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jeudi 24 novembre 2016

Il y a un an : « Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient »

mardi 24 novembre 2015

« Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient »

@Déclaration Citoyenne Et la République à travers ses silences et les fabuleux contrats signés avec le le Qatar et l'Arabie Wahhabite, occulte totalement le rôle de ces deux États dans la mondialisation de la barbarie et en particulier celle qui frappe la France! Les observateurs avisés et les services de renseignements savent tout cela mais sont contraints à une forme de myopie institutionnelle et de soumission à la raison d'État. Tôt ou tard les sociétés civiles comprendront ce jeu de dupes et appelleront à des mobilisations citoyennes; pour l'heure les Valls et les Juppé s'inclinent devant les États géniteurs de l'islamo-fascisme en pensant aux élections présidentielles, mais gare à l'effet boomerang.




Le Monde | Laurent Fabius et le ministre du pétrole saoudien  Ali al-Naimi  le 8 novembre à Paris.

 image: http://s2.lemde.fr/image/2015/11/17/534x0/4811387_6_555d_laurent-fabius-et-le-ministre-du-petrole_53804d5e590fff94c999eb8101ee0f2c.jpg

 Soyons réalistes, demandons l’impossible, clamaient dans les rues de Paris les utopistes de mai 1968. Etre réaliste aujourd’hui, c’est réclamer à ceux qui gouvernent d’aller aux racines de ce mal qui, le 13 novembre, a tué au moins 129 personnes dans la capitale française. Elles sont multiples, et il n’est pas question d’en faire ici l’inventaire. Nous n’évoquerons ni l’abandon des banlieues, ni l’école, ni la reproduction endogamique d’élites hexagonales incapables de lire la complexité du monde. Nous mesurons la multiplicité des causes de l’expansion de l’islamisme radical.

Comme nous savons à quel point l’étroitesse des rapports entretenus dans tout le monde arabe entre les sphères politique et religieuse a pu faciliter son émergence, nous n’avons aucune intention simplificatrice. Mais, aujourd’hui, c’est la politique internationale d’une France blessée, et de l’ensemble du monde occidental, que nous voulons interroger.
Sur l’islamisme d’abord. Depuis le début de sa montée en puissance, dans les années 1970, les dirigeants occidentaux se sont convaincus qu’il devenait la force politique dominante du monde arabo-musulman. Addiction au pétrole aidant, ils ont renforcé le pacte faustien les liant aux Etats qui en sont la matrice idéologique, qui l’ont propagé, financé, armé. Ils ont, pour ce faire, inventé l’oxymore d’un « islamisme modéré » avec lequel ils pouvaient faire alliance.
Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués. On ne veut pas voir que la même idéologie les anime
Le soutien apporté ces derniers mois au régime turc de M. Erdogan dont on connaît les accointances avec le djihadisme, et qui n’a pas peu contribué à sa réélection, en est une des preuves les plus récentes. La France, ces dernières années, a resserré à l’extrême ses liens avec le Qatar et l’Arabie saoudite, fermant les yeux sur leur responsabilité dans la mondialisation de l’extrémisme islamiste.

Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués, faisant fi des « valeurs » qu’elle convoque un peu vite en d’autres occasions. Jamais les dirigeants français ne se sont posé la question de savoir ce qui différencie la barbarie de Daesh de celle du royaume saoudien. On ne veut pas voir que la même idéologie les anime.

Cécité volontaire

Les morts du 13 novembre sont aussi les victimes de cette cécité volontaire. Ce constat s’ajoute à la longue liste des soutiens aux autres sanglants dictateurs moyen-orientaux – qualifiés de laïques quand cela convenait – de Saddam Hussein à la dynastie Assad ou à Khadafi – et courtisés jusqu’à ce qu’ils ne servent plus. La lourde facture de ces tragiques inconséquences est aujourd’hui payée par les citoyens innocents du cynisme à la fois naïf et intéressé de leurs gouvernants.
L’autre matrice du délire rationnel des tueurs djihadistes est la question israélo-palestinienne. Depuis des décennies, les mêmes dirigeants occidentaux, tétanisés par la mémoire du judéocide perpétré il y a soixante-dix ans au cœur de l’Europe, se refusent à faire appliquer les résolutions de l’ONU susceptibles de résoudre le problème et se soumettent aux diktats de l’extrême droite israélienne aujourd’hui au pouvoir, qui a fait de la tragédie juive du XXe siècle un fonds de commerce.
On ne dira jamais assez à quel point le double standard érigé en principe politique au Moyen-Orient a nourri le ressentiment, instrumentalisé en haine par les entrepreneurs identitaires de tous bords. Alors oui, soyons réalistes, demandons l’impossible. Exigeons que la France mette un terme à ses relations privilégiées avec l’Arabie saoudite et le Qatar, les deux monarchies où l’islam wahhabite est la religion officielle, tant qu’elles n’auront pas coupé tout lien avec leurs épigones djihadistes, tant que leurs lois et leurs pratiques iront à l’encontre d’un minimum décent d’humanité.
Exigeons aussi de ce qu’on appelle « la communauté internationale » qu’elle fasse immédiatement appliquer les résolutions des Nations unies concernant l’occupation israélienne et qu’elle entérine sans délai la création trop longtemps différée de l’Etat palestinien par le retour d’Israël dans ses frontières du 4 juin 1967.
Ces deux mesures, dont riront les tenants d’une realpolitik dont on ne compte plus les conséquences catastrophiques, n’élimineront pas en un instant la menace djihadiste, aujourd’hui partout enracinée. Mais elles auront l’immense mérite d’en assécher partiellement le terreau. Alors, et alors seulement, les mesures antiterroristes prises aujourd’hui en l’absence de toute vision politique pourraient commencer à devenir efficaces.
Sophie Bessis et Mohamed Harbi (Historiens)
Sophie Bessis est l’auteur de La Double Impasse. L’Universel à l’épreuve des fondamentalismes religieux et marchand (La Découverte, 2014) ; Mohamed Harbi est ancien membre puis historien du Front de libération nationale algérien (FLN).

