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vendredi 16 octobre 2015

Des milliers de Sahraouis protestent contre San Leon Energy




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Un très grand nombre de réfugiés sahraouis se sont réunis la semaine dernière à envoyer un message clair à la société pétrolière irlandaise San Leon Energy, qui recherche du pétrole dans leur patrie occupée : "San Leon: rentrez chez vous". Ci-dessous des photos haute résolution de la manifestation, libres de droit.

Il y a deux semaines, San Leon Energy a annoncé que son forage exploratoire sur le bloc Tarfaya avait révélé des émissions de gaz. Le bloc Tarfaya chevauche la frontière et San Leon fore dans la plus grande partie du bloc, située au Sahara Occidental - un territoire de la taille du Royaume-Uni que le Maroc a envahi en novembre il y a 40 ans. La compagnie a l'intention de renouveler sa licence d'exploration dans le but d'entreprendre des relevés sismiques sur le site.

"Nous rejetons complètement les activités de ces compagnies qui pillent quotidiennement nos ressources. Comme vous pouvez le voir, le peuple vit en exil dans des maisons de briques de sable et des tentes. Nous condamnons fortement l'exploitation illégale de nos ressources", a déclaré une jeune femme sahraouie participant à la manifestation. Son avis est en entendre dans les vidéos ci-dessous.

Hier, WSRW envoyé à San Leon un autre courrier, interrogeant la compagnie sur leur puits de forage test récemment suspendu, juste au nord d'El Aaiun, la capitale du Sahara Occidental.

À ce jour, le Sahara Occidental reste le seul Territoire non autonome au monde sans puissance administrante désignée par l'ONU. Suite à l'avis de 1975 de la Cour internationale de Justice, délivré il y a 40 ans demain, les droits souverains sur le territoire et ses ressources appartiennent à son peuple, le peuple sahraoui. Son droit à l'autodétermination a depuis été reconnu dans plus de 100 résolutions de l'ONU.

Ignorant complètement les droits du peuple sahraoui, San Leon a choisi de conclure un accord avec le gouvernement marocain pour chercher du pétrole dans le territoire occupé. Cela cause la frustration et la colère des Sahraouis, qui - conséquence directe de l'occupation en cours - sont contraints de vivre dans des camps de réfugiés dans le désert algérien, ou sous le régime brutal des autorités marocaines dans leur patrie occupée.

Le forage San Leon est la première opération de forage à terre de l'histoire du Sahara Occidental sous occupation marocaine. Il est à prévoir qu'une possible découverte pétrolière ne fera que consolider la position déjà intransigeante du Maroc dans les pourparlers de paix menés par l'ONU, ce qui amoindrit considérablement les chances d'une solution pacifique à ce conflit de longue date.
De courtes séquences vidéo de la manifestation peuvent être consultés ici :
San Leon rentrez à la maison !
San Leon rentrez à la maison !(2)
Maroc dégage !
Maroc dégage ! (2)
Maroc dégage ! (3)

Cliquez sur les photos pour les versions haute résolution.
Toutes les vidéos et photos sont libres d'utilisation. Aucun crédit nécessaire.








mardi 28 octobre 2014

Pétrole au Maroc. Qui va en bénéficier ?

Demain avec Reuters


Maroc pétroleLa compagnie d’exploitation pétrolière Genel Energy et deux de ses partenaires ont annoncé lundi avoir découvert du pétrole au large du Maroc. Le pays a ouvert ses eaux territoriales aux activités de forage, accordant de nombreux permis à des sociétés spécialisées, jusqu’à présent sans résultat significatif.

Genel et ses partenaires, Serica Energy et San Leon ont annoncé avoir découvert du pétrole à 3.000 mètres sous la mer dans un puits baptisé Sidi Moussa 1. « Nous n’en sommes que dans les toutes premières étapes et d’autres évaluations sont nécessaires concernant la présence d’hydrocarbures dans cette zone », a tempéré Tony Craven Walker, directeur général de Serica.
Si la nouvelle se confirme, reste à savoir qui, dans les hautes sphères de l’Etat, possède des participations dans ces deux sociétés.
Tout le monde se rappelle au Maroc l’affaire Talsint, une fumisterie pétrolière qui a permis de découvrir que le roi Mohamed VI, le beau-frère de Hicham El Alaoui et d’autres bien-nés, tous déjà très riches, avaient obtenu de juteuses participations dans l’entreprise qui allait transformer le Maroc en une monarchie golfière. Et qui s’est terminée en une immense déception doublée d’une bataille juridique que le Maroc a perdu aux Etats-Unis.
Demain avec Reuters
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URL courte: http://www.demainonline.com/?p=34843

