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samedi 7 juin 2014

A Casablanca six baraques détruites par les autorités à Sidi Moumen

Aufait
Les bidonvilles à Casablanca sont dans le viseur des autorités locales de la métropole économique. Après la démolition d'une quarantaine de baraques à “Carrières centrales” (Karian Central) mardi, ce sont six baraques qui ont été démolies ce jeudi à Douar Birat, à sidi Moumen.

Selon nos sources sur place, les autorités locales ont procédé, bien avant la démolition, à l'arrestation d'une vingtaine de personnes, soupçonnées d'avoir l'intention de s'opposer à cette opération.
À Douar Birat, les habitants des six baraques n'ont pas résisté, se contentant d'accuser le président de la commune de Sidi Moumen, M. Bourhim, de leur avoir confisqué leurs terrains.
Contacté en vain par nos soins afin de vérifier cette accusation, le téléphone de M. Bourhim, également membre du Conseil de la ville de Casablanca, est resté éteint durant tout l'après-midi du jeudi.
Mardi, des affrontements avaient eu lieu à “Carrières centrales” entre les forces de l'ordre et des habitants s'opposant à la démolition de leurs baraques.
Une cinquantaine de personnes ont été interpellées et 19 se trouvaient toujours en garde à vue mercredi soir, selon Nourredine Ryadi, responsable local de l'Association marocaine des droits humains (AMDH). Les violences ont également fait un nombre indéterminé de blessés, dont quatre policiers, d'après le quotidien Assabah.
Jeudi, nous avons appris que les personnes arrêtées lors des affrontements ont été déférées devant le procureur général du Roi, et passeront leur première nuit à la prison de Oukacha.
Les images, prises par notre photographe, parlent d'elles-mêmes...

Description

Démolition des six baraques à Dour Birat, situé à Sidi Moumen. /K. Alaoui



dimanche 20 mai 2012

Festival de Cannes : "Les Chevaux de Dieu", plongée dans le quotidien de jeunes kamikazes

Par Tony Gamal, Jeune Afrique, 18/5/2012

 Scène du dernier film du réalisateur marocain Nabil Ayouch, 
"Les chevaux de Dieu". © DR  

Avec "Les Chevaux de Dieu", présenté au Festival de Cannes dans la catégorie "Un certain regard", Nabil Ayouch se penche sur l’enrôlement par les mouvements islamistes radicaux des jeunes des quartiers défavorisés. Ce sont les attentats de Casablanca du 16 mai 2003 qui ont largement inspiré « les Chevaux de Dieu », dernier film du célèbre réalisateur marocain, Nabil Ayouch. Librement adapté des Étoiles de Sidi Moumen, un roman de Mahi Binebine paru en 2010, le film relate l’endoctrinement religieux de Yachine et Hamid, deux frères du bidonville de Sidi Moumen, par un imam extrémiste, qui leur annonce qu’ils ont été choisis pour devenir des martyrs. 

 Le quotidien d’un kamikaze 
Dans son film, Nabil Ayouch souhaitait raconter le quotidien de ces jeunes kamikazes, leur environnement, leurs parents, « et tous les microtraumatismes de la vie qui font qu’à un moment ou un autre cela se transforme, quand ils grandissent, en ressentiment désespéré, insupportable », explique le réalisateur. Il affirme avoir mené un travail quasi-anthropologique dans le quartier de Sidi Moumen. Il est allé régulièrement dans le bidonville pour parler à ses habitants et aux associations qui s’y investissaient. Une démarche qui lui a permis de comprendre que « les victimes étaient des deux côtés. » 

Extrait des Chevaux de dieu, de Nabil Ayouch 

 Et si le plus célèbre des réalisateurs marocains s’est autant intéressé aux attentats de Casablanca, c’est parce qu’il connaissait bien Sidi Moumen, d’où étaient originaires les jeunes kamikazes. Il y avait tourné quelques scènes d’un film précédant. « Les habitants de ce quartier étaient dans mon souvenir très pacifistes, très ouverts, alors, lorsqu’il s’est passé les attentats de 2003, je n’ai pas compris. Quatorze gamins de Sidi Moumen se sont fait sauter. On se dit : “Non, ce n’est pas possible !” », ajoute Nabil Ayouch.
 De père musulman et de mère juive, Ayouch s’était déjà intéressé aux questions de religions, avec son premier documentaire sorti en 2011, My Land. Il y traitait du conflit israélo-palestinien et de la manière dont il impactait les rapports entre juifs et musulmans. Le réalisateur de 43 ans, qui a grandi à Sarcelles, a représenté à deux reprises le Maroc au Festival de Cannes : en 1997, avec son premier film Mektoub, et une seconde fois en 2000, avec Ali Zaoua.

 Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Festival de Cannes : "Les Chevaux de Dieu", plongée dans le quotidien de jeunes kamikazes | 
Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120518153347/

samedi 17 septembre 2011

Le régime marocain a engagé une escalade répressive contre le rappeur Moad Haked et les militants du M20F

Par Jawad,pour Attac CADTM , 16/9/2011

Moad HAKED
Fidèle à ces pratiques répressives, le régime marocain et après avoir échoué à provoquer une implosion du mouvement de l’intérieur, a conduit ces dernières semaines une escalade répressive qui a visé plusieurs militants dont notre camarade et membre du secrétariat national d’Attac Maroc Mostapha Sandia qui est toujours licencié de son travail ainsi que le militant syndicaliste Mohamed Kabbouri et ses camarades et d’autres militants de l’association des diplômés chômeurs du Maroc.
Ce week end a été aussi marqué par l’arrestation de notre camarade artiste rappeur du mouvement du 20 février à Casablanca Moad Belghouat, alias « Haked » (l’Indigné en arabe) a été arrêté vendredi sur l’inculpation d’agression contre un manifestant pro-régime.
Les chansons du rappeur « HAKED » très critiques au régime y compris le ROI sont devenues la voix artistique du mouvement du 20 février dans tous le pays où ses chansons sont scandées dans les manifs notamment celle-ci :
« Si le peuple veut vivre, il n’a qu’a se mettre debout et défendre ses intérêts
Eux, ils ont tous raflé et ils nous ont laissé les miettes
Beaucoup de militants ont déjà sacrifié leurs vies pour nous !! »
Ou encore :
« Nous voulons un responsable à qui nous demandons des comptes et
non pas un homme sacré !
« Attention si tu parle, ils vont t’arrêter !
Je vais parlé et qu’ils m‘arrêtent !! …Vous avez partagé le gâteau entre vous, baisez sa main ! Vive mon père qui m’a élevé mais notre frère (le roi) s’est accaparé le Maroc tout seul et tant que je suis vivant je ne le laisserai pas le concéder à son fils !! »
Moad « haked » a été présenté devant le juge Lundi dernier mais son jour de jugement n’est pas encore figer, veille méthode du régime pour fatiguer les militants qui ne se laissent pas intimidés pour le moment après les sit-in qui ont été organisé devant le commissariat et le palais de la justice depuis son arrestation une marche a été organisé hier dans son quartier où il bénéficie d’une grande popularité.
Son arrestation a aussi marqué la marche de ce dimanche à « SIDI MOUMEN » (un quartier populaire de Casablanca) à la quelle ont participé des milliers de citoyen(es).
Nous comptons sur votre solidarité,
Salutations de lutte,
Europe Solidaire sans frontières, 14/09/2011
Manifestation de protestation : http://youtu.be/jrJrO1i5sLo