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jeudi 2 avril 2015

Yemen : Au moins 62 enfants tués depuis une semaine dans les combats


Au moins 62 enfants ont été tués et 30 autres blessés dans les combats au Yémen depuis une semaine, a annoncé l’Unicef mardi.

« Les enfants doivent absolument être protégés, et toutes les parties dans ce conflit devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les enfants », a déclaré Julien Harneis, représentant de l’Unicef pour le Yémen, qui se trouve actuellement en Jordanie. « Les combats ont gravement endommagé les services sanitaires les plus rudimentaires ainsi que le système éducatif », souligne encore l’Unicef, le Fonds des Nations unies pour l’enfance, dans ce communiqué. Et l’organisation de citer « l’insécurité alimentaire généralisée et la malnutrition » comme problèmes affectant les plus jeunes.
Le Yémen est en proie à de violents combats et, depuis jeudi dernier, l’Arabie saoudite bombarde les rebelles chiites houthis et leurs alliés qui contrôlent de vastes régions du pays.
Preuve de la précarité de la situation: l’ONU a retiré du Yémen la totalité de son personnel étranger et installé son émissaire Jamal Benomar en Jordanie.
Les Nations unies soutiennent le président Abd Rabbo Mansour Hadi, qui s’était réfugié dans son fief d’Aden (sud du Yémen) après avoir fui la capitale Sanaa, avant de s’installer en Arabie saoudite la semaine dernière.
AFP
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URL courte: http://www.demainonline.com/?p=38802

jeudi 29 janvier 2015

État : la guerre aux pauvres est déclarée


Contrairement aux déclarations de Valls, la lutte contre le terrorisme n’a pas pour objectif premier d’assurer notre sécurité. Appuyée sur les peurs suscitées par les tueries des 7 au 9 janvier, elle est aujourd’hui l’outil que le pouvoir et le patronat vont utiliser pour tenter de nous diviser, restreindre nos libertés et faire passer leurs réformes antisociales.

L’incarcération comme réponse ?
La prison ne protège pas des attentats. Les 19 lois sur la sécurité adoptées entre 2001 et 2011 n’ont pas permis de les empêcher. Elles ont surtout servi à renforcer les peines pour les délits mineurs : outrages, injures aux représentants de l’ordre, possession de cannabis. Celles-ci sont passées en moyenne de 9 à 16 mois, encourageant ainsi la récidive pour 66 % de petits délinquants... Et la radicalisation religieuse pour une toute petite partie d’entre eux.
La loi Cazeneuve de novembre 2014 et la comparution immédiate pénalisent lourdement et principalement des ivrognes, des adolescents et des personnes souffrant de troubles psychiques ! Pour tous ceux-là, la prison n’a pas de sens : elle servira surtout à détruire des liens sociaux et affectifs parfois fragiles.

Enfermer dehors...
Le plan Vigipirate « alerte attentat » permet la protection de certains sites religieux, des gares et des aéroport... mais il autorise également le renforcement des forces de police autour des quartiers populaires, avec tout le harcèlement que cela signifie.
Ainsi, il stigmatise leurs habitantEs et suggère au reste de la population la menace potentielle qu’ils représenteraient. En attendant sans doute que certains quartiers soient « mis sous la tutelle de l’État car le système démocratique n’est pas à même de gérer certaines zones », comme le propose Malek Boutih. C’est quoi un système autre que la démocratie, une dictature ?
Ce nouvel ordre policier exclut de fait les populations les plus modestes, jugées inutiles. Valls avance l’idée de « mixité de peuplement ». Chiche ! Oui à la suppression des ghettos de riches ! Et réquisition des appartements vides pour y loger les mal-logéEs de nos quartiers !

Discriminations raciales, injustice sociale
L’injustice et l’humiliation subies par des milliers de « jeunes de quartiers issus de l’immigration », terribles discriminants, sont permanentes. Alors que l’échec de l’école y est massif, que le chômage touche un jeune sur deux, que l’espoir y est ténu, la seule ambition de la ministre de l’Éducation nationale est de « réinstaller des rites et de l’autorité »...
L’observatoire nationale des ZUS est pourtant sans appel : la pauvreté est trois fois plus importante dans les ZUS qu’ailleurs. La baisse de la dotation d’État aux communes qui s’élève à 3,7 milliards d’euros conduira inexorablement à l’asséchement des budgets des associations, ainsi qu’ à une suppression de services publics. Par ailleurs, le budget du plan de rénovation urbaine est annoncé avec une baisse de 5 milliards d’euros...
Hollande et Valls entendent renforcer significativement un ordre social dominant basé sur l’oppression et l’exploitation, ce qui passe par des lois liberticides et antisociales. Ils soutiennent ainsi une nouvelle offensive très agressive de la lutte des classes. C’est sur ce terrain que nous répondons : contre les discriminations, contre tous les racismes, mais aussi contre la loi Macron et la casse de nos droits ! Notre mobilisation, nos luttes, doivent nous rassembler largement, pour riposter, pour gagner.

