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mardi 19 janvier 2016

URGENT ! Contre l’état policier et discriminatoire : manifestations unitaires partout en France le 30 janvier




Communiqué 19 janvier 2016



Après les attaques contre la CGT (licenciements à Air France, condamnations des Goodyear), après les perquisitions et assignations à résidence qui ont touché des milliers de personnes totalement étrangères au terrorisme, des faucheurs de chaises sont maintenant menacés. Antoine Richard et Mathieu Laurentin, militants d’Attac Marseille, ont été gardés à vue toute la journée du 15 janvier, et vont être convoqués au tribunal correctionnel. Le gouvernement a déclaré la guerre au terrorisme mais c’est surtout aux libertés qu’il s’attaque.


Les associations et organisations syndicales regroupées autour de l’appel « Nous ne céderons pas ! » et ayant lancé la pétition « Pour nous, c’est définitivement non ! », contre la réforme constitutionnelle (à signer sur www.nousnecederonspas.org), appellent à manifester le samedi 30 janvier 2016 partout en France et à Paris, à 14 h 30, place de la République.
Elles expriment leur exigence de la levée de l’état d’urgence et leur refus de la réforme constitutionnelle, en particulier concernant la déchéance de nationalité.
Attac appelle ses adhérent·e·s et sympathisant·e·s à entrer dans l’action pour peser sur le débat et le vote de l’Assemblée nationale qui se tiendra la première semaine de février. Les comités locaux d’Attac peuvent se rapprocher des autres signataires de l’appel « Nous ne céderons pas », pour organiser des actions afin de faire pression sur leurs élus locaux (avec par exemple l’outil www.powerfoule.org/stop-decheance) et de préparer les manifestations unitaires du 30 janvier.
Un matériel pédagogique et mobilisateur destiné au grand public sera diffusé par les signataires de l’appel dans les jours qui viennent. (tract à télécharger)
La réforme constitutionnelle nécessite le vote du même texte par l’Assemblée, le Sénat puis le Congrès réunissant les deux assemblées. Il s’agit donc du début d’une bataille de longue haleine au cours de laquelle les citoyens doivent faire entendre leurs voix.
Il n’y aura pas de sécurité sans liberté, ni de paix sans justice !


Attac France — 2016
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samedi 10 janvier 2015

Charlie Hebdo : un syndicat CGT sort du consensus !


Saint-Gobain
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Aubervilliers, 9/1/2015

·         Nous partageons la vive émotion et l’horreur que suscitent les assassinats odieux perpétrés ce mercredi à Charlie-Hebdo et nos pensées vont aux familles, aux proches et aux collègues des victimes de cette tuerie qui sont aujourd’hui anéantis par ce déferlement de haine.
·         Pour autant, le dégout et le rejet que suscitent de tels actes ne doivent pas nous faire perdre tous nos repères !
·         Nous sommes écœurés par les déclarations hypocrites de celles et ceux qui crachaient hier sur les victimes qu’elles encensent aujourd’hui.
·         Nous dénonçons le climat de peur et de suspicion qui est en train de s’installer et les mesures de privation de liberté qui ne tarderont pas à être prises.
·         Nous dénonçons les thèses racistes et xénophobes des réactionnaires de tous poils, qu'elles soient anti‐arabes, anti-musulmanes ou anti‐immigrés et leur théorie sur une prétendue islamisation de l’Europe.
·         Nous affirmons que : NON, les musulmans de France et d’ailleurs n’ont pas à se sentir davantage concernés que quiconque par ces assassinats abjects et ne sont donc tenus à aucune justification ni prise de position. Nous condamnons les amalgames entretenus à dessein à ce propos depuis des années.
·         Nous ne nous retrouverons pas, dans l’Union Nationale, sous la bannière des réactionnaires. Les forces syndicales progressistes n’ont pas à faire front avec celles et ceux qui ont pour projet politique de faire taire toute voix dissonante, toute contestation pour s’assurer de notre totale soumission mais doivent en toutes circonstances les combattre. De même, nous ne marchons pas main dans la main avec nos exploiteurs, qui savent si bien profiter de la confusion actuelle.

jeudi 16 janvier 2014

Conférence de presse du nouveau président des riches

le 15/1/ 2014
 L'édito du jour de l'Huma consacré au Nouveau Président des riches...Hollande " le Commis du Patronat "..





Par Paule Masson 15/1/ 2014
 L'édito du jour de l'Huma consacré au Nouveau Président des riches...Hollande " le Commis du Patronat "..

