée pendant une sortie scolaire




Mme Dibrani et ses 6 enfants ont été expulsés  mercredi  9 octobre au matin vers le Kosovo. Ils habitaient un appartement à Levier (Doubs) qu'ils occupaient dans le cadre de la prise en charge des demandeurs d'asile du DLHD.
            M. Dibrani était depuis fin août retenu au centre de rétention de Strasbourg. Assigné à résidence, il a été arrêté à Mulhouse. Son expulsion programmée 2 fois a été repoussée jusqu'à mardi 8 octobre au matin.
            Après cette expulsion, le mardi soir Mme Dibrani a réaffirmé son vœu de rester en France pour l'avenir de ses enfants malgré l'angoisse qu'elle ressentait à l'idée d'être seule avec sa famille. Les enfants qui ont entre 5 et 17 ans étaient scolarisés depuis plus de 3 ans, ils étaient en France depuis presque 5 ans (4 ans et 10 mois), autrement dit, dans deux mois, ils entraient de plein droit dans le cadre dela circulaire Valls et pouvaient être régularisés. Le mardi soir avant l'expulsion la mère était perdue, les enfants attendaient et Hasan, l'avant dernier âgé de 5 ans, recopiait des lettres apprises à l'école agenouillé au-dessus d'un carton.
            La plus petite Médina est âgée d'un an, elle est née en France. Tous les enfants parlent parfaitement le français. Maria et Leonarda ont obtenu le DELF diplôme de français niveau B1 demandé par la préfecture pour obtenir la nationalité française. Après ses années de collège, Maria a fait cette année sa rentrée au lycée Toussaint Louverture en première année de CAP service. Son professeur de français souligne sa volonté et son enthousiasme. Dans le petit sac de sport qu'elle a pris le matin de l'expulsion, elle a emporté son costume de travail.
            Leonarda, scolarisée en 3ème DP3 (option découverte professionnelle) au collège André Malraux, n'était pas chez elle ce matin là. Les professeurs de la classe avaient organisé une sortie à Sochaux sur toute la journée avec un départ à 7h00. Pour être à l'heure, elle ne pouvait pas prendre le bus de son domicile. Elle a donc dormi chez une amie à Pontarlier. Les policiers ont été renseignés sur l'endroit où elle se trouvait. Le maire de Levier a appelé Léonarda et a demandé à parler à un professeur présent dans le bus, elle a transmis son téléphone à Madame Giacoma, professeur d'histoire-géographie-éducation civique au collège Malraux.
 Mme Giacoma : «je n'ai pas compris tout de suite ce qui se passait, j'ai cru que c'était la mère de Léonarda qui voulait être rassurée et en fait, c'était  le maire  de Levier, commune de résidence de Léonarda, qui m'a précisé qu'il savait que nous nous rendions à Sochaux et il me demandait expressément de faire arrêter le bus. Dans un premier temps j'ai refusé en précisant que ma mission était d'aller à Sochaux avec tous les élèves inscrits pour cette sortie pédagogique (visite de lycées + visite de l'usine Peugeot). Le maire de Levier, Albert Jeannin, m'a alors passé au téléphone un agent de la PAF qui était dans son bureau : son langage était plus ferme et plus directif, il m'a dit que nous n'avions pas le choix que nous devions impérativement faire stopper le bus là où nous étions car il voulait récupérer une de nos élèves en situation irrégulière : Léonarda Dibrani cette dernière devait retrouver sa famille pour être expulsée avec sa maman et ses frères et soeurs ! Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas me demander une telle chose car je trouvais ça totalement inhumain ...  il m'a intimé l'ordre de faire arrêter le bus immédiatement à l'endroit exact où nous nous trouvions, le bus était alors sur une rocade très passante, un tel arrêt aurait été dangereux ! Prise au piège avec 40 élèves,  j'ai demandé à ma collègue d'aller voir le chauffeur et nous avons décidé d'arrêter le bus sur le parking d'un autre collège (Lucie Aubrac de Doubs). J'ai demandé à Léonarda de dire au revoir à ses copines, puis je suis descendue du bus avec elle, nous sommes allées dans l'enceinte du collège à l'abri des regards et je lui ai expliqué la situation, elle a beaucoup pleuré, je l'ai prise dans mes bras pour la réconforter et lui expliquer qu'elle allait traverser des moments difficiles, qu'il lui faudrait beaucoup de courage... Une voiture de police est arrivée, deux policiers en uniforme sont sortis. Je leur ai dit que la façon de procéder à l'interpellation d'une jeune fille dans le cadre des activités scolaires est totalement inhumaine et qu'ils auraient pu procéder différemment, il m'ont répondu qu'ils n'avaient pas le choix, qu'elle devait retrouver sa famille...Je leur ai encore demandé pour rester un peu avec Léoanarda et lui dire au revoir (je l'a connais depuis 4 ans et l'émotion était très forte). Puis j'ai demandé aux policiers de laisser s'éloigner le bus pour que les élèves ne voient pas Léonarda monter dans la voiture de police, elle ne voulait pas être humiliée devant ses amis ! Mes collègues ont ensuite expliqué la situation à certains élèves qui croyaient que Léonarda avait volé ou commis un délit. Les élèves et les professeurs ont été extrêmement choqués et j'ai du parler à nouveau de ce qui s'était passé le lendemain pour ne pas inquiéter les élèves et les parents.»
             Lorsque la famille est partie, nous avons essayé de joindre par mail la préfecture fermée le mercredi matin. Mais la famille a été emmenée directement à l'aéroport pour prendre un avion à 13h00 le même jour. Nous avons eu au téléphone les deux filles Maria et Leonarda jusqu'au départ de l'avion.
             Nous, professeurs du collège André Malraux et du lycée Toussaint Louverture, sommes profondément choqués par les méthodes utilisées pour renvoyer des enfants issus de la minorité rom vers des pays qu'ils ne connaissent pas et dont ils ne parlent pas la langue.
            Nous, professeurs du collège André Malraux et du lycée Toussaint Louverture, sommes choqués de voir comment les efforts d'intégration fournis par ces enfants à l'école sont réduits à néant par des politiques aveugles et inhumaines.
             Nous demandons le retour immédiat des enfants en France pour leur sécurité.
                                                                                                                       Enseignants du collège André Malraux et lycée Toussaint Louverture 
    

