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vendredi 15 janvier 2016

LDH 25 janvier :« État d’urgence / Urgence des droits : Au nom de la sécurité, menaces sur les libertés et l’égalité ».


   
Ali Dabaj, 13/1/2016

Les sections parisiennes de la Ligue des droits de l’Homme organisent une réunion publique intitulée : « État d’urgence / Urgence des droits : Au nom de la sécurité, menaces sur les libertés et l’égalité ».

Après les attentats de 2015, faut-il sacrifier des libertés fondamentales, mettre la démocratie en danger ? Faut-il inscrire l’état d’urgence dans la Constitution ? Instaurer la déchéance de nationalité pour les binationaux et renier un des principes de la République ? Faut-il aggraver encore le dispositif juridique en vigueur, au lieu de traiter les urgences sociales, économiques et environnementales ? 


Avec :
Laurence BLISSON, Secrétaire générale du Syndicat de la magistrature ;
Henri LECLERC, Président d'honneur de la Ligue des droits de l’Homme ;
Françoise DUMONT, Présidente de la Ligue des droits de l’Homme ;
Alain RENON, journaliste, animera le débat.

Lundi 25 janvier à 19h30
 au Théâtre La Reine Blanche,
 2bis passage Ruelle 
Paris 75018.
Par la rue Max Dormoy entre M° La Chapelle et Max Dormoy.

Posez vos questions aux invités avec le hashtag #25janvierstopetatdurgence

lundi 4 janvier 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 27/12/2015au 3/1/2016

    
Sahara Occidental quel espoir face au blocage du Maroc ? S'il ne veut pas la paix, c'est qu'il espère la guerre ?
 Qu'est ce qui va bien au Maroc ?

jeudi 2 juillet 2015

AMDH : "manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles."

Dans son rapport annuel sur les droits humains, l’AMDH dénonce le fonctionnement de l’appareil législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles.

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a présenté le 30 juin à Rabat son Rapport annuel sur les violations des droits humains au Maroc en 2014. Un rapport dans lequel l’association constate que la situation des droits humains au Maroc en 2014, a été caractérisée  «  par une dangereuse régression en termes de libertés et de droits fondamentaux ».  Lors de l’élaboration de ce rapport, les responsables de l’AMDH se sont notamment penchés sur le fonctionnement du système législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles. Pour les besoins de ce rapport, l’AMDH s’est  appuyée sur les rapports établis par ses 93 sections locales présentes à travers tout le Maroc, des rapports internationaux ainsi que les informations publiées par les médias.

Une démarche législative et une Constitution critiquées

D’un point de vue législatif, l’année 2014 a été marquée par l’approbation  par le parlement du projet de loi sur la justice militaire. Principale nouveauté de ce texte qui entrera en vigueur le 1er juillet : les civils ne pourront plus être jugés par un tribunal militaire.  Mais, pour l’AMDH, cette réforme n’a pas pris en compte les revendications des associations de droits humains concernant la suppression de la peine de la mort. L’Association rappelle néanmoins que l’année 2014 a également  été marquée par « la suppression du deuxième paragraphe de l’article 475 du Code pénal qui permettait l’impunité des violeurs de mineurs » mais note que le texte de loi relatif aux travailleurs dans les maisons autorise l’emploi des enfants de 16 ans « au lieu de 18 ans ».
L’AMDH est également très critique au sujet de la pratique du pouvoir législatif au royaume. En effet, selon l’Association, le pouvoir exécutif s’est approprié le « monopole […] dans la proposition de lois ». L’association remarque également  « que les propositions du parlement ont été faiblement prises en compte » ce qui illustre, selon elle,  « le rôle (réduit, ndlr) du parlement en matière législative ». Pour illustrer cet argument, le rapport de l’AMDH cite en exemple le vote du projet de loi de finances de l’année 2015 durant lequel « le parlement s’est cantonné à un rôle marginal se contentant d’accepter ou refuser les propositions du gouvernement ».
La Constitution, promulguée en juillet 2011, fait elle aussi l’objet de critiques par l’AMDH. L’Association signale que l’application de l’officialisation de la langue amazighe «  a été reportée sous prétexte d’attendre la publication de la loi organique » et remarque « qu’on relève une certaine hiérarchie entre la langue arabe et amazighe au profit de la première ». Autre défaut reproché à la Constitution, la non-séparation des pouvoirs qui profite à « l’institution monarchique ». Selon l’AMDH, celle-ci « détient les pouvoirs les plus importants : exécutif, législatif, judiciaire et religieux ».