lundi 18 août 2014

Les Sahraouis en 2018


Par APSO, 17/8/2014




Les Sahraouis en 2018



...une imagination politique
Nous sommes en 2018, les Sahraouis sont indépendants sur leur terre. Le Sahara Occidental n’est plus la dernière colonie d’Afrique.
La joie des retrouvailles entre les familles a tari les larmes de décennies de souffrances. Le deuil des disparus peut se faire après les révélations par les autorités marocaines de l’emplacement des charniers, et leurs fouilles minutieuses.
Les institutions fantômes mises en place par le Maroc sur le territoire ont été remplacées. Les nouvelles sont constituées a minima, les fonctions ajoutées à mesure de leurs nécessités. La justice fait son travail avec impartialité. Les Sahraouis emprisonnés par le Maroc sont rejugés. La prison noire est démolie, à sa place une sculpture symbolise ce que les Sahraouis y ont subi de violence et cruauté.
Les jeunes entrepreneurs sahraouis ont déplacé leurs activités depuis les campements, ils améliorent les  réseaux et partenariats avec les entreprises sahraouies déjà implantées et qui ont pu se développer les années précédentes.
Le peuple a décidé de l’exception de la production sahraouie, les frontières sont fermées à l’importation de tout ce qui se peut produire sur place. Les accords de pêche proposés par la Russie et l’Europe ont été refusés. L’écosystème marin ayant été ravagé par la surpêche et les pratiques interdites des années d’occupation, la République sahraouie a déclaré sa ZEE fermée à toute pêche étrangère jusqu’à nouvelles analyses prouvant des stocks excédentaires.
L’écologie au sens sahraoui est au centre du fonctionnement de la société, la faune et la flore décimée ont été réintroduites avec succès. Le peuple s’est prononcé pour l’exclusivité de la consommation énergétique verte, produite dans le pays. Cela fonctionne au niveau domestique comme au niveau économique et entrepreneurial. Un tourisme éthique, l’apport d’aide en main d’œuvre solidaire s’est développé …
De nombreux Marocains sont remontés dans leur pays au nord. Ceux qui sont restés ont pris la double nationalité Sahraouie-marocaine. Les anciens militaires marocains, longtemps prisonniers du Polisario, ignorés et malmenés par le régime marocain à leur retour, ont pour beaucoup trouvé une place dans la société sahraouie.
Une architecture sahraouie est née, les habitats coloniaux abandonnés sont rasés. Les déchets ciments et bétons sont un problème. Les équipes de recherche sur leur recyclage ont trouvé des solutions, la mise en œuvre est lancée, il faut l’améliorer.
Des dépôts de détritus et pollutions industrielles et chimiques à ciel ouvert découverts aux alentours des villes ou déversés dans les oueds sont à l’étude pour une dépollution complète et durable. Le problème est grave et a eu des conséquences sur la santé qu’il faut traiter. C’est une discipline médicale nouvelle qu’il a fallu introduire. D’autre part, le diabète, l’insuffisance rénale, les maladies de Parkinson et Alzheimer font l’objet de politiques de santé publique, alliant recherche, soin et prévention. Les soins psychologiques se développent et sont accessibles à toute la population. Les années d’occupation et d’exil ont laissé des traumatismes profonds.
Les fermes de production agricoles de Dakhla, ex-propriétés du Roi, des entreprises  françaises Idyl et Azura ont été nationalisées et leur étendue réduite de 90%. Leur surface permet actuellement une production adaptée aux besoins de la population du pays. La consommation d’eau y a été optimisée, les produits chimiques bannis.
Les travailleurs du phosphate à Boucraa ont retrouvé leurs postes, et les retraités leurs pensions. Le nouveau directeur et les cadres ont décidé du renforcement des mesures de protection des travailleurs, et commandité une étude d’impact sur les effets environnementaux de l’extraction et acheminement dans sa forme coloniale.
La démolition du mur et le déminage sont en cours. Les aménagements ont redonné à l’oued Saguia El Hamra, et aux autres oueds le libre cours de leur écoulement et de leur fonction.
Les militaires sahraouis fidèles à leurs réputations de rudesse ont éliminé efficacement tous trafics (carburant, cigarette, drogue, immigration clandestine) du Sahara Occidental.
           
