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samedi 30 mai 2015

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 24 au 31/5/2015





Sahara Occidental : La lutte continue !


Maroc : moderne dans le discours, indécrottablement médiéval dans le comportement et la répression !







Des rendez-vous manqués ou à ne pas manquer



Autres luttes

jeudi 28 mai 2015

Communiqué commun : « France-Maroc : la réconciliation au prix de l’impunité ?


La France devrait rejeter le nouvel accord avec le Maroc ».

 Communiqué de presse

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), Amnesty International France, Fédération internationale des Ligue des droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch, Ligue des droits de l’Homme (LDH)

La France devrait rejeter le nouvel accord avec le Maroc
Le projet de loi autorisant l’approbation du protocole additionnel à l’accord de coopération judiciaire franco-marocain doit être examiné à l’Assemblée nationale le 2 juin.
A la veille de la rencontre à haut-niveau franco-marocain l’ACAT, Amnesty International France, la FIDH, Human Rights Watch et la LDH appellent les parlementaires à rejeter ce projet de loi qui, au prétexte du rétablissement de la coopération entre les deux pays, favoriserait l’impunité pour les présumés responsables marocains de graves violations des droits humains.
« Ce Protocole oblige le juge français à informer le Maroc de l’ouverture de toute procédure relative à des crimes commis au Maroc qui pourrait mettre en cause la responsabilité d’un Marocain. Cette mesure sonne le glas du secret de l’enquête et de l’instruction indispensable à l’efficacité et à la sérénité des enquêtes », estime Françoise Dumont, présidente de la LDH.
« Cet accord enjoint le juge français à se dessaisir au profit du juge marocain. Cela constitue un déni de justice en particulier pour les victimes de torture qui ont saisi, en dernier recours, les juridictions françaises précisément car elles n’avaient pas obtenu justice et réparation au Maroc », déclare Stéphane Oberreit, directeur général d’Amnesty International France.
« Cet accord va à l’encontre de l’engagement de la France à traduire en justice les personnes accusées des crimes les plus graves qui sont sur son sol sur la base de la compétence universelle. Ainsi l’accord risque de mettre la France en violation de ces obligations internationales en vertu des traités internationaux qu’elle a ratifiés », ajoute Leslie Haskell, conseillère juridique au programme de Justice internationale de Human Rights Watch.
Selon Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb / Moyen-Orient à l’ACAT, « ce texte contrevient à la Constitution française à bien des égards. Il est indispensable qu’au moins soixante députés saisissent le Conseil constitutionnel pour que ce dernier s’assure que nos principes fondamentaux seront sauvegardés ».
« L’adoption de ce protocole créerait un dangereux précédent. D’autres pays ne manqueront pas de réclamer le même traitement de faveur. En effet, ce protocole aura pour conséquence de priver les personnes victimes de crimes et délits perpétrés au Maroc, y compris les victimes françaises, du droit de saisir la justice française, puisque celle-ci sera fortement incitée à renvoyer les affaires à la justice marocaine », regrette Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH.

138 rue Marcadet – 75018 Paris
Tél. 01 56 55 51 00 – Fax : 01 42 55 51 21

jeudi 9 avril 2015

URGENT !!! : La France doit rejeter tout accord avec le Maroc qui favoriserait l’impunité des responsables de violations des droits humains

ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), Amnesty International France, Human Rights Watch
Communiqué de presse
Pour publication immédiate


A l’occasion d’une visite officielle de Manuel Valls au Maroc le 9 avril, l’ACAT, Amnesty International France, et Human Rights Watch appellent le Premier ministre français à renoncer à un projet d’accord extrêmement problématique signé entre les deux pays. Cet accord donnerait en effet priorité au système judiciaire marocain pour enquêter sur tout crime ou délit commis au Maroc, même si la victime est française, dès lors qu'est potentiellement mis en cause un ressortissant marocain.

