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mardi 26 janvier 2016

Tlaxcala : “Les langues devraient être des ponts, pas des murs“




Traduit par  Eve Harguindey


Le site ouèbe russe anglophone  Fact International a interviewé Fausto Giudice, un des coordinateurs de Tlaxcala, le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique.
Pourriez-vous parler à nos lecteurs du travail de votre site? Pourquoi a-t-il été créé ? Pourquoi ce nom ?
Tlaxcala est un réseau de traducteurs bénévoles qui publient leur travail sur leur propre site ouèbe. Il a été créé il y a 10 ans par des activistes de l'Internet qui avaient le même besoin d'organiser et de rationaliser le travail de traduction. Très souvent, le traducteur est isolé et travaille totalement seul. En même temps la meilleure traduction a toujours besoin d'être révisée par un locuteur de langue maternelle. Nous avons donc créé ce réseau tout d'abord pour être en mesure d'organiser la coopération entre traducteurs. Nous étions trois au début, puis cinq, puis 10, et maintenant environ 120, évidemment avec différents niveaux d'implication. Nous publions des textes en 15 langues. En près de dix ans, nous avons publié environ 30 000 articles et documents (textes, images, vidéos et audios).

Très vite, lorsque nous avons commencé à discuter du projet, nous nous sommes entendus sur la nécessité d'établir une base claire pour notre travail, donc nous avons rédigé un manifeste expliquant notre philosophie commune et nos principes de base. Nous demandons à chaque traducteur-trice désirant se joindre à nous de le lire et de nous dire s'il / elle est d'accord avec son contenu. Nous avons choisi le nom Tlaxcala pour véhiculer le message suivant: un peuple ou communauté opprimée par un empire ne doit jamais confiance à un autre empire pour se libérer. Les Tlaxcaltèques étaient un peuple du Mexique qui a aidé les conquérants espagnols à écraser l'Empire aztèque. Après que le travail avait été fait par les "libérateurs" européens, ils  se sont "occupés" des Tlaxcalatèques, qui ont été à leur tour partiellement exterminés.

Notre principal objectif au départ était de lutter contre le monopole impérial de la langue anglaise sur la toile. Ce monopole n'est pas seulement linguistique: il est culturel, il est idéologique, et il est en dernière analyse politique. De fait, la novlangue utilisée par le Ministère de la Vérité dans 1984 d'Orwell, c'est l'anglais! Cette domination impériale est perceptible partout. Juste un exemple: l'ONU a six langues officielles- anglais, français, espagnol, russe, arabe et chinois. Donc, il y a une obligation de publier tous les documents dans ces langues. Mais beaucoup, sinon la plupart de leurs documents sont en anglais seulement et peut-être en français ou en espagnol, mais pas en russe, en arabe ou chinois. Certains rapports très importants sur la Palestine ou la Syrie n'existent même pas en arabe. La même chose se passe dans de nombreuses organisations internationales sous direction occidentale, du FMI à l'UE. Vous commencez par parler leur langue et vous finissez par penser comme eux.

En outre, la plupart des anglophones, à commencer par les 323 millions d'US-Américains, sont monolingues, cela signifie qu'ils ne sont pas capables de lire une autre langue que l'anglais. Cela contribue à leur endoctrinement par ce que les Français appellent la pensée unique. Donc, traduire des textes d'autres langues vers l'anglais doit alors être considéré comme une sorte de travail humanitaire, de thérapie pour personnes soumises au lavage de cerveau, pour les aider à changer leur vision déformée de, disons, la Palestine / Israël, du Venezuela, de pays de l'ex- Union soviétique, en d'autres termes du Reste du Monde.