Ce qu’il s’est passé ?
Les évaluations et constats étaient négatifs et pessimistes. La gestion des campements de réfugiés jugée non satisfaisante.
Sur la proposition de Echo, bailleur européen des crises d’urgences oubliées, la distribution de l’aide alimentaire s’est simplifiée. Supprimant les intermédiaires, le montant alloué aux familles est versé directement sur les comptes des mères sahraouies. La qualité de l’alimentation s’est améliorée avec la possibilité d’exigence sur les fournisseurs, un système collatéral de profit a été démantelé. 
Conséquence de cette mesure, la création de la banque sahraouie a entraîné un profond changement dans la société et modifié la perception de l’argent et du temps.
L’État providence a été abandonné, les institutions refondues. Les citoyens ont décrété une année d’« effort collectif pour la solution » et chacun a fait sa part dans le monde entier. La grande confusion initiale des idées et actions dans tous les domaines s’est progressivement organisée en une grande force démocratique.
Dans le territoire occupé du Sahara Occidental, de façon concomitante l’américain  Kosmos Energy a trouvé du pétrole, la Française Total aussi. Une ruée a suivi dans le désordre et les morts, un grand choc pour la société sahraouie, mais aussi pour le peuple marocain voisin.
Les Sahraouis ont refusé d’être satisfaits de chaque décision de l’Onu et rejeté tout nouveau plan. Avant de démissionner, Christopher Ross, envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara Occidental a réussi à imposer que l’Onu place les revenus des ressources naturelles sous son administration. Le processus en cours a accéléré la déliquescence du système économique marocain basé sur les ressources volées, et coupé court aux arguments sécuritaires.
Alertée par une épidémie grave et largement répandue géographiquement de cas d’empoisonnement suite à la consommation de poissons et pélagiques étiquetés Maroc, l’Europe a ouvert une enquête et bloqué 10 mille tonnes de produits de la mer provenant en fait du Sahara Occidental, et pêchés par les Marocains et Espagnols. Les analyses indépendantes révèlent des ruptures répétées de la chaîne du froid, - ce que laissaient supposer la présence des bactéries Salmonelles et Listéria monocytogènes -, mais aussi la présence de cadmium dans les sardines péchées dans la zone nord du Sahara Occidental, entre les latitudes 27°1’N et 27°17’N, correspondant aux alentours du port de El Aaiun et des usines de traitement du Phosophate. Des cas plus isolés sont signalés en Russie dont les navires étaient dans la zone en vertu d’un accord de pêche bilatéral avec le Maroc.
Sous la pression des peuples européens, après 2 décès, l’accord de pêche UE-Maroc est dénoncé et annulé. De façon cohérente, les accords agricole, ALEAC, de bon voisinage et le statut avancé ont été suspendus par l’UE pour révision.
Parallèlement, les Sahraouis dans un système de représentation élargie laissant une très grande place aux jeunes s’étaient réunis, déterminés à rester ensemble  jusqu’à avoir pris une décision allant dans le sens d’une solution.
Puis, dans les campements de réfugiés, ils ont préparé leurs bagages et sont partis à pied pour passer le mur et rentrer. La joyeuse marche du retour, voitures civiles en appui pour les anciens et enfants, a été accueillie en territoires occupés par la même marche sahraouie de bienvenue, partie de toutes les villes des territoires encore occupés. Les amis, quidam et représentants politiques les accompagnaient, - Sahraouis du monde entier et solidaires -, pour la récupération de facto du territoire, sous les yeux des médias. Le peuple ainsi rassemblé a mis en place le referendum et choisi l’indépendance.

C’est le Sahara Occidental en 2018, une la solution a été trouvée pour préserver la paix.
Sinon, imagine…

Nous sommes en 2018. 
 
La compagnie américaine Kosmos Energy a trouvé du pétrole offshore du Sahara Occidental...

samedi 2 août 2014

Ils sont 50 à refuser d'aller massacrer les palestiniens...Et 50 femmes israéliennes réservistes à servir dans l'armée

Ils sont 50 à refuser d'aller massacrer les palestiniens...Et 50 femmes israéliennes réservistes à servir dans l'armée






Plus de 50 anciens soldats israéliens ont refusé de servir dans la force de réserve de la nation, citant un regret de faire partie d’une armée qu’ils disent jouer un rôle central dans l’oppression des Palestiniens, a rapporté mercredi le Washington Post.

Lire la suite: http://forward.com/articles/202671/-israeli-reservists-refuse-to-serve-in-gaza-war/ # ixzz38SYgCFo9


50 femmes israéliennes réservistes annoncent leur refus de servir dans l'armée

Dans une lettre ouverte, Yael Even Or et ses camarades précisent qu’accepter le rappel sous les drapeaux ordonné par le gouvernement n’aurait vraisemblablement pas signifié, pour la plupart d’entre elles, une affectation dans des unités engagées directement dans la boucherie du peuple palestinien.

samedi 22 mars 2014

Des histoires sahraouies inventées pour lutter contre les mines antipersonnel

12/3/ 2014





Des histoires sahraouies contre les mines antipersonnel







Carte zones dangereuses territoire libéré : extraite du rapport AOAV 2008 ( 35,2Mo), p20 Western Sahara Dangerous Area Survey Report




Le Sahara Occidental est selon les experts parmi les zones les plus minées au monde. Les deux côtés du mur qui coupe le Sahara Occidental sont des zones très dangereuses.  Dans la partie dite libérée gérée par la république Sahraouie, à l'Est du mur,  les opérations de déminage et dépollution sont mises en place, en partenariat notamment avec AOAV, (Action On Armed Violence) progressent lentement et prendront encore de très nombreuses années.

Depuis les campements de réfugiés, les familles sahraouies partent régulièrement dans le désert de la zone libérée pour des périodes plus ou moins longue. D'autres familles y vivent. Les accidents du fait des restes de guerre sont fréquents, entraînant morts ou mutilations et handicaps lourds. La prévention de ces risques est donc un paramètre indispensable.

Dans le cadre du consortium européen Tiramisu, dont l'objet est la recherche sur le déminage humanitaire, l'équipe italienne Snail Aid, avec le soutien organisationnel d'Apso et  Asavim, a construit un outil radiophonique de prévention en partenariat avec les organisations locales sahraouies. 
Les 6 épisodes de l'histoire de la chèvre Billy Goat, mais surtout de la vie de Mariam, Zinebou, Fatma, Bakina, Semel, Yahdi, Mahfoud, Zein et Sidahmed, support aux messages de prévention, ont été adaptés, enregistrés dans trois des campements de réfugiés, puis diffusés par la radio sahraouie, écoutés dans les campements et dans les territoires libérés.

Les informations sur le déminage de la partie occupée du territoire par son colonisateur le Maroc, sont inexistantes ou douteuses. La question semble largement occultée. L'objectif principal d'un occupant étant classiquement le vol des ressources naturelles, il est évident que la protection des habitants originaires, ici traditionnellement nomades, n'est pas mise en place. Les très nombreux colons marocains quant à eux, subventionnés pour venir occuper de fait le territoire, se cantonnent dans les villes dans lesquelles leur ont été donnés des terrains, maisons et avantages alimentaires et salariaux divers.