Ce nouvel accord, paraphé par les ministres de la Justice des deux pays le 31 janvier dernier et amendant la Convention d’entraide judiciaire entre la France et le Maroc, mettrait en péril les droits des victimes françaises et étrangères de crimes commis au Maroc, y compris de graves violations des droits humains, en rendant quasi impossible toute poursuite en France de ressortissants marocains. 
La justice marocaine s’est pourtant régulièrement montrée incapable d’assurer des procès équitables aux plaignants dans les affaires politiquement sensibles. Elle a notamment failli à son obligation d'enquêter adéquatement sur les allégations de violations de droits humains et donc d'assurer leur droit à un recours utile, comme l’ont amplement démontré les rapports de Human Rights Watch (juin 2013) et des Nations unies. Les autorités marocaines n’ont en outre pas démontré leur volonté de mener véritablement à bien des enquêtes et de traduire en justice les auteurs de crimes.

Les deux gouvernements ont signé cet accord à la suite d’une querelle diplomatique survenue après que plusieurs plaintes pour torture aient été déposées en France contre des responsables des services de sécurité marocains.

Le gouvernement français, soucieux de rétablir des bonnes relations avec le Maroc, entend faire adopter cet accord – de fait un projet d’amendement à la Convention d’entraide judiciaire – par le Parlement au plus vite, avant une rencontre bilatérale au plus haut niveau qui devrait avoir lieu au mois de juin prochain. Cet accord n’est pas encore publié mais il a été soumis au Conseil d’État pour avis.

« L’accord remet en cause l’engagement de la France à traduire en justice les personnes accusées des crimes les plus graves qui sont sur son sol sur la base de la compétence universelle et risque de mettre la France en violation de ses obligations internationales », déclare Leslie Haskell, conseillère juridique au programme de Justice internationale de Human Rights Watch.

« L’accord prévoit qu’un juge français chargé d’enquêter sur une infraction commise au Maroc devra prioritairement se dessaisir au profit de la justice marocaine et cela, même si la victime est française et même si le crime commis est aussi grave qu’un crime de torture. » explique Nordine Drici, directeur des programmes à l’ACAT. « S’il s’agit d’affaires politiquement sensibles, la justice marocaine risquera de les classer sans suite et la victime de l’infraction sera alors en plus victime d’un déni de justice. »

« Le rétablissement des relations franco-marocaines, s’il est légitime, ne doit en aucun cas se faire au détriment du droit des victimes à un recours effectif devant un tribunal indépendant », déclare Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France.

Étant donné les risques sérieux de violations des droits fondamentaux que comporte le projet d’accord franco-marocain, les trois ONG demandent aux parlementaires français d’interpeller rapidement le gouvernement sur le contenu de cet accord et d’exiger que sa teneur exacte ainsi que l’avis consultatif du Conseil d’État soient rendus public.

Enfin les ONG appellent la Commission Nationale Consultative des droits de l’Homme à se saisir du projet d’accord afin d’interpeller de la même façon tant le pouvoir exécutif que législatif.

Contexte :

La visite du premier ministre français au Maroc le 9 avril s’inscrit dans le cadre des efforts faits par la France à la suite d’une crise diplomatique entre les deux pays. Celle-ci a fait suite à la convocation en février 2014 par la justice française du directeur de la Direction Générale de la Sécurité du Territoire (DGST) marocaine, Abdellatif Hammouchi, visé par une plainte pour complicité de torture déposées par l’ACAT et plusieurs personnes alléguant avoir subi des tortures de la part des services de sécurité marocains. Le Maroc avait alors suspendu les accords de coopération judiciaires franco-marocains.

Le 31 janvier 2015, la France et le Maroc ont rétabli leur coopération judiciaire en concluant un accord qui prévoit l’adoption de cet amendement à la convention d’entraide judiciaire et rétablissement de la coopération juridique et judiciaire entre la France et le Maroc.

En février, la France a aussi annoncé son intention d’élever M. Hammouchi au grade d’officier de la Légion d’honneur.

Le Parlement doit approuver cet accord pour qu’il entre en vigueur, et le gouvernement compte utiliser la procédure simplifiée pour éviter d’éventuelles modifications à l’amendement. Les parlementaires n’ont alors que deux solutions : rejeter ou approuver l’accord. Les ONG appellent le gouvernement à ne pas recourir à la procédure simplifiée. Les débats au Parlement devront être transparents et conduits en prévoyant des auditions d’organisations de la société civile, notamment.

