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mardi 19 janvier 2016

URGENT ! Contre l’état policier et discriminatoire : manifestations unitaires partout en France le 30 janvier




Communiqué 19 janvier 2016



Après les attaques contre la CGT (licenciements à Air France, condamnations des Goodyear), après les perquisitions et assignations à résidence qui ont touché des milliers de personnes totalement étrangères au terrorisme, des faucheurs de chaises sont maintenant menacés. Antoine Richard et Mathieu Laurentin, militants d’Attac Marseille, ont été gardés à vue toute la journée du 15 janvier, et vont être convoqués au tribunal correctionnel. Le gouvernement a déclaré la guerre au terrorisme mais c’est surtout aux libertés qu’il s’attaque.


Les associations et organisations syndicales regroupées autour de l’appel « Nous ne céderons pas ! » et ayant lancé la pétition « Pour nous, c’est définitivement non ! », contre la réforme constitutionnelle (à signer sur www.nousnecederonspas.org), appellent à manifester le samedi 30 janvier 2016 partout en France et à Paris, à 14 h 30, place de la République.
Elles expriment leur exigence de la levée de l’état d’urgence et leur refus de la réforme constitutionnelle, en particulier concernant la déchéance de nationalité.
Attac appelle ses adhérent·e·s et sympathisant·e·s à entrer dans l’action pour peser sur le débat et le vote de l’Assemblée nationale qui se tiendra la première semaine de février. Les comités locaux d’Attac peuvent se rapprocher des autres signataires de l’appel « Nous ne céderons pas », pour organiser des actions afin de faire pression sur leurs élus locaux (avec par exemple l’outil www.powerfoule.org/stop-decheance) et de préparer les manifestations unitaires du 30 janvier.
Un matériel pédagogique et mobilisateur destiné au grand public sera diffusé par les signataires de l’appel dans les jours qui viennent. (tract à télécharger)
La réforme constitutionnelle nécessite le vote du même texte par l’Assemblée, le Sénat puis le Congrès réunissant les deux assemblées. Il s’agit donc du début d’une bataille de longue haleine au cours de laquelle les citoyens doivent faire entendre leurs voix.
Il n’y aura pas de sécurité sans liberté, ni de paix sans justice !


Attac France — 2016
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samedi 14 novembre 2015

ATTAC France : Après les massacres de Paris : épouvante, révolte, action



Après les massacres de Paris : épouvante, révolte, action



Déclaration 14 novembre 2015



Au lendemain des massacres de Paris, les adhérents et sympathisants d’Attac, à l’unisson de la société française, ressentent épouvante et révolte devant la haine aveugle et meurtrière. Attac exprime toute sa solidarité avec les victimes et leurs proches. Les personnes assassinées vendredi soir ne faisaient qu’exercer leur droit à la convivialité, à la civilité, à l’art, à une vie libre, toutes choses que ces tueurs veulent éradiquer au nom d’une vision fanatisée de la religion.


