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jeudi 2 juillet 2015

AMDH : "manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles."

Dans son rapport annuel sur les droits humains, l’AMDH dénonce le fonctionnement de l’appareil législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles.

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a présenté le 30 juin à Rabat son Rapport annuel sur les violations des droits humains au Maroc en 2014. Un rapport dans lequel l’association constate que la situation des droits humains au Maroc en 2014, a été caractérisée  «  par une dangereuse régression en termes de libertés et de droits fondamentaux ».  Lors de l’élaboration de ce rapport, les responsables de l’AMDH se sont notamment penchés sur le fonctionnement du système législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles. Pour les besoins de ce rapport, l’AMDH s’est  appuyée sur les rapports établis par ses 93 sections locales présentes à travers tout le Maroc, des rapports internationaux ainsi que les informations publiées par les médias.

Une démarche législative et une Constitution critiquées

D’un point de vue législatif, l’année 2014 a été marquée par l’approbation  par le parlement du projet de loi sur la justice militaire. Principale nouveauté de ce texte qui entrera en vigueur le 1er juillet : les civils ne pourront plus être jugés par un tribunal militaire.  Mais, pour l’AMDH, cette réforme n’a pas pris en compte les revendications des associations de droits humains concernant la suppression de la peine de la mort. L’Association rappelle néanmoins que l’année 2014 a également  été marquée par « la suppression du deuxième paragraphe de l’article 475 du Code pénal qui permettait l’impunité des violeurs de mineurs » mais note que le texte de loi relatif aux travailleurs dans les maisons autorise l’emploi des enfants de 16 ans « au lieu de 18 ans ».
L’AMDH est également très critique au sujet de la pratique du pouvoir législatif au royaume. En effet, selon l’Association, le pouvoir exécutif s’est approprié le « monopole […] dans la proposition de lois ». L’association remarque également  « que les propositions du parlement ont été faiblement prises en compte » ce qui illustre, selon elle,  « le rôle (réduit, ndlr) du parlement en matière législative ». Pour illustrer cet argument, le rapport de l’AMDH cite en exemple le vote du projet de loi de finances de l’année 2015 durant lequel « le parlement s’est cantonné à un rôle marginal se contentant d’accepter ou refuser les propositions du gouvernement ».
La Constitution, promulguée en juillet 2011, fait elle aussi l’objet de critiques par l’AMDH. L’Association signale que l’application de l’officialisation de la langue amazighe «  a été reportée sous prétexte d’attendre la publication de la loi organique » et remarque « qu’on relève une certaine hiérarchie entre la langue arabe et amazighe au profit de la première ». Autre défaut reproché à la Constitution, la non-séparation des pouvoirs qui profite à « l’institution monarchique ». Selon l’AMDH, celle-ci « détient les pouvoirs les plus importants : exécutif, législatif, judiciaire et religieux ».

 Une justice qui manque d’indépendance

Une partie du rapport établi par l’AMDH est consacrée aux régressions  constatées dans le domaine des droits civils et politiques. L’association a constaté que la peine de mort, qui a été maintenue dans l’avant-projet de loi du Code pénal, a été prononcée cinq fois durant l’année 2014. L’organisme remarque également que les membres du  gouvernement ont tenu des propos « régressifs » allant « à l’encontre de l’abolition de la peine de mort ».
Dans son rapport, l’association dénonce le manque d’indépendance du système judiciaire. Selon le rapport de l’AMDH, la justice a, à 251 reprises, été utilisée pour « se venger des militants en leur fabriquant de fausses accusations et en utilisant la justice pour les condamner à la prison après des jugements dénués de conditions d’un procès équitable ». Parmi les cas cités par l’AMDH figurent notamment ceux de Mouad Belghouat (L7A9D) et de Wafaa Charaf.
Dans son rapport l’AMDH pointe le fait que les avancées dans le domaine de la réforme de la justice « ne sont toujours pas opérationnelles à cause des obstacles structurels, constitutionnels, et juridiques qui posent des limites à l’ensemble des acteurs du corps judiciaire, magistrats, greffiers, avocats, experts, auxiliaires de justice et autres ». Pour illustrer son propos, l’AMDH signale qu’il existe toujours des divergences entre le ministère de la Justice et une dizaine d’instances impliquées dans le domaine de la justice. L’AMDH remarque également  dans son rapport que plusieurs magistrats ont fait l’objet de décisions disciplinaires « pour avoir exprimé leur opinion sur différentes questions liées à leurs conditions de travail et à la réforme de la justice ».

