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mercredi 25 mai 2016

«Le peuple sahraoui ne se laissera pas faire»


A la une International

Mohamed El Amine, du Front Polisario, hier au forum d’El Moudjahid



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le 25/5/2016 
 
 Mohamed El Amine, ancien chef de gouvernement de la RASD (au centre), lors de la conférence qui s’est déroulée hier au siège d’El Moudjahid
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 Mohamed El Amine, ancien chef de gouvernement de la RASD (au centre),...

 

L’association Machaal Echahid et le Réseau des journalistes algériens solidaires avec le peuple sahraoui ont organisé, hier au siège d’El Moudjahid, une conférence intitulée «Le Sahara occidental, dernière colonie de l’Afrique».


Cette conférence qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Afrique a été animée par Mohamed El Amine, ancien chef de gouvernement de la RASD et membre dirigeant du Front Polisario. Après un bref rappel des conditions de la colonisation par le Maroc du Sahara occidental, M. El Amine a mis l’accent sur le «rôle déterminant» joué, depuis les années 1970, par l’Union africaine et l’Algérie dans la défense du peuple sahraoui et de son droit inaliénable à l’autodétermination.
Il a également rappelé le soutien «inestimable» accordé au peuple sahraoui par l’Algérie, pays où vivent aujourd’hui plus de 165 000 réfugiés sahraouis.  Mohamed El Amine a indiqué que les Sahraouis ne se sont jamais sentis étrangers en Algérie. Cependant, l’ex-n°1 du premier gouvernement sahraoui a fait savoir que son peuple ne sera tranquille que lorsqu’il aura recouvré la totalité de ses droits.
M. El Amine en veut beaucoup à la communauté internationale et à l’ONU qui n’ont pas tenu leur promesse de permettre aux Sahraouis de s’autodéterminer. «Voyez-vous, 25 longues années ont passé et les Sahraouis attendent encore d’exercer leur droit à l’autodétermination. Toute une génération de Sahraouis est née et a grandi dans les camps. Aujourd’hui, ce sont des femmes et des hommes. Ils n’ont aucune perspective. Nous avons été floués. Cela ne peut plus durer. Nous n’acceptons plus que l’ONU continue à nous mentir», a-t-il martelé.

Le Maroc s’inspire d’Israël
Le responsable sahraoui s’est dit outré que l’ONU reste impassible face à la souffrance du peuple sahraoui. Le Maroc, a-t-il rappelé, viole massivement et systématiquement les droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés. Les militants politiques sont jetés en prison régulièrement sans que personne ne lève le petit doigt.
Pour lui, c’est de la complicité pure et simple. Lors de son témoignage sur les exactions commises au quotidien dans les villes occupées, Mohamed El Amine a comparé les pratiques utilisées par l’armée d’occupation marocaine pour réduire au silence les Sahraouis à celles employées par les Israéliens pour casser les révoltes palestiniennes. Selon lui, cela n’est pas étonnant puisque la monarchie marocaine s’est entourée d’une armée de conseillés israéliens.
La preuve, a-t-il dit, les autorités marocaines sont même allées jusqu’à ériger un mur de séparation qui éclate pour ainsi dire le Sahara occidental en deux. Le Maroc pratique dans les territoires sahraouis occupés une forme d’apartheid qui touche autant les femmes, les enfants que les vieillards. Personne n’est épargné. Revenant sur la crise qui a apposé récemment le Secrétaire général de l’Onu au Maroc, Mohamed El Amine a dit ne pas comprendre pourquoi la monarchie marocaine est montée sur ses grands chevaux quand Ban Ki-moon a parlé d’«occupation».
Selon lui, cela est d’autant plus incompréhensible dans la mesure où tout le monde convient depuis des lustres que la présence du Maroc au Sahara occidental est illégale et qu’il s’agit, par conséquent, d’une occupation. Comment voit-il la suite des événements ? Sans réfléchir, Mohamed El Amine a fait savoir que le peuple sahraoui ne se contentera pas du retour de la composante politique de la Mission de l’ONU pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso).
Les Sahraouis, a-t-il insisté, exigent sans plus tarder l’organisation d’un référendum d’autodétermination. «Nous n’acceptons pas que la Minurso se contente simplement de veiller au respect du cessez-le-feu. Elle n’a pas été créée pour cela. Sa raison d’être est d’organiser un référendum. Nous n’allons pas nous laisser faire», a lancé le responsable sahraoui qui reproche par ailleurs à l’Onu d’être devenu un instrument de légitimation des colonisations. «Les Sahraouis en ont assez de cette situation.
Si aucune solution ne s’offre à eux, la nouvelle génération de Sahraouis pourrait bien faire pression sur le Front Polisario pour opter pour la reprise de la guerre. Nous ne voulons pas de la guerre, mais si le peuple sahraoui est contraint à reprendre les armes, nous les reprendrons. Tout le monde est préparé à faire face à n’importe quelle éventualité», a soutenu Mohamed El Amine.