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/17/nous-payons-les-inconsequences-de-la-politique-francaise-au-moyen-orient_4811388_3232.html#CXmCw57LraFCRdTM.99
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Lire aussi : http://www.alternativelibertaire.org/?Appel-unitaire-Leurs-guerres-nos

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lundi 18 juillet 2016

Hollande, Valls : vos incompétences et votre cynisme n'ont que trop duré !




Oui, parfois, la plume du poète et celle du journaliste sont en droit de céder la main à celle de la colère.
Pourquoi me condamnerai-je à rejeter la colère quand celle-ci peut ne pas être aveugle, mais vertueuse ?
Je revendique ma citoyenneté française. Je revendique mon droit à être protégé par l'Etat et les autorités de mon pays. Je revendique mon droit à exiger mes droits :

- en tant que citoyen, à être protégé comme citoyen. Les victimes de la terreur -ET DU CYNISME ET DES GUERRES QUE MON PAYS MÈNE DANS D'AUTRES CONTREES- se multiplient en France. Et j'ai mal. Et la France a mal. Et la population en a marre d'être mal protégée. D'être condamnée à se taire et à avaler les discours politiciens et cyniques et mensongers de droite comme de gauche.

- mon droit, comme citoyen, a bénéficier de véritables débats de société avec des intellectuels, des penseurs, des sociologues, des experts et des politiques dignes de ce nom. Pas des Sifaoui, ni des BHL ni des Zemmour. Ni même des Valls,  Hollande ou Sarkozy, qui ont cramé la totalité de leur capital crédibilité. Pas même côté Media des directeurs de la rédaction sans consistance ni formation ni esprit de synthèse ni courage ni intégrité.

- mon droit à demander la démission de tous ceux qui depuis 15 ans nous bernent et lèvent des pans de la société contre d'autres pans de la société, de Valls à Le Pen, en passant par Sarko et Copé.

- mon droit, en tant que "musulman" à exiger que l'on cesse de me stigmatiser en rendant ma culture et ma religion d'origine coupables de tous les maux sous prétexte que des fous sanguinaires s'en revendiquent. Mais enfin : la chrétienté est elle assimilable aux crimes du KKK ? Le Judaïsme est-il assimilable aux crimes des ultras qui colonisent en Palestine ? Cessez de semer la stigmatisation et l'obscurantisme !

- mon droit, en tant qu'arabe -et citoyen français- à ce que l'on cesse de me stigmatiser sous prétexte que nombre des terroristes, il est vrai, viennent d'Afrique du Nord ou d'orient. Mais enfin, nombre d'entre eux ne sont ils pas des blancs nés blancs et produits à 100% de la société française ? La réalité est bien plus complexe n'est-ce pas ? Pourquoi nos autorités, hier de droite, aujourd'hui soit disant de gauche, tombent elles en connaissance de cause dans le simplisme ?

- mon droit a estimer que ce simplisme n'est pas par une erreur de casting, mais bel et bien une stratégie délibérée dont nous ne cernons pas tous les tenants et les aboutissants. Ainsi, un pilote qui lance son avion sur les montagnes occasionnant plusieurs centaines de morts est un malade psychiatrique... mais un même malade psychiatrique qui lance son semi-remorque sur la foule occasionnant près d'une centaine de morts et plusieurs centaines de blessés est un terroriste. Pourquoi ? Parce que l'un est européo-chrétien et l'autre arabo-musulman ? Qui donc est entrain de semer les germes et la culture d'une guerre de religions et de civilisations ?

- mon droit à considérer, sans que l'on maintienne sur ma tête cette immonde épée de Damocles qu'est le chantage à l'antisémitisme, que le CRIF, pour les intérêts denses maîtres à 100.000 lieues de notre territoire, joue un jeu immonde qui met en danger mon pays, la France, et sa cohésion, et que nos médias et politiques, de gauche comme de droite, se sont vendus corps et âme à lui au point que la France y a perdu sa souveraineté.

- mon droit, et mon devoir, en tant que citoyen, fidèle à l'esprit de la révolution française, à exiger que les gouvernants de mon pays nous rendent notre espoir, notre respect de la vie partout sur la planète, notre destin, un dessein, une vision pour demain. Ils ont fait, depuis plus de 20 ans, la preuve de leur incompétence... en dehors de Jacques Chirac et de De Villepin qui ont tenu tête à la folie de Georges W Bush parce qu'ils ont été visionnaires à considérer qu'il valait mieux la colère de ce dernier que le chaos dont ils se rendraient coupables.

Je, mon épouse, mes enfants, mes amis, mes frères ou sœurs aurions pu nous retrouver parmi les victimes du Bataclan, ou de Nice. Mon droit, notre droit est que vous nous protégiez . Or le nombre de morts ne cesse d'augmenter, malgré vos lois liberticides.
Notre droit, mais aussi et surtout désormais notre devoir, est d'exiger que l'on cesse de nous considérer comme tombés de la dernière pluie. Qu'on assure notre sécurité. Qu'on cesse de stigmatiser et de nous diviser. Qu'on cesse de nous manipuler. Qu'on nous éclaire sur les véritables enjeux en ouvrant de vrais débats de société.
Younes BENKIRANE.