Il est possible d'écouter les épisodes de ces histoires sahraouies en suivant les liens ci-dessous ou sur le site de Snail Aid. Toutes diffusions par les radios libres et résistantes sur les territoires sahraouis occupés sont à soutenir...


APSO, le 12 mars 2014

Nota : le résumé de l'histoire est disponible sur demande à Apso.






Les références et documentations sur les mines et restes de guerre au Sahara Occidental, et les partenaires et actions :













jeudi 2 janvier 2014

Sahara Occidental : Y aura-t-il une justice sans guerre?

Par Diaspora Saharaui, 31/12/2013
 Un documentaire de Josep Lluís Penades porte le titre de "RASD, y aura-t-il justice sans guerre?".

L'écrasante majorité de la jeunesse est catégorique : Le cessez-le-feu n'a apporté aux Sahraouis que le malheur de découvrir une complaisance de l'ONU envers le Maroc même dans la question des droits de l'homme au Sahara Occidental.

Le documentaire espagnol montre à travers le regard de Yahia, un jeune Sahraoui qui vit à Barcelone, la torture et les disparitions de ses compatriotes au Sahara occidental occupé par le Maroc, les conditions de vie précaires dans les camps de réfugiés en Algérie et la situation des immigrés sahraouis en Espagne, l'ancienne puissance coloniale du Sahara occidental. A l'instar de la majorité des jeunes Sahraouis, Yahia conclut que, après tant d'années de soutien à la voie pacifique, la guerre est devenue la seule option pour que les sahraouis récupèrent leur territoire.

http://youtu.be/uQpwczt9wn4

Yahia Moulay a 21 ans et il veut la guerre. Il ne l'aurait pas voulue s'il vivait dans son pays et non pas dans un camp de réfugiés qui existe depuis près de 40 ans où il y a des problèmes de malnutrition; s'ils ne voyaient pas comment ses compatriotes sont torturés et assassinés; si, pour pouvoir être universitaire il n'aurait pas fallu passer huit ans sans papiers et sans pouvoir voir sa famille; si l'Espagne n'avait pas offert en cadeau son pays au Maroc et à la Mauritanie alors que la communauté internationale ignorait les résolutions de l'ONU ... A l'instar de Yahia, des milliers de jeunes Sahraouis veulent la guerre. Pour eux, l'ONU est la seule responsable de cette situation.

RASD, justice sans guerre? a été filmé à Barcelone, dans les camps des réfugiés en Algérie, dans les territoires libérés du Sahara Occidental et, clandestinement, dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc, où le Maroc tente, par tous les moyens, d'empêcher l'accès aux étrangers qui vont dénoncer ses agissements contre la population sahraouie.
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mardi 10 septembre 2013

Mohammed VI "bombarde" Bachar el-Assad


Par Enoch El Fassi (Afrik.com),1/9/2013

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Le royaume du Maroc appelle la communauté internationale à intervenir en Syrie contre Bachar el-Assad. Une réaction radicale après plusieurs jours de mutisme.
Le communiqué officiel du ministère marocain des Affaires étrangères publié ce jeudi est sans ambiguïté. Il appelle la communauté internationale à adopter la solution militaire contre le régime de Bachar el-Assad. Le Maroc condamne « le massacre ignoble commis dans la région syrienne de Ghouta » et « prend le régime syrien pour responsable des événements et des conséquences » relatifs au scandale des armes chimiques.
Rabat appelle donc « la communauté internationale à œuvrer pour trouver une solution à même de sauver le peuple syrien et lui fournir des aides urgentes ». Le palais pousse l’ONU à donner son feu vert et se range sans aucune hésitation du côté des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne ou encore de l’Arabie Saoudite.

Régime alaouite vs dynastie alaouite
Mohammed VI frappe là où ça fait mal, alors que durant plusieurs jours aucune position officielle n’a été prise par le royaume. L’occasion est bien choisie pour Mohammed VI qui prend avec joie sa revanche sur la famille el-Assad devenue l’ennemie de la famille royale depuis que la Syrie a reconnu le Polisario dès le début du conflit au Sahara occidental. Le prédécesseur de Bachar el-Assad qui n’est autre que son père Hafez el-Assad – arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat en 1970 jusqu’à sa mort en 2000 – avait même accueilli officiellement, en 1987, le secrétaire général du Front Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratie (RASD), Mohammed Abdelaziz.
Pourtant, l’arrivée du fils el-Assad au pouvoir, un an après l’intronisation du roi alaouite Mohammed VI, laissait présager des retrouvailles cordiales entre les deux pays. Bachar el-Assad avait été accueilli en grande pompe par son homologue marocain en 2001, histoire de confirmer l’apaisement des relations tendues laissées en héritage par Hassan II et Hafez el-Assad. Le roi chérifien avait lui aussi été reçu à Damas en avril 2005.