 Une justice qui manque d’indépendance

Une partie du rapport établi par l’AMDH est consacrée aux régressions  constatées dans le domaine des droits civils et politiques. L’association a constaté que la peine de mort, qui a été maintenue dans l’avant-projet de loi du Code pénal, a été prononcée cinq fois durant l’année 2014. L’organisme remarque également que les membres du  gouvernement ont tenu des propos « régressifs » allant « à l’encontre de l’abolition de la peine de mort ».
Dans son rapport, l’association dénonce le manque d’indépendance du système judiciaire. Selon le rapport de l’AMDH, la justice a, à 251 reprises, été utilisée pour « se venger des militants en leur fabriquant de fausses accusations et en utilisant la justice pour les condamner à la prison après des jugements dénués de conditions d’un procès équitable ». Parmi les cas cités par l’AMDH figurent notamment ceux de Mouad Belghouat (L7A9D) et de Wafaa Charaf.
Dans son rapport l’AMDH pointe le fait que les avancées dans le domaine de la réforme de la justice « ne sont toujours pas opérationnelles à cause des obstacles structurels, constitutionnels, et juridiques qui posent des limites à l’ensemble des acteurs du corps judiciaire, magistrats, greffiers, avocats, experts, auxiliaires de justice et autres ». Pour illustrer son propos, l’AMDH signale qu’il existe toujours des divergences entre le ministère de la Justice et une dizaine d’instances impliquées dans le domaine de la justice. L’AMDH remarque également  dans son rapport que plusieurs magistrats ont fait l’objet de décisions disciplinaires « pour avoir exprimé leur opinion sur différentes questions liées à leurs conditions de travail et à la réforme de la justice ».

Les libertés et les défenseurs des droits humains mis à mal

Selon l’AMDH, l’année 2014 a été marquée par la violation de plusieurs libertés par les autorités du royaume. C’est notamment le cas de la liberté d’association qui a été victime, selon l’institution dirigée par Ahmed El Haij, par « une campagne systématique d’entraves au droit d’association sous des prétextes futiles ». À titre d’exemple, l’association cite le refus des dépôts de dossiers de plusieurs  dossiers réglementaires de plusieurs associations comme Freedom Now, l’association pour les droits numériques (ADN) ou encore le réseau des avocat(e)s contre la peine de mort.
Autre droit mis à mal en 2014 selon l’AMDH, celui de se rassembler. L’association de défense des droits humains est sans équivoque à ce sujet et juge que l’État marocain « n’a ménagé aucun effort pour interdire les activités et entraver le travail du mouvement démocratique et surtout des droits de l’homme ». Pour étayer ce propos, l’association mentionne l’interdiction de 60 activités de l’AMDH et d’une dizaine d’activités organisées par Transparency Maroc, la Ligue marocaine pour la défense des droits de l’homme ou encore l’association Adala.
Enfin, le gouvernement marocain a, selon l’AMDH, également mis à mal la liberté de la presse. L’organisation cite dans son rapport le rang du Maroc dans les classements établis par Freedom House (147e sur 197) et Reporters sans frontières (136e rang mondial dans le domaine de la liberté de la presse). Selon l’AMDH, un « certain nombre de journalistes » ont fait l’objet d’agressions physiques et insultes.  L’association remarque également  que plusieurs  poursuites judiciaires contre « un certain nombre de journalistes ont été engagées  en recourant au Code pénal au lieu du code de la presse ». Une pratique qui a pour but de « leur nuire et de les museler » selon le rapport de l’AMDH.

AMDH: Les droits humains ont connu une « dangereuse régression » en 2014

 AMDH: Les droits humains ont connu une « dangereuse régression » en 2014
Dans son rapport annuel sur les droits humains, l’AMDH dénonce le fonctionnement de l’appareil législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles. Crédit: Rachid Tniouni

Dans son rapport annuel sur les droits humains, l’AMDH dénonce le fonctionnement de l’appareil législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles.