lundi 18 août 2014

Les Sahraouis en 2018


Par APSO, 17/8/2014




Les Sahraouis en 2018



...une imagination politique
Nous sommes en 2018, les Sahraouis sont indépendants sur leur terre. Le Sahara Occidental n’est plus la dernière colonie d’Afrique.
La joie des retrouvailles entre les familles a tari les larmes de décennies de souffrances. Le deuil des disparus peut se faire après les révélations par les autorités marocaines de l’emplacement des charniers, et leurs fouilles minutieuses.
Les institutions fantômes mises en place par le Maroc sur le territoire ont été remplacées. Les nouvelles sont constituées a minima, les fonctions ajoutées à mesure de leurs nécessités. La justice fait son travail avec impartialité. Les Sahraouis emprisonnés par le Maroc sont rejugés. La prison noire est démolie, à sa place une sculpture symbolise ce que les Sahraouis y ont subi de violence et cruauté.
Les jeunes entrepreneurs sahraouis ont déplacé leurs activités depuis les campements, ils améliorent les  réseaux et partenariats avec les entreprises sahraouies déjà implantées et qui ont pu se développer les années précédentes.
Le peuple a décidé de l’exception de la production sahraouie, les frontières sont fermées à l’importation de tout ce qui se peut produire sur place. Les accords de pêche proposés par la Russie et l’Europe ont été refusés. L’écosystème marin ayant été ravagé par la surpêche et les pratiques interdites des années d’occupation, la République sahraouie a déclaré sa ZEE fermée à toute pêche étrangère jusqu’à nouvelles analyses prouvant des stocks excédentaires.
L’écologie au sens sahraoui est au centre du fonctionnement de la société, la faune et la flore décimée ont été réintroduites avec succès. Le peuple s’est prononcé pour l’exclusivité de la consommation énergétique verte, produite dans le pays. Cela fonctionne au niveau domestique comme au niveau économique et entrepreneurial. Un tourisme éthique, l’apport d’aide en main d’œuvre solidaire s’est développé …
De nombreux Marocains sont remontés dans leur pays au nord. Ceux qui sont restés ont pris la double nationalité Sahraouie-marocaine. Les anciens militaires marocains, longtemps prisonniers du Polisario, ignorés et malmenés par le régime marocain à leur retour, ont pour beaucoup trouvé une place dans la société sahraouie.
Une architecture sahraouie est née, les habitats coloniaux abandonnés sont rasés. Les déchets ciments et bétons sont un problème. Les équipes de recherche sur leur recyclage ont trouvé des solutions, la mise en œuvre est lancée, il faut l’améliorer.
Des dépôts de détritus et pollutions industrielles et chimiques à ciel ouvert découverts aux alentours des villes ou déversés dans les oueds sont à l’étude pour une dépollution complète et durable. Le problème est grave et a eu des conséquences sur la santé qu’il faut traiter. C’est une discipline médicale nouvelle qu’il a fallu introduire. D’autre part, le diabète, l’insuffisance rénale, les maladies de Parkinson et Alzheimer font l’objet de politiques de santé publique, alliant recherche, soin et prévention. Les soins psychologiques se développent et sont accessibles à toute la population. Les années d’occupation et d’exil ont laissé des traumatismes profonds.
Les fermes de production agricoles de Dakhla, ex-propriétés du Roi, des entreprises  françaises Idyl et Azura ont été nationalisées et leur étendue réduite de 90%. Leur surface permet actuellement une production adaptée aux besoins de la population du pays. La consommation d’eau y a été optimisée, les produits chimiques bannis.
Les travailleurs du phosphate à Boucraa ont retrouvé leurs postes, et les retraités leurs pensions. Le nouveau directeur et les cadres ont décidé du renforcement des mesures de protection des travailleurs, et commandité une étude d’impact sur les effets environnementaux de l’extraction et acheminement dans sa forme coloniale.
La démolition du mur et le déminage sont en cours. Les aménagements ont redonné à l’oued Saguia El Hamra, et aux autres oueds le libre cours de leur écoulement et de leur fonction.
Les militaires sahraouis fidèles à leurs réputations de rudesse ont éliminé efficacement tous trafics (carburant, cigarette, drogue, immigration clandestine) du Sahara Occidental.
           
