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mercredi 7 août 2013

Au Sahara Occidental : culture illégale ou illégale du marijuana et déminage urgent

Par Philippe Leclercq, militant de la paix et Président de l'Association de Solidarité avec le Peuple Sahraoui, 8/8/2013


Sous le titre évocateur et un tantinet provocateur "Les pousses vertes de la reprise" un journaliste évoquait récemment une possibilité de développement économique pour le Sahara Occidental.
Il s'agit ni plus ni moins de développer la culture de la marijuana ! Mais en légalisant !!!

Partant du principe qu'actuellement, au moins 800.000 Marocains vivent de la culture illégale de marijuana et génèrent ainsi des ventes annuelles estimées à 10 milliards de dollars, la légalisation permettrait aux agriculteurs de vendre au gouvernement à des fins médicales et industrielles plutôt qu'à des trafiquants de drogue. Et de sortir "la tête haute" du traffic ...
Et de démontrer que cela pourrait stimuler les exportations et réduire un déficit commercial qui s'est creusé à un niveau record de 197 milliards de dirhams l'année dernière !Et notre "développeur" ne s'est pas arrêté là, il a interrogé des élus ... ainsi, Khadija Rouissi, membre du parti Authenticité et Modernité, a appelé à un débat national sur la légalisation de la marijuana.
Mais plusieurs questions restent en suspens : Qui aura le retour sur l'investissement ? Les Sahraouis habituellement spoliés ? Cette culture remplacera-t-elle les tomates dans les serres "royales" autour de Dahkla ? L’Europe signera-t-elle un accord avec le Sahara Occidental comme elle vient de le faire avec le Maroc, permettant ainsi à ce pays de poursuivre la pêche en dehors de l'élémentaire droit international ?
Bref, bien des questions sont encore posée avant que le Sahara Occidental développe cette culture en toute légalité !
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Avec le temps, comme dans toutes les guerres, la mémoire se perd avec la disparition des hommes !
Au Sahara Occidental, une énorme quantité de mines anti-personnelles ont été larguées à différents endroits du territoire depuis le conflit de 1975 ... Voilà donc bientôt 40 ans ! Évidement les artificiers de cette époque ne sont plus en activité ! Et la dissémination n'est donc pratiquement plus connue des militaires actuels. 
En France, ce fut les cas lors des conflits avec l'Allemagne ... Durant des années, on retrouva, parfois très violemment, des mines qui dataient des guerres !
Car, si les champs de mines sont destinés à protéger une zone de combat défensive, on ne comprend toujours pas pourquoi ces armes n'ont pas été retirées lors des accords de cessez le feu de septembre 1991 ! Cessez le feu est valable pour tout le monde ... sauf pour le Maroc ?
On lit que les mines "ont un impact psychologique sur les forces adverses qui vise à casser son élan et donc à ralentir son assaut. " On est bien loin de tout ça ! D'autant que l'ONU est sur place et confirme qu'il n'y a plus du tout de velléités armées de la part des Sahraouis ! Les médias marocains relatent (pas toujours !) les accidents de familles qui tentent de rejoindre les leurs en traversant le désert ... Pourquoi continuer à maintenir ces armes en dehors des périodes de guerre ?
Mais il est un autre endroit qui est également infesté ... c'est la région autour des mines de phosphate de Boukraa, exploitée à ciel ouvert par Phosboucraa, une filiale de l'Office chérifien des phosphates et qui détient le monopole de l'exploitation pour le Maroc. Est-ce pour empêcher l'ennemi Sahraoui de se réapproprier ses ressources que ces mines sont restées à ces endroits là ?
Finalement le Maroc veut-il la Paix dans cette région ? Si la réponse est oui, il est indispensable que ses dirigeants le prouvent en commençant à déminer tout ce territoire occupé.

lundi 15 avril 2013

Maroc-FMI. Le dernier rapport du FMI met à nu la politique économique du Maroc.

Après une mission effectuée en décembre 2012 à Rabat, les économistes du Fonds monétaire international (FMI) ont publié leur rapport la semaine dernière. Saluant au passage la « performance » du pilotage macro-économique du Maroc bien que confrontée à des chocs extérieurs tels la crise européenne, le Fonds s’interroge sur la capacité du gouvernement à ramener le déficit budgétaire à 4,8% en 2013 contre 7,1% l’année dernière, comme il s’y est engagé. En effet, obtenant la ligne de crédit de 6,2 milliards de dollars de la part du FMI en août dernier, Rabat s’était engagé à réduire ses déficits. Mais à l’allure où vont les choses, la réalisation de cet engagement semble compromise. Le déficit commercial, quant à lui, se creuse année après année. 

A ce jour, le trou de la balance des transactions courantes culmine à 8% du PIB. En effet, les éléments compensateurs, de manière générale sont défaillants : les recettes MRE en baisse, le tourisme impacté par la crise en Europe ainsi que les investissements directs étrangers qui font défaut. Selon le FMI, une telle situation est le signe d'une perte de compétitivité pour le Maroc. 
Le Fonds s’attarde également sur le problème de la Caisse de compensation dont la réforme reste l’un des principaux défis du royaume. Jugeant la hausse des prix du carburant opérée l’année dernière insuffisante, l’instance dirigée par Christine Lagarde, estime que l’Etat marocain devrait multiplier les efforts. Pour sa part, le FMI conseille de relever les prix des produits de base, tout en accordant des aides directes aux populations défavorisées. Or, le sujet est ultra-sensible au Maroc. D’ailleurs, il a récemment fait l’objet de débats houleux entre parlementaires. Déjà, la seule augmentation des prix du carburant avait suscité un fort soulèvement de la société civile, l'année dernière et jusqu'à ce jour, les plaintes des consommateurs marocains se font persistantes. De plus, pas plus tard qu’hier jeudi 11 avril, le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi affirmait que les prix des matières premières n’augmenteront pas. A cette allure, la hausse des prix des produits de base reste très peu envisageable.

 Autre source d’inquiétude : le système de retraite. En début d’année, le premier ministre Abdelilah Benkirane annonçait un déficit dès 2014. La situation devrait s’aggraver au fil des années si rien n’est fait. Le Fonds estime le déficit à 4% du PIB en 2040 et juge l’équilibre du système de retraite « insoutenable ». Rabat a esquissé quelques pistes de réflexion pour sauver son système de retraite. On sait déjà que quelques 125 milliards de dirhams sont nécessaires dans les vingt prochaines années, selon le premier ministre Abdelilah Benkirane.