Les libertés et les défenseurs des droits humains mis à mal

Selon l’AMDH, l’année 2014 a été marquée par la violation de plusieurs libertés par les autorités du royaume. C’est notamment le cas de la liberté d’association qui a été victime, selon l’institution dirigée par Ahmed El Haij, par « une campagne systématique d’entraves au droit d’association sous des prétextes futiles ». À titre d’exemple, l’association cite le refus des dépôts de dossiers de plusieurs  dossiers réglementaires de plusieurs associations comme Freedom Now, l’association pour les droits numériques (ADN) ou encore le réseau des avocat(e)s contre la peine de mort.
Autre droit mis à mal en 2014 selon l’AMDH, celui de se rassembler. L’association de défense des droits humains est sans équivoque à ce sujet et juge que l’État marocain « n’a ménagé aucun effort pour interdire les activités et entraver le travail du mouvement démocratique et surtout des droits de l’homme ». Pour étayer ce propos, l’association mentionne l’interdiction de 60 activités de l’AMDH et d’une dizaine d’activités organisées par Transparency Maroc, la Ligue marocaine pour la défense des droits de l’homme ou encore l’association Adala.
Enfin, le gouvernement marocain a, selon l’AMDH, également mis à mal la liberté de la presse. L’organisation cite dans son rapport le rang du Maroc dans les classements établis par Freedom House (147e sur 197) et Reporters sans frontières (136e rang mondial dans le domaine de la liberté de la presse). Selon l’AMDH, un « certain nombre de journalistes » ont fait l’objet d’agressions physiques et insultes.  L’association remarque également  que plusieurs  poursuites judiciaires contre « un certain nombre de journalistes ont été engagées  en recourant au Code pénal au lieu du code de la presse ». Une pratique qui a pour but de « leur nuire et de les museler » selon le rapport de l’AMDH.

AMDH: Les droits humains ont connu une « dangereuse régression » en 2014

 AMDH: Les droits humains ont connu une « dangereuse régression » en 2014
Dans son rapport annuel sur les droits humains, l’AMDH dénonce le fonctionnement de l’appareil législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles. Crédit: Rachid Tniouni

Dans son rapport annuel sur les droits humains, l’AMDH dénonce le fonctionnement de l’appareil législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles.

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a présenté le 30 juin à Rabat son Rapport annuel sur les violations des droits humains au Maroc en 2014. Un rapport dans lequel l’association constate que la situation des droits humains au Maroc en 2014, a été caractérisée  «  par une dangereuse régression en termes de libertés et de droits fondamentaux ».  Lors de l’élaboration de ce rapport, les responsables de l’AMDH se sont notamment penchés sur le fonctionnement du système législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles. Pour les besoins de ce rapport, l’AMDH s’est  appuyée sur les rapports établis par ses 93 sections locales présentes à travers tout le Maroc, des rapports internationaux ainsi que les informations publiées par les médias.

Une démarche législative et une Constitution critiquées

D’un point de vue législatif, l’année 2014 a été marquée par l’approbation  par le parlement du projet de loi sur la justice militaire. Principale nouveauté de ce texte qui entrera en vigueur le 1er juillet : les civils ne pourront plus être jugés par un tribunal militaire.  Mais, pour l’AMDH, cette réforme n’a pas pris en compte les revendications des associations de droits humains concernant la suppression de la peine de la mort. L’Association rappelle néanmoins que l’année 2014 a également  été marquée par « la suppression du deuxième paragraphe de l’article 475 du Code pénal qui permettait l’impunité des violeurs de mineurs » mais note que le texte de loi relatif aux travailleurs dans les maisons autorise l’emploi des enfants de 16 ans « au lieu de 18 ans ».
L’AMDH est également très critique au sujet de la pratique du pouvoir législatif au royaume. En effet, selon l’Association, le pouvoir exécutif s’est approprié le « monopole […] dans la proposition de lois ». L’association remarque également  « que les propositions du parlement ont été faiblement prises en compte » ce qui illustre, selon elle,  « le rôle (réduit, ndlr) du parlement en matière législative ». Pour illustrer cet argument, le rapport de l’AMDH cite en exemple le vote du projet de loi de finances de l’année 2015 durant lequel « le parlement s’est cantonné à un rôle marginal se contentant d’accepter ou refuser les propositions du gouvernement ».
La Constitution, promulguée en juillet 2011, fait elle aussi l’objet de critiques par l’AMDH. L’Association signale que l’application de l’officialisation de la langue amazighe «  a été reportée sous prétexte d’attendre la publication de la loi organique » et remarque « qu’on relève une certaine hiérarchie entre la langue arabe et amazighe au profit de la première ». Autre défaut reproché à la Constitution, la non-séparation des pouvoirs qui profite à « l’institution monarchique ». Selon l’AMDH, celle-ci « détient les pouvoirs les plus importants : exécutif, législatif, judiciaire et religieux ».