  • lundi 10 août 2015

    6 ans, française, enfermée 3 jours par la police parce qu’elle est trop noire

    Cela se passe en France socialiste, en juin 2015. Andréane a 6 ans, elle est Française. Son crime ? Elle voyage seule. Elle vient d’Afrique. Et elle à la peau un peu trop noire…
    Arrivée à l’aéroport de Roissy en provenance du Cameroun, Andréane est immédiatement repérée par les fins limiers de la police aux frontières. Pourquoi ? Parce que la photo de son passeport ne leur semble pas être exactement la même que l’image qu’ils ont de la fillette en face d’eux. Probablement qu’elle souriait trop la petite Andréane, contente de revoir sa maman.
    C’est bien connu, pour les racistes de tout poil, tous les petits noirs se ressemblent. Mais là, manque de bol, pour les policiers, au contraire, Andréane ne ressemble pas assez … à elle-même.
    C’est sur et certain, les papiers sont « usurpés » affirment les policiers. Ni une ni deux, la fillette est placée en zone d’attente. Ces fameuses zones de non droit théoriquement réservées aux sans-papiers où la République Socialiste Française s’honore d’y placer maintenant aussi des petites Françaises.
    Bien évidemment, pour nous donner un avant-goût de la loi fasciste sur le renseignement qui autorise bon nombre de procédures qui violent nos libertés fondamentales en l’absence de tout contrôle judiciaire, la placement en zapi (zone d’attente pour personnes en instance) est une mesure administrative de privation de liberté décidée par un fonctionnaire. Comme ça, sans aucun contrôle. Bienvenue dans ton pays qui s’autoproclame faussement la patrie des droits de l’homme ma petite Andréane.
    Sa maman qui l’attendait ne la trouve pas à la descente de l’avion. Elle se renseigne, se rend à la zone d’attente. On lui refuse de rencontrer son enfant. Impossible de la rassurer de le lui expliquer, de lui parler. Le mauvais film de l’administration socialiste va durer 3 jours. Il faut attendre que la petite fille passe devant le juge, oui, à 6 ans devant un juge…, pour une photo qui ne plait pas à un fonctionnaire de police aveuglé par la course aux chiffres que Valls et Cazeneuve lui imposent.
    Il faut attendre que le juge lui fasse passer des tests dont la pertinence nous laisse tous sans voix. Oh surprise, Andréane est capable de citer les noms de ses camarades de classe sur une photo ainsi que le nom de sa maîtresse.
    Le juge se rend compte qu’elle reconnait parfaitement sa maman. Étonnant, non ? La police qui a interdit à la maman de la voir, n’a pas pu, elle se rendre compte de cela. C’est ballot, non ? Peut-être lui ont-ils présenté une photo de Christiane Taubira en lui demandant si elle la connaissait, devant l’hésitation de la fillette ils en ont conclu qu’elle était une usurpatrice ?
    Le juge ordonne finalement la libération d’Andréane en estimant que l’ensemble des éléments du dossier contredisait la version policière. La fillette est donc libre… Mais sans papiers, puisque la police n’a toujours pas restitué son passeport aux parents, estimant probablement qu’ils ont bien raison et que ce n’est pas un juge qui va leur apprendre leur métier.
    Ne croyez pas qu’il s’agit d’une erreur. Le même jour, une autre enfant, de 3 ans cette fois, a été enfermée 5 jours avant de comparaître devant le Juge des Libertés qui décide de la relâcher. Cette fois, il s’agissait d’un vrai faux passeport.
    La France, une vraie passoire
    Ouf, la France est bien gardée. On respire mieux. Vous croyez ? Ne vous réjouissez pas trop vite. Rappelez vous en septembre 2014. Le Ministère Socialiste de l’Intérieur et de la Propagande nous annonce à grand renfort de publicité, pardon, d’AFP l’arrestation de 3 dangereux terroristes parmi lesquels le beau-frère de Mohamed Merah, tous de retour de Syrie.
    Malheureusement pour Cazeneuve et sa bande de menteurs, alors que les 3 présumés djihadistes sont attendus par les policiers à Roissy, ils atterrissent finalement à Marseille. Que croyez-vous qu’il arriva ? Et bien rien du tout. A Marseille, ils présentent leur passeport et ne sont pas inquiétés. Quoi ? Comment ? L’explication est toute simple. Ce jour-là et comme par hasard, juste ce jour là, le système informatique Chéops est en panne, pardon en maintenance… Impossible de rentrer des noms dans le fichier et de contrôler s’ils sont ou non recherchés. Même Ben Laden aurait pu venir en France sans être inquiété.
    Depuis, on sait que les pannes informatiques, pardon les maintenances, de ce système sont fréquentes. Heureusement, si les policiers sont incapables de reconnaître les djihadistes, ils sont capables de reconnaître les enfants Français parfaitement en règle qui « usurpent » leur identité et les foutre 3 jours en taule. Non mais.
    La France socialiste viole le droit et les conventions internationales.
     Le maintien des mineurs en zone d’attente constitue une violation de la Convention Internationale des Droits de l’Enfants.Le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés, le Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU, le Défenseur des Droits ont tous condamnés le placement des mineurs en zone d’attente. Et encore, ils n’avaient jamais imaginé que la France Socialiste, plus stupide que moi tu meurs, place dans ces zones ses propres enfants…
    Un rapport de Human Rights Watch détaille très précisément les violences policières, les menaces et les violations des droits auxquels les enfants doivent faire face dans ces zones de privation de liberté.
    La Cour Européenne des Droits de l’Homme a déjà condamné la France pour l’enfermement des enfants qui constituent une violation des une violation des articles 3, 5 et 8 (Interdiction des traitements inhumains et dégradants ; droit à la liberté et à la sûreté ; droit au respect de la vie familiale.)
    Chaque année, jusqu’à 500 mineurs sont enfermés en République Socialiste Française dans ces zones de non-droit. Cette fois, c’était pour une photo qui n’a pas plu à un simple policier.
    Demain, à qui le tour ?
    Hier, la France se glorifiait d’enfermer les enfants et même les nourrissons sous prétexte de les renvoyer dans leur pays. Aujourd’hui, elle enferme les enfants Français qui ne ressemble pas suffisamment à la photo de leur passeport. Demain, grâce à la loi sur le renseignement, la dictature nationale socialiste enfermera tous ceux qui ne pensent pas comme il faut. Mais demain, c’est déjà aujourd’hui. Demandez à tous les enfants qui ne se sentent pas Charlie et qui ont passé des heures en garde-à-vue.

    Tu veux un conseil Andréane ?
    La prochaine fois, débrouille toi pour prendre le Falcon de la République avec Manuel Valls et ses enfants. Il prétend que ça ne coûte pas un centime de plus à l’État. 

    jeudi 29 janvier 2015

    État : la guerre aux pauvres est déclarée


    Contrairement aux déclarations de Valls, la lutte contre le terrorisme n’a pas pour objectif premier d’assurer notre sécurité. Appuyée sur les peurs suscitées par les tueries des 7 au 9 janvier, elle est aujourd’hui l’outil que le pouvoir et le patronat vont utiliser pour tenter de nous diviser, restreindre nos libertés et faire passer leurs réformes antisociales.

