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vendredi 16 octobre 2015

Démonstration Tiramisu ( Toolbox Implementation for Removal of Anti-personnel Mines),à Louvain, le Billy Goat sahraoui y était





Par APSO 13/10/2015

Le 24 septembre le consortium Tiramisu, Toolbox Implementation  for Removal of Anti-personnel Mines, Sub-munitions and UXOs,coordonné par le professeur émérite Yvan Baudoin de l'École Royale Militaire à Bruxelles, et financé par l'Union Européenne, présentait l'état de sa recherche sur le déminage humanitaire sur le domaine militaire Sedee-Dovo à Louvain en Belgique. (SEDEE : Service d’Enlèvement et de Destruction des Engins Explosifs)
Le consortium travaille depuis 3 ans dans cette configuration au développement d'outils facilitant le déminage, améliorant la protection des démineurs, sans oublier la sensibilisation des populations aux risques rémanents.
Les moments de la journée : une présentation du projet, de ses partenaires et étapes, puis deuxième une démonstration des machines et outils de détection, robots, drones, radar... sur le terrain d'entraînement. Le troisième était  la visite pour les quelques 150 invités des 14 stands présentant leur travaux, avancées et résultats.

La journée s'est déroulée en présence de la princesse Astrid, Ambassadrice de la Convention d'Ottawa pour l'interdiction des mines anti-personnel, et particulièrement concernée par la lutte contre les engins explosifs dissimulés. La princesse a assisté aux démonstrations, visité tous les stands, et encouragé chacun après l’avoir écouté et questionné.

Le Sahara Occidental, pays pour lequel la problématique des mines terrestres et restes de guerre est très importante, était présent à la journée, par la présence des deux associations Apso et Snail Aid, et de Billy Goat.

Apso est membre du EUB ( End-User Board) du Tiramisu depuis sa création. De ce fait, l'association italienne Snail Aid a expérimenté dans les campements de réfugiés sahraouis l'outil radiophonique de prévention des risques liés aux mines terrestres et restes de guerre qu'ils ont créé et appelé Billy Goat. À partir d'un programme complexe élaboré par l'équipe, et avec les informations précises du contexte et des dangers présents sur une zone donnée, une trame d'histoire est définie puis adaptée et traduite...

L'histoire particulière écrite adaptée et traduite pour les Sahraouis a ensuite été enregistrée par Snail Aid en public dans les campements de réfugiés, avec l’aide de l’association ASAVIM.
Les acteurs étaient Mohamed, Maddi, Salamu, LQuar, Djamila. Les six épisodes ont été diffusés à la radio nationale.
APSO, le 13 octobre 2015

Les références et documentations sur les mines et restes de guerre au Sahara Occidental, et les partenaires et actions :
 
Crédit photo : Daniel Orban
   
Crédit Photo : APSO

vendredi 19 juin 2015

Quarante ans de solitude pour les Saharaouis


Par François Musseau, Sahara Occidental, 19/6/ 2015
Mohamed Mouloud Yeslem montre la frontière – le mur de défense marocain – qui sépare en deux le Sahara occidental. (François Musseau)
Mohamed Mouloud Yeslem montre la frontière – le mur de défense marocain – qui sépare en deux le Sahara occidental. (François Musseau)
                 Des dizaines de milliers de réfugiés sahraouis vivent dans des camps autour de Tindouf, en Algérie. Ils ont perdu l’espoir de revenir un jour sur leur terre, occupée par le Maroc depuis 1975, et se sentent oubliés. Les jeunes pourraient être tentés par le terrorisme
Cette scène du fin fond du désert frise le surréalisme. A environ 300 mètres de la frontière – un mur uniforme de sable et de pierre –, un artiste sahraoui enfonce dans le sol une longue rangée de fleurs multicolores en plastique. Sa façon à lui, sans doute dérisoire, de dénoncer l’existence de cette séparation construite dans les années 1980 par le Maroc. Il fait environ 52° en cette fin de matinée et, recouvert d’une darâa (tunique) et d’un turban noirs, Mohamed Mouloud Yeslem (sur la photo), l’artiste en question, économise ses efforts pour confectionner sa symbolique haie florale.
Malgré la distance, on observe nettement de l’autre côté un poste d’observation tenu par des militaires marocains armés jusqu’aux dents. Impossible, de toute façon, de s’approcher davantage: le terrain est miné et hérissé de fil barbelé. Venu en jeep avec une délégation espagnole qui le soutient, l’artiste lâche: «A chaque fois que je viens ici, j’éprouve le même sentiment d’absurdité. Comment l’être humain a-t-il pu bâtir une telle balafre de haine au milieu de ce nulle part?»