"C’est la saignée", l'éditorial de Paule Masson

Le ver était dans le fruit dès 2012. François Hollande, candidat du « changement maintenant », savait qu’une fois élu, il serait le président de gauche qui propulserait l’économie du pays dans une nouvelle fuite en avant libérale.(...) Il sera, pour la deuxième partie de son mandat, le président du Medef, même pas un président social-libéral, un président libéral tout court.

Touche par touche, il a multiplié les ruptures avec sa famille politique : choisir l’austérité et la baisse des déficits publics contre une politique de relance économique, se soumettre aux coups de boutoir libéraux de la Commission européenne contre l’Europe sociale, affaiblir la protection sociale, combattre le « coût » du travail au lieu de s’attaquer au coût du capital. Hier, lors de sa conférence de presse, le président de la République a annoncé une « nouvelle étape » de sa politique. Plus austéritaire, plus antisociale, plus libérale que jamais. Il appuie sur l’accélérateur et promet la saignée.

Au nom du « principe de réalité », il va laisser les marchés financiers ligoter un peu plus l’économie et la démocratie. Le « pacte de responsabilité » qu’il conclut avec le patronat n’est rien autre qu’une nouvelle vague de déréglementation du travail. Son leitmotiv : « Réduire les contraintes » pour les entreprises, sur les embauches, sur les cessions, sur les « normes »… Sur la fiscalité aussi. Dans un rapport de forces ultra-favorable au patronat, il suggère de « négocier » des contreparties. Il offre d’ailleurs aux patrons et aux actionnaires un joli cadeau de 30 milliards d’euros, en « mettant fin » au financement par les cotisations sociales de la politique familiale. Il considère la baisse des dépenses publiques comme un « passage obligé », annonçant des coupes drastiques dans les services publics jusqu’en 2017, des « réformes structurelles » de l’État et un big bang territorial. 
François Hollande assume, pour la première fois, une « politique de l’offre », traditionnellement défendue par la droite la plus dure. Bien qu’il s’en défende en jurant ses grands dieux de n’être « pas gagné par le libéralisme », il sera, pour la deuxième partie de son mandat, le président du Medef, même pas un président social-libéral, un président libéral tout court.

Il y a franchement de quoi rester interdit devant tant de tromperies. Le grand oral du président de la République va susciter à coup sûr un peu plus de colère dans un pays déjà rongé par l’inquiétude. Jusqu’à présent, les voix qui se sont élevées pour exiger un changement de cap n’ont rencontré qu’un faible écho. Combien d’électeurs et de militants socialistes rongent leur frein, n’osent pas dire, pour ne pas nuire, par peur du pire ? Combien d’entre eux attendaient un deuxième temps de mandat qui devait développer des politiques de redistribution ? Le chef de l’État a douché hier tous les espoirs.

La première réponse est venue des syndicats. Alors que, depuis deux ans, le paysage est plutôt marqué par leurs désaccords, quatre d’entre eux – la CGT, la CFDT, l’Unsa et la FSU – ont rendu publique une plate-forme revendicative qui réclame des mesures sur les rémunérations, une réforme fiscale de « réhabilitation » de l’impôt sur le revenu et met le doigt sur un sujet essentiel : la conditionnalité des aides publiques accordées aux entreprises. Un message d’unité est toujours plus favorable à l’action que la division. Après l’entreprise de clarification du chef de l’État, hier, c’est aussi vrai pour la gauche qui ne renonce pas.

vendredi 7 décembre 2012

"Les Baumettes ce sont des oubliettes"



"Les Baumettes ce sont des oubliettes"

 
Lui était dans le bâtiment D. Le plus récent – il date de 1989 – et le plus "calme". Pourtant ses neuf mois passés dans l'établissement des Baumettes, le centre pénitentiaire de Marseille, dont il est sorti en 2006, l'ont profondément marqué. "On a essayé de me racketter mes baskets ou pantalon, mais je m'étais fait des potes balèzes. Et puis j'ai fait le guerrier. Quand les mecs savent que s'ils veulent vous agresser, il faudra se taper, ils réfléchissent. Si vous acceptez une fois, c'est terminé." Les escaliers, les douches et les espaces de promenade sont les endroits les plus redoutés. "Il ne faut jamais se déplacer seul, explique-t-il. Il n'y a ni caméras, ni surveillants dans ces endroits-là. Quand j'y étais, un type s'est pris trois coups de couteau dans les escaliers. Etre seul, c'est être une cible."

