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samedi 11 janvier 2014

Viol des mineures au Maroc : Une loi débattue au Parlement : amendement rejeté.


viol mineures

La commission de justice, de législation et des droits de l’Homme se réunira ce mercredi pour débattre de la proposition de loi du PAM.

Par  Laila Zerrour, 7/1/2014

L’abrogation de l’article 475 du code pénal se fait toujours attendre alors que le gouvernement de Benkirane avait promis de réviser cette disposition. Les députés du PAM sont déterminés à poursuivre leur combat pour mettre un terme à cet article qui protège les violeurs à la condition que ceux-ci épousent leurs victimes.
La commission de justice, de législation et des droits de l’Homme se réunira ce mercredi pour débattre de la proposition de loi du PAM visant la révision de cet article. Il n’est pas inutile de rappeler à ce sujet que le groupe parlementaire du PAM avait déposé une loi au Parlement le 26 juin 2012. Le texte en question modifie une partie du premier alinéa de l’article 475 du code pénal qui stipule que : «Quiconque, sans violences, menaces ou fraudes, enlève ou détourne, ou tente d’enlever ou de détourner, un mineur de moins de dix-huit ans, est puni de l’emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 200 à 500 dirhams».
Les députés du PAM veulent des sanctions plus sévères en proposant une peine de «cinq à dix ans» de prison. Ils souhaitent également abrogé l’alinéa 2 dudit article qui souligne que «Lorsqu’une mineure nubile ainsi enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l’annulation du mariage et ne peut être condamné qu’après que cette annulation du mariage a été prononcée».
Pour le PAM comme pour l’ensemble des ONG œuvrant pour la défense des droits de l’Homme, il s’agit d’une issue de secours pour permettre au violeur d’échapper à la justice. Depuis le suicide de Amina Filali en mars 2012, des voix au sein de la société civile et de la classe politique se sont élevées pour abroger cet article.
Plusieurs partis, en l’occurrence l’USFP, le PJD et le PAM, avaient manifesté des positions différentes dans cette affaire. L’USFP avait annoncé, à l’issue d’une réunion de son groupe parlementaire au mois de mars 2012, la création d’une commission d’information pour examiner le code pénal.
Du côté du PJD, rappelons que la ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakkaoui, avait reconnu que la loi, qui incrimine les victimes de viol, est un véritable problème et avait appelé à l’ouverture d’un débat national pour la réformer. L’affaire Amina Filali qui est loin d’être un cas isolé dans notre pays a révélé les nombreuses failles du système de protection de l’enfance. Face à ces dysfonctionnements, les organismes de protection de l’enfance avaient appelé à un respect de la Convention internationale des droits de l’enfant.
http://www.aujourdhui.ma/maroc-actualite/societe/viol-des-mineures-au-maroc-une-loi-debattue-au-parlement-107202.html

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jeudi 8 août 2013

M6 coupable, M6 innocent ? La belle affaire.


M6 coupable, M6 innocent ? La belle affaire.