De toute évidence, nous ne pouvons pas rivaliser avec les médias dominants, qui ont un million de plus de moyens que nous : face à  cette grande industrie, nous ne sommes que des artisans. Ils touchent des millions de personnes et nous des dizaines de milliers. Quoi qu'il en soit, nous appartenons aux médias alternatifs mondiaux, qui ont un impact non négligeable sur les médias dominants et, par conséquent, sur la formation de l'opinion. Les documents que nous publions sont largement republiés  et font leur chemin à travers la jungle Internet. Comme nous sommes tous bénévoles et notre travail totalement non-commercial, cela a des avantages et des inconvénients. Les avantages sont notre liberté totale de toute pression et de tout pouvoir. Les inconvénients sont notre pauvreté extrême, qui ne permet pas à personne parmi nous de vivre de ce travail, nous devons donc chercher ailleurs pour trouver du travail rémunéré. Cela affecte la capacité de nos membres à faire un travail régulier dans des délais serrés.

Certaines des régions dans lesquelles vos matériaux sont divisés sur votre site se chevauchent. Cela n'est pas gênant ?
Aucun  type de classement n'est parfait. Nous avons fait un mix de classement géographique et thématique, ce qui nous oblige parfois à choisir où mettre un article. Lorsque nous avons par exemple du matériel sur le conflit entre la Russie et la Turquie à propos de la Syrie, où allons-nous le publier? Dans la section intitulée Oumma (les pays arabo-islamiques, auxquelles la Syrie appartient), ou en Europe (dont la Russie fait partie), ou dans les Thèmes universels (vu que plusieurs pays sont impliqués)? Nous décidons au cas par cas. Mais ça n'a pas beaucoup d'importance, vu que les gens sont plus orientés par les libellés/tags que nous mettons sous chaque article que par les  noms des sections. Quoi qu'il en soit, puisque nous privilégions l'analyse sur les "nouvelles fraîches", notre site doit être considéré davantage comme une bibliothèque de référence que comme un journal en ligne. Les articles qui perdent leur actualité après quelques heures ne nous intéressent pas.

L' écrivain radical de gauche russe Tarasov insiste pour que la gauche apprenne à utiliser les langues rares. Il voit cette approche comme un outil d'opposition à l'impérialisme. Comment voyez-vous le lien entre l'anti-impérialisme et le soutien à des langues rares?
Il ya 6 000 langues dans le monde, dont l'une disparaît toutes les deux semaines. Si "l'évolution" continue de cette façon, 90% des langues humaines auront disparu à la fin de ce siècle. En fait ce qui se passe pour la diversité linguistique est similaire à ce qui se passe avec la biodiversité, avec l'extinction des espèces, qui s'accélère à cause du réchauffement climatique. Alors, les gens devraient se battre pour défendre et préserver la diversité linguistique de la même manière qu'ils se battent pour la biodiversité.

Pour lutter contre l'impérialisme de manière efficace, vous devez connaître au moins deux langues, celle de l'Empire et la vôtre, et peut-être une ou deux autres, pour être en mesure de construire des alliances. Nous avons essayé de développer des sections pour les langues dites rares à Tlaxcala, comme l'espéranto (parlé par entre 100.000 et 10 millions) et le tamazight (parlé par 45 millions de locuteurs, mais sans un statut clair dans les pays où il est parlé, du Maroc à l'Égypte)), mais ces sections ne sont pas très actives, en raison de nos faibles capacités humaines. Être en mesure de traduire et de publier en autant de langues que possible est un rêve, mais nous devons regarder la réalité en face : il est difficile de mobiliser les gens pour de tels projets sans autres moyens que sa bonne volonté et quelques ordinateurs!

