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lundi 11 janvier 2016

Des événements de Corse à la déchéance, jusqu’où irons-nous ?

Par Abdelkader Raffed (*)El Watan10/1/2016

La fin de l’année 2015 qui vient de s’achever avec des ruptures et une dérégulation climatique sans précédent, l’incertitude s’installe et les repères se brouillent pour aborder, dans l’angoisse, un avenir plein de menaces.
Dans une France déboussolée par des attentats meurtriers, commis par ses propres enfants, on s’en prend, sans discernement, à toute une frange de sa population, soupçonnée à tort de trahison, ou à tout le moins suspectée de constituer comme une «cinquième colonne», comme l’a déclaré M. Estrosi lors de sa campagne pour les Régionales.
Depuis quelques mois, dans ces colonnes, et ailleurs par beaucoup d’acteurs et d’observateurs, nous relevons la multiplication des actes et des déclarations islamophobes, qui mettent en danger la paix sociale et écornent sérieusement l’image d’une France présentée comme pays d’accueil et des droits de l’homme.

lundi 4 janvier 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 27/12/2015au 3/1/2016

    
Sahara Occidental quel espoir face au blocage du Maroc ? S'il ne veut pas la paix, c'est qu'il espère la guerre ?
 Qu'est ce qui va bien au Maroc ?

vendredi 1 janvier 2016

La haine xénophobe défigure l’île de Beauté


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AFP
Pendant deux jours, saccages et rassemblements racistes ont secoué un quartier d’Ajaccio après des incidents provoqués par un groupe de voyous jeudi. Le préfet interdit les manifestations jusqu’au 4 janvier.
Deux jours consécutifs de haine et de relents xénophobes qui ont tout d’une tentative d’expédition punitive. C’est avec cette dure réalité que se sont réveillés les habitants d’Ajaccio (Corse-du-Sud), hier matin. Et dans le quartier des Jardins de l’Empereur, où ont eu lieu les exactions, un dispositif pour « sanctuariser » le quartier, composé de 150 CRS et gendarmes, a remplacé les marcheurs, drapeaux corses en main.
 A priori, les habitants ne les verront plus : le préfet de Corse, Christophe Mirmand, a décidé de prendre dans la nuit de samedi à dimanche un arrêté d’interdiction de manifester dans ce quartier, jusqu’au 4 janvier. Une décision d’interdiction majoritairement saluée. EELV appelle, face à ces manifestations « aux allures de pogrom antimusulman », à ce qu’elle soit « maintenue tant que les risques de débordements existent ».
Car la haine a pris très vite, vendredi soir. Un rassemblement réunissait dans l’après-midi 600 personnes devant la préfecture, pour soutenir deux pompiers et un policier blessés dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’un « guet-apens » mené dans le quartier des Jardins de l’Empereur par « de nombreux jeunes encagoulés », selon la préfecture. Un groupe de 250 à 300 personnes s’est alors détaché de la manifestation pour se diriger vers le lieu de l’incident, où vivent quelque 1 700 personnes, avec la ferme intention de se faire justice eux-mêmes. 
Leur cible : les musulmans. Une salle de prière, à 500 mètres du quartier ciblé, a été saccagée, des exemplaires du Coran ont été partiellement brûlés à grand renfort d’amalgames et d’appels à la haine comme « Arabi fora (les Arabes dehors) » et de « On est chez nous ! ». Un restaurant de kebab a également été attaqué. Les auteurs ? « Il y a des accès de fièvre de la part de personnes, au demeurant simples, qui disent ne pas être voyous. Certes, mais elles sont racistes. La Corse a beaucoup de difficultés et elle n’a pas besoin de cela… », déplore Dominique Bucchini, ex-président PCF de l’Assemblée de Corse et membre de la nouvelle Assemblée.

dimanche 27 décembre 2015

Progrom en Corse

Nad Iam (Mémorial 98)
De manière très prévisible, puisqu'aucune arrestation n'a été faite hier, puisque les ratonneurs sont légitimés par un discours médiatique qui évoque sans cesse l'agression de pompiers comme si cela avait un rapport avec le fait d'attaquer toute la population d'un quartier, l'émeute raciste continue.
Très étrangement, pour une fois, personne n'utilise le terme de "zone de non-droit", alors qu'on assiste à l'éloquent spectacle de civils assiégés par deux fois dans leur domicile par des milices pogromistes qui ont des bouteilles d'acides et des engins incendiaires.
Très étrangement, aussi, personne au plus haut niveau de l’État n'a eu l'idée d'employer les armes de l'état d'urgence, dont on a fait si couramment usage ces dernières semaines : pas de perquisition cette nuit, pas d'assignation à résidence des dirigeants de la milice parfaitement connus.
Va-t-il falloir des morts pour que le pogrom soit enfin empêché ?"
 