Ce qu’il s’est passé ?
Les évaluations et constats étaient négatifs et pessimistes. La gestion des campements de réfugiés jugée non satisfaisante.
Sur la proposition de Echo, bailleur européen des crises d’urgences oubliées, la distribution de l’aide alimentaire s’est simplifiée. Supprimant les intermédiaires, le montant alloué aux familles est versé directement sur les comptes des mères sahraouies. La qualité de l’alimentation s’est améliorée avec la possibilité d’exigence sur les fournisseurs, un système collatéral de profit a été démantelé. 
Conséquence de cette mesure, la création de la banque sahraouie a entraîné un profond changement dans la société et modifié la perception de l’argent et du temps.
L’État providence a été abandonné, les institutions refondues. Les citoyens ont décrété une année d’« effort collectif pour la solution » et chacun a fait sa part dans le monde entier. La grande confusion initiale des idées et actions dans tous les domaines s’est progressivement organisée en une grande force démocratique.
Dans le territoire occupé du Sahara Occidental, de façon concomitante l’américain  Kosmos Energy a trouvé du pétrole, la Française Total aussi. Une ruée a suivi dans le désordre et les morts, un grand choc pour la société sahraouie, mais aussi pour le peuple marocain voisin.
Les Sahraouis ont refusé d’être satisfaits de chaque décision de l’Onu et rejeté tout nouveau plan. Avant de démissionner, Christopher Ross, envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara Occidental a réussi à imposer que l’Onu place les revenus des ressources naturelles sous son administration. Le processus en cours a accéléré la déliquescence du système économique marocain basé sur les ressources volées, et coupé court aux arguments sécuritaires.
Alertée par une épidémie grave et largement répandue géographiquement de cas d’empoisonnement suite à la consommation de poissons et pélagiques étiquetés Maroc, l’Europe a ouvert une enquête et bloqué 10 mille tonnes de produits de la mer provenant en fait du Sahara Occidental, et pêchés par les Marocains et Espagnols. Les analyses indépendantes révèlent des ruptures répétées de la chaîne du froid, - ce que laissaient supposer la présence des bactéries Salmonelles et Listéria monocytogènes -, mais aussi la présence de cadmium dans les sardines péchées dans la zone nord du Sahara Occidental, entre les latitudes 27°1’N et 27°17’N, correspondant aux alentours du port de El Aaiun et des usines de traitement du Phosophate. Des cas plus isolés sont signalés en Russie dont les navires étaient dans la zone en vertu d’un accord de pêche bilatéral avec le Maroc.
Sous la pression des peuples européens, après 2 décès, l’accord de pêche UE-Maroc est dénoncé et annulé. De façon cohérente, les accords agricole, ALEAC, de bon voisinage et le statut avancé ont été suspendus par l’UE pour révision.
Parallèlement, les Sahraouis dans un système de représentation élargie laissant une très grande place aux jeunes s’étaient réunis, déterminés à rester ensemble  jusqu’à avoir pris une décision allant dans le sens d’une solution.
Puis, dans les campements de réfugiés, ils ont préparé leurs bagages et sont partis à pied pour passer le mur et rentrer. La joyeuse marche du retour, voitures civiles en appui pour les anciens et enfants, a été accueillie en territoires occupés par la même marche sahraouie de bienvenue, partie de toutes les villes des territoires encore occupés. Les amis, quidam et représentants politiques les accompagnaient, - Sahraouis du monde entier et solidaires -, pour la récupération de facto du territoire, sous les yeux des médias. Le peuple ainsi rassemblé a mis en place le referendum et choisi l’indépendance.

C’est le Sahara Occidental en 2018, une la solution a été trouvée pour préserver la paix.
Sinon, imagine…

Nous sommes en 2018. 
 
La compagnie américaine Kosmos Energy a trouvé du pétrole offshore du Sahara Occidental...

mercredi 13 août 2014

L'occupation illégale du Sahara Occidental est possible grâce au pétrole qui provient de raffineries en Espagne




Le rapport WSRW "le carburant de l'occupation" est en ligne en français : pour lire/télécharger rdv ici http://www.wsrw.org/a111x2916

WSRW estime que les deux pétroliers suédois de Wisby transportent annuellement 194 millions de litres de produits pétroliers vers le Sahara Occidental. (sur peut être 250 à 280 millions de l/an de pétrole livrés sur le territoire). Le pétrole est surtout utilisé par l'administration marocaine, l'armée, les colons et pour le pillage des riches ressources naturelles du territoire. Sans les importations de pétrole, l'occupation illégale serait en pratique impossible à maintenir. Le pétrole provient de raffineries en Espagne, y compris sur les îles Canaries.



lundi 11 août 2014

Forages au Sahara Occidental , protestations des Sahraouis contre le Maroc qui déploiera la première plate-forme pétrolière

Urgent : Les Sahraouis protestent ! Le Sahara occidental est en grande partie illégalement occupé par le Maroc. Le Maroc n'a aucun droit, ni la capacité ou la base juridique permettant l'exploration pétrolière dans les eaux côtières du Sahara occidental.
 L'ONU a déclaré que toute exploration pétrolière au Sahara occidental sera en violation du droit international. Le Maroc déploiera la première plate-forme pétrolière  dans les territoires occupés. Le gréement est en train de tester Corée offshore. Dans quelques semaines, le bateau est prévu pour voyager de la Corée du Sud vers le Sahara occidental occupé, où aura lieu le premier forage dans ce territoire. (Traduit par Bing)

samedi 10 mai 2014

Que fait Total au Sahara occidental ?

par Olivier Petitjean, Observatoire des multinationales, 31 mars 2014 

Au large du Sahara occidental - territoire conflictuel occupé par le Maroc depuis près de quarante ans -, Total et d’autres firmes internationales commencent à mener des activités de prospection pétrolière et gazière. Le tout dans des conditions contestables du point de vue de la consultation des populations locales et du partage équitable des bénéfices éventuels avec celles-ci. Les militants sahraouis dénoncent depuis des années le rôle de l’entreprise française dans ce qu’ils considèrent comme une remise en cause de la souveraineté de leur territoire. Total est désormais critiquée aussi par certains investisseurs « éthiques », au premier rang desquels les fonds norvégiens.
Le fonds souverain norvégien, quatrième actionnaire de Total avec un peu plus de 2% des actions (pour une valeur d’environ 3 milliards d’euros), a annoncé qu’il allait se pencher sur les activités de Total au Sahara occidental afin de vérifier leur conformité avec son code éthique.
Total bénéficie d’une licence couvrant une zone offshore de plus de 100 000 kilomètres carrés (la surface du Portugal) au large du Sahara occidental, le « bloc Anzarane ». Originellement octroyée en 2002 par le gouvernement marocain, elle vient d’être renouvelée, pour des opérations de reconnaissance. L’entreprise française souligne n’avoir pas encore, à ce jour, déposé de demande de réalisation de forages exploratoires.
Selon les défenseurs des droits du peuple sahraoui - notamment l’ONG Western Sahara Resources Watch (WSRW, « Veille sur les ressources naturelles du Sahara occidental ») -, les licences octroyées à Total et à d’autres firmes pétrolières et gazières sur le territoire sahraoui par le gouvernement marocain sont illégales du point de vue du droit international.
http://a133.idata.over-blog.com/1/06/13/86/photos-blog-num-ro-3/dsc_0569.jpg

