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vendredi 25 novembre 2016

MIGRATIONS: Les migrants subsahariens au Maroc



D’un côté, on évoque de façon dramatique et exagérée les centaines de milliers de migrants subsahariens qui vivent au Maroc dans en attendant d’envahir l'Europe. On parle d’afflux massif, d’invasion des clandestins. Mais en réalité tous ces chiffres et tous ces qualificatifs visent à obtenir des appuis financiers, des dividendes politiques et diplomatiques de l’Europe, ou ils sont publiés en Europe à travers les medias populistes pour susciter la peur dans l’opinion et justifier la mise en place de sa politique migratoire sécuritaire.
L’on comprend dès lors que les chiffres de migration dite irrégulière qui sont avancés sont à prendre avec beaucoup de méfiance pour plusieurs raisons: quand il s’agit d’obtenir des dividendes politiques et financiers ou de justifier des politiques sécuritaires, on parle de centaines de milliers de migrants. Mais quand il s’agit d’assumer les conséquences de ces politiques, les drames dans la Méditerranée par exemple, on parle de naufrages d’une dizaine de «clandestins».

lundi 15 février 2016

Khadija Ryadi «Au Maroc, la lutte contre le terrorisme est utilisée pour opprimer les dissidents»

Extrait 1 : "Avec cette vague de répression contre les défenseurs de droits humains lancée ces derniers mois, les rapports des ONG internationales ont beaucoup changé. Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme, la FIDH, Amnesty International dans son rapport sur la torture en 2015, Human Rights Watch, ont émis des rapports très critiques sur le Maroc.

  Maintenant, même les ONG internationales ont des problèmes avec le Maroc. Deux enquêteurs d'Amnesty International ont été expulsés. Human Rights Watch n'est plus acceptée. La représentante de la Fondation Friedrich Naumann a été forcée de quitter le Maroc. Les ONG internationales ont du mal à travailler au Maroc. Même s'ils soignent cette image, ça ne peut pas durer. 

Et les pays européens défendent leurs intérêts et ferment les yeux sur ces violations. Ils savent que tout cela est une fausse image mais ils continuent à ne pas faire pression sur le Maroc parce qu'ils ont des intérêts communs. Ils ferment aussi les yeux sur la répression des migrants parce que ça les arrange. Ils ont besoin des services du Maroc dans la lutte antiterroriste. Ils ferment les yeux sur les abus des autorités parce qu'ils en profitent."

Extrait 2 : "La monarchie continue à être omniprésente. Le roi préside un ensemble d'institutions exécutives, législatives, religieuses, sécuritaires. On a attendu que le rapport de forces soit de nouveau en faveur des autorités pour sortir les lois organiques et on est en train de sortir des lois qui sont en contradiction avec la Constitution. Par exemple, le droit de l'information est une chose acquise dans la Constitution (article 27), mais on ne voit pas la concrétisation de ce droit au niveau des lois puisqu'il le projet de loi en cours de préparation contient énormément de conditions pour avoir accès à l'information. Une association qui forme des journalistes d'investigation a d'ailleurs des problèmes avec les autorités. On ne veut donc pas de journalisme qui permette au citoyen d'avoir accès à l'information."
Extrait 3 : "Vous militez depuis maintenant vingt-cinq ans. Vous avez reçu le prix des Nations unies pour les droits de l'homme, une véritable consécration. Mais au Maroc, vous avez subi la diffamation, la violence parfois, lors de manifestations. Avez-vous parfois envie de laisser tomber ?