Le récit qui précède est celui d’enseignants des enfants.
Le constat est amer. D’abord parce qu’une expulsion, quelle qu’elle soit, est une violence. Le pays où vous espériez faire (refaire) votre vie ne veut pas de vous, vous exclut, vous repousse physiquement.  Cet ostracisme est insupportable pour des adultes. Il est dévastateur pour des enfants. Il faut regretter que des responsables de gauche, disant défendre certaines valeurs, pour certains d’entre eux prétendant se souvenir de leur passé d’immigré, fassent mine de l’ignorer pour booster leur carrière.
On a honte pour tous ceux qui, de près ou de loin, maire, fonctionnaires de la PAF, préfet, membres du cabinet,  imbéciles ou salauds,  ont collaboré à cette arrestation.  Ont-ils remarqué que la jeune Léonardaa été interpellée sur le parking du collège Lucie Aubrac ? Aubrac ? Connais pas ?
Il faut dire, en prime, que cette malheureuse famille paye, comme d’autres, la lâcheté politique des ministres de l’Intérieur successifs, de Nicolas Sarkozy à Manuel Valls en passant par Hortefeux, Besson et Guéant.  En effet, la saine incompréhension des élèves, des enseignants, des parents ont, de fait, pratiquement interdit l’expulsion des élèves depuis des années. Impossible de mettre dans un avion à destination de Bamako ou d’Alger une famille avec deux ou trois enfants sans provoquer la révolte des passagers.
Ne restent plus dès lors que les familles qui peuvent être montées dans les avions privés du ministère des expulsions et envoyées vers les pays qui acceptent de recevoir ces avions : les pays de l’union européenne astreints à accueillir les « Dublin II »…. Et le Kosovo, état croupion, que les ministres de l’Intérieur, Valls comme Guéant et Besson, obligent à admettre ses avions prison, transportant une femme et ses six enfants, sur son sol. La honte.
                                                       MR