Depuis 2 jours les posts se multiplient sur Facebook, les uns pour encenser et défendre notre trop belle majesté à qui rien ne devrait être reproché, renforçant ainsi sa sacralité et l'impossibilité de lui demander des comptes et des réformes ; les autres pour la vouer aux gémonies et l'offrir en pâture à la vindicte populaire, coupable qu'elle est de bout en bout dans cette affaire de grâce scandaleuse. Je me demande dans quelle mesure les uns et les autres ne nous détournent pas de concert de l'essentiel !?
  Car enfin qu'y a-t-il à retenir de cette affaire ?
1-      un pédophile, reconnu coupable de crime sur 11 mineurs, dont une fillette de 2 ans ( !!!),  et condamné à 30 ans de prison, a été gracié par le roi, et cela soulève deux questions :
a.       la justice qui est due aux victimes du pédophile espagnol a été bafouée et leur mémoire salie. Cela nécessitait le rétablissement de la justice.
b.      la seconde question concerne le problème plus général de la pédophilie au Maroc et de notre pays, reconnu comme destination de tourisme sexuel privilégié. Cela demande une mobilisation déterminée de la société civile et des autorités d'une part, mais également de la société marocaine qui cache cette réalité et l'entretient depuis des lustres… car les criminels ne sont pas que des touristes étrangers. Et il est temps de le dire haut et fort ! Il est temps d’engager un débat et un grand déballage publics. Il est temps de prendre des mesures concrètes, notamment législatives !
2-      le roi a gracié, et commis en cela, et ce n’était pas la première fois, une faute royale qui soulève le problème de la grâce elle-même, qu’il faut désormais encadrer.
La mobilisation de la société civile a non seulement été exemplaire, mais elle a aussi été prompte, et courageuse. Femmes et jeunes se sont levés dans un même élan sur l’ensemble de pays, bravant une répression mécanique, et ont permis par leur détermination un enchainement de victoires, qu’il s’agit désormais de renforcer et de démultiplier. Car le combat n’est pas terminé. Mais quel combat ?
  En retirant sa grâce, le roi s’est dédit, rien de moins, et en cela c’est un précédent, d’évidence « historique ». Comme le souligne Youssef BELAL dans un article sur Lakome : «  La monarchie marocaine a longtemps fonctionné sur ce paradoxe : un roi qui décide de tout mais n’est responsable de rien  ». Le précédent que constitue ce retrait de grâce royale est donc historique… en cela qu’il constitue une avancée dans le fonctionnement de nos institutions.
  Certains posts et articles lus sur Facebook et ailleurs ne sont pas sans me rappeler la mobilisation de la droite qui, en France, avait suivi la démission du ministre Cahuzac. Elle avait donné lieu à une stratégie déterminée de délégitimation du pouvoir, menée par la droite dès sa défaite aux élections présidentielles 1 an plus tôt. Cette politique, dangereuse, n’a pour d’autre résultat que de fragiliser la démocratie et l’autorité de l’Etat. La déliquescence de cette autorité a été patente, confrontée à une suite de manifestations d’une opinion chauffée à blanc par une droite et une extrême droite revanchardes dont l’intérêt n’était pas l’avancée du fonctionnement de la démocratie, mais de seuls intérêts électoralistes. Le renforcement du sentiment du Tous pourris n’a eu d’autre effet qu’une forte progression du Front National aux élections qui ont suivi.
  Il me semble que notre combat, dans la présente affaire du Daniel Gate en tout cas, ne devrait pas être détournée CONTRE une personne, mais POUR un ensemble d’impératifs et d’urgences au profit de notre pays et de ses citoyens. Et les impératifs dans ce contexte me semblent être au nombre de trois :
1-      faire cesser, par une avancée législative limpide dans son texte et dans son application, cette répression idiote, mécanique, criminelle et systématique dès qu’il y a manifestation, rassemblement ou sit-in pacifique de notre jeunesse avide de liberté et de justice ;
2-      faire de la lutte contre la pédophilie une cause nationale. Engager un vrai débat sur ce fléau dans notre pays, devenu une direction privilégiée du tourisme sexuel international. Fléau qui rappelons-le n’est pas qu’extérieur, mais qui ronge notre société de son intérieur même ;
3-      obtenir un encadrement du droit de grâce afin d’éviter à l’avenir toute bévue du type de celle qui a donné lieu à la libération d’un pareil criminel.
J’espère ainsi qu’au rassemblement maintenu de ce soir à Casablanca, à 22h00, Place Mohamed V (Saht Lehmam), et auquel  je serai, il y aura le plus grand monde, bien plus qu’à Rabat vendredi dernier.
 

jeudi 31 mai 2012

ils ont osé briser des tabous sacrés du Maroc

Par Ali Lmrabet, Demainonline, 23/5/2012

L’ex-capitaine Mustapha Adib a décidé de renoncer à sa nationalité marocaine et de partir à l’étranger. L’ingénieur Ahmed Benseddik a annoncé il y a quelques mois le retrait de son allégeance au roi. Deux gestes inouïs pour la mentalité marocaine habituée aux prosternations, mais deux prises de position extrêmes dont le but est de protester contre l’ostracisme d’Etat dont ces deux personnes sont victimes. Adib et Benseddik sont-ils des radicaux ? Des extrémistes peut-être ? 