Malgré l’émotion et la tristesse, nous refusons de céder à la terreur, nous refusons la société de la peur, de la stigmatisation et de la recherche de boucs émissaires. Nous affirmons notre détermination à continuer à circuler, à travailler, à nous divertir, à nous réunir et à lutter librement.
« La France est en guerre », nous dit-on. Mais ce n’est pas notre guerre : après les désastres américains en Irak et en Afghanistan, les actuelles interventions françaises en Irak, en Lybie, en Syrie, au Mali, au Tchad, au Niger, en Centrafrique, contribuent à déstabiliser ces régions et à déclencher les départs de migrants qui se heurtent à la forteresse Europe et dont les corps s’échouent sur nos plages. Inégalités et prédations déchirent les sociétés, les dressent les unes contre les autres.
Al Qaida ou Daesh tirent toute leur force inhumaine de ces injustices. Cette guerre ne mène à aucune paix car il n’y a pas de paix sans justice. Pour en finir avec cette guerre, nos sociétés devront se désintoxiquer de l’ivresse de la puissance, des armes, du pétrole, des métaux rares, de l’uranium...
Au-delà du terreau social et économique qui nourrit tous les désespoirs et les tous actes insensés, reste la « banalité du mal », c’est-à-dire le fait que l’humanité n’est jamais à l’abri du retour ou de l’instauration de la barbarie quand certains décident de s’affranchir du respect de l’être humain en tant qu’être humain.
Pour ce qui est à notre portée, plus que jamais, il nous faut lutter contre l’impérialisme fût-il « humanitaire », contre le productivisme destructeur, pour des sociétés sobres, libres et égales.
Nous refusons par avance toute restriction au droit de manifester et de lutter contre ce monde pourrissant, pour les alternatives que portent ensemble les peuples du Sud et du Nord. Du 29 novembre au 12 décembre, à l’occasion de la COP 21 et par nos mobilisations citoyennes, nous montrerons qu’un autre monde est possible, urgent et nécessaire.


Attac France — 2015
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jeudi 6 août 2015

ATTAC : Face au désastre, que peut-on faire ?



Les Possibles Revue éditée
à l’initiative du Conseil
scientifique d’Attac


No. 07 Été 2015

 

mercredi 11 février 2015

ATTAC : Livre noir des banques




Lettre d’information 6 février 2015



Le mercredi 11 février, Attac et le journal en ligne Basta ! publient le Livre noir des banques. Ce livre coup de poing montre – chiffres et exemples à l’appui – que les banques coûtent cher, très cher, à la société et que la collusion du pouvoir politique avec les lobbies bancaires constitue un obstacle majeur aux réformes et à la sortie de crise.
La sortie de ce livre coïncide avec la publication par Le Monde des « SwissLeaks », révélations autour de la banque d’HSBC. Ce nouveau scandale ne fait que confirmer les révélations du livre sur l’irresponsabilité financière et écologique de nos grandes banques, ainsi que leur rôle clé dans l’industrie financière mondiale.

Livre noir des banques





Fraude fiscale : Le Livre noir des banques

mardi 10 février 2015, par Attac France


L’évasion et la fraude fiscale sont organisées par les banques : c’est ce que montre à nouveau le scandale HSBC. Les banques françaises ne sont pas en reste, à commencer par BNP Paribas. Attac, qui publie cette semaine Le Livre noir des banques en partenariat avec Basta !, exige la fermeture des filiales des banques françaises dans les paradis fiscaux, à commencer par les îles Caïmans.





Adhérez à Attac et recevez le Livre noir des banques !

mardi 10 février 2015, par Attac France


Les économistes et journalistes d’Attac et de Basta ! ont enquêté pendant plus d’un an et réalisé des dizaines d’entretiens avec des acteurs du monde la finance pour élaborer un livre coup de poing de 372 pages qui vous plongera au cœur des sombres rouages du milieu bancaire français.
À l’occasion de sa sortie en librairie, adhérez à Attac et recevez Le Livre noir des banques ! Offre spéciale pour les nouveaux adhérent⋅e⋅s : pour 35 euros vous recevrez votre carte d’adhésion 2015 ainsi que Le Livre noir des banques et le guide « Attac, pourquoi, comment ? » puis, chaque trimestre, le journal Lignes d’Attac.





Sept ans après le début de la crise : les banques restent des dangers publics !

mardi 10 février 2015, par Dominique Plihon


Le discours officiel, véhiculé par la plupart des médias, est clair : la crise est passée, des réformes salutaires ont été mises en place, les banques vont bien et participent activement au bien-être de la société. Cette vision est contraire à la réalité.
À chacun sa vérité !

jeudi 15 janvier 2015

Attac condamne les assassinats de Charlie et de la supérette casher de Vincennes :