L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a présenté le 30 juin à Rabat son Rapport annuel sur les violations des droits humains au Maroc en 2014. Un rapport dans lequel l’association constate que la situation des droits humains au Maroc en 2014, a été caractérisée  «  par une dangereuse régression en termes de libertés et de droits fondamentaux ».  Lors de l’élaboration de ce rapport, les responsables de l’AMDH se sont notamment penchés sur le fonctionnement du système législatif, le manque d’indépendance de la justice, et la régression des libertés individuelles. Pour les besoins de ce rapport, l’AMDH s’est  appuyée sur les rapports établis par ses 93 sections locales présentes à travers tout le Maroc, des rapports internationaux ainsi que les informations publiées par les médias.

Une démarche législative et une Constitution critiquées

D’un point de vue législatif, l’année 2014 a été marquée par l’approbation  par le parlement du projet de loi sur la justice militaire. Principale nouveauté de ce texte qui entrera en vigueur le 1er juillet : les civils ne pourront plus être jugés par un tribunal militaire.  Mais, pour l’AMDH, cette réforme n’a pas pris en compte les revendications des associations de droits humains concernant la suppression de la peine de la mort. L’Association rappelle néanmoins que l’année 2014 a également  été marquée par « la suppression du deuxième paragraphe de l’article 475 du Code pénal qui permettait l’impunité des violeurs de mineurs » mais note que le texte de loi relatif aux travailleurs dans les maisons autorise l’emploi des enfants de 16 ans « au lieu de 18 ans ».
L’AMDH est également très critique au sujet de la pratique du pouvoir législatif au royaume. En effet, selon l’Association, le pouvoir exécutif s’est approprié le « monopole […] dans la proposition de lois ». L’association remarque également  « que les propositions du parlement ont été faiblement prises en compte » ce qui illustre, selon elle,  « le rôle (réduit, ndlr) du parlement en matière législative ». Pour illustrer cet argument, le rapport de l’AMDH cite en exemple le vote du projet de loi de finances de l’année 2015 durant lequel « le parlement s’est cantonné à un rôle marginal se contentant d’accepter ou refuser les propositions du gouvernement ».
La Constitution, promulguée en juillet 2011, fait elle aussi l’objet de critiques par l’AMDH. L’Association signale que l’application de l’officialisation de la langue amazighe «  a été reportée sous prétexte d’attendre la publication de la loi organique » et remarque « qu’on relève une certaine hiérarchie entre la langue arabe et amazighe au profit de la première ». Autre défaut reproché à la Constitution, la non-séparation des pouvoirs qui profite à « l’institution monarchique ». Selon l’AMDH, celle-ci « détient les pouvoirs les plus importants : exécutif, législatif, judiciaire et religieux ».

 Une justice qui manque d’indépendance

Une partie du rapport établi par l’AMDH est consacrée aux régressions  constatées dans le domaine des droits civils et politiques. L’association a constaté que la peine de mort, qui a été maintenue dans l’avant-projet de loi du Code pénal, a été prononcée cinq fois durant l’année 2014. L’organisme remarque également que les membres du  gouvernement ont tenu des propos « régressifs » allant « à l’encontre de l’abolition de la peine de mort ».
Dans son rapport, l’association dénonce le manque d’indépendance du système judiciaire. Selon le rapport de l’AMDH, la justice a, à 251 reprises, été utilisée pour « se venger des militants en leur fabriquant de fausses accusations et en utilisant la justice pour les condamner à la prison après des jugements dénués de conditions d’un procès équitable ». Parmi les cas cités par l’AMDH figurent notamment ceux de Mouad Belghouat (L7A9D) et de Wafaa Charaf.
Dans son rapport l’AMDH pointe le fait que les avancées dans le domaine de la réforme de la justice « ne sont toujours pas opérationnelles à cause des obstacles structurels, constitutionnels, et juridiques qui posent des limites à l’ensemble des acteurs du corps judiciaire, magistrats, greffiers, avocats, experts, auxiliaires de justice et autres ». Pour illustrer son propos, l’AMDH signale qu’il existe toujours des divergences entre le ministère de la Justice et une dizaine d’instances impliquées dans le domaine de la justice. L’AMDH remarque également  dans son rapport que plusieurs magistrats ont fait l’objet de décisions disciplinaires « pour avoir exprimé leur opinion sur différentes questions liées à leurs conditions de travail et à la réforme de la justice ».