mercredi 3 avril 2013

Amnesty International. Une immense victoire ! Un traité sur le commerce des armes

tact
Amnesty International France

Les droits humains au cœur d'un traité historique sur le commerce des armes

Les droits humains au cœur d'un traité historique sur le commerce des armes

L’ONU adopte un traité qui interdira aux États de transférer des armes classiques dans d'autres pays pour commettre des génocides, des crimes de guerre ou contre l’humanité.
Mardi 2 avril 2013, les États membres des Nations unies ont adopté à une forte majorité un traité sur le commerce des armes qui interdira aux États de transférer des armes classiques dans d'autres pays lorsqu'ils sauront que ces armes serviront à commettre ou à faciliter des génocides, des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre.
Quelques jours seulement après la décision cynique de la Corée du Nord, de l'Iran et de la Syrie – trois pays qui bafouent les droits humains et sont sous le coup de diverses sanctions des Nations unies – de bloquer l'adoption par consensus de ce traité, 154 États ont voté en sa faveur dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations unies.
Nous vivons un moment historique. Après de longues années de campagne, la plupart des États ont décidé d'adopter un traité mondial susceptible d'empêcher les livraisons d'armes aux pays qui risquent de les utiliser pour commettre des atrocités. Bien que la Corée du Nord, l'Iran et la Syrie aient cyniquement tenté de le bloquer, ce traité susceptible de sauver des vies, fondé sur la protection des droits humains, a reçu le soutien massif d'une très large majorité d'États.  »
Brian Wood, responsable du programme Contrôle des armes et droits humains. 
Cet instrument oblige aussi tous les gouvernements à évaluer le risque que les armes, munitions ou composants transférés dans d'autres pays ne soient utilisés pour commettre ou faciliter de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains. Les États ont accepté de ne pas autoriser ce type de transferts dès lors que ce risque est réel et ne peut être atténué.
Si l'on pense aux énormes intérêts économiques et au pouvoir politique qui sont en jeu pour les grands fabricants et exportateurs d'armes, ce traité est un hommage à la société civile qui a défendu l'idée de sauver des vies et de réduire la souffrance humaine, ainsi qu'aux gouvernements qui ont soutenu cet appel »
Widney Brown, directrice générale chargée du droit international et de la stratégie politique. 
Dans les quatre prochaines années, le commerce annuel des armes classiques, des munitions, des composants et des pièces détachées va dépasser les 100 milliards de dollars et pourtant aujourd'hui les États ont décidé de donner la priorité aux êtres humains et à la sécurité.
Depuis le début des années 1990, Amnesty International a joué un rôle majeur dans les efforts de la société civile et des lauréats du Prix Nobel de la paix pour obtenir des règles mondiales juridiquement contraignantes sur les transferts d'armes internationaux, afin de limiter les livraisons d'armement qui alimentent les atrocités et la violence.
Ce traité a été adopté après plus de six ans de délibérations au sein des Nations unies – au terme d'un processus qui a débuté en décembre 2006, quand l'Assemblée générale a décidé de consulter les États sur la faisabilité, le champ d'application et les critères d'un traité réglementant les transferts internationaux d'armes classiques.
Un nombre record d'États avaient alors répondu au secrétaire général, pour la plupart positivement, plaçant les droits humains et le droit humanitaire en tête des critères à retenir.
Le champ d'application du traité aujourd'hui adopté couvre les principales catégories d'armes classiques, dont les armes légères et de petit calibre, qui prolifèrent dans les pays touchés par des conflits de faible intensité ou par une violence armée endémique, caractérisés par un nombre considérable de victimes civiles.
« Comme toujours dans ce type de négociations, nous n'avons pas obtenu tout ce que nous voulions. Par exemple, les munitions ne sont pas intégralement incluses dans toutes les dispositions du traité. Toutefois, comme ce traité peut être amendé et contient beaucoup de règles fortes, il fournit une base solide sur laquelle il sera possible de bâtir un système international visant à limiter l'approvisionnement en armes des auteurs d'atrocités, en temps de guerre comme en temps de paix », a indiqué Brian Wood.
« C'est la preuve que, quand de simples citoyens ont une vraie bonne idée susceptible d'améliorer le monde et qu'ils s'organisent pour la défendre, ils peuvent l'amener à se réaliser et faire la différence à l'échelle mondiale. »
Le traité sera ouvert à signature et à ratification le 3 juin 2013 lors de l'Assemblée générale des Nations unies, et entrera en vigueur peu après avoir été ratifié par 50 États.