Attac France

Lettre d’information 13 janvier 2015



Les assassinats de Charlie et de la supérette casher de Vincennes les 7 et 9 janvier ont créé un profond séisme dans la société française, et au-delà.
Attac a immédiatement condamné ces actes barbares, fait part de sa solidarité envers les victimes, appelé aux manifestations citoyennes qui ont marqué une réaction massive et salutaire pour la défense des droits, en commençant par la liberté d’expression, en France, et dans le monde entier.
Certaines des victimes nous étaient très proches. C’était le cas de Bernard Maris, Oncle Bernard, qui a été l’un des fondateurs d’Attac et de son conseil scientifique, dont cette lettre d’information publie les hommages de René Passet et de Jean-Marie Harribey .
Rien ne sera plus comme avant, après ces assassinats. D’un côté, le peuple français s’est dressé contre la bête immonde et a pris conscience de l’importance des principes qui fondent la République et les droits fondamentaux des citoyens, collectifs et individuels.
Mais d’un autre côté, la période qui s’ouvre comporte des risques importants, sous forme de politiques liberticides et d’une accentuation des discriminations religieuses et racistes. Attac, avec ses partenaires du mouvement social, a une responsabilité majeure pour s’opposer à ces dérives.
Attac a également le devoir de déconstruire le discours des responsables politiques et des médias dominants qui omet totalement d’expliquer que les tueries de Charlie et de Vincennes ont des causes sociales et politiques. Il nous faut combattre avec la même force l’islamophobie, l’antisémitisme, la xénophobie et les politiques d’austérité qui fournissent le terreau des inégalités, des fractures et de la désespérance sociales. Nous construisons nos actions dans l’espace européen et international, notamment dans le cadre du prochain Forum social mondial en mars à Tunis.

mardi 13 janvier 2015

Communiqué de solidarité d'Attac Maroc avec Attac France et le peuple français

Après ces effroyables actes de terrorisme qui, au-delà de l’équipe de Charlie hebdo, atteignent l’ensemble du peuple français dans toutes ses composantes, et les valeurs démocratiques, de liberté de pensée, de croyance et d’expressions auxquelles nous sommes tous si attachés, toutes nos pensées en ces journées difficiles vont à nos ami(e)s et camarades d’Attac France également affecté(e)s par l’assassinat ignoble de l’un de ses membres fondateurs, Bernard Maris.
Nous nous sentons également atteints par ces actes qui nous concernent également : la montée des fondamentalismes, les attentats terroristes, la montée de l’extrême-droite, les attaques contre les libertés qui nous viennent non seulement de l’obscurantisme religieux mais aussi du pouvoir lui-même, voilà ce que nous vivons aussi au quotidien depuis de longues années, tant au Maroc que dans l’ensemble du monde arabe.
Comment penser que l’on puisse réellement lutter contre de tels agissements tant que la volonté des peuples est bafouée par les puissances de l’argent ; tant que leur souveraineté et leurs droits économiques et sociaux sont remis en cause ; tant que le peuple palestinien vit sous la botte d’un colonialisme d’un autre âge soutenu par l’ensemble des puissances mondiales ; tant que le Moyen-Orient est à feu et à sang suite aux interventions d’apprentis-sorciers qui ne parviennent plus à contrôler les forces qu’ils ont eux-mêmes créées et soutenues ; tant que les grandes puissances s’autorisent à intervenir, à tuer et assassiner dans n’importe quel point de la planète, en défense de leurs intérêts, au mépris de la législation internationale et de la sécurité et de la volonté des peuples.
En France, au Maroc, partout dans le monde, condamnons sans réserve la barbarie, luttons et défendons nos droits et nos libertés  tous les jours un peu  plus bafoués au nom du terrorisme.
Dénonçons les guerres incessantes qui institutionnalisent le terrorisme d’État pour envahir les pays, s'accaparer les richesses, reconfigurer la géographie du monde, dominer les peuples qui luttent haut et fort pour la liberté, la dignité et la justice sociale.
Le 13 janvier 2015
ATTAC CADTM Maroc

jeudi 8 mai 2014

Attac France : Deux ans après : les reniements du président Hollande


Lettre d’information 7 mai 2014



https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/article/deux-ans-apres-les-reniements-du


Deux ans après : les reniements du président Hollande

mardi 6 mai 2014, par Attac France


Le 6 mai 2012, François Hollande était élu président de la République sur un programme constitué de 60 engagements pour le « changement ». Deux ans après, que sont-ils devenus ?









