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lundi 26 septembre 2016

Il y a un an a paru : "Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains"

solidmar05@gmail.com

Par Marie-Jo Fressard, Solidmar

Je n’étais pas vraiment préparée à ça pour la retraite. Moi,
ce que j’aimais, c’était la randonnée  et  le dessin. Avec il est vrai, une fascination grandissante pour ce qui se passe derrière les murs des prisons, et pour un pays qui m’était inconnu : le Maroc.

Et voilà qu’au bout d’un long enchaînement de hasards, ces fascinations se concrétisent le jour où je me trouve « marraine » d’un prisonnier politique marocain, Ahmed Chahid, rejoint sept mois plus tard par un son presque homonyme : Ahmed Chaïb. Tous deux sont incarcérés depuis 20 ans dans les geôles des rois du Maroc, condamnés d’abord à mort, puis à perpétuité.
Le livre raconte leurs cinq dernières années derrière les barreaux, cinq années de luttes difficiles avec de beaux temps forts : notre première rencontre à la prison d’Oukacha ; une première victoire le jour où la perpétuité est commuée en peine de 25 ans ; et enfin la libération, jour pour jour 25 ans après leur incarcération, à une semaine d’intervalle, comme lors de leur arrestation. Et, après cet interminable cauchemar, le travail de réadaptation à un monde qui ne ressemble plus du tout à celui qu’ils ont quitté un quart de siècle plus tôt.
Leur histoire s’insère dans l’histoire du Maroc, entre Hassan II et Mohammed VI, entre espoirs et désillusions…
*********

Par chance  mon chemin a croisé celui de  la maison d’édition militante ANTIDOTE, sans but lucratif, créée récemment en Belgique  par une sympathique équipe de  bénévoles : Luk Vervaet, le défenseur des prisonniers, âme d’Antidote, Nicolas Ingargiola, jeune technicien compétent et exigeant, et Daniel Wagner, qui veille sur les textes.
 L’écrivain Gilles Perrault a eu la gentillesse d’accepter de préfacer le livre, et Khadija Ryadi, Lauréate du Prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme, en a écrit la postface.
Le livre est vendu au prix de 10 € (port 1 livre 2,80€, 2livres et plus 4,20€)

Il peut être commandé :
- en Belgique à Éditions Antidote (contact[at]antidote.be) sur le numéro de compte :
IBAN :BE20 0004 2359 4956
BIC : BPOTBEB1XXX)
- en France, par chèque, mentionner « livre Marraine», à  Solidarité Maroc 05, E'changeons le Monde, 17 rue Jean Eymar, 05000 Gap, (solidmar05[at]gmail.com)  où il peut être acheté.
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mardi 14 juin 2016

Bonnes feuilles de "MARRAINE des deux plus anciens détenus politiques marocains"

Il y a un an,  Antidote, maison d’édition de Bruxelles, publiait « MARRAINE des deux plus anciens détenus politiques marocains », préfacé par Gilles Perrault et postfacé par Khadija Ryadi
Un petit rappel à travers ces “bonnes feuilles”, extraites du livre.
 
*****
Après leur longue grève de la faim, la condamnation à perpétuité des deux Ahmed a été commuée en 25 ans de prison qu’ils vont terminer, l’un en restant à Oukacha, l’autre à la prison de BourkaÏz, près de Fès.
 
 
«Oukacha et Bourkaïz, accès interdits !

Le samedi 5 mai 2007, j’arrive à la gare d’Aïn Sebaa où m’attend Souad Chahid. Je revois avec plaisir toute la famille qui a retrouvé punch et humour. Abderrahman arrive, je suis contente de faire sa connaissance « en vrai ». Gentillesse et discrétion. Ahmed téléphone : il faut scanner la lettre de Zoulikha Nasri, conseillère du roi. Tous sont persuadés qu’elle m’ouvrira toutes les portes.