A lire aussi

La version finale du traité sur le commerce des armes est disponible (en anglais) sur :
http://www.un.org/disarmament/ATT/docs/Presidents_Non_Paper_of_27_March_2013_(ATT_Final_Conference).pdf

jeudi 21 mars 2013

Appel international à la mobilisation face aux violences infligées aux femmes



Le premier Forum mondial des femmes francophones a appelé mercredi à Paris à la mobilisation face aux violences infligées aux femmes, au premier rang desquelles celles commises dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
(c) Afp
 Le premier Forum mondial des femmes francophones a appelé mercredi à Paris à la mobilisation face aux violences infligées aux femmes, au premier rang desquelles celles commises dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). 
 
PARIS (AFP) - Le premier Forum mondial des femmes francophones a appelé mercredi à Paris à la mobilisation face aux violences infligées aux femmes, au premier rang desquelles celles commises dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Quatre cents femmes de 77 pays francophones étaient réunies au musée du Quai Branly à l'occasion de la Journée internationale de la Francophonie, à l'initiative de la ministre déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui.
Elles ont lancé un appel aux chefs d'Etat de l'espace francophone pour que "le principe universel des droits des femmes (...) trouve au quotidien sa pleine mise en oeuvre".
L'idée du Forum est "née de la colère et de l'indignation" de Mme Benguigui, lors de sa première visite en juillet 2012 dans le Nord Kivu en RDC, où "le viol est devenu une arme de destruction massive" contre des "centaines de milliers de femmes, de fillettes, parfois de moins de deux ans, victimes d'une guerre sans images", a-t-elle dit.
"Le viol n'est pas une valeur francophone, l'excision n'est pas une valeur francophone, la lapidation n'est pas une valeur francophone", a-t-elle déclaré.
Invité de la première table ronde, le Dr Denis Mukwege, gynécologue-obstétricien congolais qui s'est spécialisé à Bukavu (est de la RDC) dans la chirurgie réparatrice des femmes victimes de viols et de graves mutilations sexuelles, a dénoncé "l'indifférence de la communauté internationale" face au drame qui dure depuis plus de 14 ans dans son pays, "une discrimination de plus", selon lui. Le viol n'est "pas un phénomène culturel" mais est bien lié à la guerre, a-t-il affirmé.
"On n'a pas besoin de plus de lois. En RDC, la loi n'est pas appliquée. Il faut lutter contre l'impunité, utiliser les instruments juridiques à notre disposition pour lutter contre les violences faites aux femmes", a-t-il ajouté.