Couronnant deux ans de renoncements, François Hollande torpille la taxe Tobin

mardi 6 mai 2014, par Attac France


« La taxe européenne sur les transactions financières (TTF) verra le jour en Europe au 1er janvier 2016 et ne concernera dans un premier temps que les actions et quelques produits dérivés » a annoncé, ce mardi à Bruxelles, le ministre des Finances autrichien, Michael Spindelegger. Réactions de deux des porte-parole d’Attac, Thomas Coutrot et Dominique Plihon.

mardi 6 mai 2014

Déclaration du CA d'Attac France du 26 avril

Par Attac France, Paris, 5/5/ 2014
Le Conseil d'administration du 26 avril s'est tenu dans un contexte français marqué par un entre-deux élections, avec un redoublement des politiques d'austérité annoncées, une radicalisation à droite et à l'extrême droite. 
Pour les semaines qui viennent nous poursuivons nos campagnes en les insérant dans 2 échéances particulières : 

- celle des élections européennes pour lesquelles nous avons sorti du matériel (livre, brochure, questionnaire d'interpellation) et où de nombreuses initiatives publiques vont avoir lieu. 
- celle des manifestations européennes (à l'appel des mouvements blockupy, agora 99..) de la semaine d15 mai, avec la participation à l'encerclement du Business european summit à Bruxelles le 15 et la manifestation du 17 à Paris. 

Dans ces échéances nous aurons à cœur de porter les thématiques : requins, celle contre le grand marché transatlantique (tafta), la TTF, le refus des politiques de la Troika, de l'extractivisme et la promotion des alternatives pour la transition écologique. 
Ces thématiques ont guidé la rédaction de notre questionnaire aux candidat-e-s aux européennes, et la manifestation du 17 mai devrait regrouper divers organisations et associations porteuses de revendications sur leTafta, la souveraineté alimentaire, la lutte contre la spéculation foncière et l'austérité... 

Nous sommes par ailleurs interpelés par divers forces ou courants d'idées dans ce contexte. Le CA avait décidé de participer à la manifestation du 12 avril, il a décidé de signer l'appel rédigé par la LDH et la Ligue de l'enseignement. Dans les deux cas, nous continuons à prendre part au débat d'idée sur les revendications et les moyens à mettre en œuvre, et de participer ponctuellement au regroupement de forces. 

Le CA aura un débat en juin sur le contexte social et politique et précisera, après l'AG, les conditions de l'intervention de l'association. Nous avons déjà pour l'été deux préoccupations importante : la mobilisation de Notre Dame des Landes les 5 et 6 juillet et l'Université européenne des mouvements sociaux du 19 au 23 août.

lundi 5 mai 2014

Déclaration du CA d'Attac France : manifestations euopéennes, 15 et 17 mai

Par Attac France, Paris, 5/5/ 2014

Déclaration du CA d'Attac France du 26 avril

Le Conseil d'administration du 26 avril s'est tenu dans un contexte français marqué par un entre-deux élections, avec un redoublement des politiques d'austérité annoncées, une radicalisation à droite et à l'extrême droite. 
Pour les semaines qui viennent nous poursuivons nos campagnes en les insérant dans 2 échéances particulières : 

- celle des élections européennes pour lesquelles nous avons sorti du matériel (livre, brochure, questionnaire d'interpellation) et où de nombreuses initiatives publiques vont avoir lieu. 
- celle des manifestations européennes (à l'appel des mouvements blockupy, agora 99..) de la semaine d15 mai, avec la participation à l'encerclement du Business european summit à Bruxelles le 15 et la manifestation du 17 à Paris. 