L’éternel combat reprend
La tombe creusée pour enterrer la discorde laissée en héritage par les prédécesseurs de Mohammed VI et de Bachar el-Assad n’a finalement pas été si profonde que cela. Le souverain chérifien profite du scandale des armes chimiques qui aurait, selon Washington, été utilisées par le régime alaouite en Syrie contre des civils pour bombarder Bachar el-Assad.
Pour information, le Maroc est dorénavant à la tête du groupe des « Amis du peuple syrien » puisqu’il accueillera le 12 décembre, à Marrakech, la prochaine réunion qui devrait réunir des représentants de plus de 70 nations.
Enoch El Fassi (Afrik.com)

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27275

Syrie : une escalade aveugle vers la guerre

Par M. Kaddouri, fb
Dans un isolement diplomatique sans précédent, souligné par le sommet du G20, les États-Unis et la France s'apprêtent à frapper le régime syrien. 
Cette aventure s'engage sans qu'aucune réponse ne soit apportée aux questions complexes que pose le conflit syrien, et alors que les buts de guerre varient d'un jour à l'autre. Pour la France le but est du déjà vu, faire diversion des problèmes d'un président en manque de popularité à moins que 30% d'avis favorable dans les sondages. Aussi amener le débat ailleurs que sur le bilan économique catastrophique de la France. Ils vont nous vendre cette guerre en vantant la démarche de frappes chirurgicales avec des bombes intelligentes. Par le passé Bush nous a démontré que toutes les bombes sont stupides. En Irak 97% des bombes ont manqué leurs cibles cartésiennes par un rayon d'action de 84 mètres, donc ont tué des personnes innocentes considérées comme victimes collatérales.
 Aucune personne n'est née ici ou ailleurs pour mourir, soyons humain d’abord. 
Ceci étant dit je n'approuve aucuns clans dans ce conflit, les deux sont des débiles et des criminels de guerre, pour moi le droit de tuer n'existe pas.
Au nom de la vie, faites le geste de partager pour dénoncer ces manipulations répétitives de l'opinion publique pour ne pas être complice de cette guerre. Partagez svp, merci, et lisez :
  http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/09/07/syrie-francois-hollande-s-adressera-aux-francais-en-fin-de-semaine-prochaine_3472988_3218.html#xtor=AL-32280270

jeudi 17 janvier 2013

Mali : communiqué du Mouvement National pour la Libération de l'Azawad (MNLA)

PARIS (SIWEL) — Dans un communiqué daté du 12 janvier, le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad (MNLA), bien que soutenant les opérations militaires contre les groupes terroristes, alerte la communauté internationale que l'intervention armée étrangère ne devrait pas autoriser l'armée malienne à franchir la ligne de démarcation entre l'Azawad et le Mali, avant un règlement politique du conflit entre les Touaregs et les Maliens.


Bilal Ag Acherif, Secrétaire général du MNLA et Président du CTEA. (PH/DR)
Bilal Ag Acherif, Secrétaire général du MNLA et Président du CTEA. (PH/DR)
Ci-dessous, la déclaration dans son intégralité :

 Le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad (MNLA) alerte la communauté internationale que l'intervention armée étrangère contre les groupes terroristes ne devrait pas autoriser l'armée malienne à franchir la ligne de démarcation entre l'Azawad et le Mali, avant un règlement politique du conflit entre lui et le Mali.


Dans ce contexte, le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad participera dans la réussite des opérations contre les groupes terroristes, et la réduction du nombre de victimes civiles innocentes.

Nous demandons que la population civile ne soit pas victime de cette intervention armée et de la confusion entre elle et les terroristes.

Nous notons que le Mouvement National pour la Libération de l'Azawad a toujours respecté ses engagements, y compris la cessation des opérations militaires entre lui et l'armée malienne, et reste prêt à la négociation.
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Le 12/01/2013
Tinzaouatène./ Azawad
Bilal Ag Achérif
Secrétaire général du Mouvement National pour la Libération de l'Azawad (MNLA)
Président du Conseil de Transition de l’État de l'Azawad (CTEA) 

vendredi 11 septembre 2009

Les USA envahissent et occupent le Pakistan

Un point de vue pakistanais
par Talha MUJADDIDI, 30/8/2009

Nous le voyons se produire dans nos rues. Le cauchemar récurrent est aujourd'hui devenu une dure réalité pour le peuple du Pakistan. Après avoir suivi les horreurs des invasions et des occupations usaméricaines en Irak et chez notre voisin, l'Afghanistan pendant 8 ans, la « guerre contre le terrorisme » est finalement arrivée dans « Le Pays des Purs* ». Obama tient sa promesse de campagne au Pakistan. La brutale arrivée des marines US, des Hummers militaires US, des tueurs stipendiés de la société militaire privée Blackwater, les maisons barricadées pour le personnel US à Islamabad et la construction de la plus grande « ambassade » US du monde, terrorisent cette nation de 180 millions d'habitants. Le massacre et la destruction US de l'Irak et de l'Afghanistan voisin pendant les 8 dernières années leur ont donné un avant-goût ce qui peut arriver, à eux, à leurs familles et à leur pays.

Les marines usaméricains


Le 21 septembre 2008, une bombe a explosé à l'hôtel Marriott à Islamabad, tuant un grand nombre de personnes et en blessant des centaines. Avant l’attentat, des marines US ont déchargé des caisses métalliquesl d'un camion, ont franchi la sécurité et les ont transportées au 4ème étage du bâtiment. Les responsables US refusent de coopérer avec le gouvernement qui tente d'enquêter sur leurs activités. Un an plus tard, ce sont les mêmes marines US qui mènent l'occupation du Pakistan.

