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jeudi 10 octobre 2013

Ali Anouzla : vingt-deuxième jour de prison

France 24, 8/10/2013
 
Même la presse française réagit à l'arrestation d'Ali Anouzla


Maroc: vive réaction à une vidéo d'Aqmi, signe de crainte grandissante
Si le Maroc reste largement épargné par les violences islamistes, sa réaction particulièrement vive à la diffusion d'une vidéo d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) traduit une préoccupation grandissante face à la menace terroriste. I



AFP - Si le Maroc reste largement épargné par les violences islamistes, sa réaction particulièrement vive à la diffusion d'une vidéo d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) traduit une préoccupation grandissante face à la menace terroriste.
La vidéo d'une quarantaine de minutes, intitulée "Maroc: le royaume de la corruption et du despotisme", fustige la monarchie marocaine et appelle au jihad, ce qui constitue une première.

Pour avoir publié un lien vers le site internet du quotidien El Pais où la vidéo était disponible, un journaliste de renom, Ali Anouzla, a été arrêté le 17 septembre. Quelques jours plus tard, il a été inculpé pour "aide matérielle", "apologie" et "incitation au terrorisme".
M. Anouzla dirige la version arabophone du site d'informations indépendant Lakome, qui a rappelé que le journaliste avait signalé qu'il s'agissait d'une "vidéo de propagande". Mais Rabat a aussi menacé de poursuivre El Pais en justice.
La fermeté des autorités marocaines traduit leur volonté de réaffirmer une tolérance zéro vis-à-vis des jihadistes, au moment où des Marocains combattent le régime syrien de Bachar al-Assad aux côtés des islamistes, estiment des experts.
"La réaction du royaume reflète vraisemblablement ses craintes (...) quant au nombre de Marocains rejoignant le conflit en Syrie, sachant qu'il était considéré comme relativement épargné", explique Vish Sakthivel, du Washington Institute, un think-tank américain.
Le nombre de ces combattants est difficile à évaluer, mais il pourrait y avoir jusqu'à un millier de Marocains en Syrie, et près de 90 sont morts au combat, selon des chiffres officiels.
"Les jihadistes reviennent au Maroc avec un entraînement et une nouvelle idéologie plus radicale qui constituent une menace pour l'Etat" marocain, avance un spécialiste de l'Afrique du Nord, William Laurence.
"Le Maroc va faire tout ce qu'il peut pour interrompre le recrutement en cours, afin d'éviter que des personnes acquièrent une expérience et reviennent avec", ajoute-t-il, assurant que la Tunisie et l?Algérie font face à des préoccupations similaires.

De leur côté, les autorités marocaines se félicitent de leur capacité à limiter la structuration de groupes extrémistes locaux, grâce à une politique sécuritaire préventive sans concession.
En septembre, un tribunal de Salé, près de Rabat, a condamné à des peines de prison neuf Marocains membres d'un groupe jihadiste peu connu, arrêtés fin 2012 et accusés d'avoir planifié des attaques dans plusieurs villes du royaume.
Annonçant en janvier le démantèlement d'une cellule de recrutement d'Al-Qaïda, le ministère de l'Intérieur avait toutefois reconnu que la "prolifération" de ces réseaux constituait une "source d'inquiétude".

Salafistes en ligne de mire
Dans le même temps, le Maroc se félicite de pratiquer un islam modéré et de bénéficier d'une stabilité rare à l'échelle régionale, deux composantes essentielles pour garder la confiance des touristes occidentaux, un secteur vital pour l'économie nationale.
Mais les attentats de Casablanca -- 33 morts en 2003 -- et ceux de Marrakech -- 17 morts en 2011 -- rappellent que le Maroc n'est pas épargné par la violence jihadiste.
Dans le sillage du Printemps arabe en 2011, le roi avait décidé de libérer des dizaines d'islamistes, dont quatre responsables salafistes radicaux, qui avaient été emprisonnés en lien avec les attentats de Casablanca.