Lundi 7 mai, à 14h nous nous rendons à la prison d’Oukacha. Nous passons les deux premières portes. À la troisième on me retient par l’épaule.
- Madame suivez-moi !
- Je suis avec la famille Chahid… j’ai une lettre de Madame Zoulikha Nasri.
- Bien sûr !
- Mais c’est vrai !
Je la lui tends, il la prend, s’arrête pour la lire, interloqué.
- Madame Marie-José ! Mais je vous reconnais ! Vous êtes venue avec Khadija Rouissi.
- Oui et j’ai attendu pendant trois heures pour rien.
- Vous me reconnaissez ?
- Non.
- Vous n’attendrez pas trois heures, je vais voir le directeur.
Il se tourne vers un gardien :
- Apportez un fauteuil à Madame.
Me voilà assise sur un fauteuil Coca Cola, très à l’aise au milieu de tous ces gens debout ! Je n’attends pas grand-chose de ce directeur. J’ai publié beaucoup d’informations sur Oukacha. Il ne doit pas me porter dans son cœur !
Il arrive avec la lettre. Tout miel.
- Vous avez une lettre du Palais royal !
- Oui Monsieur.
- Cette lettre vous a été adressée per-so-nnelle-ment ! (admiration feinte ou envie ?). Je peux vous rassurer, Monsieur Chahid va très bien.
- Est-ce que je peux aller le voir ?
- Je ne peux pas vous donner cette autorisation. Il faut écrire au directeur central de l’administration pénitentiaire.
- Oui, je sais, à Monsieur Lididi, je l’ai fait, mais je n’ai pas encore reçu de réponse. Puis-je lui téléphoner ?
- Non, mais vous pouvez aller tout de suite le voir à Rabat.
Manière de me congédier !
J’ai bien envie d’y aller, à Rabat, mais comment être sûre de le rencontrer ? On téléphone à Abdelillah Benabdessalam, de l’AMDH de Rabat, qui me promet d’aller le voir demain.
Dans la soirée j’ai rendez-vous à Casablanca avec Mohamed Nadrani, le dessinateur, ancien « disparu » pendant 9 ans à Khalat M’Gouna. Selon lui, il faut souhaiter que Ahmed Chahid et Chaïb ne soient pas libérés avant d’avoir terminé les 25 ans. Surtout pas de grâce royale : partir debout ! Ensemble nous allons chez le Docteur Abdelkrim Manouzi, président de l’AMRVT (association médicale de réhabilitation des victimes de la torture). Ils discutent en arabe et à la fin Abdelkrim dit : « Tous pareils, ces militants, ils oublient de s’occuper de leur santé ».
Mohamed nous quitte, nous discutons de Souad, et d’Ahmed. Selon lui, la meilleure réinsertion est la famille. Abdelkrim et le beau-frère d’Ahmed ont fait leurs études ensemble.

Retour en pleine nuit un peu angoissant. Où aller ? Dans quelle direction ? Toutes les inscriptions sont en arabe. Comment retrouver Sidi Bernoussi, en très lointaine banlieue dans ce grouillement de voitures ? Mais au Maroc on s’en sort toujours, « ma kayn mouchkyl ! » (pas de problème !). Il y a toujours quelqu’un pour aider. Je hèle un taxi qui m’indique le numéro du bus ; à l’arrêt une personne m’accompagne jusqu’au taxi qui me ramène à Sidi Bernoussi… et j’arrive à bon port, au grand soulagement d’Aïcha et de Souad.