 
De ce côté-ci, on le dénomme le «mur de la honte». Que personne ne s’aventure à franchir. Haut de deux mètres, il est avec ses 2720 km le plus long du globe, seulement dépassé par la Grande Muraille de Chine. Dans un décor de «désert des Tartares», il sépare le Sahara occidental en deux parties très inégales: au-delà, la part du lion (80%), la partie occupée par le Maroc depuis 1976, qui correspond en superficie à la moitié du royaume chérifien avec son littoral très poissonneux, ses quelques villes, ses riches gisements de phosphates et ses supposés réserves en minéraux précieux et en hydrocarbures; en deçà, la part ingrate (20%), un territoire inhospitalier parsemé de rares acacias, où la vie humaine relève de l’exploit et où d’ailleurs presque personne ne réside.

dimanche 3 mai 2015

Equipe Media : Territoires occupés, infos diverses, semaine du 28 avril au 2 mai 2015

    EM : Territoires occupés, infos diverses, semaine du 28 avril au 2 mai 2015


    Est de Smara, 1er mai
    L'explosion d'une mine antipersonnel au passage d'une Land-Rover dans la région Skikima à l’est de Essmara, au Sahara Occidental occupé à fait 4 victimes d’une même famille.
    L’ambulance de l’hôpital de Smara, administré par les autorités marocaines, a refusé de faire les 2km de pistes séparant la route goudronnée de l’accident. Ce sont donc des Sahraouis qui ont transporté les corps des blessés du lieu de l’accident à l’ambulance, soit une prise en charge médicale 3h après l’explosion.
    La mère, Mme Ahjab Ghafiri, dont la jambe avait été arrachée est morte, probablement du fait de l’hémorragie, au moment de l’arrivée dans l’ambulance.
    Son mari, Boutomit Ali, son fils Essahel (13 ans) et sa fille  Lala (15 ans) ont été  conduits à l'hôpital provincial de Smara pour des soins d’urgence. Selon les informations recueillies, le jeune garçon est toujours dans un état critique.
    Le dernier rapport de l'observatoire des mines de l’ONU estime que  10 millions de mines ont été enterrées au Sahara Occidental par l'armée marocaine des deux côtés du mur, qui est pour les Sahraouis le mur de la honte.

    Smara, le 30 avril
    Plus de 30 Sahraouis ont manifesté dans le quartier Essoukna pour revendiquer l’indépendance du Sahara Occidental, en solidarité avec deux jeunes Sahraouis arrêtés par la police marocaine lors de la visite de la commission onusienne des Droits de l’Homme dans les territoires occupées.
    Lahfoud Karoum est encore dans la prison d’Essmara et l’étudiant Rahmoun Hamdi est en liberté provisoire après sa participation à une manifestation contre les discriminations marocaines contre les Sahraouis et contre la partialité de certains hauts fonctionnaires du HCDH en faveur du Maroc laissant supposer leur corruption.

    Dakhla, 1er et 2 mai
    Vendredi 1er mai, 400 Sahraouis ont participé à des manifestations  pacifiques dans les quartiers Ksikisat, Oum Tounsi, et Lebichat, pour protester contre la décision du conseil de sécurité qui a ignoré leurs revendications et leurs appels, ceux des gouvernements et associations des doits de l’homme, pour élargir les compétences de la MINURSO à la surveillance des Droits humains.
    De nombreux drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique étaient visibles dans la manifestation, et les manifestants ont également prononcé des slogans contre le pillage de leurs ressources naturelles.
    La police et les blairs (soldats en tenues de police) marocains ont violemment réprimé la manifestation, frappant femmes et hommes. 5 manifestants ont été conduits à la préfecture de police de la ville occupée, interrogés et relâchés le lendemain.