Les affaires sont les affaires

Ils estiment même que Total contribue dans les faits, en collaborant avec un « gouvernement d’occupation », à délégitimer la lutte pour l’autodétermination du peuple sahraoui : « L’industrie pétrolière devient un obstacle qui empêche de faire pression sur le Maroc pour qu’il accepte ce droit [à l’autodétermination] », déclare ainsi Erik Hagen, président de WSRW.
L’ONG a publié l’année dernière un rapport très critique sur le rôle de Total au Sahara occidental, intitulé « Injustice totale ». « Total démontre un mépris complet des principes fondamentaux de la responsabilité sociale des entreprises. La compagnie refuse d’engager la moindre discussion sur les droits légitimes du peuple du territoire occupé », déclarait alors Erik Hagen. Selon WRSW, Total refuse de clarifier ses projets au Sahara occidental et se défausse de toute responsabilité dans le conflit en arguant du fait qu’elle ne s’occupe pas de politique.
En réponse à l’annonce du fonds souverain norvégien, Total a déclaré à Reuters que ses « activités offshore au Sahara occidental, comme dans d’autres régions où [elle opère], sont en ligne avec le droit et les standards internationaux applicables figurant dans [son] Code de conduite, en particulier ceux liés aux droits humains ».
Comme le soulignait un récent article du Monde (à propos de l’engagement de Total dans le pétrole de schiste russe en pleine crise diplomatique sur l’Ukraine), « la politique de Total a toujours été de poursuivre ses activités dans des pays critiqués tant qu’une interdiction émanant du gouvernement français ou des Nations unies ne les interdisait pas, comme ce fut le cas en Irak et en Iran ».

Désinvestissement

Le fonds souverain norvégien, qui gère un portefeuille de 600 milliards d’euros, a mis en place un certain nombre de critères éthiques, qui l’ont conduit dans le passé à se désinvestir de 63 entreprises au total - principalement du fait de leur implication dans le secteur du tabac, des armes nucléaires et des mines antipersonnel. Le fonds réfléchirait actuellement à une extension de ses critères d’exclusion, pour y inclure les compagnies pétrolières et gazières opérant dans des pays à fort risque de corruption, les firmes impliquées dans des atteintes aux droits des travailleurs dans le secteur textile, ou encore celles impliquées dans la surpêche ou la destruction des forêts. Il pourrait même renoncer à investir dans les énergies fossiles (un paradoxe dans la mesure où le fonds est issu des royalties pétrolières et gazières norvégiennes).
Le fonds norvégien s’était déjà désinvesti en 2005 d’une autre firme pétrolière alors active au Sahara occidental, Kerr-McGee En juin 2013, la firme norvégienne d’assurance-vie KLP avait, de son côté, également annoncé son désinvestissement de Total en raison de ses activités au Sahara occidental [1].
Une autre multinationale pétrolière bénéficie d’une licence d’exploration au Sahara occidental octroyée par le gouvernement marocain : la ’junior’ américaine Kosmos Energy. Celle-ci est spécialisée dans les opérations de prospection « pionnières », et s’est illustrée notamment dans la découverte et l’exploitation du champ Jubilee, au large du Ghana [2]. Kosmo a déjà des activités de prospection avec BP au Maroc au large d’Agadir et d’Essaouira, et a annoncé son intention d’entamer des activités similaires en octobre dans la zone dite du Cap Boujdour, au large du Sahara occidental.
http://s.tf1.fr/mmdia/i/61/2/tf1-lci-militants-de-greenpeace-manifestant-contre-total-au-2271612.jpg?v=1

« Intérêts et aspirations du peuple sahraoui »

