Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est massacres de Paris. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est massacres de Paris. Afficher tous les articles

lundi 16 novembre 2015

Personne ne peut supporter ce qui s'est passé à ‪#‎Paris !

Nordine Saidi
Personne ne peut supporter ce qui s'est passé à ‪#‎Paris !
Mais savez vous que certains pays supportent ça quotidiennement depuis plus de 10 ans( pas en occident mais ça fait quand même partie du monde )
Pensée pour toutes les victimes, leurs familles, leurs proches.
Nous ne seront jamais en sécurité ici tant que nous sommes en guerre chez eux.

*********************************




dimanche 15 novembre 2015

La peur est notre ennemie


   

 


14 novembre 2015 | Par Edwy Plenel - Mediapart.fr

Vendredi 13 novembre, toute une société fut, à Paris et à Saint-Denis, la cible du terrorisme : notre société, notre France, faite de diversité et de pluralité, de rencontres et de mélanges. C’est cette société ouverte que la terreur voudrait fermer ; la faire taire par la peur, la faire disparaître sous l’horreur. Et c’est elle qu’il nous faut défendre car elle est notre plus sûre et plus durable protection.

Un vendredi soir d’automne, sous un temps clément. Fin de semaine, temps de sortie, moment de détente. Joies des retrouvailles amicales, des concerts musicaux, des matchs sportifs. Sociabilités populaires et juvéniles. Hommes et femmes mêlés, jeunesses sans frontières, plaisirs variés où l’on peut, selon les goûts ou les envies, boire, fumer, danser, se côtoyer, se mélanger, se séduire, s’aimer, bref aller à la rencontre des uns et des autres.

Il suffit d’aligner ces mots simples, sans grandiloquence, pour partager ce que nous ressentons tous depuis hier : tout un chacun, nos enfants, nos parents, nos amis, nos voisins, nous-mêmes, étions dans le viseur des assassins.

Parce qu’ils ne visaient pas des lieux manifestement symboliques comme lors des attentats de janvier, exprimant leur haine de la liberté (Charlie Hebdo) ou leur haine des juifs (l’HyperCacher), il s’est dit que les terroristes auteurs des carnages parisiens n’avaient pas de cible. C’est faux : armés par une idéologie totalitaire, dont le discours religieux sert d’argument pour tuer toute pluralité, effacer toute diversité, nier toute individualité, ils avaient pour mission d’effrayer une société qui incarne la promesse inverse.

Au-delà de la France, de sa politique étrangère ou de ceux qui la gouvernent, leur cible était cet idéal démocratique d’une société de liberté, parce que de droit : droit d’avoir des droits ; égalité des droits, sans distinction d’origine, d’apparence, de croyance ; droit de faire son chemin dans la vie sans être assigné à sa naissance ou à son appartenance. Une société d’individus, dont le « nous » est tissé d’infinis « moi » en relation les uns avec les autres. Une société de libertés individuelles et de droits collectifs.

Prendre la juste mesure de ce que menace cette terreur sans précédent sur le territoire hexagonal – les attentats les plus meurtriers en Europe après ceux de Madrid en 2004 –, c’est évidemment mesurer aussi le défi que nous ont lancé les assassins et leurs commanditaires. C’est cette société ouverte que les terroristes veulent fermer. Leur but de guerre est qu’elle se ferme, se replie, se divise, se recroqueville, s’abaisse et s’égare, se perde en somme. Cest notre vivre ensemble qu’ils veulent transformer en guerre intestine, contre nous-mêmes.

Quels que soient les contextes, époques ou latitudes, le terrorisme parie toujours sur la peur. Non seulement la peur qu’il répand dans la société mais la politique de la peur qu’il suscite au sommet de l’État : une fuite en avant où la terreur totalitaire appelle l’exception démocratique, dans une guerre sans fin, sans fronts ni limites, sans autre objectif stratégique que sa perpétuation, attaques et ripostes se nourrissant les unes les autres, causes et effets s’entremêlant à l’infini sans que jamais n’émerge une issue pacifique.