    Samedi 2 mai 2015, à 14h, plus de dix véhicules de la police marocaine ont encerclé la maison de Atikou Barai, située dans le quartier El Ghofran, avant s'y introduire de force en cassant la porte. Ils ont arrêté le militant sahraoui, libéré depuis 4 mois, après 4 ans de prison pour sa participation aux manifestations pacifiques de Dakhla en 2011.
    Selon notre correspondant à Dakhla, quatre autres activistes sahraouis ont été arrêtés dans la rue dans différents quartiers de la ville. Il s’agit de Mohamed Salem Sidi, Mansour Sbaai, Wanati Rbani et Sid Ahmed Bairouk.
    Environ 55 manifestants ont protesté pendant une heure devant la préfecture contre ces arrestations avant d’être dispersés violemment par la police marocaine. À l’heure de la publication de cette information, les militants sont toujours en garde à vue.

    À El Aaiun occupée
    D’importants convois de renforts sécuritaire et paramilitaires sont arrivés à El Aaiun en provenance des villes marocaines de Casablanca, Marakech et Agadir durant cette dernière semaine comprenant la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU concernant sa mission sur place et son mandat.
    Depuis le 28 avril, les observateurs ont pu estimer à plus de 2000 policiers, agents de force auxiliaires, blairs, et les agents du renseignements généraux stationnés autour des rues et ruelles menant à la rue Essmara et au quartier Ma’atala, des endroits traditionnels de manifestation des militants sahraouis.

    Conséquence de cette présence répressive, la coordination locale des cadres sahraouis chômeurs et le groupe OCP SKILLS n’ont pas pu célébrer le 1er mai.
    Plus de 200 chômeurs sahraouis ont tenté en deux groupe de se rendre rue du 24 février où ils avaient prévu de manifester, à proximité de la banque populaire du centre ville.
    Les policiers en uniforme et en civil sont intervenus violemment pour les empêcher de passer et ont confisqué casquettes et gilets.
    Cinq chômeurs ont été blessés : mesdames Naya Abali, Oum  La’aid El Ansari, Yehdiha Achmir, et messieurs Mohamed Babait, et Salek El Qadi.

    EM, le 3 mai 2015
    Sahara Occidental occupé

    samedi 28 juin 2014

    Adoption par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe du rapport de Mme Maury Pasquier


    Le Front Polisario exprime sa satisfaction de l’adoption par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe du rapport de Mme Maury Pasquier

    Strasbourg, 24 Juin 2014(SPS) Le ministre, Représentant du Front Polisario pour l’Europe, Mohamed Sidati a exprimé sa satisfaction de l’adoption par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe du rapport de Mme Liliane Maury Pasquier sur la situation au Sahara Occidental.

    Dans un communique parvenu à SPS à l’occasion de la réunion plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil, le ministre, Représentant du Front Polisario pour l’Europe exprime sa satisfaction de l’adoption du rapport " Contribution parlementaire à la résolution du conflit du Sahara occidental ", en dépit de l’action systématique de la délégation marocaine pour édulcorer les termes de sa résolution.

    M. Mohamed Sidati salue la rapporteure du dossier, Mme Liliane Maury Pasquier, pour la ténacité avec laquelle elle a mené ce travail, et pour le souci d’équilibre dont elle a fait preuve vis-à-vis des deux parties au conflit, le Front Polisario et le Royaume du Maroc.

    Il convient en effet de souligner l’importance de ce rapport dans le contexte où il a été adopté, marqué par l’escalade de la répression exercée sur la population civile sahraouie dans les territoires  du Sahara occidental illégalement occupés par le Maroc, et par la volonté de celui-ci d’entraver le processus de paix engagé par les Nations Unies.

    Ce  rapport rappelle  que le conflit du Sahara occidental est justiciable de l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination. En ce sens, l’argumentation spécieuse marocaine, qui consiste justement à évacuer le droit à l’autodétermination, est battue en brèche. Le rapport ne manque pas de signaler les obstacles qui s’opposent à la mise en œuvre d’un référendum libre et démocratique.