 
Le calme aura été de courte durée dans la ville corse. Après le saccage d'une salle de prière, des manifestants investissent à nouveau un quartier sensible.
lepoint.fr|Par Le Point, magazine

  Jean-Claude Lefort

Corse : des violences racistes et islamophobes insupportables. Les Grecs avait appelé la Corse "Kallisté", c'est à dire "La plus belle". Basta cette image donnée de cette île qui a subi tant de dominations dans son histoire !
  Jean-Luc Mélenchon
Qu’est-ce qui nous arrive dans ce pays ? On voudrait se réveiller et retrouver la France sans avoir honte de ses compatriotes. Évidemment, au début, c’était une manifestation de solidarité avec des pompiers agressés. Puis les petits malins du style « on est chez nous » se sont emparés de la situation pour déchaîner une manifestation raciste. Le premier pogrom en France aura donc eu lieu en Corse.
Ce quartier terrorisé, ce kebab saccagé, ce lieux de culte incendié, viennent après des centaines d’inscriptions injurieuses et racistes aussi impunies que la plupart des autres délits sur l’île. Sur ce territoire déjà, on peut assassiner dans la nuit un préfet désarmé en lui tirant dans le dos et passer pour un héros pour ce genre d’exploit. On peut aussi tuer au milieu de soixante personnes qui affirment n’avoir rien vu, un apprenti pâtissier qui voulait témoigner en justice à propos d’un autre crime, et ainsi de suite. Tel est le fruit pourri d’une situation où l’État a de longue main laissé tout se dégrader par démagogie et complaisance.
Voilà où mènent le nationalisme exacerbé et la culture de la violence, le mépris des lois et des valeurs républicaines, et cette incroyable ivresse ethniciste jusqu’au point où le président d’une assemblée refuse de faire son discours inaugural dans la langue commune de la République avec un total mépris pour tous ceux qui ne comprennent pas ce qu’il dit. Sur I-Télé, une enragée qui participe au siège du quartier stigmatisé dit que c’est le « peuple corse qui parle » et ainsi de suite. Je ne suis pas dupe. Je connais l’appétit des médias pour jeter du feu sur les braises. Et j’aimerai bien que ce ne soit pas vrai.
JLM

vendredi 19 juin 2015

FTCR : BRISONS LE RACISME ANTI-ARABE.


article ben Hbiba juin 2015
La FTCR dénonce la campagne raciste et violente orchestrée par des délinquants contre deux institutrices de l’école  Prunelli-di-Fiumorbo en Corse ont organisé des répétitions pour que les élèves chantent ensemble la chanson « imagine » de John Lenon en cinq langues: arabe, corse, française, anglaise et espagnole.
Cette initiative a provoqué une indigne vague raciste et des menaces contre les institutrices.
La FTCR soutient l’apprentissage de la diversité des langues qui apporte la diversité des modes de réflexions et de cultures, et conduit à ancrer l’ouverture d’esprit, au respect mutuel et au progrès du vivre ensemble au-delà des différences.
La pratique de la langue arabe dans les écoles publiques de la République sous le contrôle du ministère de l’enseignement, des académies avec le concours des professeurs et instituteurs, outre qu’il répond à besoin naturel d’apprendre, pour beaucoup d’enfants, leur langue maternelle, est aussi la garantie majeure pour sceller définitivement le vivre ensemble et faire reculer l’ignorance, l’obscurantisme, les fanatismes et les tous les extrémismes.
La FTCR dénonce l’acte raciste de délinquant-e-s contre l’école de Prunelli-di-Fiumorbo en Corse et apporte son soutien aux enseignants et aux familles des enfants de cette école.
Le racisme anti-arabe doit reculer ainsi que tous les racismes, l’antisémitisme et l’islamophobie.
PARIS LE 18 JUIN 2015