 Une justice qui manque d’indépendance

Une partie du rapport établi par l’AMDH est consacrée aux régressions  constatées dans le domaine des droits civils et politiques. L’association a constaté que la peine de mort, qui a été maintenue dans l’avant-projet de loi du Code pénal, a été prononcée cinq fois durant l’année 2014. L’organisme remarque également que les membres du  gouvernement ont tenu des propos « régressifs » allant « à l’encontre de l’abolition de la peine de mort ».
Dans son rapport, l’association dénonce le manque d’indépendance du système judiciaire. Selon le rapport de l’AMDH, la justice a, à 251 reprises, été utilisée pour « se venger des militants en leur fabriquant de fausses accusations et en utilisant la justice pour les condamner à la prison après des jugements dénués de conditions d’un procès équitable ». Parmi les cas cités par l’AMDH figurent notamment ceux de Mouad Belghouat (L7A9D) et de Wafaa Charaf.
Dans son rapport l’AMDH pointe le fait que les avancées dans le domaine de la réforme de la justice « ne sont toujours pas opérationnelles à cause des obstacles structurels, constitutionnels, et juridiques qui posent des limites à l’ensemble des acteurs du corps judiciaire, magistrats, greffiers, avocats, experts, auxiliaires de justice et autres ». Pour illustrer son propos, l’AMDH signale qu’il existe toujours des divergences entre le ministère de la Justice et une dizaine d’instances impliquées dans le domaine de la justice. L’AMDH remarque également  dans son rapport que plusieurs magistrats ont fait l’objet de décisions disciplinaires « pour avoir exprimé leur opinion sur différentes questions liées à leurs conditions de travail et à la réforme de la justice ».

Les libertés et les défenseurs des droits humains mis à mal

Selon l’AMDH, l’année 2014 a été marquée par la violation de plusieurs libertés par les autorités du royaume. C’est notamment le cas de la liberté d’association qui a été victime, selon l’institution dirigée par Ahmed El Haij, par « une campagne systématique d’entraves au droit d’association sous des prétextes futiles ». À titre d’exemple, l’association cite le refus des dépôts de dossiers de plusieurs  dossiers réglementaires de plusieurs associations comme Freedom Now, l’association pour les droits numériques (ADN) ou encore le réseau des avocat(e)s contre la peine de mort.
Autre droit mis à mal en 2014 selon l’AMDH, celui de se rassembler. L’association de défense des droits humains est sans équivoque à ce sujet et juge que l’État marocain « n’a ménagé aucun effort pour interdire les activités et entraver le travail du mouvement démocratique et surtout des droits de l’homme ». Pour étayer ce propos, l’association mentionne l’interdiction de 60 activités de l’AMDH et d’une dizaine d’activités organisées par Transparency Maroc, la Ligue marocaine pour la défense des droits de l’homme ou encore l’association Adala.
Enfin, le gouvernement marocain a, selon l’AMDH, également mis à mal la liberté de la presse. L’organisation cite dans son rapport le rang du Maroc dans les classements établis par Freedom House (147e sur 197) et Reporters sans frontières (136e rang mondial dans le domaine de la liberté de la presse). Selon l’AMDH, un « certain nombre de journalistes » ont fait l’objet d’agressions physiques et insultes.  L’association remarque également  que plusieurs  poursuites judiciaires contre « un certain nombre de journalistes ont été engagées  en recourant au Code pénal au lieu du code de la presse ». Une pratique qui a pour but de « leur nuire et de les museler » selon le rapport de l’AMDH.

samedi 25 janvier 2014

«L’article 475 ne concerne pas le viol»

 Par  Amanda Chapon, h24info.ma, 13/01/2014
La juriste Michèle Zirari est spécialiste du droit pénal marocain.©DR
Michèle Zirari-Devif "On ne peut que se féliciter de la suppression d'un alinéa qui conduisait à de telles décisions. Mais il est douteux que cela change beaucoup de choses." © Photomontage ( DR )
Ça y est, le controversé article 475 du Code pénal a été amendé. Une bonne nouvelle, même s’il n’était absolument pas coupable du drame de la jeune Amina Filali, explique la spécialiste du droit pénal Michèle Zirari-Devif.
Mercredi dernier (le 8 janvier), la commission de la Justice à la Chambre des représentants a supprimé une partie du controversé article 475 du Code pénal sur le détournement de mineur.

Une abrogation accueillie avec un grand soulagement par les médias, les associations des droits de l’homme et les militants qui voyaient en cet article du Code pénal le responsable de la mort de la jeune Amina Filali qui se serait suicidée après avoir été mariée à son violeur.

Mais pour Michèle Zirari-Devif, juriste, spécialiste du système pénal marocain et secrétaire-générale adjointe de Transparency Maroc l’article 475 est un bouc émissaire (il traite du détournement de mineure, non du viol) et son amendement est loin de suffire à protéger d’autres jeunes filles.

H24info: L'article 475 est-il le "grand méchant" responsable du drame d'Amina Filali et avant elle, d'autres jeunes filles?

Michèle Zirari-Devif: Non bien sûr! L'article 475 concernait l'hypothèse où une mineure avait été séduite, sans violence, ni menaces selon les termes du code et avait épousé son séducteur. Et c'est parce que le mariage existait que la loi posait  un obstacle à des poursuites pénales: elles ne pouvaient avoir lieu que si les parents demandaient l'annulation du mariage et si celui-ci était effectivement annulé par la justice.