Des militants des droits de l'Homme et des proches continuent toutefois de dénoncer la détention de centaines d'islamistes qui n'ont, selon eux, jamais commis de crime.
A l'heure actuelle, plusieurs observateurs estiment que le salafisme --branche ultra-conservatrice de l'islam sunnite-- est plus influent que jamais au Maroc.
La plupart des salafistes du royaume suivent la version "traditionnelle" et généralement pacifique de la mouvance. Les éléments radicaux, moins nombreux, ont néanmoins tendance à devenir de plus en plus actifs.
Les salafistes "ne sont pas une menace pour l'Etat marocain qui est puissant. Mais ils ont une idéologie radicale susceptible de mobiliser des personnes pour mener des attaques", estime Abdullah Rami, un expert des mouvements islamistes.
Interrogé par l'AFP, Hassan Kettani, un des responsables salafistes libérés en 2012, assure pour sa part ne pas être favorable à la violence.
Mais "si quelqu'un soutient ceux qui combattent Bachar al-Assad, pourquoi devrait-il être emprisonné s'il est islamiste et n'avoir aucun problème s'il est athée, communiste ou n'importe quoi d'autre?", ajoute-t-il.
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Independant Al-Jarida Al-Oula daily editor Ali Anouzla looks on in front of Rabat courthouse on September 29, 2009 during his trial for publishing articles questioning the health of King Mohammed VI. A palace statement on August 26,2009 said that Mohammed, 45, had been told to rest for five days because of an infection that caused acute dehydration but that there was no cause for concern. The prosecutor general's office said the Al Ayam article cited "rumours" and questioned the nature of the king's illness.
AFP PHOTO/ ABDELHAK SENNA  
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Il est maintenant admis  que ce n'est pas le contenu de la vidéo  est pas la raison principale de l'arrestation d'Ali Anouza, mais que par contre cette vidéo sert de prétexte à cette arrestation . C'est principalement le contenu de Lakome qui suscite une véritable panique dans le rang du pouvoir qui ne supporte pas la vérité. (ndlr)
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Dounia Benqassem a partagé un lien.
#freeAnouzla La vie du journaliste Ali Anouzla est en danger, conséquence de sa détention en isolation confinée dans une cellule étroite alors qu'il souffre de claustrophobie !!!

dimanche 16 septembre 2012

Les fausses règles du jeu démocratique marocain !


Par Mohammed Hifad, 15/9/2012

Nous assistons à un détournement du printemps des peuples par les mouvements islamistes.
Les jeunes ont sacrifié leurs vies pour voir , la mort dans l’âme , de vieux islamistes et salafistes s’accaparer du pouvoir dans tous les pays arabes et musulmans y compris le Maroc et fermer les portes derrière eux au nez de tout le monde. 
Ils ont reçu ce film sur le Prophète comme un don du ciel pour aller de l’avant et canaliser la colère des jeunes contre les États Unis et les laïcs de ces pays .Ces religieux,financés et formés par les régimes théocratiques et les USA eux-mêmes , sont bien organisés et armés. Leurs militants sont envoyés partout en Somalie, en Afghanistan, en Irak et dans tous les pays où a lieu le printemps des peuples en dehors de leurs pays pour mieux les entrainer et les préparer pour les futures opérations contre leurs ennemis. 

Les jeunes diplômés au chômage, les victimes de l’injustice, de la corruption, de la marginalisation, de l’exploitation et en un mot de la dictature se trouvent démunis malgré leur nombre et manipulés par les militants-soldats des islamistes et salafistes qui maîtrisent la situation .La faute de ces jeunes, c’est de faire confiance à ces mouvements islamistes et salafistes pires que les dictatures actuelles .

Ils doivent s’organiser eux-mêmes et piloter la contestation en tant que mouvement révolutionnaire et non pas se contenter des bribes réformistes des partis de gauches et des islamistes et salafistes qui leur font croire qu’ils les soutiennent et leur ouvrent les locaux de leurs partis et Jamâa .

