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samedi 25 juillet 2015

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 19 au 26 /7/2015



L'affaire Hammouchi/Hollande et l'affaire Ali Lmrabet, deux affaires aux répercutions graves, voire tragiques, qui en disent long sur le mépris des droits et de la justice  d'un royaume qui se proclame exemplaire en matière des droits de l'Homme et qui est honoré par la France




jeudi 14 mai 2015

Torture : Inquiétudes en France sur l’accord judiciaire avec le Maroc, satisfaction du Maroc

Demainonline

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La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) demandera, dans un avis attendu le 21 mai, le rejet par les parlementaires d’un accord de coopération judiciaire entre Paris et Rabat, a-t-on appris de source proche du dossier.
Cette autorité indépendante, dont les avis sont consultatifs, s’inquiète des risques de violation par la France de ses obligations internationales si cet accord entrait en vigueur, précise-t-on, confirmant une information de La Croix.
Contactée par Reuters, la Commission s’est refusée à tout commentaire avant la publication de son avis.
La France a annoncé le 31 janvier dernier le rétablissement de sa coopération judiciaire avec le Maroc, près d’un an après sa suspension décidée par Rabat sur fond de vives tensions diplomatiques.
Christiane Taubira et son homologue marocain se sont mis d’accord sur un texte amendant la convention d’entraide judiciaire franco-marocaine.
Il doit désormais être ratifié par les parlements des deux pays, mais son examen, en procédure accélérée, n’est pas encore prévu à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale française.
Ce texte permet « de favoriser, durablement, une coopération plus efficace entre les autorités judiciaires des deux pays et de renforcer les échanges d’informations », estimait fin janvier le ministère français de la Justice dans un communiqué.
Mais des défenseurs des droits de l’homme s’inquiètent du « flou » de cet accord, qui soulève d’après eux de « fortes interrogations » quant à sa conformité à la Constitution et aux engagements internationaux de Paris, notamment en matière de compétence universelle pour les crimes les plus graves.
« Cet instrument n’implique pas de redéfinition des compétences entre les juridictions françaises et marocaines, qui sont indépendantes », assure une source gouvernementale française, qui ajoute que « sa mise en place s’effectuera dans le respect des engagements internationaux de la France ».

INDÉPENDANCE DU JUGE
Dans un communiqué publié fin avril, cinq associations dont Amnesty International et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), appelaient les parlementaires français à s’opposer au vote du projet de loi visant à son approbation.
Elles ont été auditionnées lundi après-midi par la présidente de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Elisabeth Guigou. Dans Le Monde daté de mercredi, celle-ci dit « entendre » leurs craintes mais ne pas avoir « la même lecture » « au stade actuel ».
D’après le texte d’accord, la France devra informer « immédiatement » le Maroc de toute procédure relative à des crimes et délits susceptibles d’impliquer un Marocain.
« D’entrée, l’indépendance du juge français est battue en brèche », dit Hélène Legeay, responsable des programmes Maghreb à l’Acat, qui rappelle que l’instruction est soumise au secret.
Le protocole ajoute que l’autorité judiciaire française devra recueillir les « observations ou informations » de son homologue marocaine en cas de crime ou délit commis au Maroc par un Marocain et signalé par un étranger. En fonction de celles-ci, elle devra opter « prioritairement » pour le renvoi du dossier vers le Maroc ou pour la clôture de l’enquête.
Les accords de coopération judiciaire entre le Maroc et la France avaient été suspendus le 27 février 2014 à l’initiative de Rabat pour protester contre le dépôt, en France, de plaintes visant son patron du renseignement Abdellatif Hammouchi pour « torture » et « complicité de torture ». C’est la demande, par un juge français, d’entendre le fonctionnaire lors d’un passage à Paris, qui avait scellé la rupture.
Au-delà de l’impact sur le plan pénal et civil, notamment pour les couples franco-marocains, cet épisode a pesé sur la coopération sécuritaire entre les deux pays à l’heure où plusieurs milliers de Français et de Marocains ont rejoint les rangs de l’Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé début février qu’Abdellatif Hammouchi se verrait remettre « prochainement » les insignes d’officier de la Légion d’honneur.
Reuters
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 Rabat s'en satisfait...

Par Atlasinfo

Le Conseil de gouvernement approuve le protocole additionnel à la convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre le Maroc et la France

Jeudi 14/5/2015



Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi à Rabat sous la présidence du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a adopté un projet de loi approuvant le protocole additionnel à la convention d'entraide judiciaire en matière pénale, signé le 6 février 2015 par les gouvernements du Maroc et de France.

Dans un communiqué lu lors d'un point de presse à l'issue du Conseil, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi a indiqué que ce protocole additionnel vise à renforcer la coopération judiciaire entre le Maroc et la France en vue de garantir une bonne conduite des procédures, notamment quand les faits dénoncés ont été commis sur le territoire de l'autre.