Dans ces échéances nous aurons à cœur de porter les thématiques : requins, celle contre le grand marché transatlantique (tafta), la TTF, le refus des politiques de la Troika, de l'extractivisme et la promotion des alternatives pour la transition écologique. 
Ces thématiques ont guidé la rédaction de notre questionnaire aux candidat-e-s aux européennes, et la manifestation du 17 mai devrait regrouper divers organisations et associations porteuses de revendications sur leTafta, la souveraineté alimentaire, la lutte contre la spéculation foncière et l'austérité... 

Nous sommes par ailleurs interpelés par divers forces ou courants d'idées dans ce contexte. Le CA avait décidé de participer à la manifestation du 12 avril, il a décidé de signer l'appel rédigé par la LDH et la Ligue de l'enseignement. Dans les deux cas, nous continuons à prendre part au débat d'idée sur les revendications et les moyens à mettre en œuvre, et de participer ponctuellement au regroupement de forces. 

Le CA aura un débat en juin sur le contexte social et politique et précisera, après l'AG, les conditions de l'intervention de l'association. Nous avons déjà pour l'été deux préoccupations importante : la mobilisation de Notre Dame des Landes les 5 et 6 juillet et l'Université européenne des mouvements sociaux du 19 au 23 aout.

Attac France, Paris, le 5 mai 2014

mardi 11 février 2014

ATTAC-France : Alternatives municipales: vers des communes en transition

 Par  Attac France, Paris, 5 /2/ 2014

À l'occasion des élections municipales Attac publie un petit mais indispensable "pense-pas-bête":


Alternatives municipales :
 vers des communes en transition

Les élections municipales de mars 2014 donnent l'occasion à chacun de se poser la question : comment agir à l'échelle de notre territoire pour la transition vers un monde soutenable ?

Nous, citoyens de base, conservons un certain pouvoir sur nos élus locaux. En collaboration ou en tension avec eux, nous pouvons proposer des mesures concrètes, immédiatement réalisables, qui engagent un changement de logiques. Nous pouvons même, le plus souvent, commencer à les mettre en œuvre sans attendre les élus municipaux.

Il n'avance à rien de se lamenter sur l'égoïsme des riches et les trahisons des représentants : nous pouvons commencer à changer le cours des choses nous-mêmes.

Attac propose ici à la réflexion des citoyen-ne-s une vingtaine de fiches décrivant des enjeux immédiats de politiques municipales et d'action citoyenne à l'échelle locale. Ce « pense-(pas)-bête » se veut un outil pour le débat lors de la campagne électorale de 2014 et surtout, par la suite, pour l'action citoyenne à l'échelle des territoires.

Les chantiers ici présentés s'articulent autour de 3 grands thèmes : la démocratie, la finance, la transition écologique. Pour chaque thème, cinq points d'entrée sont évoqués:
·     Quel est le problème ?
·     C'est possible dès demain
·     C'est nécessaire juste après
·     Nous pouvons le faire sans attendre
·     Ils l'ont fait : des exemples de "bonnes pratiques"  qui peuvent servir d'inspiration !


Brochure "Alternatives municipales: vers des communes en transition" à télécharger

Attac France, Paris le 5 février 2014

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samedi 28 décembre 2013

ATTAC-FRANCE. Soutenons Médiapart - Appel pour l'égalité fiscale

Médiapart est dans la ligne de mire des oligarques de Bercy. Ils n'ont pas digéré l'affaire Cahuzac ni les analyses acérées de Médiapart sur leurs complaisances envers leurs amis banquiers. Depuis vendredi 20 décembre des agents du fisc sont dans les locaux de Médiapart pour un redressement fiscal visant à appliquer un taux de TVA à 19,6% à la presse en ligne alors que la presse écrite, par ailleurs largement subventionnée, est soumise au taux de 2,1%.
Un appel de soutien est à signer en ligne ; nous appelons tous les adhérents et sympathisants d'Attac à le signer et à le faire circuler autour d'eux.
Le bureau d'Attac France