Les mouvements nationalistes préconisent d'imposer une seule langue obligatoire de l'État dans les frontières de leur État. Ce principe est poussé à l'extrême en Turquie; il est constamment défendu par les nationalistes ukrainiens. La tentative d'interdire la langue russe a été un catalyseur pour la révolte contre Maïdan en Ukraine. Voyez-vous une alternative au principe de la langue officielle obligatoire?
La réponse alternative à une idéologie ne peut pas être une autre idéologie, mais la réalité. Dans les questions de langues, qui soulèvent de nombreuses passions, la seule façon est de regarder la réalité et de tirer des conclusions de ce que la réalité vous dit. Les enfants devraient toujours apprendre lire et écrire dans leur langue maternelle réelle et non dans leur langue "officielle", si vous voulez qu'ils deviennent des adultes avec une bonne maîtrise des outils de base. C'est seulement une fois qu'ils ont une bonne maîtrise des outils de base dans leur langue maternelle qu' ils peuvent être introduits dans une seconde, et plus tard une troisième langue. La plupart des pays de l'ancien bloc socialiste sont bilingues ou multilingues, de sorte qu'ils devraient avoir plus d'une langue comme langue officielle et / ou nationale. L'erreur que la plupart des nationalistes partout dans le monde font, c'est de faire des langues des murs alors qu'elles devraient être des ponts. L'écrivain algérien Kateb Yacine a dit une fois:  "Le français est notre butin de guerre", plaidant pour le maintien du français comme langue de l'Algérie à côté de l'arabe (et du tamazight, le "berbère").

Le traducteur automatique en ligne de Google renforce sa capacité. De plus en plus les langues asiatiques et africaines apparaissent dans ses listes. Est-ce que ça n'est pas une menace potentielle pour votre projet?
Je ne rêve que de ça : avoir un outil efficace et fiable de traduction automatique, de sorte que nous pourrions être en mesure de consacrer notre temps et notre énergie à d'autres tâches plus importantes. Mais le chemin est encore long pour y arriver. Comme l'explique Umberto Eco, les traducteurs automatiques sont alimentés avec des dictionnaires, quand ils devraient être alimentés avec des encyclopédies. Ils peuvent plus ou moins traduire des phrases simples et courtes, mais pour les longs textes, plus complexes, c'est un vrai gâchis. Et pour corriger une traduction automatique, il faut presque autant de temps que pour traduire directement. Puisque nous sommes tous volontaires, ne recevant pas d'argent pour notre travail, nous n'avons rien à perdre. Alors, bienvenue à tout robot vraiment intelligente! Добро пожаловать в любой действительно умного робота! Mais en attendant, nous sommes dans le besoin urgent de collaborateurs capables de traduire du et vers le russe [et toutes nos autres langues, NdT], donc bénévoles bienvenu-es! Il suffit de nous écrire à http://www.tlaxcala-int.org/contact.asp


jeudi 3 octobre 2013

Maroc – Des associations veulent 1 million de signatures pour l’officialisation de Tamazight


  •   Par Mehdi El Amine, 29/9/2013
Plus de deux années après la réforme de la constitution du Maroc pour y introduire la langue amazighe comme langue officielle au même titre que l’arabe, des associations marocaines de défense des droits des amazighs reviennent à la charge pour rappeler au gouvernement ses promesses non-tenues.


La mobilisation citoyenne s’amplifie au Maroc, où des associations amazighes, des artistes, des personnalités politiques et des citoyens lambda viennent de lancer une pétition nationale et aux Marocains établis à l’étranger pour rassembler 1 million de signatures en faveur de la mise en application du caractère officiel de la langue amazighe dans les institutions du pays. Cette initiative sonne comme une piqure de rappel au Roi du Maroc et à son gouvernement, sur leur promesse non-tenue de l’officialisation de la langue amazighe. Une promesse faite dans le sillage des révoltes dites du « printemps arabe » qui ont ébranlé les régimes autoritaires de Tunisie et d'Egypte, et dont le souverain voulait à tout se prémunir.

Recul des institutions
Dans un communiqué rendu public par les premiers signataires de la pétition, les militants berbéristes marocains dénoncent « les hésitations et le refus du gouvernement et du parlement marocains d’aller de l’avant » dans le sens de l’officialisation de la langue amazigh au Maroc, à travers son introduction dans les institutions du pays et son enseignement à une plus large échelle à travers le pays. En 2012, près de 1 million d’élèves du cycle primaire ont bénéficié de l’enseignement de tamazight dans les écoles, selon des chiffres officiels, un bilan que les militants berbéristes jugent insuffisant au regard du nombre important de Marocains pratiquant les différents dialectes berbères. Les associations marocaines évoquent également « un recul des institutions et des engagements non tenus depuis un an et demi » et accusent les autorités de « tourner autour du pot », dans la mise en application de la constitutionalisation de tamazight, rappelant les engagements internationaux en matière de respect des droits de l’homme paraphés par le Maroc.