Colonie espagnole jusqu’en 1976, le Sahara occidental a été ensuite occupé par le Maroc, qui en revendique la souveraineté. Des années de conflit s’en sont suivies entre les forces armées marocaines et le Front Polisario indépendantiste, soutenu par l’Algérie. Un cessez-le-feu a été imposé par les Nations Unies en 1991, suite auquel devait se tenir un référendum d’autodétermination. Lequel n’a jamais eu lieu, les deux parties étant en désaccord sur le droit des colons marocains à y participer. Aucun autre pays ne reconnaît à ce jour la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
Suite à l’octroi par le Maroc en 2002 de licences de prospection pétrolières au Sahara occidental, les Nations Unies ont publié un avis ambigu, dit « Opinion Corell », qui reconnaît l’autorité administrative de fait du Maroc et estime que les activités pétrolières ne seront légales que si elles ne contreviennent pas « aux intérêts et aux aspirations du peuple du Sahara occidental ».
Le Maroc et les compagnies pétrolières se sont empressés de mettre en avant les « retombées économiques positives » du pétrole pour légitimer leurs actes. Les autorités marocaines assurent souhaiter un « partage équitable des bénéfices » avec les Sahraouis - même si pour l’instant ils soulignent surtout la création d’emplois, sans qu’il soit question de retombées financières. En renouvelant, au début de l’année, les licences de Total et de Kosmos, le gouvernement du Maroc a aussi promis que « les populations locales et leurs représentants seront consultés et associés », sans autre précision. Depuis la publication de l’Opinion Corell en 2002, rien n’a jamais été fait en termes de consultation formelle.
Les organisations sahraouis estiment que la population locale est opposée à l’arrivée des multinationales pétrolières, et que les licences sont donc illégales dans les termes mêmes de l’Opinion Corell. Cela n’a pas empêché le Front Polisario d’accorder lui-même, en mars 2014, une licence de prospection pétrolière et gazière à une firme britannique, Red Rio Petroleum, dans un territoire sous son contrôle. Une licence qui inclut une étude de faisabilité sur l’extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique [3]...
En tout état de cause, le territoire du Sahara occidental reste occupé par l’armée marocaine. Une grande partie de la population sahraouie vit en exil et dans des camps de réfugiés. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a confirmé, dans un rapport de 2013, l’usage généralisé de la torture et de la violence par les Marocains au Sahara occidental. Dans ces conditions, peut-on considérer que les Sahraouis sont libres de donner ou non leur consentement aux activités de Total et autres ?
Olivier Petitjean
Cet article a été mis à jour le 30 avril 2014 pour inclure les informations sur la license de prospection pétrolière et gazière accordée par le Front Polisario à Rio Red Petroleum.

Photo : Western Sahara Resources Watch
[1Source.
[2Les activités de Kosmos au Ghana sont au centre du film documentaire Big Men. Les prochains rois du pétrole, de Rachel Boynton, qui sort en salles aux États-Unis ce mois-ci et a obtenu plusieurs prix, dont le Grand prix du Festival international du film d’environnement de Paris 2014. Voir le site du film : http://bigmenthemovie.com/
[3Red Rio Petroleum est une entreprise créée en 2013, visiblement expressément pour obtenir cette licence (elle n’en a pas d’autres à ce jour). Son directeur, Frederik E. Dekker, est un ancien dirigeant de Wessex Exploration, une autre "start-up" pétrolière et gazière britannique aujourd’hui au bord de la faillite après que ses licences au Royaume-Uni et en Guyana se soient révélées très décevantes au regard des promesses faites aux investisseurs.

samedi 3 mai 2014

Que fait Total au Sahara occidental ?

 
Au large du Sahara occidental - territoire conflictuel occupé par le Maroc depuis près de quarante ans -, Total et d’autres firmes internationales commencent à mener des activités de prospection pétrolière et gazière. Le tout dans des conditions contestables du point de vue de la consultation des populations locales et du partage équitable des bénéfices éventuels avec celles-ci. Les militants sahraouis dénoncent depuis des années le rôle de l’entreprise française dans ce qu’ils considèrent comme une remise en cause de la souveraineté de leur territoire. Total est désormais critiquée aussi par certains investisseurs « éthiques », au premier rang desquels les fonds norvégiens.
Le fonds souverain norvégien, quatrième actionnaire de Total avec un peu plus de 2% des actions (pour une valeur d’environ 3 milliards d’euros), a annoncé qu’il allait se pencher sur les activités de Total au Sahara occidental afin de vérifier leur conformité avec son code éthique.
Total bénéficie d’une licence couvrant une zone offshore de plus de 100 000 kilomètres carrés (la surface du Portugal) au large du Sahara occidental, le « bloc Anzarane ». Originellement octroyée en 2002 par le gouvernement marocain, elle vient d’être renouvelée, pour des opérations de reconnaissance. L’entreprise française souligne n’avoir pas encore, à ce jour, déposé de demande de réalisation de forages exploratoires.
Selon les défenseurs des droits du peuple sahraoui - notamment l’ONG Western Sahara Resources Watch (WSRW, « Veille sur les ressources naturelles du Sahara occidental ») -, les licences octroyées à Total et à d’autres firmes pétrolières et gazières sur le territoire sahraoui par le gouvernement marocain sont illégales du point de vue du droit international.