Les libertés et les défenseurs des droits humains mis à mal

Selon l’AMDH, l’année 2014 a été marquée par la violation de plusieurs libertés par les autorités du royaume. C’est notamment le cas de la liberté d’association qui a été victime, selon l’institution dirigée par Ahmed El Haij, par « une campagne systématique d’entraves au droit d’association sous des prétextes futiles ». À titre d’exemple, l’association cite le refus des dépôts de dossiers de plusieurs  dossiers réglementaires de plusieurs associations comme Freedom Now, l’association pour les droits numériques (ADN) ou encore le réseau des avocat(e)s contre la peine de mort.
Autre droit mis à mal en 2014 selon l’AMDH, celui de se rassembler. L’association de défense des droits humains est sans équivoque à ce sujet et juge que l’État marocain « n’a ménagé aucun effort pour interdire les activités et entraver le travail du mouvement démocratique et surtout des droits de l’homme ». Pour étayer ce propos, l’association mentionne l’interdiction de 60 activités de l’AMDH et d’une dizaine d’activités organisées par Transparency Maroc, la Ligue marocaine pour la défense des droits de l’homme ou encore l’association Adala.
Enfin, le gouvernement marocain a, selon l’AMDH, également mis à mal la liberté de la presse. L’organisation cite dans son rapport le rang du Maroc dans les classements établis par Freedom House (147e sur 197) et Reporters sans frontières (136e rang mondial dans le domaine de la liberté de la presse). Selon l’AMDH, un « certain nombre de journalistes » ont fait l’objet d’agressions physiques et insultes.  L’association remarque également  que plusieurs  poursuites judiciaires contre « un certain nombre de journalistes ont été engagées  en recourant au Code pénal au lieu du code de la presse ». Une pratique qui a pour but de « leur nuire et de les museler » selon le rapport de l’AMDH.

samedi 7 mars 2015

Homosexualité au Maroc : Human Rights Watch appelle à la dépénalisation


5/3/2015
L’ONG Human Rights Watch a appelé le Maroc a dépénalisé l’homosexualité, passible de trois de ans de prison ferme selon le code pénal. L’organisation ne manque pas de rappeler que la Constitution marocaine stipule que « toute personne a droit à la protection de sa vie privée ».
L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a appelé mercredi à dépénaliser l’homosexualité au Maroc suite à la condamnation pour ce motif de deux personnes à Al Hoceima.
« Si le Maroc aspire réellement à être un leader régional dans le domaine des droits humains, il devrait montrer la voie en décriminalisant les pratiques homosexuelles », a déclaré la directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du nord à HRW, Sarah Leah Whitson.
Un élu local et un étudiant de la région d’Imzouren (18 Km au sud d’Al Hoceima), condamnés en première instance à trois ans de prison ferme chacun pour pratiques homosexuelles, avaient vu leur peine réduite respectivement à un an et à six mois de prison ferme en appel. Ils étaient notamment poursuivis pour « acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe » et « outrage public à la pudeur », selon HRW.
La police avait arrêté ces deux personnes le 13 décembre dans le véhicule de fonction de l’élu alors qu’ils étaient « en train de s’adonner à des ébats sexuels », selon l’accusation citée dans un communiqué de l’Association Rif des droits humains (ARDH, indépendante).

