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samedi 4 février 2017

Un an plus tard, Naâma et ses compagnons sont toujours en prison marocaine ! · NetworkedBlogs

Vos souvenirs sur Facebook, il y a un an, le 4 février 2016 :
Plan de paix au Sahara Occidental, ACAT, 02/02/2016

Raymond MEOT


Il concerne un des conflits « oubliés » de l’actualité. La lutte du peuple sahraoui pour son émancipation sur fond de décolonisation et de richesses pétrolières. En contrôlant le Sahara occidental, les autorités marocaines nient l’existence du peuple sahraoui et répriment sévèrement toute manifestation. Arrestations arbitraires, mauvais traitements, tortures et condamnations de militants sahraouis à l’issue de procès inéquitables en toute impunité.

En octobre 2010, Naâma Asfari, défenseur des droits de l’homme et 20 000 personnes ont participé à la création à Gdeim. Izil au sud du Maroc d’un camp de tentes traditionnelles de ce peuple nomade pour protester contre les discriminations dont ils sont les victimes et réaffirmer le droit des Sahraouis à l’autodétermination

jeudi 24 novembre 2016

Il y a un an : « Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient »

mardi 24 novembre 2015

« Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient »

@Déclaration Citoyenne Et la République à travers ses silences et les fabuleux contrats signés avec le le Qatar et l'Arabie Wahhabite, occulte totalement le rôle de ces deux États dans la mondialisation de la barbarie et en particulier celle qui frappe la France! Les observateurs avisés et les services de renseignements savent tout cela mais sont contraints à une forme de myopie institutionnelle et de soumission à la raison d'État. Tôt ou tard les sociétés civiles comprendront ce jeu de dupes et appelleront à des mobilisations citoyennes; pour l'heure les Valls et les Juppé s'inclinent devant les États géniteurs de l'islamo-fascisme en pensant aux élections présidentielles, mais gare à l'effet boomerang.




Le Monde | Laurent Fabius et le ministre du pétrole saoudien  Ali al-Naimi  le 8 novembre à Paris.

 image: http://s2.lemde.fr/image/2015/11/17/534x0/4811387_6_555d_laurent-fabius-et-le-ministre-du-petrole_53804d5e590fff94c999eb8101ee0f2c.jpg

 Soyons réalistes, demandons l’impossible, clamaient dans les rues de Paris les utopistes de mai 1968. Etre réaliste aujourd’hui, c’est réclamer à ceux qui gouvernent d’aller aux racines de ce mal qui, le 13 novembre, a tué au moins 129 personnes dans la capitale française. Elles sont multiples, et il n’est pas question d’en faire ici l’inventaire. Nous n’évoquerons ni l’abandon des banlieues, ni l’école, ni la reproduction endogamique d’élites hexagonales incapables de lire la complexité du monde. Nous mesurons la multiplicité des causes de l’expansion de l’islamisme radical.

Comme nous savons à quel point l’étroitesse des rapports entretenus dans tout le monde arabe entre les sphères politique et religieuse a pu faciliter son émergence, nous n’avons aucune intention simplificatrice. Mais, aujourd’hui, c’est la politique internationale d’une France blessée, et de l’ensemble du monde occidental, que nous voulons interroger.
Sur l’islamisme d’abord. Depuis le début de sa montée en puissance, dans les années 1970, les dirigeants occidentaux se sont convaincus qu’il devenait la force politique dominante du monde arabo-musulman. Addiction au pétrole aidant, ils ont renforcé le pacte faustien les liant aux Etats qui en sont la matrice idéologique, qui l’ont propagé, financé, armé. Ils ont, pour ce faire, inventé l’oxymore d’un « islamisme modéré » avec lequel ils pouvaient faire alliance.
Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués. On ne veut pas voir que la même idéologie les anime
Le soutien apporté ces derniers mois au régime turc de M. Erdogan dont on connaît les accointances avec le djihadisme, et qui n’a pas peu contribué à sa réélection, en est une des preuves les plus récentes. La France, ces dernières années, a resserré à l’extrême ses liens avec le Qatar et l’Arabie saoudite, fermant les yeux sur leur responsabilité dans la mondialisation de l’extrémisme islamiste.

Le djihadisme est avant tout l’enfant des Saoud et autres émirs auxquels elle se félicite de vendre à tour de bras ses armements sophistiqués, faisant fi des « valeurs » qu’elle convoque un peu vite en d’autres occasions. Jamais les dirigeants français ne se sont posé la question de savoir ce qui différencie la barbarie de Daesh de celle du royaume saoudien. On ne veut pas voir que la même idéologie les anime.