Contacts presse :

·         ACAT : Pierre Motin, 01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94 pierre.motin@acatfrance.fr  
·         Amnesty International France : Maryline Griffon, 01 53 38 65 77-66 23, mgriffon@amnesty.fr
·         Human Rights Watch : Leslie Haskell, 06 37 69 15 92, haskell@hrw.org et Jean-Marie Fardeau, 06 45 85 24 87, jm.fardeau@hrw.org  



Pierre Motin
Chargé des relations médias
ACAT

01 40 40 40 24 / 06 12 12 63 94


samedi 21 mars 2015

COLÈRE ET INDIGNATION !

 Par Zak Complexus, 20/3/2015


Avant d'ouvrir le débat autour du livre "le Maroc, un royaume en ébullition", permettez-moi, tout d'abord, d'exprimer 
notre colère et notre indignation !

Colère et indignation, tout d'abord, parce que la France a choisi de se mettre du coté de l'impunité!
L'impunité...ce mal profond qui ronge le Maroc de l'intérieur et qui s'appuie sur des complices de l'extérieur !

Colère et indignation parce que la France à travers son ministre de l'intérieur, Bernard Caseneuve, a annoncé lors de sa dernière visite au Maroc, la décoration de Abdellatif Hammouchi, chef du contre espionnage marocain, par la légion d'honneur.

Colère et indignation, parce que Abdellatif Hammouchi se voit honoré par la France alors qu'il est poursuivi en justice pour torture et complicité de torture, par des plaintes déposées par des victimes marocaines et par l'ONG "ACAT".
Colère et indignation parce que cette légion d'honneur est un affront aux victimes de la torture et des violations des droits humains ! Cette distinction déshonore la France .

Colère et indignation parce que pendant ce temps là, des personnes comme Wafa Charaf et Oussama Hosne, croupissent en prison parce qu'ils ont osé porter plainte pour enlèvement et torture dont ils ont été victimes.
Colère et indignation parce que la France fait prévaloir la raison d’État et ses intérêts diplomatiques sur les intérêts des victimes.

Colère et indignation parce qu'au nom de la sacro-sainte lutte contre le terrorisme, on consacre l'Impunité et en bafoue la justice et l'indépendance de la justice !

Pire encore, avec l'accord qui se prépare pour la reprise de la coopération judiciaire entre la France et le Maroc et l'amendement signé par ces deux États le 31 janvier et révélé par le Canard Enchainé, annonce le passage de l'Impunité de fait à l'Impunité de droit !!!

Un amendement sur-mesure pour arranger des affaires, comme celle d'Abdellatif Hammouchi. Un amendement qui prévoit que "chaque partie informe immédiatement l'autre partie des procédures relatives à des faits pénalement punissables" . Ensuite il appartiendra "prioritairement" au Maroc (ou à la France) de décider de "toutes les mesures (...) appropriées" et des "suites à donner". Soit l'"ouverture d'une procédure" dans l'un des deux pays, soit son renvoi dans l'autre. Et surtout, le pays saisi pourra décider tout simplement de la "clôture" du dossier.
Circulez, l'affaire est enterrée.
La justice et l'indépendance de la justice sont sacrifiés sur l'autel de la diplomatie « sécuritaire » !
NON, le terrorisme et les violences de toutes sortes ne se combattent pas par l'impunité ! Ça se combat par le RESPECT des droits humains et par l'indépendance de la justice !
Et comme disait Jean-Jacques Rousseau : « Le pouvoir et l'impunité rendent les forts audacieux ; le bon droit seul est l'arme des faibles ; et cette arme leur crève ordinairement dans les mains »

Et puis, Colère et indignation parce qu'il y a quelques temps on nous fredonnaient le refrain faussement mélodieux de la défense de la liberté de la presse; et quand deux journalistes français se sont fait arrêter au Maroc, au local de l'AMDH à Rabat, où le Makhzen a usé de sa force répressive encore une fois, puis se sont fait expulser du pays en confisquant leur matériel et leurs téléphones, et quand ils ont interpellé le ministère des affaires étrangères français, son porte-parole leur a fait clairement savoir que le ministère n'interviendrait même pas pour essayer de récupérer le matériel et que "Les choses sont en train d'être rétablies, nous sommes tournés vers l'avenir" disait-il !
Enfin, Colère et indignation, parce que l'AMDH et les défenseurs des droits humains au Maroc, ne cessent de faire l'objet de répressions, d'intimidations et de violations de leurs droits de la part du pouvoir marocain !