vendredi 8 mai 2009

Un ressortissant marocain se pend avec ses lacets au commissariat de Bastia

par Christophe Laurent, Corse-Matin, 7/5/2009
C'est dans les sous-sols du commissariat de Bastia, où se trouvent les geôles, que le drame s'est déroulé. Hier soir, l'homme de 43 ans qui a tenté de se suicider par pendaison était dans un état grave.
Il était très exactement 9 h 35, hier matin, lorsque les sapeurs-pompiers du centre de secours de Bastia et le médecin urgentiste du Samu de Haute-Corse ont été alertés pour une tentative de suicide par pendaison dans les locaux du commissariat de Bastia. La victime, un ressortissant marocain âgé de 43 ans dont l'identité n'a pas été révélée par les autorités judiciaires, était totalement inconsciente lorsque les secouristes sont arrivés. Massages cardiaques, intubation, perfusion : le médecin urgentiste parvient à maintenir l'homme en vie. Évacué très rapidement vers l'hôpital de Falconaja, celui-ci a été placé en service de réanimation en tout début d'après-midi. Hier soir, son pronostic vital était engagé et les médecins n'hésitaient pas à évoquer « un état très grave ». Dès la connaissance du drame, le procureur de la République près le tribunal de grande instance, Jean-Jacques Fagni, et son substitut Pierre-Yves Pezzino, se sont rendus dans les locaux du commissariat pour tenter de comprendre et de mieux appréhender le déroulement des faits. Et ce, depuis le départ de cette affaire, en l'occurrence l'interpellation et le placement en garde à vue de l'homme ayant tenté de se suicider.
Comment a-t-il pu se trouver en possession de lacets ?
« Cet homme, apparemment sans domicile fixe, a été interpellé, avec un autre individu, par la brigade anti-criminalité dans la nuit de lundi à mardi, à 1 h 20 pour être précis, pour un flagrant délit de vol à la roulotte dans un véhicule », explique Jean-Jacques Fagni.
« Il se trouvait dans le cadre d'une prolongation de garde à vue et devait être présenté au parquet pour une comparution immédiate ce mercredi. Lorsqu'il a été interpellé, il a tenté de frapper les personnels de la BAC avec un marteau. Il était donc également poursuivi pour ces violences spécifiques sur des policiers en fonction. Son casier judiciaire fait état de douze mentions. Il a notamment été condamné à Chambery, Annecy, Bordeaux et Angoulême. »
Et jusque-là, aucun signalement d'une quelconque propension au suicide. Mieux : pendant sa garde à vue à Bastia, un médecin est venu le voir sans noter la moindre crainte à ce sujet.
Évidemment, il s'agit de savoir à présent comment cet homme a pu se trouver en possession de lacets en pleine garde à vue et surtout dans des cellules surveillées 24 heures sur 24.
« Le protocole veut que lorsque l'on entre en garde à vue, on est fouillé et on se débarrasse de tout ce qui peut porter atteinte à votre intégrité physique », poursuit Jean-Jacques Fagni. « Parfois, on fait retirer les lacets des chaussures. Parfois aussi, comme c'est le cas au commissariat de Bastia, on enlève ses chaussures directement ».
Le disque dur des caméras de surveillance a été saisi
« L'enquête, confiée à la police judiciaire de Bastia et à l'inspection générale de la police nationale, l'IGPN, dont les inspecteurs sont spécialement venus de Marseille, hier, s'efforcera de déterminer toutes les responsabilités. »
À Bastia, les geôles des gardés à vue se situent au sous-sol du commissariat. Chacune d'entre elles est normalement individuelle, en partie vitrée et en partie masquée par des pièces métalliques, ce qui peut expliquer certains « angles morts ».
Toutefois, chaque cellule est normalement placée sous l'oeil d'une caméra avec un terminal de surveillance situé au bout du couloir des geôles.
Les enquêteurs ont d'ailleurs saisi, dès hier matin, le disque dur de l'enregistrement.