Cécité volontaire

Les morts du 13 novembre sont aussi les victimes de cette cécité volontaire. Ce constat s’ajoute à la longue liste des soutiens aux autres sanglants dictateurs moyen-orientaux – qualifiés de laïques quand cela convenait – de Saddam Hussein à la dynastie Assad ou à Khadafi – et courtisés jusqu’à ce qu’ils ne servent plus. La lourde facture de ces tragiques inconséquences est aujourd’hui payée par les citoyens innocents du cynisme à la fois naïf et intéressé de leurs gouvernants.
L’autre matrice du délire rationnel des tueurs djihadistes est la question israélo-palestinienne. Depuis des décennies, les mêmes dirigeants occidentaux, tétanisés par la mémoire du judéocide perpétré il y a soixante-dix ans au cœur de l’Europe, se refusent à faire appliquer les résolutions de l’ONU susceptibles de résoudre le problème et se soumettent aux diktats de l’extrême droite israélienne aujourd’hui au pouvoir, qui a fait de la tragédie juive du XXe siècle un fonds de commerce.
On ne dira jamais assez à quel point le double standard érigé en principe politique au Moyen-Orient a nourri le ressentiment, instrumentalisé en haine par les entrepreneurs identitaires de tous bords. Alors oui, soyons réalistes, demandons l’impossible. Exigeons que la France mette un terme à ses relations privilégiées avec l’Arabie saoudite et le Qatar, les deux monarchies où l’islam wahhabite est la religion officielle, tant qu’elles n’auront pas coupé tout lien avec leurs épigones djihadistes, tant que leurs lois et leurs pratiques iront à l’encontre d’un minimum décent d’humanité.
Exigeons aussi de ce qu’on appelle « la communauté internationale » qu’elle fasse immédiatement appliquer les résolutions des Nations unies concernant l’occupation israélienne et qu’elle entérine sans délai la création trop longtemps différée de l’Etat palestinien par le retour d’Israël dans ses frontières du 4 juin 1967.
Ces deux mesures, dont riront les tenants d’une realpolitik dont on ne compte plus les conséquences catastrophiques, n’élimineront pas en un instant la menace djihadiste, aujourd’hui partout enracinée. Mais elles auront l’immense mérite d’en assécher partiellement le terreau. Alors, et alors seulement, les mesures antiterroristes prises aujourd’hui en l’absence de toute vision politique pourraient commencer à devenir efficaces.
Sophie Bessis et Mohamed Harbi (Historiens)
Sophie Bessis est l’auteur de La Double Impasse. L’Universel à l’épreuve des fondamentalismes religieux et marchand (La Découverte, 2014) ; Mohamed Harbi est ancien membre puis historien du Front de libération nationale algérien (FLN).

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/17/nous-payons-les-inconsequences-de-la-politique-francaise-au-moyen-orient_4811388_3232.html#CXmCw57LraFCRdTM.99
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Lire aussi : http://www.alternativelibertaire.org/?Appel-unitaire-Leurs-guerres-nos

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dimanche 23 octobre 2016

Il y a un an déjà : Monsieur Reynders, Ali Aarrass est en danger de mort !

solidmar05@gmail.com

vendredi 23 octobre 2015


Monsieur Reynders, Ali Aarrass est en danger de mort !




A Monsieur Reynders,  Ministre belge des Affaires Etrangères,



Monsieur le Ministre,




Permettez-moi de vous faire part de ma grande préoccupation au sujet de la situation dans laquelle se trouve Ali Aarrass, un Belgo Marocain, en grève de la faim depuis 60 jours, et de mon indignation devant l’accusation de simulation . Peut-on simuler une perte de poids de 20 kg ?


Tout serait donc si parfait dans les prisons marocaines ? La vidéo serait-elle tournée dans un studio de cinéma avec un acteur?  Vous devez connaitre  les révélations sur les mauvais traitements en prison du royaume qui ont été dénoncées dans une déclaration du CNDH, qui ne peut pas être taxé d’ennemi de la monarchie ! Et les accusations de tortures dans tous les rapports des grandes ONG des droits de l’Homme, et dans celui de Juan Mendez, les avez-vous lues ?