Les affaires sont les affaires

Ils estiment même que Total contribue dans les faits, en collaborant avec un « gouvernement d’occupation », à délégitimer la lutte pour l’autodétermination du peuple sahraoui : « L’industrie pétrolière devient un obstacle qui empêche de faire pression sur le Maroc pour qu’il accepte ce droit [à l’autodétermination] », déclare ainsi Erik Hagen, président de WSRW.
L’ONG a publié l’année dernière un rapport très critique sur le rôle de Total au Sahara occidental, intitulé « Injustice totale ». « Total démontre un mépris complet des principes fondamentaux de la responsabilité sociale des entreprises. La compagnie refuse d’engager la moindre discussion sur les droits légitimes du peuple du territoire occupé », déclarait alors Erik Hagen. Selon WRSW, Total refuse de clarifier ses projets au Sahara occidental et se défausse de toute responsabilité dans le conflit en arguant du fait qu’elle ne s’occupe pas de politique.
En réponse à l’annonce du fonds souverain norvégien, Total a déclaré à Reuters que ses « activités offshore au Sahara occidental, comme dans d’autres régions où [elle opère], sont en ligne avec le droit et les standards internationaux applicables figurant dans [son] Code de conduite, en particulier ceux liés aux droits humains ».
Comme le soulignait un récent article du Monde (à propos de l’engagement de Total dans le pétrole de schiste russe en pleine crise diplomatique sur l’Ukraine), « la politique de Total a toujours été de poursuivre ses activités dans des pays critiqués tant qu’une interdiction émanant du gouvernement français ou des Nations unies ne les interdisait pas, comme ce fut le cas en Irak et en Iran ».

Désinvestissement

Le fonds souverain norvégien, qui gère un portefeuille de 600 milliards d’euros, a mis en place un certain nombre de critères éthiques, qui l’ont conduit dans le passé à se désinvestir de 63 entreprises au total - principalement du fait de leur implication dans le secteur du tabac, des armes nucléaires et des mines antipersonnel. Le fonds réfléchirait actuellement à une extension de ses critères d’exclusion, pour y inclure les compagnies pétrolières et gazières opérant dans des pays à fort risque de corruption, les firmes impliquées dans des atteintes aux droits des travailleurs dans le secteur textile, ou encore celles impliquées dans la surpêche ou la destruction des forêts. Il pourrait même renoncer à investir dans les énergies fossiles (un paradoxe dans la mesure où le fonds est issu des royalties pétrolières et gazières norvégiennes).
Le fonds norvégien s’était déjà désinvesti en 2005 d’une autre firme pétrolière alors active au Sahara occidental, Kerr-McGee En juin 2013, la firme norvégienne d’assurance-vie KLP avait, de son côté, également annoncé son désinvestissement de Total en raison de ses activités au Sahara occidental [1].
Une autre multinationale pétrolière bénéficie d’une licence d’exploration au Sahara occidental octroyée par le gouvernement marocain : la ’junior’ américaine Kosmos Energy. Celle-ci est spécialisée dans les opérations de prospection « pionnières », et s’est illustrée notamment dans la découverte et l’exploitation du champ Jubilee, au large du Ghana [2]. Kosmo a déjà des activités de prospection avec BP au Maroc au large d’Agadir et d’Essaouira, et a annoncé son intention d’entamer des activités similaires en octobre dans la zone dite du Cap Boujdour, au large du Sahara occidental.

« Intérêts et aspirations du peuple sahraoui »

Colonie espagnole jusqu’en 1976, le Sahara occidental a été ensuite occupé par le Maroc, qui en revendique la souveraineté. Des années de conflit s’en sont suivies entre les forces armées marocaines et le Front Polisario indépendantiste, soutenu par l’Algérie. Un cessez-le-feu a été imposé par les Nations Unies en 1991, suite auquel devait se tenir un référendum d’autodétermination. Lequel n’a jamais eu lieu, les deux parties étant en désaccord sur le droit des colons marocains à y participer. Aucun autre pays ne reconnaît à ce jour la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
Suite à l’octroi par le Maroc en 2002 de licences de prospection pétrolières au Sahara occidental, les Nations Unies ont publié un avis ambigu, dit « Opinion Corell », qui reconnaît l’autorité administrative de fait du Maroc et estime que les activités pétrolières ne seront légales que si elles ne contreviennent pas « aux intérêts et aux aspirations du peuple du Sahara occidental ».
Le Maroc et les compagnies pétrolières se sont empressés de mettre en avant les « retombées économiques positives » du pétrole pour légitimer leurs actes. Les autorités marocaines assurent souhaiter un « partage équitable des bénéfices » avec les Sahraouis - même si pour l’instant ils soulignent surtout la création d’emplois, sans qu’il soit question de retombées financières. En renouvelant, au début de l’année, les licences de Total et de Kosmos, le gouvernement du Maroc a aussi promis que « les populations locales et leurs représentants seront consultés et associés », sans autre précision. Depuis la publication de l’Opinion Corell en 2002, rien n’a jamais été fait en termes de consultation formelle.
Les organisations sahraouis estiment que la population locale est opposée à l’arrivée des multinationales pétrolières, et que les licences sont donc illégales dans les termes mêmes de l’Opinion Corell. Cela n’a pas empêché le Front Polisario d’accorder lui-même, en mars 2014, une licence de prospection pétrolière et gazière à une firme britannique, Red Rio Petroleum, dans un territoire sous son contrôle. Une licence qui inclut une étude de faisabilité sur l’extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique [3]...
En tout état de cause, le territoire du Sahara occidental reste occupé par l’armée marocaine. Une grande partie de la population sahraouie vit en exil et dans des camps de réfugiés. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a confirmé, dans un rapport de 2013, l’usage généralisé de la torture et de la violence par les Marocains au Sahara occidental. Dans ces conditions, peut-on considérer que les Sahraouis sont libres de donner ou non leur consentement aux activités de Total et autres ?
Olivier Petitjean
Cet article a été mis à jour le 30 avril 2014 pour inclure les informations sur la license de prospection pétrolière et gazière accordée par le Front Polisario à Rio Red Petroleum.