    L’incarcération comme réponse ?
    La prison ne protège pas des attentats. Les 19 lois sur la sécurité adoptées entre 2001 et 2011 n’ont pas permis de les empêcher. Elles ont surtout servi à renforcer les peines pour les délits mineurs : outrages, injures aux représentants de l’ordre, possession de cannabis. Celles-ci sont passées en moyenne de 9 à 16 mois, encourageant ainsi la récidive pour 66 % de petits délinquants... Et la radicalisation religieuse pour une toute petite partie d’entre eux.
    La loi Cazeneuve de novembre 2014 et la comparution immédiate pénalisent lourdement et principalement des ivrognes, des adolescents et des personnes souffrant de troubles psychiques ! Pour tous ceux-là, la prison n’a pas de sens : elle servira surtout à détruire des liens sociaux et affectifs parfois fragiles.

    Enfermer dehors...
    Le plan Vigipirate « alerte attentat » permet la protection de certains sites religieux, des gares et des aéroport... mais il autorise également le renforcement des forces de police autour des quartiers populaires, avec tout le harcèlement que cela signifie.
    Ainsi, il stigmatise leurs habitantEs et suggère au reste de la population la menace potentielle qu’ils représenteraient. En attendant sans doute que certains quartiers soient « mis sous la tutelle de l’État car le système démocratique n’est pas à même de gérer certaines zones », comme le propose Malek Boutih. C’est quoi un système autre que la démocratie, une dictature ?
    Ce nouvel ordre policier exclut de fait les populations les plus modestes, jugées inutiles. Valls avance l’idée de « mixité de peuplement ». Chiche ! Oui à la suppression des ghettos de riches ! Et réquisition des appartements vides pour y loger les mal-logéEs de nos quartiers !

    Discriminations raciales, injustice sociale
    L’injustice et l’humiliation subies par des milliers de « jeunes de quartiers issus de l’immigration », terribles discriminants, sont permanentes. Alors que l’échec de l’école y est massif, que le chômage touche un jeune sur deux, que l’espoir y est ténu, la seule ambition de la ministre de l’Éducation nationale est de « réinstaller des rites et de l’autorité »...
    L’observatoire nationale des ZUS est pourtant sans appel : la pauvreté est trois fois plus importante dans les ZUS qu’ailleurs. La baisse de la dotation d’État aux communes qui s’élève à 3,7 milliards d’euros conduira inexorablement à l’asséchement des budgets des associations, ainsi qu’ à une suppression de services publics. Par ailleurs, le budget du plan de rénovation urbaine est annoncé avec une baisse de 5 milliards d’euros...
    Hollande et Valls entendent renforcer significativement un ordre social dominant basé sur l’oppression et l’exploitation, ce qui passe par des lois liberticides et antisociales. Ils soutiennent ainsi une nouvelle offensive très agressive de la lutte des classes. C’est sur ce terrain que nous répondons : contre les discriminations, contre tous les racismes, mais aussi contre la loi Macron et la casse de nos droits ! Notre mobilisation, nos luttes, doivent nous rassembler largement, pour riposter, pour gagner.

    samedi 12 juillet 2014

    Toujours d'actualité :Torture au Maroc : la France prête à tout pour Sa Majesté ?

    par Le Point.fr, 25/02/2014

    La convocation à Paris du chef du contre-espionnage marocain pour "complicité de torture" a scandalisé le royaume, obligeant la France à jouer l'apaisement.



    Le président François Hollande, avec au second plan le roi du Maroc Mohammed VI, lors de l'intronisation du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en septembre 2013.
    Le président François Hollande, avec au second plan le roi du Maroc Mohammed VI, lors de l'intronisation du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en septembre 2013. © GOUHIER-POOL / SIPA
    La relation paradisiaque qui lie la France et le Maroc s'est nettement assombrie la semaine dernière, après la convocation, jeudi, par la justice française du chef de la DST marocaine, Abdellatif Hammouchi. De passage à Paris, le responsable marocain a été retenu plusieurs heures en vertu d'une plainte pour "complicité de torture" déposée en mars 2013 par l'ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT).
    À l'origine, un ressortissant franco-marocain, Adil Lamtalsi, arrêté en 2008 par la police marocaine puis condamné pour un crime de droit commun (trafic de stupéfiants, NDLR). Transféré dans le funeste centre de détention secret de Témara, aux mains de la Direction générale de la surveillance du territoire marocain (DGST), il affirme avoir subi de nombreux sévices avant de passer aux aveux. D'après le dépôt de plainte que Le Point.fr a pu consulter, Adil Lamtalsi "est resté attaché les yeux bandés et a été privé de sommeil tout au long de sa garde à vue".

    Électrocuté

    "Entre cinq et huit personnes l'ont frappé avec un bâton sur la plante des pieds, les mains, le visage, les organes génitaux, la colonne vertébrale, révèle le document. Il a été électrocuté à plusieurs reprises, suspendu par les pieds pendant une heure à plusieurs reprises. On lui a également plongé la tête et les épaules dans un grand seau d'eau."
    "Il existe au Maroc un recours systématique à la torture et aux traitements inhumains et dégradants visant à obtenir des aveux rapides dans tout dossier compliqué", affirme au Point.fr maître Joseph Breham, qui défend Adil Lamtalsi depuis son transfert en France, en mai 2013. "Mon client a été tellement torturé qu'un des policiers présents lors de l'interrogatoire a pris des photos, puis les lui a passées", précise l'avocat.

    Rencontre avec Manuel Valls

    Quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre, jeudi dernier, qu'Abdellatif Hammouchi, mis en cause dans la plainte, était de passage à Paris, où il accompagnait le ministre marocain de l'Intérieur lors d'une rencontre avec Manuel Valls. "Nous nous sommes alors empressés de contacter la juge d'instruction du TGI de Nanterre, car c'était la seule occasion qu'Abdellatif Hammouchi soit entendu par la justice française", explique Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb-Moyen-Orient de l'ONG ACAT.
    La juge Sabine Kheris se jette sur cette occasion inespérée. À sa demande, sept policiers investissent le jour même la résidence de l'ambassadeur du Maroc en France pour remettre une convocation au directeur général de la surveillance du territoire marocain. L'affaire s'emballe. Furieux, le royaume du Maroc convoque dans la foulée l'ambassadeur de France à Rabat. Déplorant un "incident rare et inédit", le royaume rejette "catégoriquement les accusations" portées contre Abdellatif Hammouchi.