La Constitution et la « protection de la vie privée »

Ils avaient été « jugés coupables sur la base d’aveux faits, selon la police, en détention, mais qu’ils ont ensuite rétractés devant le juge », affirme HRW dans son communiqué.
La Constitution marocaine adoptée en 2011 stipule que « toute personne a droit à la protection de sa vie privée », rappelle HRW selon qui cela « devrait conduire à abolir la loi qui criminalise les relations sexuelles consentantes entre personnes majeurs de même sexe ».
De même, l’article 489 du code pénal punit tout acte sexuel entre deux personnes de même sexe d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.
D’après un sondage réalisé en novembre par l’institut TNS pour l’hebdomadaire TelQuel, plus de 8 Marocains sur 10 se disent « pas du tout favorables à la tolérance envers l’homosexualité », contre 11% « favorables ».
aufait avec AFP

samedi 11 janvier 2014

l'exemple tunisien

A ceux qui n'en finissent plus de pointer du doigt les révolutions tunisienne et égyptienne qui ont fait passer les peuples concernés d'une dictature de prédateurs à celle des islamistes, je les renvoie à l'exemple tunisien, où à force d'acharnement et de lutte, la société civile a fait reculer la dictature que les barbus s'apprêtaient à constitutionnaliser !
 
Une belle leçon pour tous ceux qui continuent de brandir la menace de zizanie et de troubles qui seraient liés à une disparition de la monarchie marocaine, alors que la pire menace pour les marocains est précisément ce régime pourri qui confisque, pille, opprime et tue les nôtres ! Plus "siba" que ça je ne vois pas !
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En Tunisie, la liberté de conscience l'emporte sur la charia

Le Point.fr - Publié le 05/01/2014 Les premiers articles fraîchement adoptés de la nouvelle Constitution tunisienne font de la religion une question individuelle. Une première dans le monde arabe.

L'Assemblée nationale tunisienne a commencé à voter les articles de la nouvelle Constitution .    

Mireille Duteil
Chroniques de l'Afrique et du Proche-Orient

lundi 06 janvier 2014,
14:27:30
<a href='http://openx.leconomiste.com/www/delivery/ck.php?n=ab262afc&cb=INSERT_RANDOM_NUMBER_HERE' target='_blank'><img src='http://openx.leconomiste.com/www/delivery/avw.php?zoneid=74&cb=INSERT_RANDOM_NUMBER_HERE&n=ab262afc' border='0' alt='' /></a>

Dim 21h00 ALERTE TUNISIE CONSTITUTION- Victoire des laïcs- L'accusation d'apostasie interdite après des menaces

Crée le : 05 janvier 2014
         
L'opposition laïque tunisienne a obtenu dimanche le vote d'un amendement au projet de Constitution interdisant "les accusations d'apostasie", à la suite de menaces contre un élu de gauche après qu'un député islamiste l'a qualifié d'ennemi de l'islam.

  L'amendement en question, adopté par 131 voix sur 182 votants vers 20H00 GMT (21H00 locale), "prohibe les accusations d'apostasie et l'incitation à la violence". Il avait été présenté une première fois samedi mais rejeté.

  Ce vote intervient à l'issue d'une longue journée de négociations et de polémique entre les islamistes du parti Ennahda et l'opposition laïque qui menaçait de boycotter les séances de la Constituante sur l'adoption de la Constitution.


  La polémique qui a paralysé la Constituante dimanche a été provoquée par des propos la veille de Habib Ellouze, un élu de frange radicale d'Ennahda, qui avait jugé notamment que le député de gauche Mongi Rahoui était "connu pour son animosité pour l'islam".

  M. Rahoui a affirmé dans l'hémicycle que ces propos étaient à l'origine de menaces de mort à son encontre.

  "Ce qui a été dit hier (samedi) par ce cheikh, comme quoi (...) j'étais l'ennemi de l'islam, a conduit à des menaces de morts contre moi", a-t-il dit.

  Pour l'opposition, les propos en question ont fait de l'élu une cible, alors que deux opposants de gauche ont été assassinés en 2013, crimes attribués à la mouvance jihadiste.

(Avec AFP
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jeudi 3 octobre 2013

Maroc – Des associations veulent 1 million de signatures pour l’officialisation de Tamazight


  •   Par Mehdi El Amine, 29/9/2013
Plus de deux années après la réforme de la constitution du Maroc pour y introduire la langue amazighe comme langue officielle au même titre que l’arabe, des associations marocaines de défense des droits des amazighs reviennent à la charge pour rappeler au gouvernement ses promesses non-tenues.