Tifinagh ou latin ?
Le Maroc est le principal pays berbérophone en Afrique du Nord, où le dialecte amazigh, dans ses différentes variantes, est parlé par près de la moitié de la population. L’introduction de la langue amazighe dans la constitution est aussi une première et une grande avancée par rapport aux pays voisins, particulièrement l'Algérie où la question n’a pas atteint ce stade malgré une réforme constitutionnelle qui a limité l’amazighité au seul statut de « composante fondamentale » de l’identité du peuple algérien. Au Maroc, les retards dans l’introduction effective de la langue amazighe dans les institutions bute sur l’absence de consensus autour de l’alphabet à utiliser (tifinagh ou latin) et le refus d’une « langue standard » qui ne prenne pas en considération les différents dialectes de tamazight parlés au Maroc. 

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Maroc : Une pétition pour rendre effective l’officialisation de l’amazigh 

 

  
Le gouvernement Benkirane est tenu de préparer, durant son mandat, les lois organiques de plusieurs articles de la constitution de 2011. Les activistes amazighs s’impatientent de voir l’officialisation de leur langue maternelle devenir effective. Pour pousser à la réalisation de cet objectif, ils ambitionnent de collecter un million de signatures.
La loi organique de l’officialisation de la langue amazighe tarde à voir le jour. En vue d'inciter le gouvernement Benkirane à accélérer la cadence, des militants amazighs, de différents horizons, viennent de lancer un manifeste. 
 Celui-ci appelle à rendre l’officialisation effective, et ce, conformément d’une part à l’article 5 de la constitution du 1er juillet 2011 annonçant que  « l’amazighe constitue une langue officielle de l’État, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception » et d’autre part au discours du roi Mohammed VI d’octobre 2012 à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire.
Objectif : un million de signatures

Cette initiative des associations amazighes est la réponse au constat du recul des institutions et des engagements non tenus depuis un an et demi dans la mise en application de la constitutionnalisation de la langue amazighe. Pour soulever la chape de plomb qui retarde la concrétisation de cet objectif, les initiateurs de l’appel se sont fixés comme but final la collecter d'un million de signatures. Une fois ce seuil atteint, la pétition sera adressée aux instances nationales et internationales compétentes.
Pour le moment, les adhésions affluent des quatre coins du Maroc, de France, du Canada, de Belgique, du Royaume Uni, d’Espagne et des Etats-Unis. Côté célébrités, l’initiative a pu compter sur l’adhésion de la députée du RNI Fatima Chahou, plus connus sous le nom de Raïssa Fatima Tabaamrant. La chanteuse, poétesse et membre de l'IRCAM avait, au printemps 2012, posé, à la Chambre des représentants, une question en amazighe au ministre de l’Education Mohamed El Ouafa.

Les appels de ce genre sont légion
Bien avant la nouvelle loi fondamentale de 2011, le mouvement amazigh militait déjà pour une reconnaissance de sa langue maternelle au même titre que l’arabe. En 2006, la toute jeune Ligue amazighe des droits de l’Homme lançait, en ce sens, une pétition. A l’époque, les signataires n’ont pas dépassé les 200. Mais c’était le premier coup de pioche. Cinq ans plus tard et en plein débat sur la réforme de la constitution, des ONG avaient rédigé «  une charte des revendications amazighes ». La constitutionnalisation de cette langue a été érigée au rang de priorité « pour la réconciliation du Maroc avec son identité, sa culture, et sa langue amazighe », pouvait-on lire dans le texte.
A la différence des précédentes tentatives, celle qui vient d’être lancée s’appuie sur la loi fondamentale de 2011. L’officialisation de l’amazighe a dépassé le stade des débats qui déchainaient, autrefois, les passions entre partisans et opposants pour devenir être une réalité, du moins sur le papier pour l’instant.