    Séparation des pouvoirs

    Déterminé à éteindre ce qui ressemble de plus en plus à un incident diplomatique, le Quai d'Orsay publie alors un communiqué demandant que "toute la lumière soit faite" sur cet "incident regrettable". Si, de source proche du dossier, on assure que la juge Sabine Kheris poursuit sereinement son instruction, la responsable d'ACAT estime que le communiqué de la diplomatie française "met à mal le principe de séparation des pouvoirs". "Comment une émanation du pouvoir exécutif peut-elle ainsi s'immiscer dans les affaires de la justice ?" s'interroge Hélène Legeay.
    En outre, maître Joseph Breham rappelle que le Quai d'Orsay a été contacté au préalable par le parquet - alors qu'il n'était pas obligé de le faire - pour savoir si Abdellatif Hammouchi bénéficiait d'une immunité diplomatique. Or, en tant que simple fonctionnaire, le chef de la DGST n'est pas couvert en France. Contacté par nos soins, le ministère des Affaires étrangères rejette toute accusation d'ingérence.

    Osmose franco-marocaine

    "La résidence de l'ambassadeur du Maroc (investie par la police française, NDLR) est protégée en vertu des conventions de Vienne, et à ce titre des vérifications sont nécessaires", souligne Romain Nadal, porte-parole du Quai d'Orsay. Et le diplomate de rappeler que son ministère est "dans son rôle lorsqu'il fournit au Maroc toutes les explications nécessaires et rappelle la solidité des liens qui unissent nos deux pays". Il est vrai que les relations franco-marocaines étaient, jusqu'ici, au beau fixe.
    La France est en effet le premier partenaire commercial du Maroc, le volume des échanges ayant atteint huit milliards d'euros en 2012. "Outre les relations économiques, il n'existe aucun pays au monde avec lequel les élites françaises possèdent autant d'osmose", souligne Pierre Vermeren*, historien du Maghreb contemporain à l'université Paris-I, ce qui plaide pour une certaine "stabilité" entre les deux pays.

    Le silence de la France

    Si le Maroc a pu échapper au Printemps arabe, c'est toutefois grâce à une modification a minima de la Constitution décidée par le roi, ainsi que la tenue de législatives anticipées. "Le discours officiel du Maroc est de dire que le roi, par sa capacité politique, a absorbé le Printemps arabe", rappelle le spécialiste Pierre Vermeren. "Or, il l'a davantage contourné." Car, en matière de droits de l'homme, la situation dans le royaume ne s'est pas améliorée.
    Bien au contraire, en dépit des réformes, le "Makhzen" (régime marocain) n'a fait que renforcer sa mainmise sécuritaire sur le pays. "Nous avons clairement assisté à un durcissement du régime sur les opposants politiques qui sont soumis à une surveillance policière systématique, si ce n'est des actes de tortures, d'après les ONG", poursuit Pierre Vermeren. Des violations répétées des droits humains qui n'émeuvent pas la France outre mesure. "Paris se tait, au nom de la précieuse amitié qui le lie au royaume", s'insurge Hélène Legeay.

    Javier Bardem s'en mêle

    La querelle diplomatique aurait pu en rester là, si une star d'Hollywood ne s'en était mêlée. À l'occasion de la sortie de "Les Enfants des nuages, la Dernière colonie", un documentaire sur la crise du Sahara occidental - une ancienne colonie espagnole contrôlée depuis 1976 par le Maroc mais revendiquée par des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie -, l'acteur espagnol Javier Bardem a fermement critiqué l'attitude "inacceptable" de la France sur cet épineux dossier. Autrement dit, le soutien inconditionnel de Paris au royaume, au détriment des militants du Front Polisario, tout autant persécutés par Rabat que les dissidents politiques marocains.
    Ainsi, l'acteur espagnol en a profité pour rapporter des propos prêtés en 2011 à l'ambassadeur de France à l'ONU. "L'ambassadeur de France aux Nations Unies, Gérard Araud, qu'on a rencontré en 2011, nous a dit que le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre. Autrement dit, on détourne les yeux."

    Coup de téléphone de Hollande

    Si le Quai d'Orsay a immédiatement démenti, Rabat s'est insurgé contre des propos "scandaleux", "inadmissibles" et "humiliants", et a décidé unilatéralement de reporter la visite au Maroc, prévue lundi, de Nicolas Hulot, l'envoyé spécial de François Hollande pour la planète. Une réponse "assez inamicale" du Maroc, pointe Pierre Vermeren, qui illustre d'après lui "l'irritation croissante du royaume" à l'égard de Paris. Il faut dire que le récent rapprochement initié par François Hollande avec l'Algérie, qui cultive avec le Maroc une aversion réciproque, n'est pas pour plaire à Rabat, d'autant qu'il rend de plus en plus intenable la position française sur le Sahara occidental.
    Pour définitivement clore ce chapitre houleux, François Hollande a pris l'initiative lundi soir de téléphoner au roi Mohammed VI pour apporter des "clarifications". À en croire le palais royal, les "relations d'exception" qui lient les deux pays vont pouvoir reprendre. Mais pour combien de temps encore ?

    (*) Pierre Vermeren, auteur de Le Maroc de Mohammed VI : la transition inachevée (La Découverte-Poche).

    jeudi 3 avril 2014

    Gérard Filoche : "Jamais les richesses n'ont été si mal réparties"

    Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, était l'invité d'i>TELE. Ce représentant de l'aile gauche du parti a réagi au remaniement et au cap fixé par François Hollande à Manuel Valls, le nouveau Premier ministre. 




    vendredi 24 janvier 2014

    Restez Informé ! Mise au point d'un "fan de Dieudo".