 Les baltagias du régime, qu’ils soient porteurs de matraques, de stylos ou de claviers, vous répondront que oui. Dans ce pays, vous assureront-ils, le régime « il est beau, il est gentil », et il veut faire le bien ; ce sont les autres, les Adib, Benseddik, et autres trouble-fêtes qui veulent chambouler tout, bouleverser l’ordre naturel des choses « roi-sujets » ou « maître-serviteurs », et empêcher ce régime d’être un long fleuve tranquille. Si l’on en croit ces croassements, le capitaine Mustapha Adib n’aurait jamais dû dénoncer certains de ses officiers supérieurs corrompus et Ahmed Benseddik n’aurait jamais dû demander une expertise technique qui a mis en évidence les risques encourus par les milliers de visiteurs de la station thermale Moulay Yaâkoub dont il était le directeur général. Dans la même logique, le jeune activiste rifain des droits de l’homme, Chakib El Khyari, n’aurait jamais dû évoquer en public l’implication de responsables sécuritaires et politiques dans l’endémique trafic de drogue qui flue par la baie de Nador. 

Le point commun qui lie ces trois personnes c’est qu’elles ont prévenu le cabinet royal, le roi en somme, en croyant faire acte de patriotisme. Un autre point commun, c’est qu’après s’être montré réceptif dans un premier temps, le cabinet royal a soudainement changé d’avis et ordonné à ses « services » de mener la chasse à ces trois empêcheurs de tourner en rond. Là, personne ne pourra rétorquer que le roi ne savait rien et qu’il est étranger aux malheurs de ses trois « sujets ». Leurs histoires ont été suffisamment relayées par la presse, nationale et internationale, pour que le chef de l’Etat n’ait rien su. A moins qu’il soit totalement coupé des réalités de son pays…

 Mustapha Adib a transmis au cabinet royal les évidences qui prouvent que ses supérieurs, des hauts officiers de l’armée, utilisaient leurs grades pour se sucrer au détriment de notre sécurité collective ; et Ahmed Benseddik a démontré, expertise technique à l’appui, que les bâtiments dont il était le premier responsable, risquaient de s’effondrer à tout moment sur les centaines de clients qui visitaient la station thermale. Quant au troisième larron, Chakib El Khyari, il a eu l’outrecuidance de guider des journalistes, dont l’auteur de cette chronique, vers les plages d’où partaient chaque nuit en direction de l’Europe des centaines de zodiacs remplis de cannabis et d’autres drogues dures en provenance d’Amérique latine qui transitent par notre pays. Des embarcations qui partaient et partent encore vers l’Europe sous l’œil complice de nos forces de l’ordre dont la première mission, pourtant, est la surveillance de nos frontières. 

 En fait, selon la philosophie de cet étrange régime, ces trois patriotes ne le sont pas, parce qu’ils se sont montrés peu « responsables ». Au lieu de laisser le grand fleuve de la corruption et des irresponsabilités criminelles couler tranquillement, ils ont osé briser des tabous. Ils auraient dû se taire, ils ne l’ont pas fait. Pour ce manque de « responsabilité » Adib,  El Khyari et Benseddik ont été pourchassés. Les deux premiers ont été poursuivis pénalement sur la base de prétextes fallacieux, condamnés par la « justice » et envoyés au goulag. Benseddik, lui, a été limogé par Mustapha Bakkoury, l’ex-patron de la CDG, dont la station thermale de Moulay Yaâkoub est une filiale. Bakkoury ? Vous savez qui c’est ? C’est le patron du PAM, le Parti de l’authenticité de la modernité (sic). 