"assez de textes, des actions!"
Des dizaines de participantes ont témoigné en faveur de l'éducation des filles, de la promotion des femmes dans le développement et insisté sur la nécessité de passer à l'action.
"Assez de textes, des actions!", a lancé Julienne Lusenge, présidente de l'ONG congolaise Sofepadi, réclamant "plus de structures d'accueil, plus d'hôpitaux et plus de tribunaux" dans son pays.
"Après l'opération de communication, nous exigeons des actes. Nous attendons de ce forum un plan d'action concret et ambitieux en faveur des droits des femmes dans l'espace francophone", a réagi l'association Osez le féminisme qui a regretté l'absence dans les débats de toute référence au droit à l'avortement. "La France aurait dû oser donner la parole aux féministes qui se battent au quotidien dans les pays membres de la Francophonie en faveur du droit à l'avortement", a souligné l'association.
Une jeune Togolaise a relevé que pour atteindre l'objectif de 30% de femmes dans les Parlements, évoqué dans une vidéo adressée au Forum par la directrice d'ONU-Femmes Michelle Bachelet, il fallait commencer par l'éducation de base pour les filles en leur donnant les mêmes chances qu'aux garçons.
"Vous êtes 400 militantes, 400 femmes en colère, vous êtes les porte-parole de milliers de femmes de l'espace francophone qui voient leurs droits être niés ou régresser", leur a dit Mme Benguigui.
"Je pense aussi à la Tunisie, à ces femmes qui ont été la tribune de la révolution, à tous ces visages souriants qui ont cru à cette révolution et dès le lendemain, se sont réveillés dans une espèce de cauchemar, une des premières règles à l'écriture de la nouvelle Constitution ayant consisté à leur retirer du droit", a poursuivi la ministre.
Le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, a évoqué des "abus insoutenables" contre les femmes au Mali. "Nous devons veiller au déploiement de conseillers qui seront chargés spécifiquement des questions de lutte contre les violences sexuelles, dans le cadre de la prochaine mission de l'ONU au Mali", a-t-il dit.
 http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130320.AFP7215/appel-international-a-la-mobilisation-face-aux-violences-infligees-aux-femmes.htm

samedi 24 novembre 2012

Journée mondiale de la lutte contre les violences faites aux femmes

Aziz Enhaili a partagé une photo de Adieu le passé,bonjour le présent, et vive l'avenir !¸.•Ƹ̵̡Ӝ̵̨̄Ʒ.
Dimanche 25 novembre journée mondiale de la lutte  contre les violences faites aux femmes . Partagez- Soutenez merci . .
Dimanche 25 novembre journée mondiale de la lutte contre les violences faites aux femmes . Partagez- Soutenez merci

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Par Parole de démocrate, 23/11/2012

La honte change de camp et je suis content

C'est en rentrant chez moi que j'ai appris la nouvelle. Une nouvelle qui me remplit de joie et qui me permet de bien finir cette semaine qui ne fut pas de toute gaîté avec toutes ces catastrophes que nous avions du supporter.
J'avais suivi l'affaire depuis le début et grande fut mon bonheur pas seulement pour moi mais pour bien du monde. Un monde fait de souffrance, d'humiliation, de dégoût, de meurtrissure, de rage, d'envie de disparaître. Ça fait grandement plaisir de voir les gens lever la tête et affronter les regards, la honte, les représailles, le dégoût et enfin dénoncer, se battre quitte à en mourir. Oui , je suis vraiment fier de toutes ces personnes qui ont osé et je leur tire ma révérence. Elles ouvrent des brèches dans ce monde dévoré par l'hypocrisie, la haine, la violence et le tabou.


Alors avant de poursuivre mon article et enfin pouvoir expliquer dans le détail le motif de ma satisfaction, je voulais rendre un grand hommage à une grande dame, plus qu'une championne, une véritable femme qui par son geste et la réussite de son action permettra de sauver l'honneur de centaines de femmes. Par ce qu'elle a fait et que personne n'avait osé mener de manière aussi ferme avec acharnement pas pour une histoire d'argent ou avec un esprit de vengeance mais au nom de la justice et de la dignité de tous ces êtres meurtris à qui on a volé, je dirai même détruit l'enfance.

Cette femme et c'est pour elle que j'ai décidé de m'atteler à l'écriture de cet article mérite notre total intérêt parce que comme beaucoup de Français, j'ignorais totalement ce qui se passait dans le milieu du tennis. Naïvement, je considérais même que ce monde de sportifs qu'on voyait se donner à fond sur les courts était un monde de privilégié sans soucis majeur.