    Beaucoup de Français qui rient de l'humour de Dieudonné ont peur de s'exprimer. Je fais le pas pour les inciter à donner leur opinion.
    Ma mère est née à Paris et mon père en Provence, j'ai 40 ans et vit dans une ville tranquille, en Méditerranée. Je ne suis pas athée, je crois en l'homme et en la nature, peut-être suis-je un peu animiste. Il me faut donner mes origines et mes croyances pour signaler que je ne suis pas un jeune trop enthousiaste, qui cherche sa voie, ni un habitant désabusé de quartiers difficiles, ni un extrémiste ou un raciste.

    Je n'ai pas adhéré « au bras armé » de l'humoriste Dieudonné, je ne suis pas un « petit soldat », j'ai été objecteur de conscience car j'ai refusé de porter les armes, pacifiste. Je ne suis pas un « nazillon » inculte et manipulable, mon grand-père a reçu une balle dans les reins, tirée par un Allemand. J'aime la poésie allemande comme j'aime découvrir l'évolution du judaïsme à travers les âges. Je reconnais que durant la guerre de 40, il y avait des collaborateurs et des résistants. Je considère la Shoah comme la démonstration terrible de ce que l'homme est capable d'infliger à son prochain, mais je suis aussi très sensible à l'ethnocide amérindien dont les Européens devenus américains sont responsables.
     
    « Je n’ai jamais entendu Dieudonné dire qu’il niait la Shoah »

    Je peux comprendre le souhait des Juifs de s'établir sur une terre afin d'y bâtir un pays à leur image. Cela ne me dérange pas que sur les trottoirs de mon pays se promènent des Musulmans avec le voile ou des Juifs avec la kippa. Cela ne me dérange pas que des historiens révisent des pans de l'histoire si des éléments nouveaux peuvent éclairer autrement les faits. Je condamne tout individu qui nierait l'Holocauste des Juifs comme je condamne les nations qui ferment les yeux sur des génocides non reconnus ou en cours. Je n'ai jamais entendu Dieudonné dire qu'il niait la Shoah. Je ne me rebute pas lorsqu'un humoriste essaie de faire rire sur le sujet d'un holocauste, en incarnant des personnages, quand c'est fait de manière fine et juste, car je pense que l'on peut rire de tout.

    Ce qui me dérange, c’est que la presse française et les journalistes de télévision publient des articles à charge ou montent des films qui prennent parti sans refléter l'entière réalité. Je suis contre la censure et pour le dialogue avec tout type de pensée d'homme. Le débat et la contradiction sont les seuls moyens d'évoluer. La censure est contre-productive et développe le sentiment de haine. Je ne supporte pas lorsque Patrick Cohen traite un humoriste de « cerveau malade » ou un autre de « nègre » sans qu'aucune réaction de la presse ou du monde politique ne se fasse entendre. Je ne comprends pas qu’ils ne réagissent pas lorsqu'un intellectuel exprime son désir jubilatoire de faire tuer l'humoriste par un peloton d'exécution et en appelle au retour de la peine de mort.
     
    « Je reçois cela comme une insulte, car je sais que je suis l’antithèse du raciste »
     

    Je n'accepte pas les propos de monsieur Finkielkraut : «  Dieudonné et ses fans antisémites ». Je reçois cela comme une insulte, car je sais que je suis l'antithèse du raciste. J'ai voyagé dans le monde pour l'amour des peuples. J'aime autant l'Afrique et ses pays que l'Amérique profonde. Je ne suis pas un « fan nazillon », selon l'opinion arrêtée des médias et des gouvernants, mais un « fan objectif » comme beaucoup d'autres fans de Dieudonné, et nous n'acceptons pas d'être ainsi jugés, censurés, injuriés et même criminalisés.

    Je n'accepte pas non plus que l'on manipule la masse, qui n'est pas au courant d'une affaire, en lui présentant des rapports sans tous les éléments et en résumant un problème complexe en une phrase : « Cet homme est raciste, il n'y a pas de discussions possibles ». Je n'accepte pas qu'on dresse des « listes noires » pour empêcher des individus de s'exprimer. Je déplore la réaction des artistes qui, pour dire leurs pensées, d'un simple tweet, traite un humoriste de « fils de pute ». Je ne peux pas accepter que le pouvoir d'État écarte la justice pour interdire des spectacles qui n'ont jamais été vus. J'attends de ce pouvoir qu'il réagisse sur tous les fronts. Des expéditions punitives menées par des « justiciers » s'en prennent à des commerçants sans que personne ne s'en indigne. Je condamne ceux qui exercent des menaces de mort, des intimidations, des lynchages. Je condamne aussi les hackers qui divulguent les données personnelles des internautes.
     
    « Je fais des « quenelles » sans arrière-pensée »

    Je n'accepte pas que l'on transforme un geste humoristique en geste diabolique. Je fais des « quenelles » sans arrière-pensée sur tous les sujets, parfois contre le système, mais surtout pour m'amuser, jamais contre un peuple. Je peux comprendre l'incompréhension que suscitent certaines quenelles faites à Auschwitz ou devant les « trains de la mort ». Leurs auteurs doivent en effet s'expliquer. Sont-ils antisémites ou dénoncent-ils la surexploitation d'un génocide ? Il faut ouvrir le débat et apporter des réponses. La justice doit se prononcer. La quenelle s'est démocratisée, vous devez l'accepter. Et si elle est antisystème, c'est qu'une partie de la population française est excédée par les pressions économiques.

    Lorsqu'un homme politique dérape et qu'il tient des propos racistes, j'attends de lui qu'il s'explique et qu'il présente ses excuses. Tout est pardonnable. Je peux excuser les propos offensifs de Dieudonné à l'encontre de Patrick Cohen, qui sont une réponse à une attaque, une provocation pour une provocation. Je sais dans quel âpre combat se trouve l'humoriste depuis près de dix années et peux comprendre que, poussé dans ses retranchements, il dérape. C'est vrai, Dieudonné a commencé avec son sketch moyen du colon israélien cagoulé chez Fogiel, mais je me souviens que, durant les semaines qui ont suivi, il s'est excusé. Par contre, il n'a jamais été pardonné. Voilà le résultat.
     