 Revenons donc aux adjectifs « radical » et « extrémiste », et répétons la question : Adib et Benseddik sont-ils des radicaux ?, des extrémistes ? Fallait-il, au nom de la « responsabilité », laisser des militaires corrompus continuer à piller les stocks d’essence de l’armée, ignorer le danger que constituent des bâtiments craquelés pour des vies humaines à Moulay Yaâkoub et se taire devant cette plaie béante du trafic de la drogue qui va nous anéantir tous un jour ? J’entends déjà certains suggérer qu’il fallait respecter certaines règles, suivre les procédures habituelles et laisser la justice faire son travail. Mauvaises suggestions. Le roi lui-même a laissé entendre à plusieurs reprises dans ses discours que la justice dans ce pays ne valait rien. Corrompue, servile, aux ordres, la majorité des magistrats (dieu merci il existe aussi une toute petite minorité honnête) ne sont bons qu’à exécuter les dissidents que le pouvoir leur sert de temps à autre. Pour le reste, les juges, les procureurs et leurs appendices sont depuis toujours des marchands du temple qui ont fait des tribunaux marocains un syndicat de délits et de crimes qu’ils prétendent pourtant combattre. 

 Au Maroc, il ne sert à rien de dénoncer devant la justice des faits graves et avérés. Et c’est à cette conclusion que sont arrivés Adib, Benseddik et El Khyari. En bons et loyaux sujets de Sa Majesté chérifienne, ces trois véritables patriotes marocains ont cru donc bien faire en se dirigeant vers le sommet, vers celui qui se prétend le premier d’entre tous les Marocains. Comme le roi est tout dans ce pays, dans la politique, l’économie, le social et la religion, c’est normal qu’ils y aient des gens qui croient sincèrement que lui seul peut trouver le remède aux doutes et aux problèmes qui les assaillent. N’est-il pas coutume dans ce pays de voir des gens attendre la bonne occasion pour remettre au souverain une supplique, une demande ou une plainte ? N’a-t-on pas vu récemment un honorable député remettre, lui-aussi, au roi dans l’enceinte du parlement, une lettre personnelle ? Si les parlementaires, c’est-à-dire cette caste chargée de trouver des solutions à nos problèmes majeurs, doivent eux-mêmes se diriger vers le haut, comment voulez que le commun des mortels ne fasse pas de même ? C’est donc tout naturellement que le capitaine Mustapha Adib, le directeur général Ahmed Benseddik et le président de l’association Rif pour les droits de l’homme se sont adressés au cabinet royal pour dénoncer des faits graves dont ils avaient connaissance. Et ils ont eu tort. Mais ils l’ont compris trop tard. Adib, jeune officier prometteur qui faisait la fierté de sa famille a été emprisonné pendant deux ans et demi, puis chassé des rangs de l’armée. El Khyari a été envoyé à l’ombre pour pratiquement la même période et Benseddik a été poussé à la démission par Mustapha Bakkoury avant que les prédateurs de l’entourage royal ne lui volent une idée géniale qu’il a eue sur la commémoration des « 1200 ans de Fès ». 

Adib, Benseddik et El Khyari sont aujourd’hui des hommes ruinés, financièrement et moralement, pour manque de « responsabilité ». C’est-à-dire pour avoir refusé » d’être les complices d’un système, dont Abid ne cesse de qualifier, à juste titre, de « mafieux ». Sont-ils pour autant des radicaux, des extrémistes ? Absolument pas. Le radical dans notre vieux pays est celui qui veut ignorer la corruption et le trafic de drogue, et celui qui s’en fiche de la sécurité des citoyens. Quant à l’extrémiste, le vrai, le véritable, c’est celui qui torture dans les commissariats et les prisons secrètes du royaume, celui qui fait fi des lois en vigueur en violant l’intégrité physique (et autre chose…) de suspects arrêtés pêle-mêle dans les rafles. 

On nous parle de Maroc avançant lentement mais sûrement vers la démocratisation pleine, mais on continue toujours à humilier, torturer, violer et rabaisser la dignité humaine dans les commissariats et les geôles secrètes du régime. On continue à mettre des bâtons lors de la constitution d’associations, à interdire des journaux, à emprisonner des journalistes et à exercer un chantage odieux (merci la direction générale des impôts !) sur les hommes d’affaires qui ne suivent pas les règles du jeu définies par le régime.

