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jeudi 30 avril 2015

​La nouvelle politique migratoire du Maroc, un pas en avant, deux pas en arrière



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Le 20 heures, 23/4/2015
A la une

Politique migratoire : le Maroc, un « nouveau modèle à suivre » par l’Europe  

La politique migratoire marocaine, constitue aujourd’hui un « nouveau modèle à suivre », en vue de résoudre la crise migratoire à laquelle fait face l’Europe, écrit, mercredi, la fameuse publication américaine « Christian Science Monitor ». « SM Le Roi Mohammed VI avait si justement appelé à une nouvelle vision en matière de politique migratoire qui serait plus inclusive », rappelle la publication américaine dans une contribution signée par son conseil éditorial sous le titre : « Une solution marocaine pour la crise migratoire en Europe ». 
Après que des centaines de migrants, qui voulaient gagner l’Europe à bord d’embarcations de fortune, ont trouvé la mort en Méditerranée, les pays européens ont entamé une nécessaire réflexion pour mieux appréhender cette question épineuse. « Ils n’ont pas à regarder si loin pour trouver un nouveau modèle (marocain), qui est à même de remplacer l’approche actuelle qu’on qualifie de +Forteresse Europe+ », estime le conseil éditorial du journal américain.
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Tellement exemplaire ?

Les récits de migrants victimes de violences continuent d’affluer de plus belle


Par Hassan Bentaleb, Libération.ma, 29/4/2015



​La nouvelle politique migratoire du  Maroc, un pas en  avant, deux pas en arrière



Alors que le Maroc vante les avancées de sa nouvelle politique de migration lancée depuis une année, un rapport du Comité anti-torture du Conseil de l’Europe vient de remettre les compteurs à zéro. Il révèle que les migrants irréguliers continuent d’être victimes de violations des droits de l’Homme de la part des forces de l’ordre marocaines notamment les membres des Forces auxiliaires accusés par certains migrants de mauvais traitements physiques subis après leur arrestation ou lorsqu’ils sont  renvoyés au Maroc par des agents de la Guardia civil. 

L’Espagne n’a pas été épargnée non plus. Le rapport a dénoncé le recours excessif à la force de la part d’agents de la Guardia civil contre ces migrants tentant d’accéder à Sebta et à Mellilia. 


Du déjà-vu… 
Pourtant, le rapport en question ne révèle rien de nouveau.  Les récits de migrants victimes de violences continuent d’affluer de plus belle. Ces exactions ont même fait l’objet d’un autre rapport plus détaillé et qui est passé inaperçu, notamment celui de l’Association marocaine des droits humains.  


samedi 27 décembre 2014

Les autorités marocaines interdisent une caravane de solidarité avec les victimes des inondations



by salahelayoubi
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Les autorités marocaines ont interdit vendredi 12 décembre, une caravane de solidarité avec les victimes des dernières inondations organisée par un groupe de dix-sept (17) associations, au prétexte qu’elle n’était pas au bénéfice d’une autorisation de bienfaisance publique. Une mesure qui, selon Omar Daoudi, avocat, serait illégale, l’autorisation en question ne s’appliquant qu’à la levée de fonds et leur manipulation et non aux dons en nature, dont il est question.
La cargaison destinée essentiellement aux sinistrés de Guelmim, Tiznit et Ifni a fait l’objet d’une saisie, alors même qu’elle était en cours de chargement, au quartier Yacoub El Mansour à Rabat et les initiateurs ont été informés qu’ils devaient se munir d’une autorisation légale, pour procéder à son acheminement aux sinistrés ou rechercher avec les autorités un autre moyen de l’acheminer aux populations concernées.
Dans un entretien accordé au site électronique Badil Info, l’un des responsables de la caravane, a rappelé que la mesure enfreignait l’Article 40de la constitution qui stipule que  "Citoyens et citoyennes supportent solidairement et proportionnellement à leurs moyens, les charges résultant des calamités nationales et des catastrophes naturelles. "
Ce n’est pas la première fois que le Makhzen s’en prend à une caravane de solidarité.
On se souvient qu’en février 2012, le pacha de la ville de Nador avait interdit une caravane de solidarité, organisée par un comité de dix-huit (18) associations.
Il s’agissait de porter des couvertures, des matelas et des vêtements aux habitants du Moyen Atlas, au plus fort d’un hiver rigoureux qui avait fait plusieurs morts, dont des nourrissons. La même mesure avait été prise contre une initiative du genre, une année plus tard, lorsqu’il s’était agi de porter secours aux populations d’Anfgou, que les intempéries et les chutes de neige avaient, une fois de plus, coupées du reste du monde. Cette fois-ci les autorités avaient argué que derrière ce genre d’initiatives pouvaient se dissimuler quelques sombres desseins prosélytes d’extrémistes islamistes.