Colère et indignation, parce que la violence et la répression du Makhzen, s'intensifient ces derniers mois à l’encontre de l'AMDH, de ses militants et à l'encontre des défenseurs des droits humains et la société civile en général...
L'intrusion violente des forces de l'ordre marocaines au local de l'AMDH, en agressant physiquement et verbalement la militante Rabea Bouzidi, le 15 février dernier, constitue UNE VIOLATION FLAGRANTE et dangereuse DES LIBERTES PUBLIQUES, qui s'ajoute à la liste déjà longue des violations des droits et libertés au Maroc, épinglés par le tout récent rapport d'Amnesty International sur les droits humains dans le monde et par le dernier rapport de Freedom Now sur la liberté de la presse au Maroc.
Une liste longue qui témoigne de la régression inquiétante de l'état des droits humains au Maroc.
Cela suscite notre indignation et notre colère,certes, mais cela renforce notre détermination à combattre toutes ses violations.
Solidarité et Soutien à l'AMDH et aux défenseurs des droits humains au Maroc.

lundi 2 mars 2015

Non, ce n'est pas un imitateur, c'est un ministre ! A écouter ! Drôle et consternant !!!

http://youtu.be/28wlWAZM5HM

 





Le Ministre de la Communication et porte parole du gouvernement marocain s'exprime sur les relations entre la France et le Maroc.
Par Hélène Legeay
Cette interview est absolument fascinante. A écouter notamment le long discours du ministre sur les engagements du Maroc en matière de lutte contre la torture. C'est donc à ce gouvernement que la France veut transférer les plaintes pour torture déposées en France. Ça ne serait pas un vrai ministre, une vraie interview sur une vraie radio, je dirais que c'est un sketch !
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lire : http://telquel.ma/2015/03/01/lintervention-del-khalfi-europe-1-moquee-les-internautes_1436446
et les réactions des internautes !
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 Salah Elayoubi
"L'avenir est basé sur le respect mutuel." Disait l'inenarrable Khelfi au micro d'Europe 1. Sous-entendu: ne nous empêchez pas de torturer et de nous fourvoyer en rond et nous serons de bons copains !
"On a pas de politique de torture systématique. " dit Khalfi notre ministre de l'incommunication, dont le nom, à peu de chose près, colle tellement au texte et au bonhomme, puisqu'il signifie "l'arriéré ".
Plus sérieusement, je vous l'affirme, ce régime porte en lui les hommes et les germes de sa propre destruction !


Rida Benotmane
 C'est le prix de l'inaction en faveur de la démocratie au Maroc qui nous oblige à supporter ces médiocres
https://www.facebook.com/

mardi 17 février 2015

La réconciliation franco-marocaine est un leurre


Diaspora saharaui, 17/2/2015

Ce qui a été appelé « brouille » entre le Maroc et la France n’est en réalité qu’une mise en scène unilatérale concocté par Rabat pour protester contre la décision du président François Hollande de ne pas interférer dans le travail des Nations Unies visant à résoudre le vieux conflit du Sahara Occidental.

Depuis l’avènement du président socialiste, le Maroc se sent orphelin. La France était son seul soutien face à une communauté internationale qui n’a pas lâché le droit des sahraouis à l’autodétermination. L’Envoyé Personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental semble décidé à profiter de cette conjoncture pour sortir le processus du statu quo dont le Maroc s’accommode pour imposer le fait accompli de son colonialisme.

Le Maroc n’avouera jamais que son maître l’a laissé tomber parce que c’est un point faible qu’il vaut mieux ne pas avancer dans la table des négociations. Rabat a profité de l’incident du patron de la DST pour  mettre de la pression sur la France en suspendant la coopération en matière de lutte anti-terroriste. Mais le gouvernement français n’a pas cédé au chantage marocain et le Maroc ne peut pas se présenter à l’échéance d’avril portant dans sa valise un climat de tension avec son principal allié dans la question sahraouie.