Et pourtant l'histoire de cette femme qui fut la proie d'un monstre cynique a perdu sa jeunesse et est aujourd'hui un être brisé. Bien sûr, il ne sera pas condamné pour ce qu'il lui a fait à elle mais en mettant au devant de la scène son histoire et il fallait le faire, d'autres victimes de ce multi récidiviste tellement lâche qu'il a systématiquement lors de son procès cherché à minimiser les faits en refusant de tout reconnaitre sachant que toutes les victimes n'ont pas osé se plaindre de peur d'avoir à subir le regard des autres. Mais la pire chose qu'il a osé faire et qui est souvent une attitude prise par ce type de criminels est de répéter que sa victime était consentante. Ce mot qui tue, tant redouté par les victimes. Tellement redouté, qu'elles n'osent jamais franchir le seuil du palais de justice, effrayée de revoir leur bourreau et d'avoir l'impression de subir un second viol

(Droits réservés)
Ce violeur en série âgé aujourd'hui de 70 ans, très connu dans le milieu du Tennis avec un nom à particule est une véritable racaille. Je n'ai pas trop envie de m'étaler sur ses faits d'armes mais ayant été le coach de grandes championnes pendant 20 ans, on peut imaginer aisément le nombre de victimes. Son nom que certain voudront vite faire oublier pour ne pas salir leur image belle devant et puante derrière est Régis de Camaret dont la fiche wiképédia en dit assez sur ce criminel qui va purger 8 ans de prison. 8 ans de prison sur la base de faits concernant uniquement 2 victimes mineures au moment des faits et qui se sont présentées pour soutenir celle à qui l'article rend hommage. 8 ans, ce n'est rien pour peut être des dizaines de vie brisés de manière totale. La particule de son nom lui a peut être évité la prison à vie. La seule chose qu'il mérite au vu du dossier.

Je n'ai pas trop envie de parler de cette crapule de Régis de Camaret mais m'arrêter plutôt sur celles qui sont de véritables porte étendard de la cause des femmes parce qu'elles ont osé témoigné.
Tout d'abord et avec une grande fierté, Isabelle Demangeot dont l'histoire est relatée ici 

 
http://parolededemocrate.blogspot.fr/2012/11/la-honte-change-de-camp-et-je-suis.html?spref=fb
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A l'occasion de la campagne pour les femmes battues... Voilà comment il faut s'attaquer aux hommes-cogneurs. Les cabosser et les répudier une fois pour toute! Tout un art à enseigner!
A l'occasion de la campagne pour les femmes battues... Voilà comment il faut s'attaquer aux hommes-cogneurs. Les cabosser et les répudier une fois pour toute! Tout un art à enseigner!

samedi 16 juin 2012

Appel des associations démocratiques tunisiennes et organisations politiques tunisiennes

Par la rédaction du Site du Mouvement démocratique arabe "Résister à l'occupation, c'est vivre libre"14/6/2012

 Vendredi 15 juin 2012 à partir de 18h30
 Près de l’ambassade de Tunisie Place André Tardieu 
 Sortie du métro St.François Xavier (ligne13)

 - Pour l’arrêt des exactions des salafistes et des nervis  -  Contre les menaces exercées sur les libertés en Tunisie
 - Pour le défense des libertés individuelles 
- Contre la guerre de religion imposée par les salafistes

 Les associations et organisations politiques démocratiques tunisiennes en France, appellent à un rassemblement, près de l’Ambassade de Tunisie pour condamner les violences perpétrées simultanément, ces deux derniers jours, par des nervis et des groupes extrémistes religieux. 

Après avoir sévi ces derniers temps, entre autres, contre les journalistes, les intellectuels, syndicalistes, les enseignants, les militants démocrates et les artistes, les salafistes et les nervis ont détruit et lacéré des œuvres d’art, jugées blasphématoires, lors d’une exposition intitulée « le Printemps des Arts » au palais d’Abdellia, à la Marsa. 