mercredi 8 octobre 2014

Appel aux organisations de la société civile présentes aux activités à Lampedusa


Par Khadija Ainani, AMDH,7/10/2014

Le Maroc connait actuellement des violations des droits de l’Homme au moment même ou l’Etat marocain compte abriter le forum mondial des droits humains. Parmi ces violations, nous citons : des interdictions non justifiées, sous ordres d’instructions ; des fermetures des salles publiques à l’encontre des activités d’associations contrairement à la réglementation en vigueur ; interventions policières violentes contres les rassemblements publics et les protestations pacifiques ; interpellations des défenseurs(ses) des droits humains ; surveillance et filature de militants(tes) ; procès contre des activistes et des syndicalistes ; interdictions d’activités et de rassemblements publics qui s’ajoutent à des interventions déjà relevées ces deux dernières années :
_ déclarations diffamatoires et campagnes médiatiques pour discréditer la société civile de la part du Ministre chargé de la Relation avec la société civile contre les associations, accusant, comme le fait aujourd'hui le Ministre de l'Intérieur, la société civile d’être au service des agendas externes
Récemment, le 27 Septembre 2014, interdiction d’une caravane de solidarité des membres d’associations de migrants(tes) et défenseurs des droits de l'homme à Tanger avec les subsahariens(nes) victimes d’actes xénophobes et racistes engendrées par la politique migratoire de l’Etat et ce, dans plusieurs villes du pays.

Devant tous ces agissements, L’Etat avance des raisons très superficielles telles les menaces terroristes, la protection de l’ordre public et d’autres allégations qui visent à étouffer la voix des activistes de la société civile en général et principalement le mouvement des droits humains.

Compte tenu de toutes les violations de ces derniers mois et pour toutes ces raisons , nos associations présentes à Lampedusa pour témoigner notre solidarité avec les familles des victimes et exprimer notre colère et notre dénonciation et rejet des politiques migratoires de l'Union Européenne et des Etats du Sud, à l'occasion de l'anniversaire de la tragédie du 3 octobre où sont morts noyés plus de 460 migrants et réfugiés de nationalités diverses

• Ré-exprimons notre entière solidarité avec les familles des victimes des politiques des États du Sud et du Nord anti-populaires et en violation du droit international et humanitaires
• Dénonçons ces violations des autorités marocaines à l’encontre des militants(tes) de droits humains et
• Appelons l’État marocain à arrêter ces interdictions, ces interventions violentes envers les manifestations pacifiques ainsi que l’arrêt des procès contre les activistes (étudiants(tes), syndicalistes, membres d’associations de droits humains…)
Lampedusa Le 3 Octobre 2014


vendredi 22 août 2014

AMDH-Paris/IDF : Escalade de la violence de l’Etat marocain contre les organisations et les activistes des droits humains

Par le  Bureau de l’AMDH-Paris/IDF,  21août 2014

 L’AMDH-Paris/IDF exprime son inquiétude face à l’acharnement de l’Etat marocain contre les activistes des droits humains et appelle l’opinion publique nationale et internationale à agir contre cette escalade.