    « Je suis capable de rire de tout »

    Enfin, je n'ai de leçons à recevoir de personne quant au choix de l'humour que j'aime. Le rire n'est pas contrôlable. Et si je ris, ce n'est pas un rire moqueur ou raciste, c'est un rire franc qu'un humoriste a déclenché en exprimant une idée, une pensée fine et juste. Je suis capable de rire de tout, tout le monde ne le peut pas.

    Nous – les fans de Dieudonné – ne sommes pas des abrutis ou des gens manipulables. Au contraire, nous démontrons qu'il faut une bonne dose d'intelligence pour être capable d'apprécier l'humour noir. Il faut libérer la liberté d'expression et faire un travail d'objectivité. Nous sommes en crise, laissez-nous un peu rire !

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    Dieudonné : «C'est en Algérie que je vais filmer mon spectacle interdit en France»


    Par Sarah L. Algérie Patriotique, 19/01/2014


    Le DVD du spectacle «Le mur» de Dieudonné, interdit en France, sera tourné en Algérie. L’annonce vient d’être faite par l’humoriste français qui fait face à un harcèlement sans précédent du lobby sioniste en France. 



    C’est une véritable gifle que Dieudonné vient d’infliger aux autorités politiques de son pays qui tentent par tous les moyens de l’empêcher de s’exprimer dans l’Hexagone. Plusieurs décisions administratives ont été prises par le ministre de l’Intérieur, relayées par d’autres administrations locales, pour satisfaire aux desiderata du lobby sioniste, extrêmement influent en France. 



    Les spectacles de l’humoriste ont été interdits l’un après l’autre dans les différentes régions où ils étaient programmés. Des fans de Dieudonné avaient tenté de résister à cette vague d’interdictions sans précédent, mais les services d’ordre sont intervenus pour réprimer toute manifestation de soutien à celui que les organisations juives montrent du doigt pour ses prises de position courageuses contre le sionisme et l’influence que celui-ci exerce sur tous les rouages de l’Etat français. 



    Dans une interview à Algeriepatriotique, le militant antisioniste, d’origine israélienne, Gilad Atzmon, a estimé que «Dieudonné a montré qu’il pouvait résister à la terreur nationaliste juive». Pour ce jazzman installé en Grande-Bretagne, toutes les tentatives visant à détruire Dieudonné «ont produit l’effet contraire, l’aidant à affiner son humour et sa critique du pouvoir juif». «Mais Dieudonné a réussi à exposer le continuum mortel entre le lobby juif, le soi-disant mouvement de solidarité avec les Palestiniens et l’establishment de la Gauche française qui n’existe que dans l’imagination», a encore affirmé Gilad Atzmon. 



    Dieudonné s’était rendu à Alger en juillet 2011 et en février 2013, où il avait donné un spectacle et animé une conférence de presse. Il va sans dire que les Algériens accueilleront les bras grands ouverts cet humoriste militant qui se bat par le rire contre la machine broyeuse du sionisme qui a étendu ses tentacules à toutes les sphères de décision en France.




    mardi 15 octobre 2013

    Lettre de Léa à Leonarda jeune expulsée pendant une sortie scolaire.

     Lettre de Léa à Leonarda jeune expulsée.

    Je m'appelle Léa, mon nom est un peu comme le tien Leonarda.
    Comme toi j'ai 15 ans
    Comme toi je vais à l'école,
    Comme toi j'habite en France
    Comme toi j'ai des bras des jambes, un coeur
    Comme toi j'ai des amis,
    Comme toi j'aime,
    Comme toi j'ai des rêves, des espoirs,
    Comme toi je ris et je pleure,
    Je pleure aujourd'hui car j'ai honte,
    J'ai honte d'avoir fêté le changement,
    J'ai honte de rester quand toi tu pars
    J'ai honte de mon gouvernement
    J'ai honte d'être Léa et pas Leonarda
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     Nous vous faisons parvenir cette lettre  magnifique de Léa, jeune lycéenne militante à Leonarda Collégienne d'origine albanaise en voie d'expulsion.
    Merci de lire ce cri du cœur attentivement de l'appuyer en le signant à votre tour et de le diffuser autour de vous.
    Benjamin pour Active Generation et la communauté des utilisateurs de http://www.wesign.it/ 
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    Léonarda, 15 ans, arrêtée et expulsée pendant une sortie scolaire