Paris, le 23 décembre 2013
L’administration fiscale a décidé de s’attaquer à la presse en ligne en lui appliquant un taux de TVA de 19,6 %, alors que la presse imprimée bénéficie d’un taux de 2,1 %. Cette mesure viole le principe d’égalité et de neutralité des supports constamment affirmé par les pouvoirs publics depuis 2009 et confirmé par un arrêt de novembre 2011 de la Cour de justice de l’Union européenne.

Depuis 2009, tous les gouvernements se sont engagés à construire cette égalité fiscale, faisant le simple constat qu’un article numérique ne peut être taxé différemment d’un article imprimé. En 2013, plusieurs rapports officiels en ont souligné l’urgence : le rapport Pierre Lescure sur l’exception culturelle ; le rapport Roch-Olivier Maistre sur les aides à la presse ; l’avis sur la fiscalité du Conseil national du numérique ; enfin, le rapport de la Cour des comptes sur les aides de l’État à la presse écrite.

La semaine dernière, la ministre de la culture et de la communication s’est publiquement engagée à prendre cette mesure. Le 26 novembre, Pierre Laurent, dans son rapport au Sénat sur les aides publiques, « s’étonnait que le présent projet de loi de finances 2014 ne prévoie pas dès à présent l’application du taux super réduit à l’ensemble de la presse ».

Mercredi 18 décembre, Christiane Taubira, ministre d’État, garde des Sceaux, a déclaré, interrogée par Mediapart : « Moi je vous dis très clairement ce que je pense : vous devez avoir la TVA à 2,1 %. Le ministre du budget est d’accord avec ça et la ministre de la culture et de la communication également. Je n’ai entendu personne au gouvernement dire qu’il ne fallait pas (cette égalité fiscale entre presse papier et presse en ligne). »

Depuis 2009, l’administration fiscale avait, de fait, installé un moratoire en attendant la modification législative annoncée. Nous demandons la prolongation et l’officialisation de ce moratoire et une réforme législative d’urgence pour, enfin, établir cette égalité de droit entre presse imprimée et presse numérique.


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lundi 14 octobre 2013

France - Sept militants syndicaux SUD de PSA Poissy en grève de la faim

Communiqué

Attac France, le 18/10/ 2013.
Attac France a pris connaissance de la grève de la faim que mènent 7 militants syndicaux SUD de PSA Poissy depuis maintenant 30 jours.

Nous souhaitons leur apporter toute notre solidarité, comme le fait notre comité local dans le comité de soutien.

Cette action menace maintenant gravement leur santé et nous souhaitons interpeller la direction de PSA, ainsi que les pouvoirs publics afin qu'il soit donné réponse à leur demande de reconnaissance du droit syndical.

Nous rappelons que la justice a reconnu que leurs exigences étaient fondées. Il est intolérable que des hommes qui demandent justice et reconnaissance de leurs droits soient conduits à de telles extrémités, au point de risquer leur santé, voire leur vie. Cette affaire ne peut que rappeler la période la plus noire de la gestion par Peugeot des relations sociales.
Ce message sera envoyé aux intéressés, à la direction de PSA, à la préfecture des Yvelines, au Ministre du Travail et diffusé dans nos réseaux pour encourager au soutien.

Attac France
21 ter rue Voltaire  75011 Paris (adresse postale)

19 octobre, journée mal-logement. Mal logés de la République française, non à la répression !

Par Attac France, Paris, le 15 octobre 2013

Entre 12h45 et 13h, la police a évacué brutalement le camp des mal-logés place de la République, installé avec l’aide de l’association Droit au Logement (DAL).
Six mères de familles et quatre hommes ont été arrêtés, un père de famille interpellé est blessé (oreille décollée) et les effets personnels ont été confisqués (couvertures, sacs, bâches banderoles...).