Le Conseil de gouvernement approuve le protocole additionnel à la convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre le Maroc et la France
31 janvier 2015 à Paris

Ce protocole intervient à la suite du PV des négociations, signé le 31 janvier 2015 à Paris, entre le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid et la Garde des sceaux française, Christiane Taubira, a précisé M. El Khalfi.



mercredi 25 février 2015

Maroc. Choqués et indignés. Nous ne nous tairons pas.

La Légion d'honneur déshonorée

Il est visé par plusieurs plaintes déposées en France pour complicité de torture, mais le gouvernement français le décore de la Légion d'honneur. Il s'agit d'Abdellatif Hammouchi, directeur d’un service de renseignement marocain, contre lequel l'ACAT a porté plainte en mai 2013.

Tel que le dénonce Hélène Legeay, responsable Maghreb à l'ACAT dans une interview à RFI, la décoration de l’homme qui a sous ses ordres le centre de détention de Temara, où des anciens détenus allèguent avoir été torturés, est inquiétante. Elle semble faire partie des concessions que la France doit faire en échange de la reprise,  le 1er février dernier, des accords de coopération judiciaire entre la France et le Maroc, suspendus depuis presque un an.

En effet, agissant de manière indépendante et dans le respect des procédures, le 20 février 2014, une juge d'instruction demandait à la police de se rendre à la résidence de l’ambassadeur du Maroc à Neuilly pour remettre une convocation à M. Hammouchi, en visite en France. Ce dernier est mis en cause par plusieurs victimes défendues par l'ACAT qui accusent de torture les agents du service de contre-espionnage qu’il commande. En représailles, le Maroc suspendait ses accords de coopération judiciaire avec la France et une crise diplomatique éclatait.

Le manque de soutien de la France envers les victimes de torture suivies par l’ACAT et aux ONG qui défendent les droits de l'homme est révoltant. D'autant plus que l’ACAT est convoquée par la justice marocaine dans le cadre d’une plainte pour « diffamation, outrage envers les corps constitués, utilisation de manœuvre et de fraude pour inciter à faire de faux témoignages, complicité et injure publique », qui vise aussi des victimes soutenues par l’ACAT. On aura tout vu. Mais nous ne sommes pas seuls : 10 ONG nous soutiennent, inquiètes des mesures d'intimidation exercées contre les victimes de torture et l'ONG qui les représente.

L’ACAT s’indigne de l’affront fait aux victimes de torture et à la défense des droits de l’homme, sacrifiés au nom des intérêts diplomatiques. L'ACAT s’indigne de la décoration d' A. Hammouchi d'un honneur réservé aux étrangers qui auront "encouragé des causes que le France défend (défense des droits de l’Homme, liberté de la presse, causes humanitaires…)".

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mardi 17 février 2015

La réconciliation franco-marocaine est un leurre


Diaspora saharaui, 17/2/2015

Ce qui a été appelé « brouille » entre le Maroc et la France n’est en réalité qu’une mise en scène unilatérale concocté par Rabat pour protester contre la décision du président François Hollande de ne pas interférer dans le travail des Nations Unies visant à résoudre le vieux conflit du Sahara Occidental.

Depuis l’avènement du président socialiste, le Maroc se sent orphelin. La France était son seul soutien face à une communauté internationale qui n’a pas lâché le droit des sahraouis à l’autodétermination. L’Envoyé Personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental semble décidé à profiter de cette conjoncture pour sortir le processus du statu quo dont le Maroc s’accommode pour imposer le fait accompli de son colonialisme.

Le Maroc n’avouera jamais que son maître l’a laissé tomber parce que c’est un point faible qu’il vaut mieux ne pas avancer dans la table des négociations. Rabat a profité de l’incident du patron de la DST pour  mettre de la pression sur la France en suspendant la coopération en matière de lutte anti-terroriste. Mais le gouvernement français n’a pas cédé au chantage marocain et le Maroc ne peut pas se présenter à l’échéance d’avril portant dans sa valise un climat de tension avec son principal allié dans la question sahraouie.

Le prochain rapport du SG Ban Ki-moon et le débat du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental ont contraint le Maroc à obtempérer même si Paris n’a pas cédé aux pressions marocaines. Ainsi, Rabat a annoncé une prétendue réconciliation avec la France qui, en réalité, est une capitulation pure et dure. 

Pour sauver la face et dissimuler la gifle qu’il vient de recevoir, l’Elysée a décidé de décorer le tortionnaire El Hammouchi pour que les citoyens marocains ne disent pas que le Maroc a cédé sans rien gagner. Voilà pourquoi la France, « patrie des droits de l’homme » décore un assassin avec la médaille de la « Légion d’honneur ». Mais à New York, il est fort probable que Paris n'oppose pas son veto si le Conseil de Sécurité décide que la MINURSO doit  de surveiller les droits de l'homme. Une crainte lisible dans les publications des médias marocains.