 Et ce qui est extraordinaire, ce qui est propre à notre étrange pays c’est que les tortionnaires, les violeurs, les extrémistes ne sont nullement considérés comme tels. Prenez l’exemple du ministre chargé de la sécurité, Charki Draïss ou celui d’Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST, la police politique dont on a voulu faire oublier le sombre sigle et l’histoire en rajoutant l’adjectif « général » à son logo (DGST). En patron des commissariats, et autres no mans land d’impunité, où règne la loi de la répression, Draïss a fait régner la terreur à Taza, à Beni Bouayach, et ailleurs sans qu’il soit inquiété par le parlement. 

Quant au deuxième, ce souteneur de ces antres secrets par où sont passés, et où ont été torturés des milliers d’islamistes et de non-islamistes, dont le champion du monde boxe thaïe, Zakaria Moumni, il a été honoré l’été dernier par le roi qui lui a concédé un wissam alaouite pour services rendus… sûrement à la cause de l’inhumanité.

 A la fin, n’oublions pas que derrière beaucoup de crimes, il y a certes l’auteur matériel, mais il y a souvent l’auteur intellectuel. Celui qui ne se salit pas les mains du sang de ses victimes, laissant cette sale besogne aux sous-traitants, aux sous-fifres. Qui est ce radical, qui est cet extrémiste ? La réponse vous la trouverez en cherchant le nom du patron, le vrai, de Charki Draïss et d’Abdellatif Hammouchi. Ce n’est pas très difficile. 

 URL courte: http://www.demainonline.com/?p=17503 http://www.demainonline.com/2012/05/23/les-radicaux-et-les-extremistes/

samedi 12 mai 2012

Justice marocaine : réflexions citoyennes glanées sur facebook

 Mohammed Belmaïzi
  Le Makhzen salaud ne cesse de nous provoquer. Notre artiste et poète L'7a9ed vient d'écoper d'un an de prison. Il est puni pour avoir dit très haut et d'une manière rythmique, musicale, éthique et poétique, ce que nous pensons bas ou plutôt ce que nous ne cessons de crier à la gueule des prédateurs de notre pays. En prison pour un an,  mais la voix de notre L'7a9ed ira sillonner toutes les consciences du monde. Il sera l'un des rappeurs les plus connus au monde. Et toz toz pour le Makhzen débile!
 Je suggère d'organiser partout en Europe, au Canada, aux USA... des concerts de rappeurs en soutien à L'7a9ed, et en coordination avec l'ensemble des Mouvements du 20 février (l'idéal serait le même le jour!)... On se concerte, on s'organise les ami-es!
Nous ne sommes pas à comparer les militants, qui doit être grand ou petit ou utile ou inutile. L'7a9ad a, à son actif, des chansons et des mélodies qui resteront tracées dans notre mémoire musicale et rythmique. Tous les soulèvements du monde ont leurs chanteurs et poètes, et L'7a9ad est l'un de nos plus jeunes symboles protestataires. Je ne peux qu'être fier de lui et le soutenir jusqu'au bout...
Jill Elyse 
C'est le moment. On le ressent comme dans un match de foot où il y a soudain plein de tirs au but, tous en même temps, d'une intensité croissante. On ne lâche pas. L'attention mondiale commencera à inquiéter le régime puisque l'opinon des citoyens marocains ne les concerne guère.
 Ahmed Benani
 Le Makhzen, après avoir raté l'occasion de réformer valablement le pays, dans un contexte des révolutions qui n'en finissent pas, perd aujourd'hui la boussole et croit recourir à la coercition pour étouffer notre combat pour l’État de Droit. Notre amie Saida souligne ici la gravité de l'escalade qu'a choisi ce Makhzen débile! Maître Saida Rouissi parle du retrait des avocats et de l'arrestation de Maria Karim Procès de Mouad Al 7a9ed Tribunal de Ain Sebaa, Casablanca Lundi 7 Mai 2012 http://youtu.be/bgjgbMRF-f0

Affirmer ou espérer que la monarchie puisse s'écrouler dans moins d'un an, n'est pas une boutade! C'est une saine provocation, non à l'endroit de l'occupant du trône dont je me fous royalement, elle s'adresse plutôt à celles et ceux qui persistent dans l'impensé du changement. Quelle est donc cette instance non-dite qui nous lierait pour l'éternité à la monarchie absolue? Qui nous force à concéder positivement à la sacralité du pouvoir? Qui encore, nous empêcherait de raisonner en termes de République? Par quelle fatalité serions-nous condamnés à rester les éternels sujets d'un despote de surcroît autiste? Ma provocation dit bien l'inébranlable volonté de dépasser cet immobilisme politique dans lequel on semble s'enfermer, elle affirme tout aussi fort mon refus, qui rejoint celui de beaucoup je l'espère, de se cantonner dans la dénonciation récurrente des dérapages criminels du régime.