Selon Defense Forum Foundation, l’ONU doit assumer ses responsabilités

L’ONG américaine Defense Forum Foundation a affirmé, lundi à Washington, que l’ONU était «responsable de la situation tragique» des  droits de l’homme au Sahara occidental en mettant en garde contre les menaces pesant sur les ONG et les observateurs indépendants dans les territoires sahraouis occupés. La dernière résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental «rend l’ONU responsable de cette situation tragique.
C’est une décision terrible et un énorme échec de l’ONU de ne pas ajouter (un mécanisme) de surveillance des droits de l’homme à la mission de la Minurso», a déclaré à l’APS Suzanne Scholte, présidente de Defense Forum Foundation.
«Cette (situation) est inacceptable et une abdication de la responsabilité de l’ONU, car cela signifie que la Minurso demeure la seule mission de maintien de la paix sans une composante (dédiée à la surveillance) des droits de l’homme», a-t-elle indiqué.
«Le peuple du Sahara occidental continuera à être soumis à d’importantes  violations des droits de l’homme, y compris la détention arbitraire et la torture»,  a ajouté Mme Scholte. R. I.
Zine Cherfaoui

jeudi 2 janvier 2014

Sahara Occidental : Y aura-t-il une justice sans guerre?

Par Diaspora Saharaui, 31/12/2013
 Un documentaire de Josep Lluís Penades porte le titre de "RASD, y aura-t-il justice sans guerre?".

L'écrasante majorité de la jeunesse est catégorique : Le cessez-le-feu n'a apporté aux Sahraouis que le malheur de découvrir une complaisance de l'ONU envers le Maroc même dans la question des droits de l'homme au Sahara Occidental.

Le documentaire espagnol montre à travers le regard de Yahia, un jeune Sahraoui qui vit à Barcelone, la torture et les disparitions de ses compatriotes au Sahara occidental occupé par le Maroc, les conditions de vie précaires dans les camps de réfugiés en Algérie et la situation des immigrés sahraouis en Espagne, l'ancienne puissance coloniale du Sahara occidental. A l'instar de la majorité des jeunes Sahraouis, Yahia conclut que, après tant d'années de soutien à la voie pacifique, la guerre est devenue la seule option pour que les sahraouis récupèrent leur territoire.

http://youtu.be/uQpwczt9wn4

Yahia Moulay a 21 ans et il veut la guerre. Il ne l'aurait pas voulue s'il vivait dans son pays et non pas dans un camp de réfugiés qui existe depuis près de 40 ans où il y a des problèmes de malnutrition; s'ils ne voyaient pas comment ses compatriotes sont torturés et assassinés; si, pour pouvoir être universitaire il n'aurait pas fallu passer huit ans sans papiers et sans pouvoir voir sa famille; si l'Espagne n'avait pas offert en cadeau son pays au Maroc et à la Mauritanie alors que la communauté internationale ignorait les résolutions de l'ONU ... A l'instar de Yahia, des milliers de jeunes Sahraouis veulent la guerre. Pour eux, l'ONU est la seule responsable de cette situation.

RASD, justice sans guerre? a été filmé à Barcelone, dans les camps des réfugiés en Algérie, dans les territoires libérés du Sahara Occidental et, clandestinement, dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc, où le Maroc tente, par tous les moyens, d'empêcher l'accès aux étrangers qui vont dénoncer ses agissements contre la population sahraouie.
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