La mobilisation citoyenne s’amplifie au Maroc, où des associations amazighes, des artistes, des personnalités politiques et des citoyens lambda viennent de lancer une pétition nationale et aux Marocains établis à l’étranger pour rassembler 1 million de signatures en faveur de la mise en application du caractère officiel de la langue amazighe dans les institutions du pays. Cette initiative sonne comme une piqure de rappel au Roi du Maroc et à son gouvernement, sur leur promesse non-tenue de l’officialisation de la langue amazighe. Une promesse faite dans le sillage des révoltes dites du « printemps arabe » qui ont ébranlé les régimes autoritaires de Tunisie et d'Egypte, et dont le souverain voulait à tout se prémunir.

Recul des institutions
Dans un communiqué rendu public par les premiers signataires de la pétition, les militants berbéristes marocains dénoncent « les hésitations et le refus du gouvernement et du parlement marocains d’aller de l’avant » dans le sens de l’officialisation de la langue amazigh au Maroc, à travers son introduction dans les institutions du pays et son enseignement à une plus large échelle à travers le pays. En 2012, près de 1 million d’élèves du cycle primaire ont bénéficié de l’enseignement de tamazight dans les écoles, selon des chiffres officiels, un bilan que les militants berbéristes jugent insuffisant au regard du nombre important de Marocains pratiquant les différents dialectes berbères. Les associations marocaines évoquent également « un recul des institutions et des engagements non tenus depuis un an et demi » et accusent les autorités de « tourner autour du pot », dans la mise en application de la constitutionalisation de tamazight, rappelant les engagements internationaux en matière de respect des droits de l’homme paraphés par le Maroc.

Tifinagh ou latin ?
Le Maroc est le principal pays berbérophone en Afrique du Nord, où le dialecte amazigh, dans ses différentes variantes, est parlé par près de la moitié de la population. L’introduction de la langue amazighe dans la constitution est aussi une première et une grande avancée par rapport aux pays voisins, particulièrement l'Algérie où la question n’a pas atteint ce stade malgré une réforme constitutionnelle qui a limité l’amazighité au seul statut de « composante fondamentale » de l’identité du peuple algérien. Au Maroc, les retards dans l’introduction effective de la langue amazighe dans les institutions bute sur l’absence de consensus autour de l’alphabet à utiliser (tifinagh ou latin) et le refus d’une « langue standard » qui ne prenne pas en considération les différents dialectes de tamazight parlés au Maroc. 

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Maroc : Une pétition pour rendre effective l’officialisation de l’amazigh 

 

  
Le gouvernement Benkirane est tenu de préparer, durant son mandat, les lois organiques de plusieurs articles de la constitution de 2011. Les activistes amazighs s’impatientent de voir l’officialisation de leur langue maternelle devenir effective. Pour pousser à la réalisation de cet objectif, ils ambitionnent de collecter un million de signatures.
La loi organique de l’officialisation de la langue amazighe tarde à voir le jour. En vue d'inciter le gouvernement Benkirane à accélérer la cadence, des militants amazighs, de différents horizons, viennent de lancer un manifeste. 
 Celui-ci appelle à rendre l’officialisation effective, et ce, conformément d’une part à l’article 5 de la constitution du 1er juillet 2011 annonçant que  « l’amazighe constitue une langue officielle de l’État, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception » et d’autre part au discours du roi Mohammed VI d’octobre 2012 à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire.
Objectif : un million de signatures

Cette initiative des associations amazighes est la réponse au constat du recul des institutions et des engagements non tenus depuis un an et demi dans la mise en application de la constitutionnalisation de la langue amazighe. Pour soulever la chape de plomb qui retarde la concrétisation de cet objectif, les initiateurs de l’appel se sont fixés comme but final la collecter d'un million de signatures. Une fois ce seuil atteint, la pétition sera adressée aux instances nationales et internationales compétentes.
Pour le moment, les adhésions affluent des quatre coins du Maroc, de France, du Canada, de Belgique, du Royaume Uni, d’Espagne et des Etats-Unis. Côté célébrités, l’initiative a pu compter sur l’adhésion de la députée du RNI Fatima Chahou, plus connus sous le nom de Raïssa Fatima Tabaamrant. La chanteuse, poétesse et membre de l'IRCAM avait, au printemps 2012, posé, à la Chambre des représentants, une question en amazighe au ministre de l’Education Mohamed El Ouafa.