Le prochain rapport du SG Ban Ki-moon et le débat du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental ont contraint le Maroc à obtempérer même si Paris n’a pas cédé aux pressions marocaines. Ainsi, Rabat a annoncé une prétendue réconciliation avec la France qui, en réalité, est une capitulation pure et dure. 

Pour sauver la face et dissimuler la gifle qu’il vient de recevoir, l’Elysée a décidé de décorer le tortionnaire El Hammouchi pour que les citoyens marocains ne disent pas que le Maroc a cédé sans rien gagner. Voilà pourquoi la France, « patrie des droits de l’homme » décore un assassin avec la médaille de la « Légion d’honneur ». Mais à New York, il est fort probable que Paris n'oppose pas son veto si le Conseil de Sécurité décide que la MINURSO doit  de surveiller les droits de l'homme. Une crainte lisible dans les publications des médias marocains.

vendredi 13 février 2015

Les médias français attaquent Mohamed VI pendant sa visite à Paris

AFPmag., 9/2/2015
En voyage officiel en France où il rencontre François Hollande pour poursuivre avec le réchauffement des relations franco-marocaines interrompues depuis une année, sa majesté le Roi Mohamed VI a été indexé par la presse française pour la somme de 7,9 millions d’euros.  
Cette fois-ci aussi la presse française n’a pas dérogé à la bonne vieille tradition d’indexer les dirigeants africains pour leur fortune. Après les chefs d’état gabonais et équato-guinéen, c’est sa majesté le Roi Mohamed VI qui vient d’être indexé pour la somme de 7,9 millions d’euros qu’il aurait placée dans un compte Suisse. Le souverain du royaume Chérifien en voyage officiel pour réchauffer les liens entre Paris et Rabat,  avait été une première fois indexé par le magazine Forbes qui parlait quant à lui de la somme de 2 milliards d’euros. Du coup on ne comprend plus rien au milieu de ce tapage médiatique.
A Rabat où l’action nationaliste du souverain se voit dans chaque recoin de la ville où un douar a été rasé et remplacépar des HLM majestueux, certains y voient une manigance visant à interdire le réchauffement des relations entre les deux pays. Signalons toutefois que le royaume chérifien dans le cadre de ses rapports avec la France avait exigé le respect de ses officiels et que cette exigence pourrait être considérée comme bafouée. Mais Rabat qui n’a pas réagi pourrait se prononcer dans les heures qui viennent sur cette publication que Serge Michel, responsable du Monde Afrique, auteur de cette publication, considère comme une coïncidence entre son calendrier préétabli et l’arrivée du souverain en France.
On sait que la coopération judiciaire entre les deux pays a recommencé la semaine dernière et que le Royaume a arrêté ces derniers temps de nombreux jihadistes français sur son territoire. Au vu de cet intérêt et de tant d’autres que la France a dans le Royaume, il serait fort désastreux pour cette nation française de voir une nouvelle brouille plomber cette relation.
 AFPmag.


jeudi 5 février 2015

Le Sahara Occidental victime de la reprise de la coopération Maroc-France ?

 afriqueinside, La rédaction, 5/2/2015

Le Front Polisario a pris à partie la France en l’accusant de soutenir le Maroc à propos du Sahara Occidental après la reprise de la coopération judiciaire entre Rabat et Paris.
Le Front Polisario n’est pas content et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il l’a fait savoir. Il a accusé Paris de soutenir la colonisation en défendant systématiquement la position du Maroc concernant le Sahara Occidental. C’est par le biais et la possibilité de poser un veto que la France tenterait selon le Polisario d’éviter le référendum d’autodétermination qui aurait du avoir lieu il y a déjà 23 ans et qui n’a toujours pas pu être mis en place. Le Sahara Occidental annexé par le Maroc en 1975 lorsque les espagnols ont quitté le territoire réclame l’indépendance et accuse le Royaume de colonisation. Un terme reconnu par un certain nombre de pays et d’institutions internationales.
(Crédits: Wikimedia Commons)Cette attaque de la part des responsables du Polisario intervient alors que l’on assiste depuis plusieurs jours à un réchauffement diplomatique entre la France et le Maroc après plus d’une année très compliquée. Plusieurs incidents avaient poussé Rabat à rompre la coopération judiciaire entre les deux pays qui pourtant ont toujours été très alliés surtout ces dernières années sous l’impulsion des présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Laurent Fabius s’est rendu il y a peu au Maroc pour tenter de dégeler la situation et de reprendre les relations diplomatiques sur ce front judiciaire puisqu’un certain nombre de sujets doivent absolument être traités de façon conjointe. En échange de cette reprise Rabat a exigé l’immunité pour ses responsables. 