Aussi douloureux qu’il soit, il nous faut faire l’effort de saisir la part de rationalité du terrorisme. Pour mieux le combattre, pour ne pas tomber dans son piège, pour ne jamais lui donner raison, par inconscience ou par aveuglement. Ce sont les prophéties auto-réalisatrices qui sont au ressort de ses terrifiantes logiques meurtrières : provoquer par la terreur un chaos encore plus grand dont il espère, en retour, un gain supplémentaire de colère, de ressentiment, d’injustice… Nous le savons, d’expérience vécue, et récente, tant la fuite en avant nord-américaine après les attentats de 2001 est à l’origine du désastre irakien d’où a surgi l’organisation dite État islamique, née des décombres d’un État détruit et des déchirures d’une société violentée.

Saurons-nous apprendre de ces erreurs catastrophiques, ou bien allons-nous les répéter ? C’est peu dire qu’à cette aune, dans un contexte de crises déjà cumulatives – économique, sociale, écologique, européenne, etc. –, notre pays vit un moment historique où la démocratie redécouvre la tragédie. Où la fragilité de la première est au péril des passions de la seconde. Car l’enjeu immédiat n’est pas au lointain, mais ici même, en France. Nous savions, au lendemain des attentats de janvier, que la véritable épreuve était à venir. Cet automne, au moment de quitter ses fonctions, le juge antiterroriste Marc Trévidic nous l’avait rappelé – « Les jours les plus sombres sont devant nous » (lire ici son interview à Paris-Match) –, dans une alarme qui ne ménageait pas nos dirigeants : « Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme. (…) Je ne crois pas au bien-fondé de la stratégie française. »

Car, devant ce péril qui nous concerne tous, nous ne pouvons délaisser notre avenir et notre sécurité à ceux qui nous gouvernent. S’il leur revient de nous protéger, nous ne devons pas accepter qu’ils le fassent contre nous, malgré nous, sans nous.

Il est toujours difficile, tant elles sont dans l’instant inaudibles, d’énoncer des questions qui fâchent au lendemain d’événements qui saisissent tout un peuple, le rassemblant dans la compassion et l’effroi. Mais, collectivement, nous ne saurons résister durablement à la terreur qui nous défie si nous ne sommes pas maîtres des réponses qui lui sont apportées. Si nous ne sommes pas informés, consultés, mobilisés. Si l’on nous dénie le droit d’interroger une politique étrangère d’alliance avec des régimes dictatoriaux ou obscurantistes (Égypte, Arabie saoudite), des aventures guerrières sans vision stratégique (notamment au Sahel), des lois sécuritaires dont l’accumulation se révèle inefficace (tandis qu’elles portent atteinte à nos libertés), des discours politiques de courte vue et de faible hauteur (sur l’islam notamment, avec ce refoulé colonial de « l’assimilation »), qui divisent plus qu’ils ne rassemblent, qui alimentent les haines plus qu’ils ne rassurent, qui expriment les peurs d’en haut plus qu’ils ne mobilisent le peuple d’en bas.

Faire face au terrorisme, c’est faire société, faire muraille de cela même qu’ils veulent abattre. Défendre notre France, notre France arc-en-ciel, forte de sa diversité et de sa pluralité, cette France capable de faire cause commune dans le refus des amalgames et des boucs émissaires. Cette France dont les héros, cette année 2015, étaient aussi musulmans, comme ils furent athées, chrétiens, juifs, francs-maçons, agnostiques, de toutes origines, cultures ou croyances. La France d’Ahmed Merabet, d’origine algérienne, ce gardien de la paix qui a donné sa vie au pied de l’immeuble de Charlie Hebdo. La France de Lassana Bathily, d’origine malienne, cet ancien sans-papiers qui a sauvé nombre d’otages à l’HyperCacher. Cette France qu’ont illustrée, dans cette longue nuit parisienne, tant de sauveteurs, de soignants, de médecins, de policiers, de militaires, de pompiers, de bonnes volontés, mille solidarités elles aussi issues de cette diversité – humaine, sociale, culturelle, confessionnelle, etc. – qui fait la richesse de la France. Et sa force.