Mardi 8 mai : Abdelillah Benabdessalam n’arrive pas à joindre Lididi, pour prendre rendez-vous. Abderrahim Mouhtad, le président d’Ennassir, association d’aide aux prisonniers islamistes salafistes, me demande si j’accepte de parler à des journalistes. Pourquoi pas, ce sera l’occasion de dénoncer l’interdiction de visite. Le contact souhaité avec un journaliste de TelQuel n’est pas possible. Finalement rendez-vous est pris pour le lendemain au local d’Ennassir, pour rencontrer un représentant de la presse internationale. Le soir je téléphone à Ahmed Chaïb pour qu’il m’explique un peu le droit pour les visites.
(...)
J’espère avoir plus de chance pour rencontrer Ahmed Chaïb. Je me rends donc à Fès. Younes, un neveu de Rhazi, chauffeur de taxi, m’amène à la prison de Bourkaïz, à une trentaine de km de Fès. Une prison au milieu de nulle part. Personne aux alentours, contraste avec les abords d’Oukacha grouillant de monde.
Je vais frapper à la porte. Un gardien ouvre. « J’ai rendez-vous avec Monsieur Chafik, le directeur ». Ahmed m’avait donné des directives précises. J’attends. Arrive un impressionnant personnage, sapé comme un prince, en uniforme avec médailles et autres bling bling. « Non, je ne suis pas le directeur, suivez-moi ». Autant la prison d’Oukacha ressemble à une fourmilière, autant ici tout est désert, et tout est très propre. Des cours, des escaliers, des couloirs. Il me montre un banc : « Attendez ici ».
Au bout d’un moment une porte s’ouvre devant moi et j’ai à peine le temps de réaliser que c’est Ahmed qui en sort, me serre la main sans s’arrêter et continue sans se retourner, entre deux gardiens. J’ai l’impression d’être dans un film !
On me fait entrer dans le bureau du directeur, d’où est sorti Chaïb. Très poli. Plus accueillant que celui d’Oukacha. Il me pose beaucoup de questions sur notre association, je lui dis nos objectifs, le parrainage, et que j’aimerais rencontrer mon « filleul ». Mais la plupart du temps il ne me laisse pas finir, il n’écoute pas vraiment les réponses. Il me demande mon passeport et disparaît pour prendre des photocopies.
Un merle est installé sur un barreau de la fenêtre ouverte. Il me fait penser à la colombe des reclus du bagne de Tazmamart. Finalement le directeur me fait comprendre qu’il ne peut pas me donner l’autorisation de voir mon « filleul ». Je lui parle de ma visite à Mme Fassi-Fihri qui m’avait assuré qu’un directeur de prison peut donner une autorisation de visite. Aussitôt, piqué au vif, il appelle cette importante personne au téléphone, il parle en arabe. Non, pas possible. Je veux lui montrer la lettre de Zoulikha Nasri. Il ne veut pas la lire.
Il me raccompagne jusqu’à la sortie. Dans une cour je réussis à voir Ahmed qui me fait de grands signes quand le directeur ne peut pas l’apercevoir.
J’écris dans mon carnet :
« Sortie. Triste. Contente quand même de l’avoir aperçu deux fois. Je ne le savais plus si grand. Triste.
Quel gâchis ! »
Le soir je le rappelle. Nous parlons du merle. « Je le vois parfois, il n’a rien à faire dans une prison, il est libre, lui ! ».
Nous en parlerons souvent.»

pour commander:  solidmar05@gmail.com
   10€+0,20 € (port). franco de port pour le Maroc

Prochainement deux livres publiés par Antidote, même auteur :
“Ça va bien, grand-mère?” parrainage de deux prisonniers politiques sahraouis
“Je ne savais pas que les papas pouvaient pleurer" Mémoires d’une fille d’Alsace sous l’occupation allemande”

samedi 19 décembre 2015

Les Bonnes feuilles extraites de : « MARRAINE des deux plus anciens détenus politiques marocains »




Par Marie-Jo Fressard

Préface de Gilles Perrault

Postface de Khadija Ryadi

Éditions Antidote





« J’arrive difficilement à trouver le sommeil en pensant à la visite du lendemain. De cette pri­son d’Oukacha, de sinistre réputation, je n’avais vu que la cour. Je vais donc découvrir un peu ce qui se cache derrière ces murs. Me reviennent en mémoire des récits lus dans les « carnets du colonel Rémi », collection de témoignages pour adolescents, vrais ou fictifs, que nous pouvions emprunter à la bibliothèque du collège. Depuis ces lectures, il me reste une fascination pour ce monde caché, parfois terrifiant de haine et de misère, mais aussi admirable d’ingéniosité, d’astuce, de chaleur humaine et d'amitié. Et je garde en mémoire ma jubilation pour une évasion réussie…»

Le lendemain matin, 4 novembre 2005, je suis très émue quand, avec Aïcha, Souad et Oumaïma, nous franchissons sans problème les portes des différentes cours de la prison d’Oukacha. Aïcha et ses deux filles sont connues, les gardiens plaisantent avec la petite Oumaïma.