Photo : Western Sahara Resources Watch
[1Source.
[2Les activités de Kosmos au Ghana sont au centre du film documentaire Big Men. Les prochains rois du pétrole, de Rachel Boynton, qui sort en salles aux États-Unis ce mois-ci et a obtenu plusieurs prix, dont le Grand prix du Festival international du film d’environnement de Paris 2014. Voir le site du film : http://bigmenthemovie.com/
[3Red Rio Petroleum est une entreprise créée en 2013, visiblement expressément pour obtenir cette licence (elle n’en a pas d’autres à ce jour). Son directeur, Frederik E. Dekker, est un ancien dirigeant de Wessex Exploration, une autre "start-up" pétrolière et gazière britannique aujourd’hui au bord de la faillite après que ses licences au Royaume-Uni et en Guyana se soient révélées très décevantes au regard des promesses faites aux investisseurs.
 

http://multinationales.org/Que-fait-Total-au-Sahara
 Pétrole
Que fait Total au Sahara occidental ? Par Olivier Petitjean

Au large du Sahara occidental - territoire occupé par le Maroc depuis près de quarante ans -, TOTAL et d’autres firmes internationales commencent à mener des activités de prospection pétrolière et gazière. Le tout dans des conditions très contestables du point de vue de la consultation des populations locales et du partage équitable des bénéfices éventuels avec celles-ci. Les militants de la cause sahraouie dénoncent depuis des années le rôle de l’entreprise française dans la remise en cause de la souveraineté du territoire. Total est désormais aussi critiquée par certains investisseurs « éthiques », au premier rang desquels les fonds norvégiens. http://multinationales.org/Que-fait-Total-au-Sahara

samedi 19 avril 2014

Conflit de ressources au Sahara occidental : aucun contrôle sur le pétrole et les tomates.

Par Reiner Wandler de Madrid, 
 (d'après une traduction de l'allemand)
La population du Sahara occidental occupé par le Maroc doit contrôler de quelle manière  leurs ressources sont vendues à des sociétés étrangères. 

  La police chasse les manifestants à travers la ville de El
Aaiún au Sahara occidental occupé par le Maroc. Une chasse suivie d'arrestations et de répression. 


Ces scènes dominent la rue de la capitale de l'ancienne colonie espagnole sur la côte nord-ouest de l'Afrique, en face des îles Canaries actuellement. Il s'agit pour le gouvernement de Rabat  de s'approprier le pétrole du pays sahraoui pour le gouvernement de Rabat, au prix des droits de forage.

Le dernier contrat - qui est responsable des manifestations actuelles- concerne la société américaine Kosmos Energy, pour octobre 2015, au large de la côte Atlantique.
Selon l'ex-Secrétaire  des Nations Unies pour la question d'ordre juridique : « Lorsqu'est demandé et promu un contrat  sans tenir compte des intérêts de la population du Sahara occidental, le droit international est violé », avait-il averti dès 2002. Néanmoins, le Maroc a attribué trois des quatre revendications aux sociétés étrangères.

L'un concerne le groupe énergétique Français Total, qui a renouvelé son contrat pour l'année 2001 seulement en février. Il pourrait lui coûter maintenant plus de 2 % de son capital social. Parce que détenir  tant d'actions dans ces sociétés est une violation des droits humains. « Nous observons très étroitement les activités de Total au Sahara occidental », promet le Comité d'éthique du fonds norvégien.

  Le capital est menacé d'abattement, et ce ne sera pas la première fois que les Norvégiens  retirent du capital du Sahara occidental. En 2005, le Fonds a vendu son intérêt pour la compagnie pétrolière américaine Kerr McGee, juste là où aujourd'hui, Cosmos deviendra actif. (...) La raison : les deux mines de phosphate disponibles proviennent  des mines de Bou Craa au Sahara occidental occupé.

« Pour le gouvernement de Rabat,  la population du Sahara occidental n'a pas l'indépendance de vote, » s'est plaint Erik Hagen, Président du Western Sahara resource Watch (WSRW), une organisation non gouvernementale internationale, spécialisée dans  les activités économiques de la puissance occupante. L'ONU tente depuis plus de 20 ans en vain d'organiser un référendum – à cause du refus du  Maroc.

Les ressources minérales ne sont pas la seule question qui préoccupe le WSRW : le Maroc exploite également le terrain de la pêche au large de la côte du Sahara occidental, ainsi qu' avec l'Union européenne. Grâce à un accord de libre-échange avec Rabat a obtenu la vente des tomates du sud de la zone occupée dans les supermarchés européens. "Les immigrés du Maroc sont employés dans l'agriculture. Les Sahraouis sont, cependant, encore des chômeurs ", alors le WSRW.