En réalité, les partis de gauche et les islamistes et salafistes , ne font qu’étouffer dans l’œuf la contestation de ces jeunes , qui manquent d'expérience, et leur font épouser leurs idéologies anachroniques du siècle dernier

Avec ou sans ce film, ces mouvements islamistes et salafistes vont désormais profiter du moindre prétexte pour mettre en relief leur rôle de gardiens du Temple céleste et surtout terrestre.

Ce film montre à quel point les habitants du monde arabo-musulman sont ignorants, fanatiques et sous développés ou on veut les montrer ainsi à l'opinion internationale pour justifier des actions futures encore inconnues.

Les indépendances de ces pays n’ont fait qu’accentuer l’analphabétisme et l’obscurantisme. Il reste que ces manifestations de rue sont désormais prises en main par les mouvements islamistes et salafistes qui dépendent du régime théocratique d'une manière directe ou indirecte , comme pour le cas du Maroc ou qui sont financés directement par l’Arabie Saoudite pour ceux qui souscrivent à son idéologie wahhabite.

Ce n’est en réalité qu'un simple buisson qui cache la grande forêt. Les peuples opprimés n’ont encore rien dit et sont plus préoccupés par le pain quotidien, le rentrée scolaire , l’une des plus difficiles depuis l’indépendance du Maroc , la crise, les prix qui ne cessent d’augmenter, un gouvernement impuissant qui invoque lui aussi l'aide du ciel pour justifier ou excuser tous les maux du pays.

La réaction à ce film montre clairement que la démocratie à l’occidentale ne peut fonctionner avec les régimes théocratiques et les populations actuels des pays arabes et musulmans .Il faut y préparer de nouvelles générations à partir de la maison et de l’éducation inculquée.

Tant que la mère marocaine n’apprend pas à sa petite fille et à son petit garçon en même temps à faire de la cuisine,tant que la petite fille assiste à la circoncision de son petit frère et inversement, tant que le petit garçon assiste à sa petite sœur pour qui on pique les oreilles , tant que la fille hérite la moitié de la part du garçon , il n’y aura jamais de parité entre l’homme et la femme au Maroc.

Tant que la religion est enseignée obligatoirement dans nos écoles, contre la volonté des parents, nous resterons un pays sous-développé et anti-démocratique et le plus court chemin pour arriver au pouvoir pour tous les idiots du pays restera la religion .

Si les habitants d’un pays comme la Tunisie , l’Egypte, la Libye , le Yémen et la Syrie qui sont des républiques peuvent combattre la religion et ses terribles désastres , il reste que dans un pays comme le Maroc, l’Arabie Saoudite, la Jordanie , le Bahrein, la tâche est double car il faut à la fois combattre la monarchie et la religion.

Peut-on revenir aujourd’hui au département de philosophie de la Faculté des Lettres tel qu’il était du temps de Aziz Lahbabi ? 

Peut-on revenir aujourd’hui au programme de philosophie de la terminale des années soixante et dix avant cette « Pensée islamique »(fikr islami ) moyenâgeuse mise à sa place sous la même étiquette de philosophie pour les élèves? 

L’arabisation à outrance , la marocanisation des sociétés, l’absence de la philosophie et de l’investissement public dans la recherche scientifique et le renforcement de la religion dans tous les domaines, ont pondu le Maroc sous-développé d'aujourd'hui.

De hauts cadres issus de grandes familles formés dans les alliances françaises et américaines et dans les Universités des pays occidentaux occupent tous les postes-clés sous prétexte de la compétence et de l'adéquation de l'offre et de la demande dans le domaine de l'emploi au pays.

Pour les autres, tous les autres, on leur donne des diplômes nationaux qui ne servent à rien et on les jette à la rue et à la mer .