Le Sahara Occidental comme « monnaie d’échange » ?
Si la reprise de la coopération judiciaire est désormais acquise, il n’en reste pas moins qu’elle a été conditionnée. Rabat a certainement demandé à Paris, qui est son allié depuis des décennies sur le sujet du Sahara Occidental, de poursuivre ce soutien qui est nécessaire puisque la pression est de plus en plus forte pour que le référendum puisse être enfin organisé. Plusieurs envoyés de l’ONU ont par ailleurs ces dernières temps condamné les agissement des autorités marocaines présentes sur place dénonçant une violation des droits de l’Homme et des conditions de vie très difficiles pour les habitants.
La France devrait donc poursuivre sa politique vis à vis du Maroc en ce qui concerne ce sujet très épineux que constitue l’indépendance du Sahara Occidental. Pourtant c’était une promesse internationale de faire en sorte que le peuple Sahraoui puisse choisir d’être indépendant ou non. Face au recul de l’organisation du référendum que le Maroc ne veut pas, une autre possibilité de résolution de la situation a émergé. Rabat propose un plan d’autonomie mais sous son contrôle mais son voisin algérien refuse. Pour Alger il est hors de question de laisser le Maroc gouverner un territoire qu’il a conquis en totale contradiction avec le droit international.
Face à l’accord conclu entre Paris et Rabat, le Front Polisario se retrouve aujourd’hui dans la même situation, celle qui prévaut depuis des années. Pour le moment le référendum est toujours repoussé et l’opposition entre l’Algérie et le Maroc reste très forte. De toute évidence, aucun des deux pays n’infléchira sa position. Le Sahara Occidental risque donc de rester encore pendant des années sans statut officiel, si ce n’est celui de territoire colonisé.
La rédaction

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vendredi 30 janvier 2015

Le shopping parisien plus fort que la colère royale


Sans titre
Le roi du Maroc, Mohamed VI, serait parti aujourd’hui en visite privée en France. C’est le 360, un site qui appartient à Mohamed Mounir Majidi, le directeur du cabinet particulier du souverain, qui nous en informe.
Cette visite survient un jour après le voyage à Paris du ministre la justice et des libertés (sic), Mostafa Ramid, qui a rencontré son homologue française Christiane Taubira.
Ramid se serait déplacé en France pour tenter de trouver un terrain d’arrangement avec les Français au sujet de plusieurs plaintes qui visent de hauts responsables de l’Etat marocain.
Le roi ne se rendait plus en France depuis que la police judiciaire française a tenté de mettre la main dans la résidence de l’ambassadeur du Maroc en France sur Abdellatif Hammouchi, le directeur de la DST, la police politique marocaine.
Hammouchi et Mounir Majidi sont poursuivis en France pour « torture », après des plaintes déposées par deux ressortissants français d’origine marocaine.
Finalement l’envie de faire du shopping et de ne pas rater les soldes d’hiver ont été plus fortes que la colère.
Mais reste à savoir si Mounir Majidi, que la justice française cherche à entendre dans l’affaire de la « torture », a accompagné le roi.
Demain
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samedi 12 juillet 2014

Toujours d'actualité :Torture au Maroc : la France prête à tout pour Sa Majesté ?

par Le Point.fr, 25/02/2014

La convocation à Paris du chef du contre-espionnage marocain pour "complicité de torture" a scandalisé le royaume, obligeant la France à jouer l'apaisement.