En Grande-Bretagne, lors des attentats de 2005, la société s’était spontanément dressée autour du slogan inventé par un jeune internaute : « We’re Not Afraid. » En Espagne, lors des attentats de 2004, la société s’était spontanément rassemblée autour de ce symbole : des mains levées, paumes ouvertes, tout à la fois désarmées et déterminées.

Non, nous n’avons pas peur. Sauf de nous-mêmes, si nous y cédions. Sauf de nos dirigeants s’ils nous égarent et nous ignorent. La société que les tueurs voudraient fermer, nous en défendons l’ouverture, plus que jamais. Et le symbole de ce refus, ce pourrait être deux mains qui se rencontrent, se serrent et se mêlent, se tendent l’une vers l’autre.

Deux mains croisées.

URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/141115/la-peur-est-notre-ennemie
La peur est notre ennemie - Page 1
www.mediapart.fr
Vendredi 13 novembre, toute une société fut, à Paris et à Saint-Denis, la cible du terrorisme : notr...

Attentats de Paris du 13 novembre Solidarité avec les victimes - Condamnation du terrorisme


Rassemblement lundi 16 novembre à 18h
Esplanade de la Paix - Gap


Plusieurs attentats ont eu lieu à Paris ce 13 novembre. Ils ont fait plus de 120 victimes et plus de 200 blessés. Ils ont touché des lieux de culture, de restauration, de sports; ils s'en sont pris aux symboles de la vie.

L'émotion est forte, elle se mélange au dégout, à la colère, ... Nous exprimons notre pleine et entière solidarité aux victimes, et à leurs familles. Nous condamnons fermement les auteurs de ces attentats, et leurs commanditaires. Aucune situation, aucune cause ne justifie le recours à la barbarie et l'agression d'innocents.

Aujourd'hui, comme en janvier, les questionnements fusent sur la manière de prévenir de tels actes inhumains. Dans la recherche de réponses, des sentiments contradictoires s’entremêlent car rien n'est simple. Nous ne pouvons accepter le cycle de la violence et de la guerre dans lequel nous pouvons être entrainé, de gré ou de force. Pour cela, la construction du monde ne peut laisser à l'écart des pans entiers de l'humanité.

Afin d'exprimer la solidarité des hauts-alpins aux victimes, de refuser la peur et les réflexes sécuritaires, et de montrer que la vie continue de plus belle, le Mouvement de la Paix propose l'organisation d'un rassemblement lundi 16 novembre à 18h, Esplanade de la Paix à Gap. Nous invitons à venir avec des bougies pour en faire une expression populaire citoyenne pour la Paix.
   
Contacts : Pierre Villard  06 82 92 29 46


Communiqué national du Mouvement de la Paix


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Massacres du 13 Novembre 2015 à Paris:
Communiqué du Mouvement de la Paix en date du 14 Novembre
Solidarité avec les victimes et condamnation du terrorisme.

Le Mouvement de paix affirme sa solidarité, sa compassion avec les victimes et leurs familles et partage leur douleur et leur souffrance.

Il condamne avec la plus grande vigueur les attentats qui ont frappé Paris le vendredi 13 novembre 2015 et réaffirme  sa condamnation  générale de tous les actes terroristes.

Il rend hommage  aux personnels médicaux et de santé, aux pompiers, aux agents territoriaux et aux forces de l'ordre, ainsi qu'à la solidarité de tous les bénévoles qui se sont mobilisés pour l'aide aux victimes et la sécurité.

L’heure est à la réaffirmation de notre attachement aux valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de dignité, de solidarité et de notre aspiration commune à un monde de justice et de paix.

La sécurité humaine doit être assurée sans repli sécuritaire qui amoindrirait la vie démocratique, associative et citoyenne car la démocratie est la meilleure manière de s’opposer à la stratégie de la peur, de la terreur et de l’obscurantisme.

C’est dans ce cadre et avec ces valeurs que doit se conduire le débat démocratique sur l’analyse des causes et des processus ayant conduit à la situation actuelle. Ce débat est nécessaire pour  éviter tout amalgame qui dresserait une partie de la population  vivant en France contre une autre.