 Les violences se sont ensuite propagées, dans les quartiers populaires de la ville de Tunis : Intilaka, Ettadhamen et Essijoumi, ainsi que dans les villes de la banlieue nord : La Marsa, Carthage et le Kram, semant la panique et le désarroi durant la nuit. 

Elles ont également atteint les gouvernorats de Jendouba, Sousse, Monastir et Tatouine. Suite à quoi, un couvre-feu nocturne a été institué à Tunis et dans quatre régions. 

 Ces groupes se sont aussi attaqués au Tribunal de Tunis à Essejoumi, où ils ont incendié le bureau du procureur. A Jendouba, ville du nord-ouest tunisien, des groupes salafistes ont incendié le siège régional du syndicat U.G.T.T. (Union Générale Tunisienne du Travail) et les sièges de trois partis politiques : le parti communiste des ouvriers de Tunisie, le mouvement des patriotes démocrates et le parti républicain. 

Il faut rappeler que les groupes salafistes accompagnés de casseurs, ont déjà attaqué à Jendouba plusieurs locaux de la police et des débits de boissons alcoolisées. Ces groupes bénéficient depuis plusieurs mois, d’une réelle impunité, et ce malgré la gravité de leurs actes. 

 - Les signataires de cet appel dénoncent ces actes graves, attentatoires aux libertés et à la démocratie qui surviennent après l’appel, relayé par des chefs salafistes tunisiens, du chef d’Al-Qaïda, Aymen Adhawahiri, au soulèvement des Tunisiens pour l’instauration de la Charia en Tunisie. Ils condamnent ceux qui appellent à l’affrontement religieux et qui utilisent illégalement les mosquées comme bases arrière, pour propager leurs discours haineux. 
-  Les signataires exigent du gouvernement, la prise de mesures urgentes, pour neutraliser ces semeurs de troubles, violents et intolérants, qu’ils soient d’ailleurs, salafistes ou casseurs au service des contre-révolutionnaires, et qui s’attaquent à tous ce qui ne partagent pas leurs convictions fascistes. Nous mettons en garde le gouvernement contre la poursuite de ces violences organisées par des salafistes et des nervis, et lui rappelons qu’il est le garant de la sécurité de toutes les personnes et les biens. 
-   Les signataires refusent que la Tunisie devienne un champ de bataille, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour le développement économique et réaffirment la nécessaire ouverture de notre pays, au reste du monde. 
-   Les signataires appellent les démocrates et les défenseurs des droits de l’homme tunisiens de Tunisie ou à l’Étranger, ainsi que nos amis Maghrébins et Machrequins, Français et Européens qui se sont mobilisés avec nous pour chasser le dictateur Ben Ali, à se mobiliser encore une fois, pour la défense de la tolérance, des libertés et de la démocratie en Tunisie. 
 Cette mobilisation est urgente, pour contrecarrer les violences des salafistes, des casseurs et de leurs commanditaires et pour défendre les libertés ; de création, de croyance et d’expression, de presse, syndicale et associative. 

POUR L’ARRET DE LA VIOLENCE DES SALAFISTES ET DES NERVIS EN TUNISIE POUR LE RESPECT DES LIBERTÉS ET DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE POUR LES OBJECTIFS DE LA RÉVOLUTION : DIGNITÉ, TRAVAIL ET LIBERTÉ ** 

Premiers signataires : 
A.D.T.F. ; A.I.D.D.A. ; A.T.N.F. ; Collectif 3C ; C.R.L.D.H.T. ; Ettakatol / France ; F.T.C.R. ; Filigrane ; M.C.T.F. ; P.C.O.T. ; Parti Républicain ; R.E.M.C.C. ; U.T.A.C. ; U.T.I.T. ; Vérité pour Farhat Hached 
 Et le soutien des Associations : 
 A.C.O.R.T. ; A.M.F. ; C.E.D.E.T.I.M. ; E.M.C.E.M.O. / Pays Bas ; F.C.M.A. ; Le Manifeste des Libertés ; Na’oura / Bruxelles ; R.E.M.D.H. ; SOS Migrants / Bruxelles Syndicats : C.F.D.T. ; Force Ouvrière ; Union syndicale Solidaires. Partis : E.E.L.V. ; F.A.S.E. ; N.P.A. ; P.C.F. ; P.G. 
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jeudi 5 janvier 2012