Le président François Hollande, avec au second plan le roi du Maroc Mohammed VI, lors de l'intronisation du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en septembre 2013.
Le président François Hollande, avec au second plan le roi du Maroc Mohammed VI, lors de l'intronisation du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, à Bamako, en septembre 2013. © GOUHIER-POOL / SIPA
La relation paradisiaque qui lie la France et le Maroc s'est nettement assombrie la semaine dernière, après la convocation, jeudi, par la justice française du chef de la DST marocaine, Abdellatif Hammouchi. De passage à Paris, le responsable marocain a été retenu plusieurs heures en vertu d'une plainte pour "complicité de torture" déposée en mars 2013 par l'ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT).
À l'origine, un ressortissant franco-marocain, Adil Lamtalsi, arrêté en 2008 par la police marocaine puis condamné pour un crime de droit commun (trafic de stupéfiants, NDLR). Transféré dans le funeste centre de détention secret de Témara, aux mains de la Direction générale de la surveillance du territoire marocain (DGST), il affirme avoir subi de nombreux sévices avant de passer aux aveux. D'après le dépôt de plainte que Le Point.fr a pu consulter, Adil Lamtalsi "est resté attaché les yeux bandés et a été privé de sommeil tout au long de sa garde à vue".

Électrocuté

"Entre cinq et huit personnes l'ont frappé avec un bâton sur la plante des pieds, les mains, le visage, les organes génitaux, la colonne vertébrale, révèle le document. Il a été électrocuté à plusieurs reprises, suspendu par les pieds pendant une heure à plusieurs reprises. On lui a également plongé la tête et les épaules dans un grand seau d'eau."
"Il existe au Maroc un recours systématique à la torture et aux traitements inhumains et dégradants visant à obtenir des aveux rapides dans tout dossier compliqué", affirme au Point.fr maître Joseph Breham, qui défend Adil Lamtalsi depuis son transfert en France, en mai 2013. "Mon client a été tellement torturé qu'un des policiers présents lors de l'interrogatoire a pris des photos, puis les lui a passées", précise l'avocat.

Rencontre avec Manuel Valls

Quelle ne fut pas sa surprise d'apprendre, jeudi dernier, qu'Abdellatif Hammouchi, mis en cause dans la plainte, était de passage à Paris, où il accompagnait le ministre marocain de l'Intérieur lors d'une rencontre avec Manuel Valls. "Nous nous sommes alors empressés de contacter la juge d'instruction du TGI de Nanterre, car c'était la seule occasion qu'Abdellatif Hammouchi soit entendu par la justice française", explique Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb-Moyen-Orient de l'ONG ACAT.
La juge Sabine Kheris se jette sur cette occasion inespérée. À sa demande, sept policiers investissent le jour même la résidence de l'ambassadeur du Maroc en France pour remettre une convocation au directeur général de la surveillance du territoire marocain. L'affaire s'emballe. Furieux, le royaume du Maroc convoque dans la foulée l'ambassadeur de France à Rabat. Déplorant un "incident rare et inédit", le royaume rejette "catégoriquement les accusations" portées contre Abdellatif Hammouchi.

Séparation des pouvoirs

Déterminé à éteindre ce qui ressemble de plus en plus à un incident diplomatique, le Quai d'Orsay publie alors un communiqué demandant que "toute la lumière soit faite" sur cet "incident regrettable". Si, de source proche du dossier, on assure que la juge Sabine Kheris poursuit sereinement son instruction, la responsable d'ACAT estime que le communiqué de la diplomatie française "met à mal le principe de séparation des pouvoirs". "Comment une émanation du pouvoir exécutif peut-elle ainsi s'immiscer dans les affaires de la justice ?" s'interroge Hélène Legeay.
En outre, maître Joseph Breham rappelle que le Quai d'Orsay a été contacté au préalable par le parquet - alors qu'il n'était pas obligé de le faire - pour savoir si Abdellatif Hammouchi bénéficiait d'une immunité diplomatique. Or, en tant que simple fonctionnaire, le chef de la DGST n'est pas couvert en France. Contacté par nos soins, le ministère des Affaires étrangères rejette toute accusation d'ingérence.