Non, ça jamais ! Tout d'abord, il faut dire qu'être victime de diffamation, c'est une nouvelle forme de répression dont je ne suis pas la seule victime. Un ensemble d'activistes en sont victimes. Il y a des organes de presse qui ne travaillent que sur ça. Ils sont spécialisés dans ce genre d'articles. Tout le monde les connaît. Je ne laisserai jamais tomber. C'est un devoir de militer pour les libertés dans son pays. C'est un devoir de citoyen."
Source et suite : Voir le PDF en pièce jointe ou ce lien mediapart (pour les abonné(e)s médiapart)


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Salutations militantes,
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF
Khadija Ryadi (sur Mediapart): «Au Maroc, la lutte contre le terrorisme est utilisée pour opprimer les dissidents»

mardi 13 janvier 2015

Communiqué de solidarité d'Attac Maroc avec Attac France et le peuple français

Après ces effroyables actes de terrorisme qui, au-delà de l’équipe de Charlie hebdo, atteignent l’ensemble du peuple français dans toutes ses composantes, et les valeurs démocratiques, de liberté de pensée, de croyance et d’expressions auxquelles nous sommes tous si attachés, toutes nos pensées en ces journées difficiles vont à nos ami(e)s et camarades d’Attac France également affecté(e)s par l’assassinat ignoble de l’un de ses membres fondateurs, Bernard Maris.
Nous nous sentons également atteints par ces actes qui nous concernent également : la montée des fondamentalismes, les attentats terroristes, la montée de l’extrême-droite, les attaques contre les libertés qui nous viennent non seulement de l’obscurantisme religieux mais aussi du pouvoir lui-même, voilà ce que nous vivons aussi au quotidien depuis de longues années, tant au Maroc que dans l’ensemble du monde arabe.
Comment penser que l’on puisse réellement lutter contre de tels agissements tant que la volonté des peuples est bafouée par les puissances de l’argent ; tant que leur souveraineté et leurs droits économiques et sociaux sont remis en cause ; tant que le peuple palestinien vit sous la botte d’un colonialisme d’un autre âge soutenu par l’ensemble des puissances mondiales ; tant que le Moyen-Orient est à feu et à sang suite aux interventions d’apprentis-sorciers qui ne parviennent plus à contrôler les forces qu’ils ont eux-mêmes créées et soutenues ; tant que les grandes puissances s’autorisent à intervenir, à tuer et assassiner dans n’importe quel point de la planète, en défense de leurs intérêts, au mépris de la législation internationale et de la sécurité et de la volonté des peuples.
En France, au Maroc, partout dans le monde, condamnons sans réserve la barbarie, luttons et défendons nos droits et nos libertés  tous les jours un peu  plus bafoués au nom du terrorisme.
Dénonçons les guerres incessantes qui institutionnalisent le terrorisme d’État pour envahir les pays, s'accaparer les richesses, reconfigurer la géographie du monde, dominer les peuples qui luttent haut et fort pour la liberté, la dignité et la justice sociale.
Le 13 janvier 2015
ATTAC CADTM Maroc

mercredi 7 janvier 2015

Maroc - Le chantage irresponsable de la collaboration marocaine contre le terrorisme

Le roi boude...

H. A.6/1/2015 Version imprimable Suggérer par mail
Le roi Mohammed VI a choisi, pour la première fois, de passer ses vacances d´hiver en Turquie, boudant à contrecœur les stations de ski françaises où il effectuait traditionnellement ses plus longs séjours à l´étranger. La décision du roi du Maroc de ne pas se rendre dans l´une de ses belles résidences où il passait le plus gros de son temps en France est un indice de plus qui renseigne sur le malaise qui persiste depuis le mois de février 2014 dans les relations entre Paris et Rabat.

Le mandat d´amener du chef de la DGST
A l´origine, un mandat d´amener du patron de la DGST marocaine, Abdelatif Hammouchi, qu´un magistrat d´instruction voulait entendre sur sa présumée responsabilité dans une affaire de tortures.