lundi 3 décembre 2012

Khenifra, capitale de tamazight où il est interdit de parler en tamazight


Quand les tribus zayane ;béni mguil ; ichkirane ;ait skhmane ; Bni Mtir et autres ont répondu massivement ,infailliblement et immédiatement à l’appel ,en tamazight, de Moha Ouhmmou Zayani pour prendre le maquis et combattre l’armée coloniale française pendant la grande bataille de Lhri le 13 novembre 1914 ;
Quand l’Etat colonial français a décrété un dahir le 16 mai 1930 à travers lequel il reconnaît la spécifité amazigh du Maroc .
Quand des associations culturelles, des droits humains,
 syndicats, partis politiques mouvement 20 février et même la commission des droits économiques et socioculturels des nations unies demandent la reconnaissance de tamazight comme langue officielle au Maroc .
Quand enfin l’Etat marocain, se rend  à l’évidence, et reconnaît tamazight comme langue officielle dans la constitution octroyée !

c’est qu’il y a nécessité de la faire !

MAIS ,quand le gouverneur de Khénifra – capitale et étendard qu’on le veuille ou non de tamazight – intervient et agresse dans une réunion officielle un représentant syndical pour avoir parlé en tamazight ,car le représentant syndical ne pouvait pas faire autrement car il ignore l’arabe , c’est qu’il y a une défaillance dans le système ! 

Soit que le représentant du roi à khénifra est en retard d’une guerre !
Soit que la reconnaissance de tamazight comme langue officielle dans la constitution du pays n’est que de la poudre aux yeux !
Qu’en pense monsieur le ministre de l’intérieur du mouvement populaire ?
Qu’en pense monsieur le chef du gouvernement ?
Pouvez-vous nous éclairer ?
A bon entendeur ,salut .
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Racisme anti-amazigh : Le gouverneur de Khénifra imprime sa marque

Mohamed Ali Oukassou, nommé en mai dernier gouverneur de la province de Khénifra (Moyen Atlas), n'a pas tardé à imprimer sa marque en interdisant à Oushaq Ajikhoun, un citoyen qui voulait faire entendre ses doléances, de parler publiquement en langue amazighe, la seule langue qu'il connaît, alors que cette même langue est officielle. L'attitude méprisante de ce gouverneur vient malheureusement nous rappeler que rien n’a presque changé. Dans un texte diffusé sur Internet, Ali Khadaoui, poète et chercheur originaire de cette région, nous rappelle que durant « les années soixante-dix, les vieux amazighs des Atlas et d'ailleurs, confrontés aux administrations de l'Etat marocain, s'entendaient dire de parler en arabe ou d'aller l'apprendre en prison!» Il paraît que le gouverneur de Khénifra est nostalgique de cette époque.
L’Association Amghar basée dans cette même ville réagit à cet acte raciste.

Communiqué  de condamnation du comportement raciste du Gouverneur de Khénifra à l’égard des Imazighen. 

Lors de la rencontre avec les éboueurs de la ville de Khénifra licenciés abusivement par la Société « tout propreté », le Gouverneur de la Province a interdit au représentant des éboueurs de parler en langue amazighe, lui enjoignant avec mépris :  « ne parle pas en « chalha », parle en arabe ou tais-toi » !
Un tel comportement raciste émanant d’un Gouverneur est irresponsable et constitue une incitation à la discrimination et à la haine raciale ;
Ce comportement  est anticonstitutionnel notamment l’article 5 qui stipule que la langue amazighe est officielle ; cette attitude va à l’encontre des décisions officielles et constitue une violation flagrante des droits naturels du peuple amazigh .