    A cette occasion, l’Assemblée parlementaire exprime un franc soutien aux efforts de l’ONU, notamment à ceux de son Secrétaire général et du représentant personnel de celui-ci.

    Il souligne également que "le Front Polisario note que la résolution adoptée, demande par ailleurs aux autorités marocaines de respecter les droits fondamentaux des populations sahraouie vivant sous leur joug, à savoir la liberté d’expression, la liberté d’association et de réunion et de mouvement  au Sahara Occidental".

    De même, l’Assemblée parlementaire demande que des " enquêtes indépendantes soient organisées pour déterminer la responsabilité de la police marocaine suite aux plaintes de civils concernant les violations des droits de l’homme au Sahara Occidental, pour examiner toutes les allégations de torture et s’assurer qu’aucune déclaration obtenue par la force ne soit admise comme preuve. "

    En outre, la résolution invite fermement le Maroc à accorder aux accusés du procès des événements de Gdeim Izik de décembre 2010 le droit d’être jugés de nouveau par un tribunal civil, à " signer l’accord de Genève sur l’interdiction totale des mines antipersonnel et à adhérer à la Convention des Nations Unies sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction ".

    Par ailleurs, les autorités marocaines sont appelées à intensifier leurs efforts de coopération particulièrement avec le CICR " afin de retrouver les personnes qui restent disparues dans le cadre du conflit, et à procéder à l’exhumation et à la restitution des dépouilles aux familles ".

    M. Sidati indique aussi que le Front Polisario prend note du fait que le rapport de l’Assemblée parlementaire demande à l’Europe une contribution réelle et consistante à la résolution juste et définitive du conflit, en conformité avec le droit international, notamment en soutien au processus de négociations entre le Front Polisario et le Maroc sous l’égide des Nations Unies. Il demande également le renforcement de sa contribution dans le domaine humanitaire pour les réfugiés sahraouis".

    Il est à rappeler qu'une délégation sahraouie composée de M. Mohamed Sidati et du Représentant du Front Polisario en Italie, Omar Mih, s'est rendu à Strasbourg pour participer à la réunion plénière de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui se tient du 23 au 27 juin 2014. (SPS)

    samedi 22 mars 2014

    Des histoires sahraouies inventées pour lutter contre les mines antipersonnel

    12/3/ 2014





    Des histoires sahraouies contre les mines antipersonnel







    Carte zones dangereuses territoire libéré : extraite du rapport AOAV 2008 ( 35,2Mo), p20 Western Sahara Dangerous Area Survey Report




    Le Sahara Occidental est selon les experts parmi les zones les plus minées au monde. Les deux côtés du mur qui coupe le Sahara Occidental sont des zones très dangereuses.  Dans la partie dite libérée gérée par la république Sahraouie, à l'Est du mur,  les opérations de déminage et dépollution sont mises en place, en partenariat notamment avec AOAV, (Action On Armed Violence) progressent lentement et prendront encore de très nombreuses années.

    Depuis les campements de réfugiés, les familles sahraouies partent régulièrement dans le désert de la zone libérée pour des périodes plus ou moins longue. D'autres familles y vivent. Les accidents du fait des restes de guerre sont fréquents, entraînant morts ou mutilations et handicaps lourds. La prévention de ces risques est donc un paramètre indispensable.

    Dans le cadre du consortium européen Tiramisu, dont l'objet est la recherche sur le déminage humanitaire, l'équipe italienne Snail Aid, avec le soutien organisationnel d'Apso et  Asavim, a construit un outil radiophonique de prévention en partenariat avec les organisations locales sahraouies. 
    Les 6 épisodes de l'histoire de la chèvre Billy Goat, mais surtout de la vie de Mariam, Zinebou, Fatma, Bakina, Semel, Yahdi, Mahfoud, Zein et Sidahmed, support aux messages de prévention, ont été adaptés, enregistrés dans trois des campements de réfugiés, puis diffusés par la radio sahraouie, écoutés dans les campements et dans les territoires libérés.