Sept policiers se sont présentés à la résidence de l´ambassadeur du Maroc à Paris où il se trouvait, pour lui remettre la convocation du juge qui agissait sur plainte de deux ressortissants marocains et d´un Sahraoui.
L´ami du roi Mohammed VI abrège sur-le-champ sa visite de travail dans la capitale française qui entrait dans le cadre de la coopération entre Paris et Rabat contre le terrorisme.
L´affaire ne restera pas là. Voyant que ses pressions politiques visant à bloquer cette procédure judiciaire n´aboutissaient pas, le souverain marocain vient d´ordonner, il y a quelques jours, à ses services secrets, de ne plus apporter leur collaboration au gouvernement français dans la chasse aux djihadistes sur le sol français, dont un grand nombre sont des Marocains ou des Français d´origine marocaine.
La mesure paralyse de fait les brigades de police tripartites mises en place entre Paris, Madrid et Rabat pour lutter contre les activités de terrorisme, le crime organisé et l´immigration clandestine.
Les experts espagnols de la lutte antiterroriste sont perplexes : «C´est une décision très grave qui va encourager les activités des recruteurs des candidats au djihad pour l´Irak et la Syrie», estiment-ils. Les Marocains se sont voulus aussitôt rassurants envers les Espagnols. «La collaboration contre le terrorisme continuera avec l´Espagne !» Sitôt dit sitôt fait.

Des agents secrets marocains en opération en Espagne
Des membres des services secrets marocains sont associés le lendemain même aux opérations anti-djihadistes menées en territoire espagnol.

«Une chose inimaginable il y a encore quelques années», fait observer le quotidien El Pais qui annonçait cette nouveauté lundi en première ouverture de son édition du jour.
Les agents marocains ne sont pas bien sûr autorisés à porter des armes dans ces opérations dirigées contre des cellules d´endoctrinement et de captage de recrues pour le djihad.
Ce sont dans leur quasi-totalité des Marocains résidents de longue date en Espagne et souvent inconnus des services antiterroristes espagnols.
La raison en est simple. Le captage des recrues du djihad ne se font plus dans les mosquées mais via Internet. La collaboration des collègues des pays d´origine des présumés terroristes devient incontournable.
Rabat le sait et use de cet atout. D´où la présence des services de la DGST en terrain espagnol. Cette étroite collaboration policière a d´ailleurs fait ses preuves, selon Madrid, puisqu´elle a permis de démanteler, récemment, une cellule de soutien au djihadisme menée conjointement à Barcelone, Melilla et dans la localité marocaine de Castillejo, voisine de Ceuta.
Bilan : une douzaine d´arrestations, dont des femmes et des mineurs des deux sexes. La procédure judiciaire engagée contre Abdelatif Hammouchi est venue en fait se greffer sur un dossier beaucoup plus lourd, le conflit du Sahara occidental, la grande priorité de la diplomatie marocaine.
La position de François Hollande sur la question sahraouie n´est pas celle que défendaient inconditionnellement Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy.
Si le gouvernement socialiste français considère toujours le plan marocain comme «crédible et sérieux» pour ne pas rompre avec une politique d´Etat, il n´en demeure pas moins que Paris est aujourd´hui plus alignée sur la position onusienne de soutien au droit à l´autodétermination du peuple sahraoui.

La question du Sahara
Le gouvernement conservateur espagnol, en revanche, est en train de s´écarter de la position traditionnelle de soutien de l´Espagne à l´autodétermination dans son ancienne colonie.