Osmose franco-marocaine

"La résidence de l'ambassadeur du Maroc (investie par la police française, NDLR) est protégée en vertu des conventions de Vienne, et à ce titre des vérifications sont nécessaires", souligne Romain Nadal, porte-parole du Quai d'Orsay. Et le diplomate de rappeler que son ministère est "dans son rôle lorsqu'il fournit au Maroc toutes les explications nécessaires et rappelle la solidité des liens qui unissent nos deux pays". Il est vrai que les relations franco-marocaines étaient, jusqu'ici, au beau fixe.
La France est en effet le premier partenaire commercial du Maroc, le volume des échanges ayant atteint huit milliards d'euros en 2012. "Outre les relations économiques, il n'existe aucun pays au monde avec lequel les élites françaises possèdent autant d'osmose", souligne Pierre Vermeren*, historien du Maghreb contemporain à l'université Paris-I, ce qui plaide pour une certaine "stabilité" entre les deux pays.

Le silence de la France

Si le Maroc a pu échapper au Printemps arabe, c'est toutefois grâce à une modification a minima de la Constitution décidée par le roi, ainsi que la tenue de législatives anticipées. "Le discours officiel du Maroc est de dire que le roi, par sa capacité politique, a absorbé le Printemps arabe", rappelle le spécialiste Pierre Vermeren. "Or, il l'a davantage contourné." Car, en matière de droits de l'homme, la situation dans le royaume ne s'est pas améliorée.
Bien au contraire, en dépit des réformes, le "Makhzen" (régime marocain) n'a fait que renforcer sa mainmise sécuritaire sur le pays. "Nous avons clairement assisté à un durcissement du régime sur les opposants politiques qui sont soumis à une surveillance policière systématique, si ce n'est des actes de tortures, d'après les ONG", poursuit Pierre Vermeren. Des violations répétées des droits humains qui n'émeuvent pas la France outre mesure. "Paris se tait, au nom de la précieuse amitié qui le lie au royaume", s'insurge Hélène Legeay.

Javier Bardem s'en mêle

La querelle diplomatique aurait pu en rester là, si une star d'Hollywood ne s'en était mêlée. À l'occasion de la sortie de "Les Enfants des nuages, la Dernière colonie", un documentaire sur la crise du Sahara occidental - une ancienne colonie espagnole contrôlée depuis 1976 par le Maroc mais revendiquée par des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie -, l'acteur espagnol Javier Bardem a fermement critiqué l'attitude "inacceptable" de la France sur cet épineux dossier. Autrement dit, le soutien inconditionnel de Paris au royaume, au détriment des militants du Front Polisario, tout autant persécutés par Rabat que les dissidents politiques marocains.
Ainsi, l'acteur espagnol en a profité pour rapporter des propos prêtés en 2011 à l'ambassadeur de France à l'ONU. "L'ambassadeur de France aux Nations Unies, Gérard Araud, qu'on a rencontré en 2011, nous a dit que le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre. Autrement dit, on détourne les yeux."

Coup de téléphone de Hollande

Si le Quai d'Orsay a immédiatement démenti, Rabat s'est insurgé contre des propos "scandaleux", "inadmissibles" et "humiliants", et a décidé unilatéralement de reporter la visite au Maroc, prévue lundi, de Nicolas Hulot, l'envoyé spécial de François Hollande pour la planète. Une réponse "assez inamicale" du Maroc, pointe Pierre Vermeren, qui illustre d'après lui "l'irritation croissante du royaume" à l'égard de Paris. Il faut dire que le récent rapprochement initié par François Hollande avec l'Algérie, qui cultive avec le Maroc une aversion réciproque, n'est pas pour plaire à Rabat, d'autant qu'il rend de plus en plus intenable la position française sur le Sahara occidental.
Pour définitivement clore ce chapitre houleux, François Hollande a pris l'initiative lundi soir de téléphoner au roi Mohammed VI pour apporter des "clarifications". À en croire le palais royal, les "relations d'exception" qui lient les deux pays vont pouvoir reprendre. Mais pour combien de temps encore ?

(*) Pierre Vermeren, auteur de Le Maroc de Mohammed VI : la transition inachevée (La Découverte-Poche).