L'article 475 ne concernait pas une hypothèse de viol  et c'est une interprétation erronée de ce texte qui conduisait à forcer une mineure violée à épouser son séducteur.
Je ne défends cependant pas l'article 475 du code pénal, recopié du droit français et dont la rédaction initiale date de 1810; comme d'autres articles de notre code, il aurait dû d'être supprimé depuis longtemps.

Le deuxième alinéa de l'article 475 vient d'être abrogé par la commission de la Justice à la Chambre des représentants. Que pensez-vous de cet amendement? 
On ne peut que se féliciter de la suppression d'un alinéa qui conduisait à de telles décisions. Mais il est douteux que cela change beaucoup de choses.
Il arrive assez fréquemment  que des viols soient requalifiés en relations sexuelles hors mariage car le tribunal a refusé de croire à la contrainte subie par la femme. Cette dernière, de victime devient coupable, puisque les relations sexuelles hors mariage sont une infraction sanctionnée d'une peine d'un mois à un an d'emprisonnement.

Il arrive également, en cas de relations sexuelles hors mariage, que le ministère public  abandonne la poursuite si les deux personnes acceptent de se marier. Cela veut dire que le parquet -et s'il s'agit d'une mineure, son père et le juge de la famille qui intervient obligatoirement pour autoriser le mariage d'une mineure (art. 220 du code de la famille)- sont d'accord pour favoriser ou mettre en œuvre une pratique qui n'est en rien conforme à la loi.

Quelles mesures seraient plus efficaces, pour une meilleure prise en charge des femmes et des jeunes filles victimes de viol et d'agressions sexuelles?
Ce n'est pas un changement législatif mais une évolution des mentalités qui permettra une meilleure prise en charge des femmes victimes d'agressions sexuelles, et d'une manière plus générale une attitude plus rationnelle en face des infractions touchant de près ou de loin au sexe.

On a vu récemment deux adolescents être prévenus d'outrage public à la pudeur  pour avoir publié sur Facebook une photo où ils s'embrassaient!!! Cela nous montre qu'on est encore loin du compte!!!
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samedi 11 janvier 2014

Viol des mineures au Maroc : Une loi débattue au Parlement : amendement rejeté.


viol mineures

La commission de justice, de législation et des droits de l’Homme se réunira ce mercredi pour débattre de la proposition de loi du PAM.

Par  Laila Zerrour, 7/1/2014

L’abrogation de l’article 475 du code pénal se fait toujours attendre alors que le gouvernement de Benkirane avait promis de réviser cette disposition. Les députés du PAM sont déterminés à poursuivre leur combat pour mettre un terme à cet article qui protège les violeurs à la condition que ceux-ci épousent leurs victimes.
La commission de justice, de législation et des droits de l’Homme se réunira ce mercredi pour débattre de la proposition de loi du PAM visant la révision de cet article. Il n’est pas inutile de rappeler à ce sujet que le groupe parlementaire du PAM avait déposé une loi au Parlement le 26 juin 2012. Le texte en question modifie une partie du premier alinéa de l’article 475 du code pénal qui stipule que : «Quiconque, sans violences, menaces ou fraudes, enlève ou détourne, ou tente d’enlever ou de détourner, un mineur de moins de dix-huit ans, est puni de l’emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 200 à 500 dirhams».
Les députés du PAM veulent des sanctions plus sévères en proposant une peine de «cinq à dix ans» de prison. Ils souhaitent également abrogé l’alinéa 2 dudit article qui souligne que «Lorsqu’une mineure nubile ainsi enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l’annulation du mariage et ne peut être condamné qu’après que cette annulation du mariage a été prononcée».
Pour le PAM comme pour l’ensemble des ONG œuvrant pour la défense des droits de l’Homme, il s’agit d’une issue de secours pour permettre au violeur d’échapper à la justice. Depuis le suicide de Amina Filali en mars 2012, des voix au sein de la société civile et de la classe politique se sont élevées pour abroger cet article.
Plusieurs partis, en l’occurrence l’USFP, le PJD et le PAM, avaient manifesté des positions différentes dans cette affaire. L’USFP avait annoncé, à l’issue d’une réunion de son groupe parlementaire au mois de mars 2012, la création d’une commission d’information pour examiner le code pénal.
Du côté du PJD, rappelons que la ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, Bassima Hakkaoui, avait reconnu que la loi, qui incrimine les victimes de viol, est un véritable problème et avait appelé à l’ouverture d’un débat national pour la réformer. L’affaire Amina Filali qui est loin d’être un cas isolé dans notre pays a révélé les nombreuses failles du système de protection de l’enfance. Face à ces dysfonctionnements, les organismes de protection de l’enfance avaient appelé à un respect de la Convention internationale des droits de l’enfant.
http://www.aujourdhui.ma/maroc-actualite/societe/viol-des-mineures-au-maroc-une-loi-debattue-au-parlement-107202.html

A LIRE AUSSI

samedi 23 novembre 2013

Un drame qui se répète trop souvent au Maroc : mariée de force à son violeur, une mineure se suicide.