Le gouvernement Rajoy fait dans le double langage, exprimant en public son attachement à ce principe tout en agissant discrètement au sein du Groupe des Amis du Sahara (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Espagne) pour bloquer toute initiative contraire aux thèses marocaines.
C´est l´Espagne qui a bloqué, cette année, le projet de résolution déposé au Conseil de Sécurité par l´ambassadeur des Etats-Unis à l´ONU, Mme Samantha Power, demandant que la Minurso, organisme chargé du contrôle du cessez-le-feu au Sahara occidental, élargisse sa mission à la surveillance des droits de l´Homme dans les territoires occupés sahraouis occupés par le Maroc.
Membre du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans à partir du 1er  janvier 2015, l´Espagne agira, selon le ministre espagnol des Affaires étrangères dans une récente déclaration au Sénat, contre toute solution imposée dans ce conflit.
Le message de José Manuel García-Margalo veut dire en clair que l´Espagne s´opposera au Conseil de sécurité à l´obligation pour le Maroc d´appliquer le droit au référendum. Le gouvernement Rajoy défend à peu près cette même position concernant la Palestine.
L´Espagne, contrairement à la France, ne veut pas d´un calendrier fixant un délai de 12 mois pour la conclusion par Israël d´un accord avec la Palestine suivi de son retrait des territoires occupés avant la fin de l´année 2017.
Pas de solution imposée non plus à Israël, selon le gouvernement espagnol qui conditionne sa reconnaissance de l´Etat de Palestine par un accord entre les Israéliens et les Palestiniens, tout en sachant qu´Israël joue le statu quo éternel.
H. A.
  http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/71697
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dimanche 21 juillet 2013

France donneuse de leçons, où est le changement ?

Il y a quelque chose d'indécent dans la déclaration de François Hollande, sur le perron de l'Elysée pour la conférence de presse, avec Ban Ky Moon. Il y a été question d'une conférence sur le terrorisme et les moyens de le combattre dans nos pays.
 Encore une fois, le suzerain convoque à Paris, les chefs d’État africains, pour le mois de décembre 2013, au prétexte de la lutte contre le terrorisme, pour leur enseigner les moyens de mater les soulèvements des peuples opprimés par leurs dictateurs. Bien évidement pas un mot sur la prédation économique à laquelle participe largement la France, en accueillant sur son sol les fonds provenant des pillages et en assistant les mafias au pouvoir, à mieux confisquer les économies nationales africaines.

Quant à l’Égypte, le Président français évoque le retour de l'ordre constitutionnel. On appréciera la tournure semantique qui a soigneusement évite l'évocation du coup d’État militaire qui a brisé l'ordre en question.

samedi 8 juin 2013

Où est passé le Marocain expulsé par Manuel Valls vers le Maroc ?

Par Abdelilah Gueznaya, demainonline, 2/6/2013

Manuel Valls enervé lors d'une séance à l'Assemblée nationale.
Manuel Valls énervé lors d’une séance à l’Assemblée nationale. 
Le Marocain, résidant à La Rochelle, qui avait appelé «à commettre des attentats en France et dans les pays européens», et avait été expulsé de France le 17 mai par le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, n’a plus donné signe de vie depuis qu’il est arrivé au Maroc.
Ce jeune homme, âgé de 24 ans, serait actuellement détenu au Maroc. Même s’il n’a commis aucun délit sur le sol national….
On pense qu’il a été réceptionné à son arrivée par la DST et emmené à Aïn Aouda, la prison clandestine de la police politique marocaine, où tortionnaires et tourmenteurs se relaient pour passer à la gégène les clients qu’ils reçoivent.
Ce jeune homme, sûrement plus grand gueule que terroriste, fait les frais des « efforts » conjoints de Manuel Valls et des autorités marocaines pour montrer au monde « qu’on » lutte efficacement contre le terrorisme international islamiste.
Mais voilà, un dangereux islamiste résidant à la Rochelle et ayant comme arme de destructions massives un clavier et un abonnement à Internet, voilà un profil d’un zélé serviteur d’Al Qaeda qu’on ne connaissait pas jusque-là.
Si ce jeune Rochelais, qui est marié à une Française avec qui il a deux enfants, a été torturé à la DST, cela va faire tâche dans la carrière du Catalan d’Evry.
Entens Manel ?

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=26869

mardi 5 février 2013

Rapport. La DST torturait pour la CIA... à Témara




Un rapport récent vient d'accuser l'Etat marocain de complicité avec la CIA en accordant au service secret américain des espaces de détention et de torture sur son propre territoire, dont le fameux centre de détention de Témara.
 