Maroc : Plus de 30 blessés dans des affrontements entre les forces de l’ordre et les jeunes de Taza

Par Oumar Baldé, 5/1/2012

           
Des scènes d'une rare violence à Taza, mercredi 4 janvier 2011. Source: Tazacity.info
La ville de Taza a connu une journée très mouvementée ce mercredi 4 janvier. De violents affrontements ont opposé les forces de l’ordre à des jeunes de la ville, faisant au moins une trentaine de blessés des deux côtés. La situation a dégénéré lorsque des diplômés chômeurs en sit-in, ont été rejoints par des habitants d’un quartier populaire et par des étudiants en grève. Le calme est de retour ce jeudi matin, mais la tension reste palpable dans la ville.
Scènes de révoltes ce mercredi 4 janvier dans la ville de Taza. Au moins 30 personnes ont été blessées, dont 5 cas graves, lors des violents affrontements ayant opposé les forces de l’ordre à des jeunes de la ville. A en croire Mohamed Chiabry, président de la section locale de l’Association marocaine de défense des droits de l’Homme qui donne ce bilan, « il y a beaucoup plus de blessés, car de nombreuses personnes blessées ont eu peur d’aller se faire soigner à l’hôpital ». La plupart des hospitalisés, a-t-il déclaré à Yabiladi.com, sont des agents des forces de sécurité qui faisaient face aux manifestants.
« Une estafette en panne a été incendiée, et son chauffeur malmené par les jeunes », raconte le président de local l’AMDH qui parle aussi du cas « d’un jeune heurté par un véhicule de la police qui a foncé sur la foule pour tenter de disperser les manifestants » et de « deux jeunes isolés qui ont été matraqués » à volonté par les policiers. Des scènes d’émeutes qui se sont déroulées durant une bonne partie de la journée d’hier à Taza et déclenchées par des sit-in de diplômés chômeurs.

Vers 11h, des membres d’une association de diplômés chômeurs manifestaient dans le quartier administratif de Taza alors qu’un autre groupe se faisait entendre devant le siège de la province de la ville. Ces derniers, à l’instar de leurs camarades dans plusieurs villes du royaume, ont voulu occuper le bâtiment public, entrainant l’intervention des forces de l’ordre. « C’est lorsqu’une femme enceinte parmi les manifestants a été violentée par la police que les hostilités se sont vraiment déclarées », narre Mohamed Chiabry.
Les échauffourées gagnent alors le quartier populaire de Koucha (nouvellement dénommé Taqqadoum) dont les habitants se plaignent depuis plusieurs jours de la cherté des factures d’eau et d’électricité. Dans ce quartier où « les gens estiment n’avoir rien à perdre en raison de leurs conditions de vie [chômage des jeunes et précarité], une femme a même dit à son enfant d’aller porter un coup de main aux jeunes qui affrontaient la police », rapporte Chiabry. Les étudiants de la faculté, en grève, ont également grossi les rangs des protestataires dans la soirée, en plus d’avoir bloqué la circulation sur l’axe Fès-Oujda.
« Il faut trouver des solutions aux problèmes des jeunes et aux habitants des quartiers populaires », conseille le représentant de l’AMDH, qui parle de « violations des droits de l’Homme » et de « violences des deux côtés [police et manifestants] » à Taza. « Les citoyens ont le droit de manifester, mais la violence n’est pas admise », rappelle-t-il. Ce jeudi, les diplômés chômeurs avaient promis d’organiser une nouvelle manifestation, face aux renforts de policiers dépêchés sur la ville. La tension reste vive à Taza, même si dans la matinée, la situation était encore calme.