Bladi.net, 17 novembre 2013 Une mineure mariée de force à son violeur se suicide au Maroc

Une jeune Marocaine de 16 ans s’est donnée la mort par pendaison chez elle à Tetouan, au nord du Maroc, après une grave dépression consécutive à un viol.

D’après le journal Al Massae, la jeune fille de 16 ans, qui habitait la région de Tetouan, s’est pendue dans la maison de ses parents après une dépression sévère faisant suite à son viol par un jeune homme.
L’état de la jeune fille se serait complètement détérioré suite à la visite des parents du violeur qui, pour laver "l’affront fait à la jeune fille et sauver l’honneur de la famille", ont proposé à la famille de la jeune fille de se marier avec elle à sa sortie de prison. La jeune fille a préféré se donner la mort, plutôt que de se marier avec son violeur.
Au Maroc, il est possible pour le violeur de "racheter sa faute" en épousant sa victime. Dans son article 475, le code pénal marocain prévoit une exemption de peine pour le violeur qui épouse sa victime.
Article 475 du code pénal marocain
Quiconque, sans violences, menaces ou fraudes, enlève ou détourne, ou tente d’enlever ou de détourner, un mineur de moins de dix-huit ans , est puni de l’emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 200 à 500 dirhams.
Lorsqu’une mineure nubile ainsi enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l’annulation du mariage et ne peut être condamné qu’après que cette annulation du mariage a été prononcée.

vendredi 26 juillet 2013

.Maroc : A 17 ans, l’une est agressée, l’autre violée par des « fils de » ...qui, pour une fois, ne seraient pas au-dessus de la loi !

 Par
Jihane et son amie n’ont que 17 ans et toute la vie devant elles lorsqu’elles se font kidnapper par deux garçons. Ces derniers les emmènent  dans un terrain vague dans les environs de Rabat, les menacent à l’arme blanche, agressent Jihane et violent sa copine.
Le drame a eu lieu il y a deux semaines. Quelques jours avant le mois sacré de Ramadan. Deux semaines de « combat que j'ai mené toute seule » […] jusqu’à ce que ça devienne « trop lourd pour mes frêles épaules » se désole la mère de l'une des victimes, Fatim-Zahra Yaacoubi, sur la page Facebook appelant au soutien de sa fille, Jihane.
Viol avec préméditation et tentative de meurtre
Les coupables ont été présentés, aujourd’hui mercredi 24 juillet, devant la cour d’appel de Hay Ryad à Rabat. Selon une source contactée par nos soins se trouvant sur place, les parents des victimes ainsi que les victimes elles-mêmes ont été entendues avant que les accusés aient tout avoué. Selon l’instruction judiciaire, l’un des inculpés, connaissait Jihane et sa copine. Avec la complicité de son ami, ils ont tout prémédité avant le jour J.
L’inculpation été prononcée dans l’après-midi, selon la même source. Les mis en cause ont été incarcérés et seront poursuivis pour viol  avec préméditation et tentative de meurtre sur mineurs. La prochaine audience est prévue le 5 août 2013.
« Les « fils de » sont au-dessus de la loi »
Les agresseurs, armés « jusqu’aux dents » : couteau suisse, sabre, lames de rasoir, batte de baseball et barre de fer, n’ont cessé de se targuer d’être « fils de », de pouvoir échapper à la justice en toute impunité. Ils ont agressé et menacé Jihane, la fille de Fatim Zahra Yaacoubi, qui s’est débattue et a pu ainsi échapper au pire. Son amie, quant à elle, a été violée par les deux garçons.
La toile fulmine
Près de 7000 likes en moins de 24 heures, cette nouvelle affaire de viol suscite une forte indignation sur les réseaux sociaux. Des messages de soutien et de solidarité sont adressés à la victime et à sa famille, mais aussi des messages appelant à la mobilisation contre « cet acte barbare » : « Répugnant, abjecte, infâme et hideux. Aucun adjectif n’est assez fort pour décrire le dégoût et l’horreur que nous inspire cet acte barbare commis à l’encontre d’une jeune fille innocente. »
 « J’espère que cette fois la justice marocaine aura l'intelligence et le courage de punir ces gens qui se croient intouchables!" s’indigne un autre internaute sur Facebook.
A ce propos, une internaute propose à tous d’écrire des lettres au juge, au procureur et à Me Jamai (l’avocat des victimes) « afin de montrer que l’affaire est connue de tous, que nous faisons confiance à la justice et que le soutien n’a pas de frontières ».
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sur fb

Droit pénal: Il suffit parfois d’un procureur… 

Mercredi 24 juillet 2013 à 17h11
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Droit pénal: Il suffit parfois d’un procureur…
Incarcération immédiate pour deux violeurs (DR). 
Dans une récente affaire de viol et de tentative de viol de deux jeunes filles à Rabat, le procureur du roi a décidé, ce mercredi 24 juillet, l’incarcération des deux présumés coupables et leur poursuite en cour d’assises.
 