Le nouveau gouvernement veut qu’en toute transparence les marocains(nes) se présentent aux concours organisés par les établissements publics mais il ne précise pas que les marocains (nes) qui ont fait leurs études à l’étranger ont aussi le droit de les passer, ce qui fait capoter la fameuse égalité des chances qui n’a pas été respectée en tout depuis le début.

On continuera à tourner en rond un bon bout de temps . 

On continuera à tromper ces jeunes un bon bout de temps .

Mais à la fin , ils finiront par comprendre les fausses règles du jeu démocratique marocain et n’hésiteront pas à créer les leurs ce qui surprendra et mettra devant le fait accompli tout le monde.

lundi 9 juillet 2012

Au début était la lumière, puis vinrent les obscurantistes !

Par Salah Elayoubi, 8/7/2012

 Ce qui se trame à Tombouctou est proprement insupportable. Il n'est point de mots pour le décrire. 

 On souhaiterait que ce qui se commet là-bas et maintenant, le soit par des extra-terrestres, afin que l’on n’ait jamais une once de communauté ou de confession à partager avec ceux qui ont imaginé cette monstruosité. 

En perpétrant leur forfait, les « Ansar eddine » ont ajouté un chapitre supplémentaire à ce livre des ignominies, écrites en lettres de sang, de feu et de vomi par les ennemis de l'humanité. 

Rien moins que neuf siècles d’un Islam tolérant et pacifique qui veillait paisiblement sur un joyau du patrimoine mondial de l’humanité, se trouvent aux prises avec une barbarie à nulle autre pareille, qui réduit les autodafés du troisième Reich, au rang de feu de camp d’une assemblée de scouts.
 
 Un test grandeur nature, pour la détermination d’une communauté internationale dont la mollesse risque bien de pousser ces proches cousins des talibans à reproduire à l’identique, le modèle afghan en terre africaine. 

 La conquête du territoire achevée, ils en sont déjà au troisième chapitre de leur ignominie, la séquence destruction, après avoir mené à bien, le second : la chasse donnée à leurs anciens alliés, les malheureux touaregs qui battent leur coulpe d’avoir introduit le loup dans la bergerie. La suite est courue d’avance. Les femmes devront en faire les frais, entre lapidation, interdiction d’école, imposition de la burqa, mariage forcé et autres persécutions.

 Pourtant, face à l’urgence, le reste du monde persiste à se gratter le menton ou le cuir chevelu et l’Unesco en conciliabule à Saint-Pétersbourg étudie le projet d’une improbable riposte. Pas de quoi impressionner « les fous de Tombouctou ». 

 Disons le clairement, ceux qui accomplissent ce genre de forfaits n’ont rien à voir avec l’Islam, mais avec l’ignorance, la folie et l’obscurantisme. 

 La caravane de l’Islam avait enveloppé de lumières et de richesses tous ceux qu’elle avait croisés, de la péninsule arabe aux rivages de l’Atlantique et aux confins de la Chine. 

 Celle qui sévit au nord du Mali est une traîne de ténèbres et d’atrocités. On lui doit, faut-il le rappeler, les plus grandes tragédies de l’histoire de ces vingt dernières années et les attentats les plus sanglants menés, pour la plupart, contre d’innocentes victimes. 

 L’Islam avait réussi à synthétiser intelligemment toutes les connaissances du genre humain, avant d’avoir l’intuition de celles qu’il allait concevoir et vulgariser. Les musulmans ont exploré tous les compartiments du savoir, de l'algèbre à l'astronomie, en passant par l'architecture, la médecine, les mathématiques, la peinture et le reste. 

 Les patios de l’Andalousie en sont un témoignage vivant. Ces havres de paix savamment imaginés et décorés par des artisans juifs, chrétiens et musulmans vivant en bonne intelligence, bruissent encore des clapotis de l’eau que ces derniers ont domestiquée pour que les oiseaux viennent y entonner des concerts et ravir les sens. 