Jusqu'au débarquement des forces usaméricaines, le porte-parole US pour les Affaires étrangères a démenti que 1000 marines US étaient en route pour Islamabad. Les mille marines se trouvent désormais dans la capitale.. Certains d'entre eux doivent être en train de s’infiltrer tranquillement au Baloutchistan où la présence du Joint Special Operations Command (l'état-major conjoint des opérations spécial) a été signalée par des journalistes étrangers. Mais la majorité d'entre eux sont là pour défendre ce que sera la plus grande ambassade/forteresse usaméricaine du monde, pour l'instant en cours de construction, et pour servir de tête de pont à l'invasion et à l'occupation.

Le coût pour le contribuable usaméricain


L'ambassadrice usaméricaine au Pakistan, Anne W. Patterson


Le coût total pour l'hébergement et le soutien général sur place des seuls marines sera de 112.5 million $. L'ambassadrice Anne W. Patterson, a indiqué que l'argent est réparti de la façon suivante : « 5 millions $ pour les quartiers des marines, 53,5 millions $ pour les infrastructures d'hébergement, 18 millions $ pour l'amélioration de la zone de bureaux des services généraux et 36 millions $ pour les quartiers de temporaire et les équipements collectifs. »

Dans ses explications concernant l'expansion massive de l'ambassade usaméricaine, Patterson a mentionné le chiffre de 4 milliards de dollars :

« L'expansion de l'ambassade, a -t-elle déclaré, reflète l'engagement à long terme que les USA ont l'intention de prendre au Pakistan. De plus, a t'-elle indiqué, quadrupler l'aide sociale, économique et militaire qui engagera 4 milliards $ par an pendant les 18 prochains mois, nécessite un accroissement du personnel. »

L'ambassadrice Patterson n'a pas clarifié si les 4 milliards $ couvraient la construction qui fera de cette ambassade la plus grande du monde. Quand on replace cette construction dans le contexte et compte tenu du nouveau degré de l'occupation US au Pakistan, cela ressemble plus à une base militaire permanente, pas seulement pour le Pakistan mais aussi pour toute la région, qu'à une ambassade pour les opérations militaires courantes et secrètes.

Des armes et des Hummers

Des témoins et des journalistes informés ont signalé avoir observé depuis quelques semaines, du personnel usaméricain à Islamabad mais il se déplace maintenant librement à travers la capitale. La loi (section 144) stipule que des Pakistanais en possession d'armes à feu ne sont pas autorisés à les porter sur eux, dans Islamabad. Mais le personnel usaméricain montre aux Pakistanais qu'il est au-dessus de la loi en brandissant ouvertement ses armes. Il a également été confirmé que 3 000 Hummers militaires, verrouillés et chargés, attendent d’ être débarqués et déployés, à Port Qasim (Karachi). Pour des millions de Pakistanais l’évocation de ces Hummers rappelle des images de troupes usaméricaines, armées jusqu'aux dents, chargeant dans les rues des villes irakiennes, terrifiant et tuant souvent des civils sans défense.


Le 23 février 2009, le Pentagone a révélé que plus de 70 conseillers militaires usaméricains travaillaient secrètement au Pakistan.


Blackwater et la CIA

Les Pakistanais étaient au courant qu'environ 300 "conseillers" militaires US logeaient à Tarbela. Mais la nouvelle de l'arrivée des célèbres mercenaires de Blackwater, en plus des mille marines US, concentre toute leur attention. Au Pakistan, la société Blackwater a remplacé son nom entaché par un nom plus parlant, "Xe Worldwide", nom derrière lequel ces tueurs à gage se cachent

La semaine dernière également, Creative Associates International Inc (CAII), une couverture de la CIA, opérait à Peshawar. Ils ont maintenant bouclé une route et ouvert boutique près des maisons de hauts responsables pakistanais à Islamabad, juste en face d'une école.


Le Dr. Shireen Mazari

Le Dr. Shireen M. Mazari est une chercheuse et commentatrice en Études Stratégiques et Sciences Politiques du Pakistan. Elle possède un doctorat de l'Université Colombia et était Directrice Générale de l'Institut d'Etudes Stratégiques à Islamabad, au Pakistan et est ancienne présidente du Département de la Défense et des Etudes Stratégiques à l'Université Quaid-i-Azam, à Islamabad. Elle est critique des relations que le gouvernement du Pakistan entretient avec les USA et l'Inde. Intervenant pour un parti politique de l'opposition (Tehreek-e-Insaaf), le Dr. Shireen Mazari parle de la récente arrivée des forces US au Pakistan :

"Vont-ils se joindre aux brigades d'assassins du Pentagone, qui pourraient élire domicile dans les maisons barricadées d'Islamabad et avec lesquels le présent commandant US en Afghanistan était directement associé ? Des employés des aéroports pakistanais ont parlé de leurs inquiétudes au sujet de vols charters qui transportent des Américains et dont l'entrée dans le pays n'est pas enregistrée, ni même les visas des membres de l'équipage des vols qui ne sont pas non plus vérifiés, ainsi il n'existe aucun registre du nombre exact d'Usaméricains qui entrent ou sortent du Pakistan. D'ailleurs, Craig Davis du CAII (CIA/Blackwater) qui a été expulsé, est maintenant revenu à Peshawar ! Et ne nous laissons pas avoir par l'argument comme quoi le nombre est le reflet de l'amitié car nous savons ce que le nombre signifiait pour les satellites soviétiques."