L’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/Ile-de-France exprime son inquiétude face à l’escalade de la violence de l’Etat marocain contre les organisations et les activistes des droits humains. Rappelons quelques faits :
  • Le 15 juillet 2014, le ministre de l’intérieur s’est mis à dénigrer le mouvement des droits humains. L’AMDH est en tête des associations visées par le ministre.
  • Suite à ces déclarations, une série d’activités programmées par l’AMDH pour les mois de juillet/août, notamment des conférences, des sit-in et des colonies de vacances ont été interdites par les autorités marocaines (voir le précédent communiqué : http://amdhparis.org/wordpress/?p=1458.
  • Le 22 juillet, le recours de l’association « Freedom Now » est rejeté par le tribunal administratif de Rabat. L’enregistrement de l’association a été refusé, abusivement, par les autorités. L’association s’est fixé comme objectif la défense de la liberté d’opinion et de presse.
  • Le 26 juillet dernier, Oussama Hosni, 22 ans, militant du mouvement du 20 Février et de l’AMDH, a été condamné à 3 ans de prison ferme et à 100 milles Dirhams d’amende de dommages et intérêts à verser à la police marocaine pour « déclarations mensongères. »
  • Le 31 juillet, refus des autorités de recevoir le dossier de déclaration de l’Union Marocaine du Travail-Tendance Démocratique.
  • Le 4 août, la première séance du procès de Hamid Mehdaoui, fondateur du site d'information Badil.info, est tenue. Il est visé par une plainte de la Direction Générale de la Sûreté Nationale qui réclame sa suspension d'exercer le métier de journaliste pendant 10 ans et une amende de 25 000 Dirhams. Ce qui est reproché à ce journaliste est notamment la couverture de l'affaire de Karim Lachkar, mort sous la torture policière.
  • Le 11 août,  arrestation arbitraire de Michèle Decaster, activiste des droits humains et secrétaire générale de l’AFASPA, lors d’un rassemblement organisé devant le tribunal de première instance de Tanger alors qu’elle était là comme observatrice internationale du déroulement du jugement de Wafaa Charaf et Boubkar El Khamlichi.
  • Le 12 août, Wafaâ Charaf, 26 ans, militante de l’AMDH et du mouvement du 20 Février, a été condamné à un an de prison ferme et 1000 Dirhams d’amende ainsi que 50 milles Dirhams qu’elle devra verser à la police marocaine pour «  dénonciation calomnieuse. » (Communiqué d’Amnesty International demandant sa libération : http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/morocco-activists-jailed-reporting-torture-must-be-released-immediately-201.)
  • Le 13 août, décès de Mustapha Meziani, 31 ans, militant  du syndicat étudiant de l’Union Nationale des Etudiants Marocains (UNEM), suite à une grève de la faim qui a duré 72 jours. Malgré les avertissements urgents de l’AMDH et d’autres organisations à la situation de Mustapha Meziani, les autorités n’ont  pas voulu réagir.
Le pouvoir en place se déchaine, dans une politique de représailles contre les militant(e)s du mouvement du 20 février et toutes les forces syndicales, politiques et associatives qui réclament la liberté, l’égalité, la dignité et la justice sociale et dénoncent les violations des droits humains. Il vise à faire taire toutes les voix discordantes. La solution qu’il a trouvée pour faire disparaitre la torture systématique que connait le Maroc, est de museler les victimes de torture et les associations qui les soutiennent. Au lieu de répondre aux dizaines d’accusations de torture, il emprisonne les victimes. Au lieu de juger les tortionnaires, il s’attaque à celles et ceux qui se battent contre la torture.
A travers ce communiqué, nous :
  • Dénonçons l’escalade de la violence des autorités marocaines à l’encontre des activistes des droits humains, des militant(e)s politiques, syndicaux et du mouvement 20 Février.
  • Condamnons la nouvelle tactique des autorités marocaines face aux accusations de torture, qui consistent à criminaliser les victimes au lieu de juger les tortionnaires. La déclaration du ministre de la justice Mustapha Ramid, du 11 juin 2014, annonçant des poursuites « en cas de dénonciation d’infractions inexistantes » était annonciatrice des poursuites contre les personnes victimes de torture.
  • Exigeons l’arrêt des poursuites judiciaires et des intimidations qui visent les militant(e)s des organisations de droits humains, à leur tête l’AMDH. Ces intimidations s’accompagnent de mensonges véhiculés par une partie de la presse et de hauts responsables politiques.
  • Alertons l’opinion publique, nationale et internationale, sur  la recrudescence de la répression qui s’abat sur les organisations et les militants des droits humains et des organisations politiques, du mouvement du 20 Février et des syndicalistes.
  • Nous appelons les forces vives du pays et les organisations de défense des droits humains en France et ailleurs à agir pour que l’Etat marocain cesse ces violations et intimidations.