 Colonnes doriques, chapiteaux corinthiens ou zelliges sont autant de témoignages de tolérance, de gratitude et de reconnaissance de l’Islam aux civilisations qui l’ont précédé. 

 Par opposition, l’aventure Salafiste est un concentré de sauvagerie, menée par des bandits de grands chemins incultes et ignorants qui se complaisent dans la destruction, la haine et la cruauté. Ils ont tout raté, jusqu'à accepter de s'enlaidir. Rien ne manque. Ni la barbe passée au henné, ni ces tenues venues d'ailleurs, ni la mine sombre et l'éructation menaçante. 
 
 « Si tu ne bâtis point, tu éviteras de détruire ! », recommande expressément l’Islam. Ceux qui s’en prévalent ont pourtant procédé à la destruction de trente-trois mausolées et persistent, sur leur lancée criminelle à brûler des manuscrits séculaires, à infliger des coups de fouet aux couples d’amoureux et à interdire aux femmes l’accès à la place publique. Ils en promettent encore, tant et plus !

 A des milliers de kilomètres de là, des gérontocrates imbus de débauche, de stupre et de soûlographie, observent à distance le désastre qu’ils ont inspiré, depuis les repaires au luxe indécent qu’ils ont bâtis des deniers du peuple. Et comme tout lâche qui se respecte, ils se tiennent en embuscade, à bonne distance de l’empoignade, pendant que les seconds couteaux accomplissent les basses besognes qu’ils leur ont imparties. 

 Le monde, quant à lui, se tait, de peur de se mettre à dos ces pourvoyeurs de pétrodollars, ces maudits papiers dont on dit qu’ils finissent par acheter le silence et les consciences. 

Le premier Etat de l’Azawad aura vécu. Mort-né d’avoir été conquis par deux « co-venturers » que tout opposait. Mais l’expérience aura, une fois de plus, apporté la preuve de ce qu’on savait déjà : les Salafistes, ces obscurantistes d'un autre âge, qui prennent leurs ordres aux confins de l'Arabie, tels de sombres mafieux, sont les premiers pourfendeurs de l’Islam et son plus grand ennemi. Ils sont aussi sa plus grande honte. 

 A ce titre, ils méritent qu’on les combatte jusqu’à ce qu’ils cessent définitivement de nuire !

samedi 16 juin 2012

Appel des associations démocratiques tunisiennes et organisations politiques tunisiennes

Par la rédaction du Site du Mouvement démocratique arabe "Résister à l'occupation, c'est vivre libre"14/6/2012

 Vendredi 15 juin 2012 à partir de 18h30
 Près de l’ambassade de Tunisie Place André Tardieu 
 Sortie du métro St.François Xavier (ligne13)

 - Pour l’arrêt des exactions des salafistes et des nervis  -  Contre les menaces exercées sur les libertés en Tunisie
 - Pour le défense des libertés individuelles 
- Contre la guerre de religion imposée par les salafistes

 Les associations et organisations politiques démocratiques tunisiennes en France, appellent à un rassemblement, près de l’Ambassade de Tunisie pour condamner les violences perpétrées simultanément, ces deux derniers jours, par des nervis et des groupes extrémistes religieux. 

Après avoir sévi ces derniers temps, entre autres, contre les journalistes, les intellectuels, syndicalistes, les enseignants, les militants démocrates et les artistes, les salafistes et les nervis ont détruit et lacéré des œuvres d’art, jugées blasphématoires, lors d’une exposition intitulée « le Printemps des Arts » au palais d’Abdellia, à la Marsa. 

 Les violences se sont ensuite propagées, dans les quartiers populaires de la ville de Tunis : Intilaka, Ettadhamen et Essijoumi, ainsi que dans les villes de la banlieue nord : La Marsa, Carthage et le Kram, semant la panique et le désarroi durant la nuit. 

Elles ont également atteint les gouvernorats de Jendouba, Sousse, Monastir et Tatouine. Suite à quoi, un couvre-feu nocturne a été institué à Tunis et dans quatre régions. 