Ce débat est indispensable pour promouvoir sans tarder l'engagement de toutes et tous pour élaborer les solutions  de nature à préserver la paix à travers la construction d’une culture de la paix et de la non- violence.


Paris le 14 Novembre 2015
Le Mouvement de la Paix

Contact : Roland Nivet : 06 85 02 87 14
Le Mouvement de la Paix, 9 rue Dulcie September, 93400 Saint Ouen

samedi 14 novembre 2015

France Palestine : Face à la terreur


Face à la terreur

14/11/ 2015
Nous sommes sous le choc du carnage commis à Paris dans la nuit du 13 novembre. Jamais en France des attentats d’une telle ampleur n’avaient été menés pour frapper la population.
Nous pleurons les victimes et sommes en pensée aux côtés de leurs proches à qui nous présentons nos condoléances. L’heure est aujourd’hui à l’émotion et au recueillement.
Nous avons une pensée pour nos amis palestiniens qui, dans la situation dramatique qu’ils vivent eux-mêmes, nous adressent de nombreux messages de solidarité et organisent dès aujourd’hui à Bethléem une manifestation de solidarité avec les victimes du terrorisme en France, au Liban et en Palestine.
Le Bureau national

ATTAC France : Après les massacres de Paris : épouvante, révolte, action



Après les massacres de Paris : épouvante, révolte, action



Déclaration 14 novembre 2015



Au lendemain des massacres de Paris, les adhérents et sympathisants d’Attac, à l’unisson de la société française, ressentent épouvante et révolte devant la haine aveugle et meurtrière. Attac exprime toute sa solidarité avec les victimes et leurs proches. Les personnes assassinées vendredi soir ne faisaient qu’exercer leur droit à la convivialité, à la civilité, à l’art, à une vie libre, toutes choses que ces tueurs veulent éradiquer au nom d’une vision fanatisée de la religion.


Malgré l’émotion et la tristesse, nous refusons de céder à la terreur, nous refusons la société de la peur, de la stigmatisation et de la recherche de boucs émissaires. Nous affirmons notre détermination à continuer à circuler, à travailler, à nous divertir, à nous réunir et à lutter librement.
« La France est en guerre », nous dit-on. Mais ce n’est pas notre guerre : après les désastres américains en Irak et en Afghanistan, les actuelles interventions françaises en Irak, en Lybie, en Syrie, au Mali, au Tchad, au Niger, en Centrafrique, contribuent à déstabiliser ces régions et à déclencher les départs de migrants qui se heurtent à la forteresse Europe et dont les corps s’échouent sur nos plages. Inégalités et prédations déchirent les sociétés, les dressent les unes contre les autres.
Al Qaida ou Daesh tirent toute leur force inhumaine de ces injustices. Cette guerre ne mène à aucune paix car il n’y a pas de paix sans justice. Pour en finir avec cette guerre, nos sociétés devront se désintoxiquer de l’ivresse de la puissance, des armes, du pétrole, des métaux rares, de l’uranium...
Au-delà du terreau social et économique qui nourrit tous les désespoirs et les tous actes insensés, reste la « banalité du mal », c’est-à-dire le fait que l’humanité n’est jamais à l’abri du retour ou de l’instauration de la barbarie quand certains décident de s’affranchir du respect de l’être humain en tant qu’être humain.
Pour ce qui est à notre portée, plus que jamais, il nous faut lutter contre l’impérialisme fût-il « humanitaire », contre le productivisme destructeur, pour des sociétés sobres, libres et égales.
Nous refusons par avance toute restriction au droit de manifester et de lutter contre ce monde pourrissant, pour les alternatives que portent ensemble les peuples du Sud et du Nord. Du 29 novembre au 12 décembre, à l’occasion de la COP 21 et par nos mobilisations citoyennes, nous montrerons qu’un autre monde est possible, urgent et nécessaire.


Attac France — 2015
Twitter |  Facebook |  Viméo