    Les informations sur le déminage de la partie occupée du territoire par son colonisateur le Maroc, sont inexistantes ou douteuses. La question semble largement occultée. L'objectif principal d'un occupant étant classiquement le vol des ressources naturelles, il est évident que la protection des habitants originaires, ici traditionnellement nomades, n'est pas mise en place. Les très nombreux colons marocains quant à eux, subventionnés pour venir occuper de fait le territoire, se cantonnent dans les villes dans lesquelles leur ont été donnés des terrains, maisons et avantages alimentaires et salariaux divers.

    Il est possible d'écouter les épisodes de ces histoires sahraouies en suivant les liens ci-dessous ou sur le site de Snail Aid. Toutes diffusions par les radios libres et résistantes sur les territoires sahraouis occupés sont à soutenir...


    APSO, le 12 mars 2014

    Nota : le résumé de l'histoire est disponible sur demande à Apso.






    Les références et documentations sur les mines et restes de guerre au Sahara Occidental, et les partenaires et actions :













    mercredi 7 août 2013

    Au Sahara Occidental : culture illégale ou illégale du marijuana et déminage urgent

    Par Philippe Leclercq, militant de la paix et Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 8/8/2013


    Sous le titre évocateur et un tantinet provocateur "Les pousses vertes de la reprise" un journaliste évoquait récemment une possibilité de développement économique pour le Sahara Occidental.
    Il s'agit ni plus ni moins de développer la culture de la marijuana ! Mais en légalisant !!!

    Partant du principe qu'actuellement, au moins 800.000 Marocains vivent de la culture illégale de marijuana et génèrent ainsi des ventes annuelles estimées à 10 milliards de dollars, la légalisation permettrait aux agriculteurs de vendre au gouvernement à des fins médicales et industrielles plutôt qu'à des trafiquants de drogue. Et de sortir "la tête haute" du traffic ...
    Et de démontrer que cela pourrait stimuler les exportations et réduire un déficit commercial qui s'est creusé à un niveau record de 197 milliards de dirhams l'année dernière !Et notre "développeur" ne s'est pas arrêté là, il a interrogé des élus ... ainsi, Khadija Rouissi, membre du parti Authenticité et Modernité, a appelé à un débat national sur la légalisation de la marijuana.
    Mais plusieurs questions restent en suspens : Qui aura le retour sur l'investissement ? Les Sahraouis habituellement spoliés ? Cette culture remplacera-t-elle les tomates dans les serres "royales" autour de Dahkla ? L’Europe signera-t-elle un accord avec le Sahara Occidental comme elle vient de le faire avec le Maroc, permettant ainsi à ce pays de poursuivre la pêche en dehors de l'élémentaire droit international ?
    Bref, bien des questions sont encore posée avant que le Sahara Occidental développe cette culture en toute légalité !
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    Avec le temps, comme dans toutes les guerres, la mémoire se perd avec la disparition des hommes !
    Au Sahara Occidental, une énorme quantité de mines anti-personnelles ont été larguées à différents endroits du territoire depuis le conflit de 1975 ... Voilà donc bientôt 40 ans ! Évidement les artificiers de cette époque ne sont plus en activité ! Et la dissémination n'est donc pratiquement plus connue des militaires actuels. 
    En France, ce fut les cas lors des conflits avec l'Allemagne ... Durant des années, on retrouva, parfois très violemment, des mines qui dataient des guerres !
    Car, si les champs de mines sont destinés à protéger une zone de combat défensive, on ne comprend toujours pas pourquoi ces armes n'ont pas été retirées lors des accords de cessez le feu de septembre 1991 ! Cessez le feu est valable pour tout le monde ... sauf pour le Maroc ?
    On lit que les mines "ont un impact psychologique sur les forces adverses qui vise à casser son élan et donc à ralentir son assaut. " On est bien loin de tout ça ! D'autant que l'ONU est sur place et confirme qu'il n'y a plus du tout de velléités armées de la part des Sahraouis ! Les médias marocains relatent (pas toujours !) les accidents de familles qui tentent de rejoindre les leurs en traversant le désert ... Pourquoi continuer à maintenir ces armes en dehors des périodes de guerre ?
    Mais il est un autre endroit qui est également infesté ... c'est la région autour des mines de phosphate de Boukraa, exploitée à ciel ouvert par Phosboucraa, une filiale de l'Office chérifien des phosphates et qui détient le monopole de l'exploitation pour le Maroc. Est-ce pour empêcher l'ennemi Sahraoui de se réapproprier ses ressources que ces mines sont restées à ces endroits là ?
    Finalement le Maroc veut-il la Paix dans cette région ? Si la réponse est oui, il est indispensable que ses dirigeants le prouvent en commençant à déminer tout ce territoire occupé.