Selon l’Open society justice initiative, le Maroc a permis à la CIA de procéder à des opérations sur son propre territoire, dans le cadre de ce qu’on appelle « la lutte contre le terrorisme ».
Le rapport explique que « le Maroc a détenu et torturé des personnes secrètement livrées, et a hébergé des opérations de détention secrète de la CIA. Il a également permis l'utilisation de son espace aérien et les aéroports pour les vols associés aux opérations de restitution extraordinaire de la CIA ».
Sur les 136 personnes enlevées et torturées, le Maroc en a accueilli plusieurs, selon le rapport qui précise que les agents de la CIA étaient souvent présents lors de ces opérations. «La CIA a secrètement gardé ses détenus en Afghanistan, en Lituanie, au Maroc, en Pologne, en Roumanie, en Thaïlande, et à Guantánamo Bay. Le président Bush a déclaré que près d’une centaine de personnes a été détenue dans le cadre du programme de détention secret de la CIA, dont un tiers ont été interrogés à l'aide ‘techniques personnalisées d'interrogatoire’ ».
Parmi ceux que liste le rapport, on retrouve, entre autres, Ali Abd al-Aziz Ali, détenu par la CIA à Rabat, en 2004, Abou Elkassim Britel, remis par la CIA aux agents marocains qui l’ont torturé pendant dix mois à Témara, durant l’année 2002 ou encore le fameux Binyam Mohammed, qui a été torturé pendant 2 ans en 2002 avant d’être expédié à Guantanamo.
Toujours selon le rapport, les opérations se déroulent dans deux endroits dans la région de Rabat. Le premier, très connu du public marocain, et dont l’existence a été officiellement niée par les autorités, est le centre de détention secret de Témara. Le second, pas loin, est celui de Ain Aouda.
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 Par Demainonline, 5/2/2013

Torture internationale : Le Maroc parmi les élèves méritants selon une ONG américaine

torture

Cinquante-quatre pays, dont le Maroc, ont collaboré avec la CIA, l’agence d’intelligence américaine, dans son programme de détention secrète et de tortures de suspects de terrorisme après les attentats du 11-Septembre.
C’est dans le dernier rapport de l’organisation Open Society Justice Initiative, qui vient d’être rendu public aujourd’hui mardi 5 février.
Tous les gouvernements cités dans le rapport, dont notre cher pays, toujours à l’avant-garde dans ce genre d’activités, étaient impliqués à diverses échelles dans l’acceuil sur leur sol des prisonniers envoyés par les Etats-Unis. Ces Etats ont ouvert leur espace aérien pour permettre le transfert illégal de personnes d’un pays à un autre et ont souvent autorisé la gégène sur leurs propres territoires. Parce que les Etats-Unis qui menaient tout ce beau monde à la baguette voulaient rester vierges…
« En participant à ces opérations, ces gouvernements ont violé aussi le droit intérieur et international et ont sapé les règles contre la torture », qui est « non seulement illégale et immorale mais aussi inefficace pour réunir des renseignements fiables », dénonce ce rapport intitulé « De la mondialisation de la torture ».
Point positif pour le Maroc, si on peut dire, cette fois-ci il ne va pas se sentir seul puisque 25 pays d’Europe sont concernés, comme l’Autriche, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Finlande, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Même la paisible (et très démocratique!) Australie y est allée de sa petite touche en arrachant sûrement quelques ongles à un pauvre suspect.
Généralement, les méthodes d’interrogatoire qui y étaient utilisées, et autorisées sous George W. Bush, incluaient notamment la simulation de noyade, assimilée à de la torture. Mais pour le Maroc (l’ONG nous donne une longue liste d’heureux bénéficiaires de l’hospitalité marocaine), d’autres méthodes sophistiquées ont été utilisées pour casser de l’islamiste, qu’il soit coupable ou innocent.
Le rapport évoque le site de la DST à Témara, de sinistre mémoire, mais aussi le nouveau site d’Aïd Aouda, que les Etats-Unis auraient aidé à construire, et où continue toujours de chatouiller les détenus.
Demain se fait un plaisir de publier la partie (en anglais) réservée au Maroc. Pour que les deux « grands droithommistes » du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Driss El Yazami et Mohamed Sebbar, ne nous disent pas encore que la torture n’existe pas au Maroc parce qu’ils n’ont « rien vu ».