Les appels de ce genre sont légion
Bien avant la nouvelle loi fondamentale de 2011, le mouvement amazigh militait déjà pour une reconnaissance de sa langue maternelle au même titre que l’arabe. En 2006, la toute jeune Ligue amazighe des droits de l’Homme lançait, en ce sens, une pétition. A l’époque, les signataires n’ont pas dépassé les 200. Mais c’était le premier coup de pioche. Cinq ans plus tard et en plein débat sur la réforme de la constitution, des ONG avaient rédigé «  une charte des revendications amazighes ». La constitutionnalisation de cette langue a été érigée au rang de priorité « pour la réconciliation du Maroc avec son identité, sa culture, et sa langue amazighe », pouvait-on lire dans le texte.
A la différence des précédentes tentatives, celle qui vient d’être lancée s’appuie sur la loi fondamentale de 2011. L’officialisation de l’amazighe a dépassé le stade des débats qui déchainaient, autrefois, les passions entre partisans et opposants pour devenir être une réalité, du moins sur le papier pour l’instant.

jeudi 8 août 2013

UNE ANNULATION QUI N’EXCUSE PAS DES DECISIONS INJUSTES ET INJUSTIFIEES

Communiqué

Par Hayat Berrada-Bousta, anciennement exilée politique 5/8/2013

 Une semaine après avoir scandaleusement gracié Daniel Galvan Viña, un Espagnol de 63 ans condamné en septembre 2011 à 30 ans de prison ferme au Maroc pour le viol de 11 enfants âgés de 4 à 15 ans, le roi  Mohamed VI revient sur sa décision sous la pression populaire.
Ce pédophile serait déjà bien loin.
Pendant toute cette semaine, ce sont les manifestants qui auront subi répression, bastonnades, insultes de tout genre.
 La première déclaration du palais, a tenté d’absoudre le roi de cette décision scandaleuse en affirmant qu’il n’était pas au courant. Deux possibilités s’offrent alors à nous :
 1-        Soit, cette déclaration est mensongère car il savait et a  priorisé ses relations d’état au mépris des victimes de viol et de leurs familles.
 2-        Soit le roi ne s’intéresse pas de  savoir les raisons d’incarcération des personnes qu’il gracie. Ce qui en dirait long de sa politique et remettrait en cause son droit de grâce.
 L’annulation de cette décision de grâce royale doit être mise à l’actif des défenseurs des droits humains et de toutes les personnes qui  spontanément sont sorties dans la rue dans plusieurs villes du Maroc pour crier leur indignation.
 Ils ont su et pu faire reculer le roi. Mais, comme certains militants  l’ont déclaré, en demandant des excuses de la part du roi, ce n’est pas suffisant.
 En effet, il  ne s’agit pas seulement de revenir sur  cette scandaleuse décision de grâce mais d’identifier les raisons qui l’ont fait prendre et concrétiser des mesures adéquates. 
1-         Mettre une veille sur des libertés que prennent  certains  étrangers au Maroc pour éradiquer le tourisme sexuel qui sévit dans notre pays et condamner  les comportements et agissements de certains d’entre eux vis-à-vis de marocains traités avec mépris dans un esprit de domination  qui nous rappelle l’époque coloniale.  
2-    Mettre en place une commission d’enquête indépendante pour désigner tous les responsables de violences policières et leurs commanditaires contre des manifestants pacifiques qui, avec dignité, se sont élevés contre le scandale de la grâce royale.  
3-         Travailler à la refonte profonde de la constitution pour instaurer                                               l’indépendance de la justice et la séparation de fait des pouvoirs.
 4-        Revoir les prérogatives royales conformément au principe d’une monarchie constitutionnelle inscrite dans la constitution au lieu de les lister  pour répondre à une « constitution monarchique »
Le peuple marocain a enduré et continue d’endurer  des sacrifices importants pour  plus de justice et de liberté. Ne pas s’y attacher risque de voir exploser sa colère et son indignation car les conditions tant subjectives qu’objectives sont présentes. Les « amis du Maroc » pourraient en  subir aussi les conséquences.
 Hayat Berrada-Bousta, anciennement exilée politique