C’est malheureux que nous soyons acculés à nous enthousiasmer pour cette décision du procureur. Et d’applaudir un  procureur général qui décide de mettre sous les verrous deux présumés  violeurs et de les poursuivre devant la cour d'assises. Car ne fait-il pas simplement son travail ?
Eh bien non. Habituellement, dans les cas similaires, il est fait systématiquement référence au fameux article 475 du code pénal. Celui qui incite à marier les deux parties au litige, le violeur et la victime. En cette matinée du 24 juillet, devant la cour d’appel de Rabat à Hay Riad, une cinquantaine de femmes sont venues soutenir les deux victimes. « A croire que personne n'est père de famille, fils ou frère ! », fait observer un proche.
Incarcération immédiate des présumés coupables
« Le parquet a ordonné l’incarcération immédiate des présumés coupables et décidé de les poursuivre devant la cour d'assises à la cour d’appel de Rabat », précise Abderrahim Jamaï, avocat de la défense. Les faits reprochés consistent en la tentative de viol, et viol, agression, kidnapping, menaces physiques, utilisations d’objets dangereux, la liste est longue.
Rappel des faits. Le dernier week-end avant le début du mois de ramadan, les deux amies se sont rendues à une soirée accompagnées d’un ami commun, connu de la famille, un étudiant et d’une autre personne. Selon les informations recoupées, ce dernier est un homme marié, travaillant dans l’Administration. Ils commencent la soirée dans un pub, puis ils atterrissent dans un terrain vague où les jeunes filles subissent les pires sévices.
Les agresseurs reconnaissent les faits…Mais avec arrogance
Ce n’est que vendredi dernier, le 19 juillet, que la plainte a été déposée par les parents des victimes. Le lundi suivant, les deux agresseurs ont été appréhendés et ont reconnus leurs méfaits, et ce « avec une certaine arrogance, se déclarant irresponsables pour cause d’ivresse », apprend-on de sources concordantes.
D’autres sources proches du dossier précisent que cette « arrogance » n’est pas fortuite. L’un des présumés coupables est fils d’un haut gradé de l’armée  et le second est le gendre d’un haut responsable de la sécurité nationale.
Ils ont ainsi été auditionnés mercredi 24 juillet devant le procureur du roi. A l’issue de cette présentation de l’affaire devant le procureur du roi, les avocats des deux accusés se sont rétractés. Pour l’instant, nous en ignorons encore les raisons.
L’audience en cour d’assises a été fixée pour le 5 août prochain au sein de la cour d’appel. A suivre.
- See more at: http://www.medias24.com/DROIT/3019Droit-penal-Il-suffit-parfois-d-un-procureur%E2%80%A6.html#sthash.IzvVVR1F.dpuf

Droit pénal: Il suffit parfois d’un procureur… 

Mercredi 24 juillet 2013 à 17h11
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Droit pénal: Il suffit parfois d’un procureur…
Incarcération immédiate pour deux violeurs (DR). 
Dans une récente affaire de viol et de tentative de viol de deux jeunes filles à Rabat, le procureur du roi a décidé, ce mercredi 24 juillet, l’incarcération des deux présumés coupables et leur poursuite en cour d’assises.

C’est malheureux que nous soyons acculés à nous enthousiasmer pour cette décision du procureur. Et d’applaudir un  procureur général qui décide de mettre sous les verrous deux présumés  violeurs et de les poursuivre devant la cour d'assises. Car ne fait-il pas simplement son travail ?
Eh bien non. Habituellement, dans les cas similaires, il est fait systématiquement référence au fameux article 475 du code pénal. Celui qui incite à marier les deux parties au litige, le violeur et la victime. En cette matinée du 24 juillet, devant la cour d’appel de Rabat à Hay Riad, une cinquantaine de femmes sont venues soutenir les deux victimes. « A croire que personne n'est père de famille, fils ou frère ! », fait observer un proche.
Incarcération immédiate des présumés coupables
« Le parquet a ordonné l’incarcération immédiate des présumés coupables et décidé de les poursuivre devant la cour d'assises à la cour d’appel de Rabat », précise Abderrahim Jamaï, avocat de la défense. Les faits reprochés consistent en la tentative de viol, et viol, agression, kidnapping, menaces physiques, utilisations d’objets dangereux, la liste est longue.
Rappel des faits. Le dernier week-end avant le début du mois de ramadan, les deux amies se sont rendues à une soirée accompagnées d’un ami commun, connu de la famille, un étudiant et d’une autre personne. Selon les informations recoupées, ce dernier est un homme marié, travaillant dans l’Administration. Ils commencent la soirée dans un pub, puis ils atterrissent dans un terrain vague où les jeunes filles subissent les pires sévices.
Les agresseurs reconnaissent les faits…Mais avec arrogance
Ce n’est que vendredi dernier, le 19 juillet, que la plainte a été déposée par les parents des victimes. Le lundi suivant, les deux agresseurs ont été appréhendés et ont reconnus leurs méfaits, et ce « avec une certaine arrogance, se déclarant irresponsables pour cause d’ivresse », apprend-on de sources concordantes.
D’autres sources proches du dossier précisent que cette « arrogance » n’est pas fortuite. L’un des présumés coupables est fils d’un haut gradé de l’armée  et le second est le gendre d’un haut responsable de la sécurité nationale.
Ils ont ainsi été auditionnés mercredi 24 juillet devant le procureur du roi. A l’issue de cette présentation de l’affaire devant le procureur du roi, les avocats des deux accusés se sont rétractés. Pour l’instant, nous en ignorons encore les raisons.
L’audience en cour d’assises a été fixée pour le 5 août prochain au sein de la cour d’appel. A suivre.
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Droit pénal: Il suffit parfois d’un procureur… 