Le bénéficiaire est l'Espagne, il en va de même pour l'industrie de la pêche, où plus de 100 000 Marocains ont trouvé un emploi. Un accord de pêche permet l'accès aux eaux "marocaines". (...)
Les Sahraouis considèrent que tant que le peuple de l'ancienne colonie ne décide pas librement de leur avenir, la région continue doit être sous la juridiction administrative de l'ancienne puissance coloniale. Et ce n'est pas le Maroc, qui a vendu les ressources, mais l'Espagne, qui est passé par les accords de l'UE en tant que  forces d'occupation dans le  Sahara occidental.

http://www.Taz.de/Ressourcenstreit-in-der-Westsahara/! 137201 /. 


Rappel : Kosmos et Atwood : obstacles à la paix au Sahara Occidental
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La société américaine Kosmos Energy va forer au Sahara Occidental pour la première fois depuis l'occupation marocaine. Dans six mois, il pourrait être trop tard pour arrêter l'entreprise.
Mis à jour le: 10.03 - 2014

Si le Maroc trouve du pétrole au Sahara Occidental, les chances sont faibles pour que l'ONU réussisse  dans les négociations de paix entre le gouvernement marocain et le peuple du territoire. Cela constituera un sérieux coup aux efforts de paix de l'ONU.
En avril 2014 – soit dans un mois - Kosmos Energy va faire ses dernières études au large de Boujdour. En octobre 2014, Kosmos Energy va commencer le forage pétrolier. Ce sera la première opération de forage au Sahara Occidental depuis l'invasion marocaine.

" Le processus d'autodétermination du peuple du Sahara Occidental peut être scellé dans les six prochains mois. Le Maroc n'acceptera jamais aucune solution s’il trouve le pétrole qu’il recherche. Les défenseurs des principes du droit international, les défenseurs des droits du peuple sahraoui et les acteurs engagés dans Kosmos et Atwood doivent protester immédiatement et  au cours des prochains mois », a déclaré Erik Hagen, président du Western Sahara Resource Watch, soulignant qu'aucune industrie pétrolière ne peut opérer au Sahara Occidental tant que le conflit n'a pas été résolu.

Le forage sera réalisé par une plate-forme affrété par Kosmos. La plate-forme est en cours de construction en Corée du Sud à l'heure actuelle. La plate-forme appelée Atwood Achiever, est détenue par la société américaine Atwood Océanic. On ne sait pas avec quelle entreprise Kosmos a établi un partenariat pour faire les études finales d’avril.
Kosmos a récemment affirmé que le peuple du Sahara Occidental veut que ce forage ait lieu et que le peuple du Sahara Occidental l'acceptent. Cependant, aucun des Sahraouis avec lesquels WSRW a pris contact n’a jamais été consulté sur la question.
Les Sahraouis sont invités à contacter Kosmos à cette adresse à Dallas :

www.kosmosenergy.com/about-office-locations.php


Atwood Oceanics peut être contacté à cette adresse à Houston

http://www.atwd.com/contact/index.aspx

samedi 15 mars 2014

Urgent ! Protester et diffuser ! Kosmos et Atwood : obstacles à la paix au Sahara Occidental






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les Sahraouis manifestent dans les îles Canaries contre le programme pétrolier de Kosmos Energy, ici en face d'un navire utilisé par la compagnie.

La société américaine Kosmos Energy va forer au Sahara Occidental pour la première fois depuis l'occupation marocaine. Dans six mois, il pourrait être trop tard pour arrêter l'entreprise.
Mis à jour le: 10.03 - 2014 22:15  

Si le Maroc trouve du pétrole au Sahara Occidental, les chances sont faibles pour que l'ONU réussisse  dans les négociations de paix entre le gouvernement marocain et le peuple du territoire. Cela constituera un sérieux coup aux efforts de paix de l'ONU.

En avril 2014 – soit dans un mois - Kosmos Energy va faire ses dernières études au large de Boujdour. En octobre 2014, Kosmos Energy va commencer le forage pétrolier. Ce sera la première opération de forage au Sahara Occidental depuis l'invasion marocaine.

" Le processus d'autodétermination du peuple du Sahara Occidental peut être scellé dans les six prochains mois. Le Maroc n'acceptera jamais aucune solution s’il trouve le pétrole qu’il recherche. Les défenseurs des principes du droit international, les défenseurs des droits du peuple sahraoui et les acteurs engagés dans Kosmos et Atwood doivent protester immédiatement et  au cours des prochains mois », a déclaré Erik Hagen, président du Western Sahara Resource Watch, soulignant qu'aucune industrie pétrolière ne peut opérer au Sahara Occidental tant que le conflit n'a pas été résolu.

Le forage sera réalisé par une plate-forme affrété par Kosmos. La plate-forme est en cours de construction en Corée du Sud à l'heure actuelle. La plate-forme appelée Atwood Achiever, est détenue par la société américaine Atwood Océanic. On ne sait pas avec quelle entreprise Kosmos a établi un partenariat pour faire les études finales d’avril.

Kosmos a récemment affirmé que le peuple du Sahara Occidental veut que ce forage ait lieu et que le peuple du Sahara Occidental l'acceptent. Cependant, aucun des Sahraouis avec lesquels WSRW a pris contact n’a jamais été consulté sur la question.


Les Sahraouis sont invités à contacter Kosmos à cette adresse à Dallas :
www.kosmosenergy.com/about-office-locations.php

Atwood Oceanics peut être contacté à cette adresse à Houston