    Mme Dibrani et ses 6 enfants ont été expulsés  mercredi  9 octobre au matin vers le Kosovo. Ils habitaient un appartement à Levier (Doubs) qu'ils occupaient dans le cadre de la prise en charge des demandeurs d'asile du DLHD.
                M. Dibrani était depuis fin août retenu au centre de rétention de Strasbourg. Assigné à résidence, il a été arrêté à Mulhouse. Son expulsion programmée 2 fois a été repoussée jusqu'à mardi 8 octobre au matin.
                Après cette expulsion, le mardi soir Mme Dibrani a réaffirmé son vœu de rester en France pour l'avenir de ses enfants malgré l'angoisse qu'elle ressentait à l'idée d'être seule avec sa famille. Les enfants qui ont entre 5 et 17 ans étaient scolarisés depuis plus de 3 ans, ils étaient en France depuis presque 5 ans (4 ans et 10 mois), autrement dit, dans deux mois, ils entraient de plein droit dans le cadre dela circulaire Valls et pouvaient être régularisés. Le mardi soir avant l'expulsion la mère était perdue, les enfants attendaient et Hasan, l'avant dernier âgé de 5 ans, recopiait des lettres apprises à l'école agenouillé au-dessus d'un carton.
                La plus petite Médina est âgée d'un an, elle est née en France. Tous les enfants parlent parfaitement le français. Maria et Leonarda ont obtenu le DELF diplôme de français niveau B1 demandé par la préfecture pour obtenir la nationalité française. Après ses années de collège, Maria a fait cette année sa rentrée au lycée Toussaint Louverture en première année de CAP service. Son professeur de français souligne sa volonté et son enthousiasme. Dans le petit sac de sport qu'elle a pris le matin de l'expulsion, elle a emporté son costume de travail.
                Leonarda, scolarisée en 3ème DP3 (option découverte professionnelle) au collège André Malraux, n'était pas chez elle ce matin là. Les professeurs de la classe avaient organisé une sortie à Sochaux sur toute la journée avec un départ à 7h00. Pour être à l'heure, elle ne pouvait pas prendre le bus de son domicile. Elle a donc dormi chez une amie à Pontarlier. Les policiers ont été renseignés sur l'endroit où elle se trouvait. Le maire de Levier a appelé Léonarda et a demandé à parler à un professeur présent dans le bus, elle a transmis son téléphone à Madame Giacoma, professeur d'histoire-géographie-éducation civique au collège Malraux.
     Mme Giacoma : «je n'ai pas compris tout de suite ce qui se passait, j'ai cru que c'était la mère de Léonarda qui voulait être rassurée et en fait, c'était  le maire  de Levier, commune de résidence de Léonarda, qui m'a précisé qu'il savait que nous nous rendions à Sochaux et il me demandait expressément de faire arrêter le bus. Dans un premier temps j'ai refusé en précisant que ma mission était d'aller à Sochaux avec tous les élèves inscrits pour cette sortie pédagogique (visite de lycées + visite de l'usine Peugeot). Le maire de Levier, Albert Jeannin, m'a alors passé au téléphone un agent de la PAF qui était dans son bureau : son langage était plus ferme et plus directif, il m'a dit que nous n'avions pas le choix que nous devions impérativement faire stopper le bus là où nous étions car il voulait récupérer une de nos élèves en situation irrégulière : Léonarda Dibrani cette dernière devait retrouver sa famille pour être expulsée avec sa maman et ses frères et soeurs ! Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas me demander une telle chose car je trouvais ça totalement inhumain ...  il m'a intimé l'ordre de faire arrêter le bus immédiatement à l'endroit exact où nous nous trouvions, le bus était alors sur une rocade très passante, un tel arrêt aurait été dangereux ! Prise au piège avec 40 élèves,  j'ai demandé à ma collègue d'aller voir le chauffeur et nous avons décidé d'arrêter le bus sur le parking d'un autre collège (Lucie Aubrac de Doubs). J'ai demandé à Léonarda de dire au revoir à ses copines, puis je suis descendue du bus avec elle, nous sommes allées dans l'enceinte du collège à l'abri des regards et je lui ai expliqué la situation, elle a beaucoup pleuré, je l'ai prise dans mes bras pour la réconforter et lui expliquer qu'elle allait traverser des moments difficiles, qu'il lui faudrait beaucoup de courage... Une voiture de police est arrivée, deux policiers en uniforme sont sortis. Je leur ai dit que la façon de procéder à l'interpellation d'une jeune fille dans le cadre des activités scolaires est totalement inhumaine et qu'ils auraient pu procéder différemment, il m'ont répondu qu'ils n'avaient pas le choix, qu'elle devait retrouver sa famille...Je leur ai encore demandé pour rester un peu avec Léoanarda et lui dire au revoir (je l'a connais depuis 4 ans et l'émotion était très forte). Puis j'ai demandé aux policiers de laisser s'éloigner le bus pour que les élèves ne voient pas Léonarda monter dans la voiture de police, elle ne voulait pas être humiliée devant ses amis ! Mes collègues ont ensuite expliqué la situation à certains élèves qui croyaient que Léonarda avait volé ou commis un délit. Les élèves et les professeurs ont été extrêmement choqués et j'ai du parler à nouveau de ce qui s'était passé le lendemain pour ne pas inquiéter les élèves et les parents.»
                 Lorsque la famille est partie, nous avons essayé de joindre par mail la préfecture fermée le mercredi matin. Mais la famille a été emmenée directement à l'aéroport pour prendre un avion à 13h00 le même jour. Nous avons eu au téléphone les deux filles Maria et Leonarda jusqu'au départ de l'avion.
                 Nous, professeurs du collège André Malraux et du lycée Toussaint Louverture, sommes profondément choqués par les méthodes utilisées pour renvoyer des enfants issus de la minorité rom vers des pays qu'ils ne connaissent pas et dont ils ne parlent pas la langue.
                Nous, professeurs du collège André Malraux et du lycée Toussaint Louverture, sommes choqués de voir comment les efforts d'intégration fournis par ces enfants à l'école sont réduits à néant par des politiques aveugles et inhumaines.
                 Nous demandons le retour immédiat des enfants en France pour leur sécurité.
                                                                                                                           Enseignants du collège André Malraux et lycée Toussaint Louverture 
        

    Le récit qui précède est celui d’enseignants des enfants.
    Le constat est amer. D’abord parce qu’une expulsion, quelle qu’elle soit, est une violence. Le pays où vous espériez faire (refaire) votre vie ne veut pas de vous, vous exclut, vous repousse physiquement.  Cet ostracisme est insupportable pour des adultes. Il est dévastateur pour des enfants. Il faut regretter que des responsables de gauche, disant défendre certaines valeurs, pour certains d’entre eux prétendant se souvenir de leur passé d’immigré, fassent mine de l’ignorer pour booster leur carrière.
    On a honte pour tous ceux qui, de près ou de loin, maire, fonctionnaires de la PAF, préfet, membres du cabinet,  imbéciles ou salauds,  ont collaboré à cette arrestation.  Ont-ils remarqué que la jeune Léonardaa été interpellée sur le parking du collège Lucie Aubrac ? Aubrac ? Connais pas ?
    Il faut dire, en prime, que cette malheureuse famille paye, comme d’autres, la lâcheté politique des ministres de l’Intérieur successifs, de Nicolas Sarkozy à Manuel Valls en passant par Hortefeux, Besson et Guéant.  En effet, la saine incompréhension des élèves, des enseignants, des parents ont, de fait, pratiquement interdit l’expulsion des élèves depuis des années. Impossible de mettre dans un avion à destination de Bamako ou d’Alger une famille avec deux ou trois enfants sans provoquer la révolte des passagers.
    Ne restent plus dès lors que les familles qui peuvent être montées dans les avions privés du ministère des expulsions et envoyées vers les pays qui acceptent de recevoir ces avions : les pays de l’union européenne astreints à accueillir les « Dublin II »…. Et le Kosovo, état croupion, que les ministres de l’Intérieur, Valls comme Guéant et Besson, obligent à admettre ses avions prison, transportant une femme et ses six enfants, sur son sol. La honte.
                                                           MR