 Ces groupes se sont aussi attaqués au Tribunal de Tunis à Essejoumi, où ils ont incendié le bureau du procureur. A Jendouba, ville du nord-ouest tunisien, des groupes salafistes ont incendié le siège régional du syndicat U.G.T.T. (Union Générale Tunisienne du Travail) et les sièges de trois partis politiques : le parti communiste des ouvriers de Tunisie, le mouvement des patriotes démocrates et le parti républicain. 

Il faut rappeler que les groupes salafistes accompagnés de casseurs, ont déjà attaqué à Jendouba plusieurs locaux de la police et des débits de boissons alcoolisées. Ces groupes bénéficient depuis plusieurs mois, d’une réelle impunité, et ce malgré la gravité de leurs actes. 

 - Les signataires de cet appel dénoncent ces actes graves, attentatoires aux libertés et à la démocratie qui surviennent après l’appel, relayé par des chefs salafistes tunisiens, du chef d’Al-Qaïda, Aymen Adhawahiri, au soulèvement des Tunisiens pour l’instauration de la Charia en Tunisie. Ils condamnent ceux qui appellent à l’affrontement religieux et qui utilisent illégalement les mosquées comme bases arrière, pour propager leurs discours haineux. 
-  Les signataires exigent du gouvernement, la prise de mesures urgentes, pour neutraliser ces semeurs de troubles, violents et intolérants, qu’ils soient d’ailleurs, salafistes ou casseurs au service des contre-révolutionnaires, et qui s’attaquent à tous ce qui ne partagent pas leurs convictions fascistes. Nous mettons en garde le gouvernement contre la poursuite de ces violences organisées par des salafistes et des nervis, et lui rappelons qu’il est le garant de la sécurité de toutes les personnes et les biens. 
-   Les signataires refusent que la Tunisie devienne un champ de bataille, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour le développement économique et réaffirment la nécessaire ouverture de notre pays, au reste du monde. 
-   Les signataires appellent les démocrates et les défenseurs des droits de l’homme tunisiens de Tunisie ou à l’Étranger, ainsi que nos amis Maghrébins et Machrequins, Français et Européens qui se sont mobilisés avec nous pour chasser le dictateur Ben Ali, à se mobiliser encore une fois, pour la défense de la tolérance, des libertés et de la démocratie en Tunisie. 
 Cette mobilisation est urgente, pour contrecarrer les violences des salafistes, des casseurs et de leurs commanditaires et pour défendre les libertés ; de création, de croyance et d’expression, de presse, syndicale et associative. 

POUR L’ARRET DE LA VIOLENCE DES SALAFISTES ET DES NERVIS EN TUNISIE POUR LE RESPECT DES LIBERTÉS ET DES DROITS DE L’HOMME EN TUNISIE POUR LES OBJECTIFS DE LA RÉVOLUTION : DIGNITÉ, TRAVAIL ET LIBERTÉ ** 

Premiers signataires : 
A.D.T.F. ; A.I.D.D.A. ; A.T.N.F. ; Collectif 3C ; C.R.L.D.H.T. ; Ettakatol / France ; F.T.C.R. ; Filigrane ; M.C.T.F. ; P.C.O.T. ; Parti Républicain ; R.E.M.C.C. ; U.T.A.C. ; U.T.I.T. ; Vérité pour Farhat Hached 
 Et le soutien des Associations : 
 A.C.O.R.T. ; A.M.F. ; C.E.D.E.T.I.M. ; E.M.C.E.M.O. / Pays Bas ; F.C.M.A. ; Le Manifeste des Libertés ; Na’oura / Bruxelles ; R.E.M.D.H. ; SOS Migrants / Bruxelles Syndicats : C.F.D.T. ; Force Ouvrière ; Union syndicale Solidaires. Partis : E.E.L.V. ; F.A.S.E. ; N.P.A. ; P.C.F. ; P.G. 
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