Ces familles attendaient une réponse à l’issue de la table ronde qui s’est tenue hier soir, et une déclaration de manifestation avait pourtant été déposée, jusqu’au lundi 21 octobre, conformément à la réglementation.

La politique économique injuste du gouvernement, qui fait payer les classes populaires et moyennes au lieux de s’attaquer aux privilèges des plus riches, s’accompagne d’une radicalisation de sa politique sécuritaire : après les propos intolérables de Manuel Valls à l’encontre des roms, ce sont des familles précaires et mal-logées qui sont l’objet d’une répression brutale.

Attac s’associe au DAL pour condamner cette répression qui met en cause la liberté de manifester, et bafoue les droits des mal-logés et des sans-logis, exiger la libération immédiate des mal-logés interpellé, et des poursuites sur les violences commises, demander le relogement des 300 familles en lutte de la place de la République, la mobilisation de 50 000 logement et locaux vacants, pour les sans-logis et les DALOs d’Ile de France, une vrai loi pour les mal-logés, les sans-logis, et les locataires, afin que le droit au logement soit mis en œuvre.


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vendredi 26 juillet 2013

Tunisie : manifestations et accusations après l'assassinat de l'opposant Mohamed Brahmi

par Le Monde.fr avec AFP et Reuters |



Capture d'écran de Mohamed Brahmi lors d'une interview avec Radio CAP FM en Tunisie.

Mohamed Brahmi, député de gauche et opposant, a été assassiné par balles, jeudi 25 juillet, devant son domicile dans le secteur d'Ariana à Tunis. D'après des témoins, M. Brahmi a été tué par deux hommes à moto devant chez lui alors qu'il descendait de sa voiture.

La chaîne de télévision Watanya a précisé qu'il avait reçu onze balles, tirées à bout portant. Des voisins évoquent plutôt 5 coups de feu. "Son corps a été criblé de balles devant son épouse et ses enfants", a déclaré, en pleurs, Mohsen Nabti, membre du bureau politique du Mouvement populaire, petit parti de gauche dont Brahmi était le fondateur.
Après l'annonce de sa mort, un cortège d'environ 500 personnes s'est spontanément constitué devant le siège de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) avant de rejoindre l'avenue Habib-Bourguiba, où se trouve le ministère de l'intérieur. Parmi eux, la veuve de Chokri Belaïd, autre opposant de gauche tué par balle en début d'année. Devant le ministère, la foule a scandé "Ministère de l'intérieur, ministère terroriste", selon le site d'information Nawaat.
Le correspondant de France 24, David Thomson, rapporte que de nombreuses personnes se sont également réunies devant l'hôpital où a été conduit le corps de Brahmi.
Selon Nawaat plusieurs personnalités étaient notamment présentes : Mohamed Jmour, du parti Watad, Mehdhi Ben Gharbia, de la coalition démocratique, le député Brahim Kassas, l'avocate Leila Ben Debba, l'avocate Saida Garrach et la syndicaliste Thouraya Krichen.
Le corps de l'homme politique a été sorti de l'hôpital, juché sur les épaules de manifestants et suivi par un long cortège jusqu'à la cité El-Ghazala, le quartier de la banlieue nord de Tunis où vivait M. Brahmi, au 10 rue de la réconciliation, selon Nawaat.

COLÈRE CONTRE LE PARTI ENNAHDA
Dans le même temps, les partis démocratiques se sont réunis à 17 heures au siège du Front populaire, qui a appelé à la désobéissance civile, à la chute du gouvernement, à la dissolution de l'Assemblée constituante, à la création d'un gouvernement de salut public et à la grève générale le jour de l'enterrement de M. Brahmi. L'UGTT a appelé à la grève générale pour la journée de vendredi 26 juillet.
Des manifestations ont également éclaté à Sidi Bouzid, ville natale de Brahmi, où des centaines de personnes ont laissé éclaté leur colère, avant de mettre le feu au siège local du parti islamiste Ennahda, selon un habitant cité par Reuters.
La famille de Mohamed Brahmi a accusé Ennahda d'être responsable du meurtre. "Notre famille avait le sentiment que Mohamed allait connaître le même sort que Chokri Belaïd", a déclaré en pleurs Chhiba Brahmi, la sœur du défunt.