Mercredi 24 juillet 2013 à 17h11
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Droit pénal: Il suffit parfois d’un procureur…
Incarcération immédiate pour deux violeurs (DR). 
Dans une récente affaire de viol et de tentative de viol de deux jeunes filles à Rabat, le procureur du roi a décidé, ce mercredi 24 juillet, l’incarcération des deux présumés coupables et leur poursuite en cour d’assises.

C’est malheureux que nous soyons acculés à nous enthousiasmer pour cette décision du procureur. Et d’applaudir un  procureur général qui décide de mettre sous les verrous deux présumés  violeurs et de les poursuivre devant la cour d'assises. Car ne fait-il pas simplement son travail ?
Eh bien non. Habituellement, dans les cas similaires, il est fait systématiquement référence au fameux article 475 du code pénal. Celui qui incite à marier les deux parties au litige, le violeur et la victime. En cette matinée du 24 juillet, devant la cour d’appel de Rabat à Hay Riad, une cinquantaine de femmes sont venues soutenir les deux victimes. « A croire que personne n'est père de famille, fils ou frère ! », fait observer un proche.
Incarcération immédiate des présumés coupables
« Le parquet a ordonné l’incarcération immédiate des présumés coupables et décidé de les poursuivre devant la cour d'assises à la cour d’appel de Rabat », précise Abderrahim Jamaï, avocat de la défense. Les faits reprochés consistent en la tentative de viol, et viol, agression, kidnapping, menaces physiques, utilisations d’objets dangereux, la liste est longue.
Rappel des faits. Le dernier week-end avant le début du mois de ramadan, les deux amies se sont rendues à une soirée accompagnées d’un ami commun, connu de la famille, un étudiant et d’une autre personne. Selon les informations recoupées, ce dernier est un homme marié, travaillant dans l’Administration. Ils commencent la soirée dans un pub, puis ils atterrissent dans un terrain vague où les jeunes filles subissent les pires sévices.
Les agresseurs reconnaissent les faits…Mais avec arrogance
Ce n’est que vendredi dernier, le 19 juillet, que la plainte a été déposée par les parents des victimes. Le lundi suivant, les deux agresseurs ont été appréhendés et ont reconnus leurs méfaits, et ce « avec une certaine arrogance, se déclarant irresponsables pour cause d’ivresse », apprend-on de sources concordantes.
D’autres sources proches du dossier précisent que cette « arrogance » n’est pas fortuite. L’un des présumés coupables est fils d’un haut gradé de l’armée  et le second est le gendre d’un haut responsable de la sécurité nationale.
Ils ont ainsi été auditionnés mercredi 24 juillet devant le procureur du roi. A l’issue de cette présentation de l’affaire devant le procureur du roi, les avocats des deux accusés se sont rétractés. Pour l’instant, nous en ignorons encore les raisons.
L’audience en cour d’assises a été fixée pour le 5 août prochain au sein de la cour d’appel. A suivre.
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Droit pénal: Il suffit parfois d’un procureur… 

Mercredi 24 juillet 2013 à 17h11
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Droit pénal: Il suffit parfois d’un procureur…
Incarcération immédiate pour deux violeurs (DR). 
Dans une récente affaire de viol et de tentative de viol de deux jeunes filles à Rabat, le procureur du roi a décidé, ce mercredi 24 juillet, l’incarcération des deux présumés coupables et leur poursuite en cour d’assises.