 Greta Alegre 
 Un an de prison ferme, en l'absence de ses avocats !!! Même méthode, immonde !!! On ne lâchera pas !!! car l'armée des fourmis laborieuses et intelligentes que nous formons est plus nombreuse et plus obstinée que tous les rois et les services de police. Mamfakinch !

Salah Elayoubi 
Si j'osais, je ferais la suggestion aux uns et aux autres de nos amis de recentrer le débat sur les priorités du moment, à savoir la lutte contre la dictature du makhzen, le combat pour la liberté et la dignité, histoire de faire preuve d'un minimum de décence, envers ceux de nos militants qui croupissent dans les geôles ignobles du régime, qui subissent la vindicte d'une justice aux ordres ou qui sont prives du minimum, parce qu'ils ont osé dénoncer les turpitudes des thuriféraires du régime Il y en a même qui passent des annonces pour vendre un bien immobilier, une voiture, un scooter..........
Demandez à Mouad s'il a besoin d'une voiture là où il est !
Demandez au Capitaine Adib, s'il peut encore rêver changer de logement !
Demandez à Ali Arrass s'il peut encore se projeter dans l'avenir !
Demandez à Younes Belkhdim s'il a seulement une feuille blanche et le dernier des crayons !

 Mª Antonia Del Toro
 Les révoltes et les manifestations qui ont éclaté en 2011 dans de diverses parties de la planète nous ont rapprochés des mondes que beaucoup de personnes considéraient étrangers et lointains

 Younes Derraz,
 40 personnes pour réformer la justice ! 40 ! Mon Dieu 40 !!!!! ça ne vous rappelle rien ce chiffre ? Ali baba et les 40 voleurs !! M6 nomme TOUS ceux qui sont empêtrés dans le système makhzénien corrompu pour ... soit disant réformer la justice ! Quelle blague ! ça sent la propagande et la manipulation à 3 années lumière à la ronde ! C'est très simple de réformer la justice, t'as pas besoin de tout ce monde pour savoir ce que c'est ! Il faut qu'elle soit totalement autonome et en premier lieu AUTONOME de ta majesté !!! Ça veut dire que le fait que ce soit toi qui est derrière la réforme, c'est déjà un très très très mauvais départ ! Il vaut mieux faire appel à un seul juge suisse, espagnol norvégien, ou italien, et il te dira ce qu'une justice autonome veut dire ! Nommer 40 personnes qui vont discutailler, parlementer, tenir compte des lignes rouges, oranges et jaunes ... on appelle cela noyer tout un banc de poissons pour essayer du gagner du temps alors que la grogne des juges qui, eux, souhaitent une véritable autonomie de la justice monte, monte et monte

 Mohammed Elmajdi 
Mouad Belghawat est l'un des chanteurs les plus célèbres du Mouvement du 20-Février, qui revendique des changements politiques profonds, l'élimination de la corruption et une monarchie parlementaire  pour essayer du gagner du temps alors que la grogne des juges qui, eux, souhaitent une véritable autonomie de la justice monte, monte et monte

 Salima Lahlou 
  Le pouvoir est par nature, criminel chez Mohamed VI, qui n'a pas encore compris que contre l'innocence on ne peut rien. l'ONU a disparu dans les coulisses du despotisme féodal, impérialiste, gardant un silence ignominieux quand les enfants du peuple ont comme case de départ le viol, la torture, l'humiliation, sans aucune justice indépendante… Mr Mohamed VI un roi contesté…(…) Mr Mohamed VI ça suffit !