    samedi 25 mai 2013

    Déminage du mur de la honte :Le Maroc manque de volonté pour éliminer les mines antipersonnel


     L’ONU dénonçait que des mines antipersonnel marocaines empêchent la vie culturel traditionnelle sahraouie: l’experte indépendante dénonce le manque de volonté du Maroc pour éliminer ces mines

    mai 20th, 2013 | By | Category: Nouvelles mine field
    Les mines antipersonnel marocaines attentent non seulement à la vie et l’intégrité physique, mais aussi à la culture sahraouie.

    Dans le rapport que, en exclusive WSHRW fait connaître à l’opinion publique, l’experte indépendante du Conseil des Droits Humains, Farida Shahid, dénonce le refus marocain d’en finir avec les mines antipersonnel au Sahara Occidental.
    L’experte indépendante de l’ONU a manifesté sa préoccupation pour les obstacles importants à l’exercice du droit de participer à la vie culturelle au Sahara Occidental. Dans son rapport sur les droits culturels au Sahara Occidental elle affirme que:
    “les mines terrestres mettent en péril le style de vie nomade traditionnel, lié au désert, des Sahraouis et empêchent les communautés locales d’organiser leurs activités de loisirs. De plus, il est difficile pour les victimes de mines terrestres d’obtenir de la police des rapports leur permettant d’être indemnisées.”
    L’experte indépendante affirme d’avoir été informée que le Maroc a refusé l’offre des ONG internationales qui se sont offertes à collaborer à retirer des mines antipersonnel. Le rapport affirme:
    L’experte indépendante a en outre été informée que les organisations non gouvernementales internationales n’étaient pas autorisées à participer aux activités de déminage. Elle encourage les autorités à accroître ces activités et à accepter l’offre internationale d’assistance et de coopération à cet égard.”
    Il est important de rappeler que le Maroc est un des rares pays du monde qui refuse de ratifier le Traité d’Ottawa mines antipersonnel de 1997 (Convention sur l’interdiction de l’emploi, emmagasinage, production et transférence des mines antipersonnel et sur sa destruction).

    vendredi 10 mai 2013

    Sahara occidental: le Front Polisario fête ses 40 ans

    Des militaires fouillent les décombres du camp sahraoui démantelé, à la périphérie de la capitale du Sahara occidental, El-Ayoun, le 8 novembre 2010.

     


    Des militaires fouillent les décombres du camp sahraoui démantelé, à la périphérie de la capitale du Sahara occidental, El-Ayoun, le 8 novembre 2010.  Reuters/MAP/Handout

    Par RFI, 10/5/2013
     
    Le Front Polisario fête, ce vendredi 10 mai, ses 40 ans. C’est un double anniversaire : celui de la création de ce mouvement indépendantiste et celui du déclenchement de la lutte armée pour la libération de l’ex-Sahara espagnol, aujourd’hui administré, à 80 %, par le Maroc, mais toujours considéré comme un territoire non autonome par les Nations unies. Quarante ans après, l’ONU peine toujours à rapprocher les deux parties et le Front Polisario continue d'afficher une farouche détermination à continuer le combat.