En conséquence, nous déclarons ce qui suit :
-Nous condamnons fermement cette action dont a été victime Monsieur  Oushaq Ajikhoun et protestons énergiquement contre cette atteinte à la dignité d’un citoyen marocain ;
-Nous demandons aux responsables de mettre fin à de tels agissements discriminatoires contre lesquels les Marocains ont longtemps lutté afin de construire une société tolérante, plurielle et citoyenne.
 Khénifra, le 02 Décembre 2012

dimanche 22 avril 2012

Le "Mouvement Taouada" a organisé avec succès une marche à Casablanca

 Par Ali ou Hmad, Aït Seghrouchen, marocain, amazigh, arabe et surtout communiste

Ce dimanche 22 avril le "Mouvement Taouada" a organisé avec succès une marche à Casablanca. La marche a regroupé diverses sensibilités depuis la droite chauviniste jusqu'aux marxistes d'ANNAHJ ADDIMOCRATI. Les slogans (des vidéos seront publiées dans le site d'ANNAHJ ADDIMOCRATI) ont reflété cette diversité. Les forces démocratiques progressistes ( à part des militant-es d'ANNAHJ ADDIMOCRATI) ont préféré ne pas se déplacer, comme si la cause amazigh n'intéressait que ceux qui parlent tamazight. Les communistes marocains ont été les premiers (le PCM, puis ILAL AMAM/ANNAHJ ADDIMOCRATI) à défendre clairement la cause juste de Tamazight. Ces communistes qui défendent les causes justes telle la cause palestinienne, continueront à défendre Tamazight en tant que langue nationale officielle ayant les mêmes droits que notre autre langue nationale officielle l'arabe. Ils sont contre les panarabistes assimilateurs et contre les amzighs chauvins, relais d'Ahardane et consorts au sein du mouvement amzigh. VIVE LE MOUVEMENT AMAZIGH DÉMOCRATIQUE ET PROGRESSISTE! Ali ou Hmad, Aït Seghrouchen, marocain, amazigh, arabe et surtout communiste 

jeudi 14 mai 2009

Israyil d tamurt tamagdayt* ?

D tadiwennit** ed Mauro Manno
*démocratique
**interview
23 Fuṛaṛ 2009
Tameskart : Giovanna Canzano
Tessuqqel-itt-id Mary Rizzo. Tcegger-itt (réviser) Saja.
Ameddakel-nneγ Manno yemmut deg wass n Ljemεa 13 Fuṛaṛ 2009 deg Napoli. 57 n yiseggasen deg leεmeṛ-nnes. Mauro yekfa iseggasen ineggura n tudert-nnes i lmend n uhuddu n tmuγliwin yeccḍen ay sεan medden γef tṣ̣ehyunit ed Isṛayil. Ta d tadiwennit-nnes taneggarut ay iga deg Yennayer 2009. Ttxil-wen, rzum γef usebter (page) ay deg ay as-nerra tajmilt. ”Anda-t ljens ara iqeblen ad d-yettuḥettem fell-as sufella beḍḍu n wakal-nnes, γas ma yella win ay t-id-iḥettmen d Tuddsa n Iγlanen Yeddukklen [ONU] (ay deg, ur yessekf ad t-nettu, deg zzman-nni, ddulat ay yettekkan deg-s d tis ṛebεa n ddulat ay yettekkan deg-s ass-a, yerna imir-nni tella seddaw n ṛṛay n Yiwunak Yeddukklen ed Tdukli Tasuvyatit). Lemmer d ay tnuda Tuddsa n Yeγlanen n Yeddukklen (ONU) ad tḥettem lxedma s Ṛṛay wis 194 ay yessuttren seg Isṛayil ad tejj Ifalesṭiniyen ay yettwanfan s yiγil ad d-qqlen γer tmurt-nsen, d ay-n ibanen lumuṛ ad ilint ddant akk-n niḍen. Maca Isṛayil tugi Ṛṛay-nni ... ” (Mauro Manno)à l