Et nous pénétrons dans le bâtiment. Tout est gris, sombre et bruyant. Direction « parloirs hommes ». En passant, j’aperçois par une porte ouverte un parloir équipé d’une grille qui sépare prisonniers de droit commun et visiteurs. Tout le monde hurle pour se faire comprendre. Les visites ne durent que quelques minutes.

Nous attendons un peu plus loin. Un gardien vient ouvrir la porte du parloir des prisonniers politiques. Grande pièce vide, ce parloir est réservé aux détenus politiques de cette prison, dont le nombre a baissé au fur et à mesure des libérations. Une large ouverture est découpée dans le grillage.

C’est par là qu’arrivent nos amis, après une attente pleine d’interrogations pour moi. Très grands tous les deux. Je reconnais Ahmed Chahid que j’ai vu en photo. Avec un immense sourire plein de bonté. Mais les 23 années d’incarcération ont laissé des traces : mauvaise mine, dents abimées. L’autre Ahmed, que j’appelle Chaïb (pour éviter les confusions), plus jeune (41 ans), beau garçon au regard intelligent chez qui on ne peut pas deviner ces années de souffrances.

Ils apportent quelques fruits secs, mais n’y touchent pas. C’est le ramadan.

Après les embrassades, Chaïb me dit : « Lais­sons-les en famille, on va se mettre à l’autre bout ». Il parle couramment le français. Il me raconte leur vécu, de prison en prison. Vingt-trois ans, il y a de quoi raconter ! Je veux prendre des notes. Il me fait signe : il y a des caméras qui fonctionnent par intermittence. J’essaie donc de mémoriser.

Il me raconte l’évasion.

«À ton avis, pourquoi avons-nous cherché à nous évader ?

- Pour être libres, non ?

- Non, ne crois pas que c’était du « sauve qui peut » ! Nous devions surtout chercher l’asile politique pour dénoncer les maltraitances, les tortures, les traitements dégradants et humi­liants qui sont la règle dans toutes les prisons du Maroc. Et surtout les détentions politiques dont Hassan II nie officiellement l’existence dans ses discours. Nous étions désignés pour cela. L’évasion est un droit d’après l’article 14 de la déclaration universelle des droits de l’homme, qui stipule que « devant la persécu­tion, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays ». Il était urgent de trouver cet asile politique dans des ambassades de pays démocratiques, tant que le pouvoir despotique ne renonce pas à sa politique de détention arbitraire et à ses sen­tences mensongères prononcées lors des pro­cès inéquitables.»

L’évasion devait aussi servir de preuve qu’il existe toujours des prisonniers politiques, quoi qu’en dise Hassan II, et que les puissances étrangères comme la France le soutiennent dans ce mensonge, au lieu de défendre active­ment les droits de l’homme.

Cette évasion avait été minutieusement prépa­rée. Ils ont réussi à désarmer un gardien - sans lui faire le moindre mal - puisque tel n’était pas leur but. À ce moment arrive un autre gar­dien qui avait quitté son poste. Il les met en joue… Eux ou lui… Le coup du fusil de Chaïb part, le gardien est blessé, mais pas mortelle­ment. Alerte ! On s’occupe des fugitifs, et on néglige le blessé. Il n’est même pas amené à l’infirmerie de la prison pour être soigné, alors qu’il perd son sang pendant de longues heures avant d’être évacué à l’hôpital de Rabat à 40 km de Kénitra. Il ne survivra pas. Les deux pri­sonniers sont pénalement responsables de ce décès involontaire, mais ils sont aussitôt trai­tés comme des criminels. Chaïb m’écrira : « Ce gardien avait quitté illégalement son poste et n’a jamais été visé ou ciblé dans notre plan, pas plus que les autres gardiens qui sont toujours en vie ; en plus, nous n’avons pas empêché que les secours lui soient apportés ».