"Un soir, un arrivant s'est fait violer par son cocellulaire", raconte un autre ex-détenu sorti en février 2012 après six mois d'incarcération dans le bâtiment A, l'un des plus durs et des plus vétustes. "Dans l'aile, tout le monde hurlait, mais les surveillants n'ont pas bougé." Aux Baumettes, la violence entre détenus est quotidienne. "Moi, je me faisais taper des cigarettes. Au bout d'un moment, j'ai décidé d'arrêter de sortir en promenade pour faire mon footing pour ne pas prendre de risque. J'ai arrêté aussi d'aller dans les douches. Je me lavais avec l'eau froide du lavabo de ma cellule. Les douches c'est Apocalypse now, d'abord, c'est dégueu, mais c'est un vrai coupe-gorge où il y a des règlements de comptes", ajoute-t-il.

 Salle de douche de la maison d'arrêt des hommes.
"Cette violence entre détenus, c'est ce qui me dérange le plus", explique un membre du personnel soignant, qui a lui aussi souhaité garder l'anonymat. "Comme dans notre société, la violence en prison a changé de nature. C'est une violence décomplexée. Les auteurs ne voient pas où est le problème. Il y a par exemple beaucoup de violences à dix contre un. Il y a beaucoup d'agressions par arme blanche aussi. Et faute de témoignages, les auteurs ne sont pas toujours poursuivis. Quand on accueille une personne blessée, le plus souvent elle nous explique qu'elle est tombée pendant la promenade, ce qui parfois n'est pas plausible compte tenu des blessures."
 VIOLENCE ET INSÉCURITÉ

Selon lui, les agressions ont des raisons multiples. Du racket pur et simple à la demande menaçante de service. Parfois il s'agit de cacher un téléphone dans sa cellule, d'autre fois c'est pour faire entrer des objets interdits lors d'un parloir. La violence peut aussi tomber sur telle ou telle "balance" présumée ou plus simplement contre quelqu'un qui "n'est pas d'ici". Comprendre, pas de Marseille. "Il arrive que dix personnes fassent la loi dans un bâtiment", explique le soignant.

Celui-ci explique qu'"aux Baumettes, il n'y a pas de politique ultra-sécuritaire, comme dans certaines nouvelles prisons où il faut marcher en ligne, être bien habillé. Il y a beaucoup de connivence entre les surveillants et les détenus. C'est bien. Ça peut permettre d'apaiser certaines situations mais ça peut aussi créer de l'insécurité, notamment via une certaine tolérance à la libre-circulation. Qui plus est, il y a beaucoup de jeunes surveillants. C'est absurde, c'est comme dans le monde enseignant où l'on envoie les plus jeunes dans les banlieues défavorisées alors qu'il faudrait des personnels expérimentés pour gérer des situations complexes."

Se nouent alors parfois des relations compliquées entre des personnels et des détenus. Plusieurs témoignages parlent de trafics entre certains surveillants et des détenus. Certains font état de pressions, voire d'agressions sur des personnels à l'extérieur de la prison. "Il y a le grand banditisme à Marseille, explique le contrôleur général, Jean-Marie Delarue. Certains ont donc les moyens de menacer les familles restées dehors."

 VÉTUSTÉ ET SURPOPULATION
A l'appel de la CGT et de l'UFAP (Union fédérale autonome pénitentiaire), près de trois cents membres du personnel de l'établissement ont fait grève à la mi-novembre pour demander "plus d'effectifs" et dénoncer le "manque de considération" dont ils font l'objet. "Aujourd'hui, les collègues survivent", explique Alaric Gayen, délégué local de la CGT, qui dénonce les faibles salaires, la surcharge de travail et les risques attenants. "On ne peut pas faire notre travail correctement. On ne peut pas passer assez de temps avec chaque détenu. Or, on est là pour faire de la sécurité, bien sûr, mais aussi de la prévention", dit-il. "Certains viennent travailler la boule au ventre", ajoute-t-il, tout en dénonçant la montée de la violence au sein de la prison. "Si ça n'explose pas, c'est grâce au professionnalisme des équipes", dit-il enfin. "Moi je les plains", dit un ancien détenu. Avec mon cocellulaire, on avait calculé combien de temps passera en détention un surveillant qui travaille pendant vingt ans. Ça fait pas loin de dix ans !", rigole-t-il.

Pour Claude Saumier, vice-président de l'Association nationale des visiteurs de prison et délégué interrégional sur la région PACA-Corse, il n'y a rien de neuf dans le constat établi par M. Delarue. "La vétusté et la surpopulation, ça fait de nombreuses années que c'est comme ça. Il y a d'ailleurs un projet de rénovation." Et, souligne-t-il, "l'administration pénitentiaire ne fait qu'appliquer des décisions de justice avec les moyens qu'on lui donne. Thierry Alves, l'actuel directeur des Baumettes, fait preuve d'une approche très humaniste. Mais quand il y a un coup de filet policier et qu'on envoie une dizaine de gars, il n'a pas le choix. Et puis, ajoute-t-il, depuis la fermeture de la prison de Draguignan en 2010, les Baumettes doivent accueillir encore plus de monde."