L'avocate tunisienne Leila Ben Debba crie sa colère devant un hôpital de Tunis après l'annonce de la mort de Mohamed Brahmi, tué de onze balles devant son domicile, jeudi 25 juillet.
 
CHOKRI BELAÏD, ÉGALEMENT TUÉ DEVANT CHEZ LUI
Sous la dictature, Mohamed Brahmi militait dans le Mouvement des étudiants arabes progressistes et unionistes. En 2005, il crée, dans la clandestinité, le Mouvement unioniste nassériste. C'est après la chute du président Ben Ali qu'il crée le Mouvement du peuple, dont il a été écarté le 7 juillet en raison de son adhésion au Front populaire. Le député avait récemment créé le Mouvement populaire (Attayar Echaab), dont il était le coordinateur général.
Elu à l'Assemblée nationale constituante (ANC), Mohamed Brahmi, âgé de 58 ans, n'avait pas ménagé ses critiques envers le parti islamiste Ennahda au pouvoir. Le président de l'ANC, Mustapha Ben Djaafar, a déclaré que vendredi serait "un jour de deuil national".
L'assassinat de Mohamed Brahmi est le deuxième du genre en Tunisie depuis la chute de Ben Ali. En février,  Chokri Belaïd, critique virulent du parti islamiste Ennahda, avait également été tué par balle devant son domicile. Cet assassinat avait alors choqué et provoqué une profonde crise politique dans le pays, qui avait mené à la démission, à la fin de février, du gouvernement du premier ministre Hamadi Jebali.

LES ISLAMISTES DÉNONCENT "UN MEURTRE CONTRE L'ETAT TUNISIEN"
Le président de la République tunisienne a condamné cet assassinat, appelant les Tunisiens à "ne pas tomber dans le piège de la violence". Il souligne le fait que ce "crime [a été] réalisé le jour de l'anniversaire de la République", cinquante-six ans après la proclamation de la République tunisienne, le 25 juillet 1957.
François Hollande a condamné cet assassinat dans un communiqué "avec la plus grande fermeté", demandant que "la lumière soit faite au plus vite sur ce meurtre". Rached Ghannouchi, leader d'Ennahda appelé à la démission par les manifestants, a demandé publiquement "la mise en place d'une coalition nationale contre la violence".
"C'est un meurtre contre l'Etat tunisien et la démocratie. On cherche à travers ça à mettre la Tunisie dans l'instabilité et pousser les Tunisiens à s'accuser les uns et les autres. La révolution tunisienne était pacifique, on cherche à la rendre sanguinaire alors que nous sommes en train de finir la Constitution et de mettre en place les institutions qui vont mener le pays vers des élections libres."
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Déclaration du Conseil d'administration d'Attac-France

Mohamed Brahmi, militant Tunisien, élu député à l'Assemblée Constituante et membre dirigeant du Front Populaire a été assassiné ce jour.

Cet acte lâche, 5 mois après le meurtre d'un autre dirigeant du Front Populaire, Chokri Belaïd, s'attaque directement à celles et ceux qui oeuvrent pour la défense des libertés et des droits fondamentaux des Tunisien.ne.s, et ne peut avoir qu'un seul objectif : remettre en cause le processus de transition politique, en faisant le pari d'un durcissement du régime.

Attac France affirme son soutien à l'ensemble des forces démocratiques tunisiennes, qui luttent pour que la démocratie l'emporte contre la violence politique et les tentations autoritaires. 

Attac, le 25 juillet 2013