Nous bavardons pendant plus de deux heures. Il me pose aussi des questions inattendues. Tu es Alsacienne. Est-ce que ton père était un« malgré nous ? ». Je devine en lui une grande curiosité et de solides connaissances dans tous les domaines. Personne ne m’avait jamais posé cette question sur les Alsaciens enrôlés de force dans l’armée allemande. Il me raconte que son père a participé à la campagne de libération de l’Alsace. « C’est un nom que je connais depuis mon enfance quand mon père nous racontait ses souvenirs de guerre que j’ai fini par connaitre par cœur. J’ai été agréablement surpris quand tu m’as dit que tu étais de ce coin ! »

Je repars contente d’avoir enfin réussi à ren­contrer Ahmed et d’avoir également fait la connaissance du « traducteur ». Chaïb se nomme lui-même ainsi, il vient parfois au téléphone « traduire » de sa voix nette ce que dit Ahmed, que je ne comprends pas toujours très bien. Les liaisons téléphoniques sont sou­vent déplorables. Je vais rester en relation avec Chaïb durant les dernières années d’incarcéra­tion, pendant les périodes où il sera possible de se téléphoner, devenant ainsi peu à peu, aussi « sa marraine » (même si cette dénomination l’agace !). »

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 Prix du livre : 10€ + participation aux frais de port, pour la France : 1 livre 2,50 ; 2 et 3 livres 3,70(vendu au profit d'Antidote)


solidmar05@gmail.com
Solidarité Maroc 05
17 rue Jean Eymas
05000 GAP

samedi 29 août 2015

Vient de paraître "Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains"

Par Marie-Jo Fressard, Solidmar

Je n’étais pas vraiment préparée à ça pour la retraite. Moi,
ce que j’aimais, c’était la randonnée  et  le dessin. Avec il est vrai, une fascination grandissante pour ce qui se passe derrière les murs des prisons, et pour un pays qui m’était inconnu : le Maroc.
Et voilà qu’au bout d’un long enchaînement de hasards, ces fascinations se concrétisent le jour où je me trouve « marraine » d’un prisonnier politique marocain, Ahmed Chahid, rejoint sept mois plus tard par un son presque homonyme : Ahmed Chaïb. Tous deux sont incarcérés depuis 20 ans dans les geôles des rois du Maroc, condamnés d’abord à mort, puis à perpétuité.
Le livre raconte leurs cinq dernières années derrière les barreaux, cinq années de luttes difficiles avec de beaux temps forts : notre première rencontre à la prison d’Oukacha ; une première victoire le jour où la perpétuité est commuée en peine de 25 ans ; et enfin la libération, jour pour jour 25 ans après leur incarcération, à une semaine d’intervalle, comme lors de leur arrestation. Et, après cet interminable cauchemar, le travail de réadaptation à un monde qui ne ressemble plus du tout à celui qu’ils ont quitté un quart de siècle plus tôt.
Leur histoire s’insère dans l’histoire du Maroc, entre Hassan II et Mohammed VI, entre espoirs et désillusions…
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Par chance  mon chemin a croisé celui de  la maison d’édition ANTIDOTE, sans but lucratif, créée récemment en Belgique  par une sympathique équipe de militants bénévoles : Luk Vervaet, le défenseur des prisonniers, âme d’Antidote, Nicolas Ingargiola, jeune technicien compétent et exigeant, et Daniel Wagner, qui veille sur les textes.
 L’écrivain Gilles Perrault a eu la gentillesse d’accepter de préfacer le livre, et Khadija Ryadi, Lauréate du Prix des Nations Unies pour les droits de l’Homme, en a écrit la postface.
Le livre est vendu au prix de 10 €, franco de port jusqu’à la fin du mois d’août.
Il peut être commandé :
- en Belgique à Éditions Antidote (contact[at]antidote.be) sur le numéro de compte :
IBAN :BE20 0004 2359 4956
BIC : BPOTBEB1XXX)
- en France, par chèque, mentionner « livre Marraine», à  Solidarité Maroc 05, 17 rue Jean Eymar, 05000 Gap, (solidmar05[at]gmail.com)  où il peut être acheté,
Nous serons à la Fête de l’Huma, à la Courneuve, France, stand AMDH, les 11, 12, 13 septembre, et nous aurons un stock de MARRAINE.