Le Bureau de l’AMDH-Paris/Ile-de-France
A Paris, le 21 août 2014.
Contact :
·         Tél : 06 18 66 15 58
·         Email : amdh.paris@gmail.com
·         Facebook: AMDHParis
·         Site web: www.amdhparis.org
·         Twitter : @AMDHParis

Salutations militantes,
EL HANKOURI Ouadie
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF

samedi 3 mai 2014

Le Maroc empêche une délégation onusienne de tenir des réunions au siège de la MINURSO



Une délégation du Haut commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme qui mène une visite de reconnaissance au Sahara Occidental en vue de préparer d’autres visites dans le futur est arrivée à El Aaiun le 29 avril 2014.



La délégation avait fixé un rendez-vous avec des membres du bureau local de l’Association Marocaine des Drois de l'Homme (AMDH) dans le siège de la MINURSO, mais à son arrivée à El Aaiun la délégation a été contrainte par les autorités d’occupation marocaines à tenir ses réunions dans un hôtel, a rapporté l'AMDH dans un communiqué publié dans sa page Facebook.



Selon la même source, l’atmosphère de la rencontre a été caractérisée par des tentatives d’obstruction de la part des autorités marocaines, un comportement qui a été dénoncé par la délégation après avoir remarqué la présence d’agents en train de filmer les personnes qui arrivaient à l’hôtel.



« Au cours d’une réunion positive et constructive, les militants du bureau local de l’AMDH ont exposé la situation des droits humains, politiques, sociaux et économiques dans la région ainsi que les violations des droits de l’homme et le harcèlement dont font objet les activistes ainsi que le bureau de l’AMDH » a signalé le communiqué.

dimanche 18 août 2013

Nouvelles violations des droits de l’Homme par le Maroc au Sahara Occidental


Des éléments de la police marocaine  ont perquisitionné au domicile du citoyen sahraoui M’barek Daoudi dans la ville de Klimime (sud du Maroc) où ils ont arrêté ses trois fils après s’être livrés à des «pratiques humiliantes» sans donner les motifs des arrestations ni présenter de mandat, a rapporté hier l’agence de presse sahraouie (SPS).          
Citant le ministère des Villes sahraouies occupées et des communautés, SPS a précisé que le citoyen sahraoui M’barek Daoudi «a été surpris par la violation de son domicile et l’arrestation illégale de ses fils, lesquels ont été roués de coups et violentés devant les autres membres de la famille». Les autorités marocaines ont «lancé une campagne d’arrestations ciblant les jeunes et les enfants à travers les différents quartiers de la ville de Klimime où huit jeunes et deux mineurs ont été arrêtés», a ajouté la même source.          
Par ailleurs, le militant sahraoui des droits de l’homme, Wafi Latrach, a indiqué «avoir été arrêté, violenté et détenu pendant au moins une heure et demi au niveau du poste relevant des forces auxiliaires de Klimime. Il a ajouté avoir «entendu les cris d’un groupe de jeunes et d’enfants subissant des agressions à l’intérieur de ce poste».
 

samedi 8 juin 2013

Où est passé le Marocain expulsé par Manuel Valls vers le Maroc ?

Par Abdelilah Gueznaya, demainonline, 2/6/2013

Manuel Valls enervé lors d'une séance à l'Assemblée nationale.
Manuel Valls énervé lors d’une séance à l’Assemblée nationale. 
Le Marocain, résidant à La Rochelle, qui avait appelé «à commettre des attentats en France et dans les pays européens», et avait été expulsé de France le 17 mai par le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, n’a plus donné signe de vie depuis qu’il est arrivé au Maroc.
Ce jeune homme, âgé de 24 ans, serait actuellement détenu au Maroc. Même s’il n’a commis aucun délit sur le sol national….
On pense qu’il a été réceptionné à son arrivée par la DST et emmené à Aïn Aouda, la prison clandestine de la police politique marocaine, où tortionnaires et tourmenteurs se relaient pour passer à la gégène les clients qu’ils reçoivent.
Ce jeune homme, sûrement plus grand gueule que terroriste, fait les frais des « efforts » conjoints de Manuel Valls et des autorités marocaines pour montrer au monde « qu’on » lutte efficacement contre le terrorisme international islamiste.
Mais voilà, un dangereux islamiste résidant à la Rochelle et ayant comme arme de destructions massives un clavier et un abonnement à Internet, voilà un profil d’un zélé serviteur d’Al Qaeda qu’on ne connaissait pas jusque-là.
Si ce jeune Rochelais, qui est marié à une Française avec qui il a deux enfants, a été torturé à la DST, cela va faire tâche dans la carrière du Catalan d’Evry.
Entens Manel ?

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