En juillet 2013 j’avais écrit à l’ambassade de Belgique à Rabat pour, déjà, dire ma préoccupation. La réponse de M. Tom Roose est pour le moins désinvolte :
«   j’attire votre attention qu’il a été condamné comme Marocain au Maroc. Dans ces cas l’ambassade de Belgique n’intervient pas dans le dossier. Il appartient dès lors à M. Aarrass de s’adresser en direct aux autorités marocaines en ce qui concerne sa situation de détention. »



Peut-on imaginer qu’ un prisonnier qui, selon Amnesty International était  « toujours conscient mais ne peut se tenir debout et a du mal à parler », alors en grève de la faim et de la soif, s’adresse en direct  aux autorités marocaines qui connaissent la situation dans laquelle il se trouve puisqu’elles en sont responsables ? ou aux autorités belges grâce au numéro spécialement réservé sur  GMS aux Belges en situation de détresse ? Il semble que les demandes  répétées  d’aide consulaires, par la famille et le comité de soutien, adressées à l’ambassade, qui pourtant s’engage sur son site à “fournir assistance appropriée à (ses) compatriotes en difficultés” ne soient jamais prises en compte . Un Belgo-Marocain n’est-il pas un “compatriote” à part entière ?


Le 9 octobre dernier j’ai fait partie de la délégation qui a rencontré le Consul à l’ambassade de Belgique à Rabat. Farida, la soeur d’Ali Aarrass, a longuement décrit la situation de détresse dans laquelle elle venait de trouver son frère à la prison de Salé II. Luk Vervaet a rappelé, une fois de plus, qu’ un Belgo-Marocain, plus belge que marocain, puisqu’il n’a pas vécu au Maroc, a droit à la protection consulaire promise. Mais voilà : la Belgique ne veut  pas, n’a pas le droit, de  froisser le Maroc. Pas d’incident diplomatique avec un État de droit ! Un État de quels droits ? Du droit de torturer? du droit d’emprisonner arbitrairement ?  du droit de traiter  la moindre critique d’accusation mensongère infondée? du droit d’exercer un arbitraire abus de pouvoir ?


Monsieur le Ministre, il y a quelques jours , lors d’une “grande conférence catholique”, vous n’avez pas accepté que le comité de soutien expose la situation de détresse dans laquelle se trouve Ali Aarrass à un public qui, par conviction, devrait être généreux et compatissant . Vous les avez mis à la porte. C’est regrettable.


Veuillez recevoir mes salutations.
Marie-José Fressard
Solidarité Maroc 05
05000 France
23/10/2015



lundi 26 septembre 2016

Il y a un an a paru : "Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains"

solidmar05@gmail.com

Par Marie-Jo Fressard, Solidmar

Je n’étais pas vraiment préparée à ça pour la retraite. Moi,
ce que j’aimais, c’était la randonnée  et  le dessin. Avec il est vrai, une fascination grandissante pour ce qui se passe derrière les murs des prisons, et pour un pays qui m’était inconnu : le Maroc.

Et voilà qu’au bout d’un long enchaînement de hasards, ces fascinations se concrétisent le jour où je me trouve « marraine » d’un prisonnier politique marocain, Ahmed Chahid, rejoint sept mois plus tard par un son presque homonyme : Ahmed Chaïb. Tous deux sont incarcérés depuis 20 ans dans les geôles des rois du Maroc, condamnés d’abord à mort, puis à perpétuité.
Le livre raconte leurs cinq dernières années derrière les barreaux, cinq années de luttes difficiles avec de beaux temps forts : notre première rencontre à la prison d’Oukacha ; une première victoire le jour où la perpétuité est commuée en peine de 25 ans ; et enfin la libération, jour pour jour 25 ans après leur incarcération, à une semaine d’intervalle, comme lors de leur arrestation. Et, après cet interminable cauchemar, le travail de réadaptation à un monde qui ne ressemble plus du tout à celui qu’ils ont quitté un quart de siècle plus tôt.
Leur histoire s’insère dans l’histoire du Maroc, entre Hassan II et Mohammed VI, entre espoirs et désillusions…
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Par chance  mon chemin a croisé celui de  la maison d’édition militante ANTIDOTE, sans but lucratif, créée récemment en Belgique  par une sympathique équipe de  bénévoles : Luk Vervaet, le défenseur des prisonniers, âme d’Antidote, Nicolas Ingargiola, jeune technicien compétent et exigeant, et Daniel Wagner, qui veille sur les textes.
 L’écrivain Gilles Perrault a eu la gentillesse d’accepter de préfacer le livre, et Khadija Ryadi, Lauréate du Prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme, en a écrit la postface.
Le livre est vendu au prix de 10 € (port 1 livre 2,80€, 2livres et plus 4,20€)

Il peut être commandé :
- en Belgique à Éditions Antidote (contact[at]antidote.be) sur le numéro de compte :
IBAN :BE20 0004 2359 4956
BIC : BPOTBEB1XXX)
- en France, par chèque, mentionner « livre Marraine», à  Solidarité Maroc 05, E'changeons le Monde, 17 rue Jean Eymar, 05000 Gap, (solidmar05[at]gmail.com)  où il peut être acheté.
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