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Par Hicham Belkouch, 5/8/2013

Le roi du Maroc a annulé la grâce et à cette heure le pédophile est libre en Espagne ou n'importe ou !
Extradé en moins de 24 h avec un passeport périmé .
Je lis des commentaires qui placent à nouveau m6 comme l'unique sauveur d'une situation qui pourtant a mis en en évidence la désastreuse gouvernance de celui-ci .
Sauveur de quoi de qui ... De son trône !
Qu'importe les faits sont là , le prestige de la maison Alaouite à baissé encore d'un cran . 
Le roi des pauvres se voit infligé le sobriquet de "roi des pédophiles" , l'histoire le rattrape comme une sorte de justice divine qui n'épargnera pas le "commandeur des croyants".

A cette heure aucune excuse n'est parvenue du cabinet royal , juste un pas en arrière tardif provoqué par la mobilisation des marocains blessés dans leur chaire ...  Un de plus !
Un pardon royal est le bienvenu , un pardon pour nos enfants , pour la dignité ... Pardonner c'est aimer ! En sera-t-il capable ?
Radouane.


Ne prenons pas la mauvaise direction


Il est vrai que nous avons tous ressenti la haine, le dégoût, la frustration, la colère …  lors de la semaine dernière. Nous avons tous un moment donné voulu envoyer un message aux dirigeants du pays leur disant " Mais qu’est ce que vous faites ? Merde !! ". Nous sommes tous descendu au Sit-in du Vendredi 2 Août à 22h avec cette rage au ventre et cette colère dans les yeux. Nous avons tous ressenti cette incapacité de nous exprimer face à la répression des forces de l’ordre. Nous nous sommes tous transformés un moment donné en une véritable bombe à retardement …. 
Et suite à cette semaine chargée d’émotion, nous voulons tous entendre un simple " Excusez nous pour cela ".
Mais à mon avis, limiter les revendications à un " pardon royal " est un combat perdu à l’avance. C’est une revendication loin d’être pragmatique et ne répond pas aux besoins et aux problèmes de la société marocaine.
Le Maroc a plus besoin d’un combat pour une réforme de la loi de grâce, une indépendance du système judiciaire, une lutte contre l’usage de la force contre les manifestants et pour la liberté de manifestation pacifique, pour ne pas avoir à vivre ce que nous avons vécus le Vendredi 2 Août 2013. Voilà sur quoi on devrait plus se focaliser !!
Mais résumer le militantisme à un pardon royal n’a aucune valeur ajoutée pour l’avenir du pays.

Nous avons mené jusqu’au bout un combat juste et noble, et nous sommes en train d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays … Ne lâchons rien et ne prenons pas la mauvaise direction.
 http://hichambelkouch.wordpress.com/2013/08/05/ne-prenons-pas-la-mauvaise-direction/
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Le roi du Maroc a annulé la grâce et à cette heure le pédophile est libre en Espagne ou n'importe où !
Extradé en moins de 24 h avec un passeport périmé .
Je lis des commentaires qui placent à nouveau m6 comme l'unique sauveur d'une situation qui pourtant a mis en en évidence la désastreuse gouvernance de celui-ci .
Sauveur de quoi de qui ... De son trône !
Qu'importe les faits sont là , le prestige de la maison Alaouite à baissé encore d'un cran .
Le roi des pauvres se voit infligé le sobriquet de "roi des pédophiles" , l'histoire le rattrape comme une sorte de justice divine qui n'épargnera pas le "commandeur des croyants".

A cette heure aucune excuse n'est parvenue du cabinet royal , juste un pas en arrière tardif provoqué par la mobilisation des marocains blessés dans leur chaire ... Un de plus !
Un pardon royal est le bienvenu , un pardon pour nos enfants , pour la dignité ... Pardonner c'est aimer ! En sera-t-il capable ?