Le Pearl Continental, un hôtel de luxe à Peshawar a été soufflé par une bombe le 9 juin 2009. Les USA attribuent d'habitude ce genre d’attentats aux terroristes musulmans. Les USA ont aussi, comme d'habitude, saboté les accords de paix entre le gouvernement pakistanais et divers groupes de résistance au Pakistan. Des attentats comme celui-ci permettent de justifier l'invasion et l'occupation actuelles par les USA.

L'hôtel Pearl Continental à Peshawar a été bombardé le 9 juin 2009, ce qui n'a attiré que très peu d'attention de la part des médias dominants. Au moment de l'attentat, les médias pakistanais ont déclaré officiellement que l'hôtel était occupé par du personnel U.S. mais ils n'ont pas mentionné Blackwater. Cependant, le nom de Blackwater a commencé à apparaître suite à des rumeurs et des rapports officieux, après l’attentat à Peshawar.


Ahmed Quraishi


Le 5 août 2009, Ahmed Quraishi, analyste politique, chroniqueur et propriétaire indépendant d'un site Internet d'actualités, a rendu compte de l'introduction des marines U.S., de Blackwater, de la CIA et d'équipement militaire au Pakistan :

“Les Pakistanais se demandent : « Qui gouverne nos rues, le gouvernement pakistanais ou les Américains ? Et qui les a autorisés à venir ? »

« Il y a trois semaines, un groupe de citoyens pakistanais de Peshawar, inquiets, a écrit au ministère fédéral de l’Intérieur au sujet des activités suspectes d'un groupe d'Américains fantomatiques dans une maison louée dans leur voisinage, le quartier chic de l'University Town à Peshawar. Une ONG se désignant sous le nom de Creative Associates International Inc. louait la maison”. Selon son site Internet, la CAII se décrit comme « une organisation privée non gouvernementale qui s'occupe des défis urgents auxquels se trouvent confrontées les sociétés d'aujourd'hui … Les objectifs de Creative sont d'offrir l'opportunité d'améliorer, de transformer et de renouveler… » La description n'a aucun sens. C'est plus ou moins une parfaite couverture pour le véritable travail de cette « ONG » US : l'espionnage…

“A Peshawar, la CAII a ouvert un bureau pour travailler sur des projets dans les zones tribales proches. Il est intéressant de voir que tous ces projets sont liés au gouvernement US. Les autres projets de la CAII, à l'extérieur du Pakistan, sont aussi liés au gouvernement US. En résumé, cette ONG n'en est pas une. Elle est étroitement liée au gouvernement usaméricain. »

Entre-temps, lorsqu'on l'a interrogée sur l'agrandissement de l'ambassade, l'ambassadrice U.S., Anne W. Patterson, a été « manifestement secouée » et a répondu : “Je suis sans voix. Pour espionner le Pakistan, nous n'avons pas besoin d'une grande ambassade.” Puis se ressaisissant rapidement, elle a ajouté :“ Et nous n'avons pas non plus besoin d'espionner.” Patterson a continué en disant que le Pakistan pourrait devenir une “station familiale” – on se demande ce que ça veut dire pour un bureaucrate colonial US.

Au sujet de la couverture de la CIA pour les mercenaires de Blackwater, Ahmed précise :

« À Peshawar, la CAII a indiqué aux autorités pakistanaise qu'elle avait besoin d'engager des gardes pour sa protection. Il s'est avéré que les gardes n'étaient autres que des tueurs à gage professionnels de Blackwater. Ils utilisaient la couverture de la CAII pour mener une série d'activités secrètes dans la province de la Frontière nord-ouest du Pakistan. La tristement célèbre société de sécurité privée Blackwater opère en tant que branche de l'armée US et de la CIA, s'occupant, dans des zones stratégiques éloignées, du sale boulot auquel le gouvernement US ne peut pas ouvertement s'associer. Blackwater n'est rien d'autre qu'une société de sécurité. C'est une armée mercenaire de plusieurs milliers de soldats.

« Les responsables de la sécurité pakistanaise ont été alertés par des rapports qui indiquaient que Blackwater opérait depuis le bureau de la CAII sur Chinar Road, dans le quartier de l'University Town à Peshawar. La personne responsable du bureau, un Américain du nom de Craig Davis selon un article du journal Jang, un des plus grands quotidiens en langue urdu du Pakistan, a été arrêté et accusé d'établir des contacts avec « les ennemis du Pakistan » dans des régions attenantes à l'Afghanistan. Son visa a été annulé, le bureau fermé et d'après certaines informations, M. Davis aurait été expulsé aux USA.

« On ne sait pas exactement quand M. Davis aurait été expulsé ni s'il y a eu d'autres membres du personnel expulsés en même temps que lui. Quand j'ai contacté l'ambassade US durant le week-end, la première réaction du porte-parole, Richard Snelsire a été la suivante : « Aucun employé de l'ambassade n'a été expulsé. »

Souvenez-vous que Dr. Shireen Mazari qui est en position de savoir, a indiqué catégoriquement : « Craig Davis de la CAII qui a été expulsé, est maintenant revenu à Peshawar. »


Offres d'emploi pour le Pakistan de l'ONG qui n'est pas une ONG


Mais Ahmed Quraishi explique ainsi ce démenti de l’ambassade US :

« Cette réponse défensive est similaire aux réactions causées par la culpabilité des employés de l'ambassade US à Bagdad et à Kaboul face à la présence de mercenaires travaillant pour l'armée US et la CIA. J'ai dit à M. Snelsire que ma question ne concernait pas un employé de l'ambassade ayant été expulsé. Il a déclaré qu'il avait entendu ces rapports et qu'il avait « vérifié »de son côté avec les employés de l'ambassade mais personne n'en avait entendu parler. « C'est sans fondement » (a-t-il dit). Alors je lui ai demandé : « Est-ce que Blackwater opère au Pakistan, à Peshawar ? » réponse : « Pas à ma connaissance ».