    Des parades militaires et civiles ainsi que des animations culturelles sont au menu des festivités de cet anniversaire, au camp d’El Ayoun, de Tindouf. De nombreuses personnalités ont été invitées et il y aura, bien entendu, un représentant du gouvernement algérien, accompagné d’une quinzaine de députés algériens – l’Algérie appuie le Polisario – mais aussi le Premier ministre du Lesotho, à la tête d’une importante délégation.
    De la lutte du Polisario et de la guerre, 40 ans après, il ne reste plus que d'anciens combattants en treillis qui gardent une poignée de postes militaires au milieu du désert. Il reste également des militaires en civil qui voient grandir leur famille sous une tente dans les camps de Tindouf ainsi que des mines qui, parfois, explosent encore au milieu des sables quand un visiteur imprudent s'aventure.*
    Depuis le 6 septembre 1991, un cessez-le-feu est en vigueur au Sahara. Les armes se sont tues, mais l'action se poursuit toujours : une action plus politique, plus diplomatique. D'abord aux Nations unies, mais aussi dans toutes les grandes capitales où le Front Polisario a un représentant. Une action qui se poursuit également sur le terrain, à savoir dans le Sahara, sous administration marocaine. C'est là – dans le Sahara occupé, selon les termes du Front Polisario - que les tensions sont les plus vives.
    A Layoune, à Dakhla, ou encore à Smara, les indépendantistes jouent avec les nerfs des autorités marocaines. Régulièrement, des manifestants descendent dans la rue pour réclamer leur droit à l'autodétermination. Face aux forces de l'ordre, les marches dégénèrent - la plupart du temps, jets de cocktails Molotov, barricades et répression – et se soldent souvent par de nombreux blessés, dans les deux camps, et des arrestations.
    C'est à une guerre d'usure que se livre une partie de la jeunesse sahraouie - trop jeune pour avoir combattu les armes à la main, mais néanmoins militante - qui dessine des drapeaux du Polisario dans les rues marocaines et fait le V de la victoire dans les médias.
    Une jeunesse qui réclame, comme les anciens, 40 ans après, l'organisation d'un référendum d'autodétermination, prévu par les Nations-unies, mais dont l'idée, au fil des ans, semble bel et bien avoir été abandonnée.

    Le combat continue
    Au sein du mouvement indépendantiste, on reconnaît que le combat, ce sont des larmes et des souffrances ainsi qu’une vie difficile, depuis des décennies, dans les camps de Tindouf, mais c’est aussi une farouche détermination à continuer le combat.
    Joint à Tindouf, par RFI, Mohamed Khaddad, membre du secrétariat exécutif du Front Polisario, explique que 40 ans, c’est une longue période et que les Nations unies n’ont pas été à même de résoudre le conflit, mais en tout cas, s’enthousiasme-t-il « Personne ne pouvait s’imaginer, il y a 37 ans, que les Sahraouis pourraient être là, à ce stade de leur combat, tant les forces coalisées étaient si fortes, si importantes, tant les moyens mis en branle pour les anéantir étaient colossaux  », mais malgré l’adversité et malgré ces conditions difficiles, 40 ans après « les Sahraouis sont là pour dire, aujourd’hui : nous sommes là. Non seulement nous avons le droit d’exister, mais nous avons plus que cela : la grande volonté, la ferme volonté de continuer notre combat jusqu’à la réalisation de nos objectifs », a déclaré Mohamed Khaddad.

    De leur côté, les Nations unies qui, depuis 1991, ont déployé une mission d’observation du cessez-le-feu – Mission des Nations unies au Sahara occidental (Minurso) – peinent, pour l’instant, à rapprocher les deux parties. Joint par RFI, Jérôme Bernard, un des porte-parole des Nations unies, rappelle que c’est au Maroc et au Front Polisario de trouver une solution.
    « Actuellement, Christopher Ross – envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon – poursuit ses efforts pour arriver à de réelles négociations entre le Maroc et le Front Polisario. Il a mis en garde contre la poursuite du statu quo ; il a mis en garde contre les risques qui entraîneraient la non-résolution de ce conflit, mais c’est aux deux parties de trouver une solution », a-t-il précisé.
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    *

    Nadir Bouhmouch, 9/5/2013
    Le Maroc n'a pas encore signé la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel. 
    Les Sahraouis souffrent périodiquement de morts ou la perte des membres car le Makhzen ne veut pas enlever ces bombes qui attendent qu'un enfant passe. Il y a plus de 1300 kilomètres couvert avec ces mines. C'est un abus de droits humains. Nous sommes 1 des 3 pays Africains qui ont encore à signer ce traité.
    http://www.landmineaction.org/activities/activity.asp?PLID=1021