GLOBALIZING TORTURE (Morocco)

Morocco detained and tortured extraordinarily rendered individuals, and hosted secret CIA detention. It also permitted use of its airspace and airports for flights associated with CIA extraordinary rendition operations.
Individuals that the CIA extraordinarily rendered to Morocco include Abou Elkassim Britel, Noor al-Deen, and Binyam Mohamed. The CIA transferred Abu Britel to Morocco on May 23, 2002, where he was tortured for eight and half months in the custody of Moroccan agents at T.mara prison.1294 On July 22, 2002, the CIA transferred Mohamed to Morocco where his interrogators broke his bones while beating him, sliced his genitals, poured hot liquid onto his penis while cutting it, and threatened him with rape, electrocution, and death.1295 See the detainee list in Section IV.
Saleh Hadiyah Abu Abdullah Di’iki was transferred from Mauritania, where he was held reportedly at the behest of the United States, to Morocco in November 2003.1296
After a month of detention in Morocco, a team of U.S. officials in military uniforms and masks flew Di’iki, diapered and hooded, to Afghanistan, where he was held by U.S.
authorities, including by the CIA, at two different facilities, before being transferred to Libya.1297 Mustafa Salim Ali el-Madaghi was flown, after being diapered and hooded by Americans in accordance with “standard CIA rendition transportation procedures,” to Morocco, and held in a facility that appeared to be “run by Americans” for around two months before being extraordinarily rendered to Libya.1298 Additionally, Hassan Ghul reportedly believed that he was detained in Morocco at some point while the CIA held him in secret detention.1299 See the detainee list in Section IV.
In addition, Ali Abd al-Aziz Ali (Ammar al-Baluchi), Gouled Hassan Dourad (Haned Hassan Ahmad Guleed), Riduan Isamuddin (Hambali), Abd al Rahim al Nashiri Ramzi bin al-Shibh, and Abu Zubaydah were secretly detained by the CIA in Morocco. 1300 See the detainee list in Section IV.
There are two detention facilities in Morocco associated with CIA secret detention and extraordinary rendition operations. First, there is the T.mara Detention Center south of Rabat, which is run by the Moroccan Internal Security Service.1301
According to a 2010 U.N. report, at least three extraordinary rendition victims— including Binyam Mohammed, Abou Britel, and Noor al-Deen—were held in the T.mara prison.1302 Second, the United States reportedly helped Morocco build an additional facility in Ain Aouda, near Rabat, specifically for Al Qaeda suspects.1303 Jeppesen Dataplan was involved in landing extraordinary rendition flights in Rabat, Morocco.1304 Additionally, court documents show that at least seven flights operated by Richmor Aviation (a company whose flights transported CIA extraordinary rendition victims)1305 landed in Morocco in 2004.1306 These include flight N85VM, which landed in Rabat at some point between March 27 and 30, 2004; N85VM, which landed in Rabat between April 11 and 13, 2004; N85VM, which landed in Rabat between May 3 and 7, 2004; N85VM, which landed in Rabat between May 20 and 22, 2004; N85VM, which landed in Rabat between July 23 and 25, 2004; N85VM, which landed in Rabat between July 30 and August 3, 2004; and N227SV, which landed in Rabat between September 29 and October 2, 2004.
There have been no known judicial cases or investigations in Morocco relating to its participation in CIA secret detention and extraordinary rendition operations.

 http://www.demainonline.com/?p=25067