« Admettons. Les ambassades US à Bagdad et à Kaboul n'ont jamais reconnu, non plus, aucune des opérations de Blackwater en Irak et en Afghanistan. Cela fait partie des conflits de bas niveau entre les diplomates du Département d'Etat des USA et ceux du Pentagone et de la CIA. Les gens des Affaires étrangères ont, selon certaines informations, indiqué clairement qu'ils ne reconnaîtraient pas, ni n'accepteraient des responsabilités pour les activités d’ opérations spéciales des agents opérant dans des pays amis, à l'insu de ces pays et en violation de leur souveraineté. Des rapports ont suggéré que parfois, même l'ambassadeur US n'était pas au courant des actions des mercenaires de son gouvernement dans un pays cible. »

Finalement, Ahmed parle d'un diplomate US qui a rencontré secrètement un diplomate indien à l'intérieur du Pakistan, en sachant parfaitement que l'Inde est considérée comme un État ennemi du Pakistan :

« En mai, une femme diplomate US fut surprise en train d'arranger une réunion discrète (lire « secrète») entre un diplomate indien de bas niveau et plusieurs responsables de haut niveau du gouvernement pakistanais. Une adresse à Islamabad (152 Margalla Road) fut identifiée comme le lieu où la réunion secrète aurait lieu. La diplomate usaméricaine en question savait qu'il n'y avait aucune chance pour que l'Indien rencontre les Pakistanais dans des circonstances habituelles. Il n'était pas non plus possible de le faire durant un événement de grande visibilité. Après l'incident, le ministère des Affaires étrangères du Pakistan publia un court communiqué avertissant tous les officiels du gouvernement de s'abstenir de tels contacts directs avec des diplomates étrangers dans des cadres officieux, sans en référer auparavant à leurs départements. »

Des ONG qui ne sont pas des ONG

De plus, de nombreuses ONG sponsorisées par les USA œuvrent à la production de bulletins d'information dans les médias dominants qui sont pro-Usaméricain. Pour ce faire, beaucoup d'analystes, de généraux à la retraite, d'hommes d'affaires, de journalistes et d'universitaires pakistanais sont recrutés. Comme Ahmed Quraishi l'a dit : « cette ONG n'est pas une ONG » ; par exemple des organisations non gouvernementales fonctionnent sous le contrôle et la direction des gouvernements qui les utilisent pour des opérations de couverture dans des pays étrangers et les financent discrètement.

Conclusion

Il est évident que le gouvernement actuel a donné tous les privilèges aux USA. Ils ne savent pas comment, ni ils ne veulent, contenir l’ingérence US dans les affaires pakistanaises. Pour le dire franchement, ils sont en train de céder la souveraineté du Pakistan à un pouvoir étranger. Dr. Shireen Mazari a déclaré : « Tout ce qui émane de l'ambassade US... est repris par la direction pakistanaise, terrifiée. » Les objectifs des USA sont clairs : une plus grande pénétration des USA entraînera la déstabilisation du Pakistan, qui mènera à la déstabilisation de toute la région. Ces installations militaires US renforcent également l’encerclement de Iran. Les partis d'opposition politique pakistanais gardent bouche close face à tous ces développements. La raison principale de leur silence est qu'ils sont aussi corrompus que le Parti du peuple Pakistanais (le PPP) au pouvoir. Aucun parti politique au Pakistan n'est d'humeur à résister à l'hégémonie des USA. L'armée pakistanaise ne montre plus aucun intérêt à s’ingérer directement dans les décisions politiques. Après les huit années désastreuses sous la dictature militaire de Musharraf, le peuple n'est lui non plus, pas prêt à ce que l'armée du Pakistan intervienne dans la vie politique du pays. Les terroristes du TTP (Tehreek-e-Taliban Pakistan), le Mouvement des talibans pakistanais, viennent, à peine, d'être maîtrisés. Aujourd'hui, des millions de Pakistanais sont terrifiés par leurs nouveaux et importuns invités venus d’Occident, les terroristes US. Il va maintenant nous falloir apprendre à supporter et survivre sous la colonisation croissante et de plus en plus dangereuse du Pakistan par les USA.

* L'inventeur du mot PAKISTAN, Chowdhry Rehmat Ali, l'a ainsi expliqué : " 'Pakistan' est à la fois un mot persan et urdu. Il est composé des lettres prises des noms de nos terres - "indiennes" et "asiatiques" - , c'est-à-dire : Punjab, Afghania (Province de la Frontière nord-oues), Kashmir, Iran, Sindh (y compris Kachch et Kathiawar), Tukharistan, Afghanistan et BaluchistaN. Cela veut dire le pays des Paks - les spirituellement purs et propres. Il symbolise les croyances religieuses et les souches ethniques de notre peuple; et il représente les composants territoriaux de notre Patrie originelle. Il n'a pas d'autre origine ni d'autre signification; et il n'admet aucune autre interprétation." (NdE Tlaxcala)

Source : Pak Alert Press-The U.S. Invades and Occupies Pakistan

Article original publié le 30/8/2009

Sur l’auteur

Traduit par Isabelle Rousselot et édité par Fausto Giudice,
Tlaxcala,