C’est malheureux que nous soyons acculés à nous enthousiasmer pour cette décision du procureur. Et d’applaudir un  procureur général qui décide de mettre sous les verrous deux présumés  violeurs et de les poursuivre devant la cour d'assises. Car ne fait-il pas simplement son travail ?
Eh bien non. Habituellement, dans les cas similaires, il est fait systématiquement référence au fameux article 475 du code pénal. Celui qui incite à marier les deux parties au litige, le violeur et la victime. En cette matinée du 24 juillet, devant la cour d’appel de Rabat à Hay Riad, une cinquantaine de femmes sont venues soutenir les deux victimes. « A croire que personne n'est père de famille, fils ou frère ! », fait observer un proche.
Incarcération immédiate des présumés coupables
« Le parquet a ordonné l’incarcération immédiate des présumés coupables et décidé de les poursuivre devant la cour d'assises à la cour d’appel de Rabat », précise Abderrahim Jamaï, avocat de la défense. Les faits reprochés consistent en la tentative de viol, et viol, agression, kidnapping, menaces physiques, utilisations d’objets dangereux, la liste est longue.
Rappel des faits. Le dernier week-end avant le début du mois de ramadan, les deux amies se sont rendues à une soirée accompagnées d’un ami commun, connu de la famille, un étudiant et d’une autre personne. Selon les informations recoupées, ce dernier est un homme marié, travaillant dans l’Administration. Ils commencent la soirée dans un pub, puis ils atterrissent dans un terrain vague où les jeunes filles subissent les pires sévices.
Les agresseurs reconnaissent les faits…Mais avec arrogance
Ce n’est que vendredi dernier, le 19 juillet, que la plainte a été déposée par les parents des victimes. Le lundi suivant, les deux agresseurs ont été appréhendés et ont reconnus leurs méfaits, et ce « avec une certaine arrogance, se déclarant irresponsables pour cause d’ivresse », apprend-on de sources concordantes.
D’autres sources proches du dossier précisent que cette « arrogance » n’est pas fortuite. L’un des présumés coupables est fils d’un haut gradé de l’armée  et le second est le gendre d’un haut responsable de la sécurité nationale.
Ils ont ainsi été auditionnés mercredi 24 juillet devant le procureur du roi. A l’issue de cette présentation de l’affaire devant le procureur du roi, les avocats des deux accusés se sont rétractés. Pour l’instant, nous en ignorons encore les raisons.
L’audience en cour d’assises a été fixée pour le 5 août prochain au sein de la cour d’appel. A suivre.
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Par Aziz Enhaili.
Ne nous trompons pas! Cette histoire de viol et de menaces de mort de deux adolescentes, Jihane et Hiba, par deux hommes (qui semblaient croire que tout leur était permis) est trop grave pour passer inaperçue ou sous silence!
Son issue est cruciale dans le sens qu'elle représentera un indice de l'état réel de la justice et des juges au Maroc. C'est pourquoi, me semble-t-il, elle continuera d'être suivie de près, par des milliers et des milliers de Marocains et de non-Marocains jusqu'au prononcé des sentences.

Là, la justice marocaine saisira-t-elle cette occasion d'or pour être au rendez-vous avec la justice?
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Par Anissa Bellefqih

"Je suis heureuse aujourd’hui de voir que Hiba se soit associée à l’action de Jihane. Il est vital pour leur reconstruction qu’elles comprennent que la honte & l'opprobre ne doivent rejaillir que sur les seuls criminels.
Il serait temps de changer l’article 475 du code pénal marocain pour l'adapter à l'horreur d'un geste aussi barbare que le viol d'une personne. Un crime imprescriptible à condamner avec la plus grande fermeté.
Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour les parents de ces voyous. J’imagine leur enfer, mais la loi doit sévir pour protéger nos enfants, car NUL n’est à l’abri d’un tel drame. Les juges devraient réfléchir à ce dernier point..."
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Par Rita La Chniwla Rebelle
Aujourd'hui il s'agissait de la confrontation entre les parties. Les deux individus ont avoués les agressions en disant qu'ils étaient saouls. Figurez-vous que l'un d'eux est père d'une petite fille ... Les agresseurs sont pour l'un fils de colonel, l'autre apparenté à un haut gradé dans la police ...
Les deux victimes ne sont pas venues mais leurs mères étaient là. D'ailleurs, l'une d'elles est avocate et défend sa fille, l'autre est défendue par Me Jamai. Elles ont subi beaucoup de pression pour ne pas aller en justice mais finalement c'est la raison qui a pris le dessus. 
Jihane, l'une des victimes a 17 ans et vient d'avoir son bac ... L'un des agresseurs est un ami à elles, il devaient aller ensemble à une soirée, il est venu accompagné d'un jeune homme de 33 ans, le fameux père de famille. La suite se résume à kidnapping, agression armée, viol sous la menace d'un couteau. Jihane s'est évanouie, l'autre a été violée par chacun des hommes ...

Nous avions peur que tout cela traîne en longueur vu l'identité des coupables mais finalement, la police a été correcte et apparemment le juge qui s'occupe de l'affaire aussi ... on verra bien comment cela va tourner mais pour ma part je ne me fais aucune illusion

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 Par Samira Mizbar
Le procès est prévu le 5 août. Parce que nous avons une justice à double visage, parce que la loi qui doit défendre les femmes et les mineurs est incroyablement rétrograde, il faut nous mobiliser et mobiliser autour de nous ! Aujourd'hui, c'est Jihane et Hiba, demain ce sera ma fille ou la votre ! Et les papas ne sont pas dispensés de présence : montrer notre colère envers ces animaux et notre peur pour les générations qui arrivent est urgent si nous voulons construire un autre Maroc ! Nous demandons la même justice pour tous et que les agressions sexuelles soient criminalisées.