 Cellule de confinement de la maison d'arrêt des hommes.
S'ajoute à cette violence quotidienne et à la difficulté pour un personnel en manque d'effectifs à la gérer, une vétusté qui n'épargne aucun bâtiment. "C'est le Moyen Age", explique un ancien détenu. "Les rats font la taille d'un gros chat", décrit un autre qui pourtant se trouvait lui dans le bâtiment D. Il précise : "Ma cellule était infecte au niveau hygiène : les WC étaient effroyables, il y avait des poils plein le matelas et la couverture." Quant aux cafards, il en a identifié "trois races différentes".
 DES ACTIVITÉS EN ACCÈS RESTREINT
Eté comme hiver, les variations de températures compliquent la vie des personnes incarcérées et ont parfois des conséquences inattendues. Une ancienne détenue raconte que de petites vipères s'invitent parfois dans l'enceinte de l'établissement pendant la période estivale. En hiver, ce n'est pas mieux. "Le soir, il y a parfois des coupures d'électricité. Il fait un froid de canard dans la cellule. Les fenêtres n'isolent pas bien du tout de l'extérieur. Du coup, on branchait une plaque de cuisson, ce qui est interdit, pour chauffer la pièce", raconte un autre. D'après plusieurs témoignages, la vétusté de certaines cellules est parfois même utilisée comme un moyen de coercition contre les détenus les plus indisciplinés.

Si les personnes incarcérées sont les premières concernées, le personnel n'est pas en reste. Le soignant que nous avons interrogé explique par exemple que certains bureaux sont installés dans d'anciennes cellules réaménagées qui ont conservé les barreaux aux fenêtres. "Les murs, d'où de l'eau s'écoule, sont pourris. C'est un lieu très bruyant, très sale et les conditions de travail y sont très difficiles, explique-t-il.

Humidité dans un entre-deux cellules d'une coursive de la maison d'arrêt des hommes.
S'il y a bien des activités proposées aux personnes détenues, comme un centre de ressources multimédia ou une salle de sport, l'accès y est réservé à un petit nombre. Ainsi, faute de place, une ancienne détenue explique qu'elle n'a pas pu pratiquer le sport pendant un an. Seule occasion de se dégourdir pour elle, "la 'promenade camembert', de treize pas de longueur et dix pas de largeur". Idem pour les autres personnes interrogées qui n'ont pas réussi à exercer la moindre activité, malgré leurs demandes répétées. "Priorité est donnée aux longues peines", explique l'un. "Du coup, on s'occupe comme on peut. Vous savez, les Baumettes, ce sont des oubliettes. Alors on joue aux cartes, on fume des joints, on écrit aux proches et surtout on regarde beaucoup la télé. Nous, on avait une vieille Brandt de 32 cm."Alors que la situation n'a pas évolué depuis une vingtaine d'années, la visite des contrôleurs changera-t-elle quelque chose ? "On le souhaite, dit le soignant. Pour l'instant, des bancs ont été installés à l'entrée de la prison pour les familles qui patientent avant d'accéder aux parloirs."

vendredi 23 novembre 2012

SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS en France

AMMN PAS-DE-CALAIS
SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS

COMMUNIQUE DE PRESSE
« La mémoire au service des droits de l’Homme »
Les participants à la caravane pour réhabiliter la mémoire des mineurs marocains de France s’indignent du sort réservé aux mineurs de Bouazzer et autres mines de la région de Ouarzazate

Les responsables de l’association des mineurs marocains du Nord-pas-de calais (AMMN) présents au Maroc avec le soutien  du Conseil national des droits de l’Homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et le Ministère chargé de la communauté marocaine à l’étranger, sillonnent les villes de Ouarzazate, Tiznit , d’Agadir, Goulimine et Taroudant, en vue de valoriser et de réhabiliter la mémoire et l’histoire des mineurs marocains installés dans le Pas-De Calais en France et rappeler leurs droits. 
L’AMMN s’est réjouie de l’apport des institutions marocaines pour la réussite de cette caravane et l’avancé de notre pays dans le chemin des réformes avec la volonté de réhabiliter les victimes des années dites de «plomb » . Durant cette caravane, nous avons eu la liberté d’exprimer publiquement et devant les hauts fonctionnaires de l’Etat la nécessité de réparer les dégâts causés par la signature par le Maroc des accords avec la France pour brader les droits des mineurs marocains et les renvoyer dans le pays sans aucune couverture sociale. 
La solidarité entre mineurs nous a aussi conduits, à rencontrer les mineurs de la région de Ouarzazate et leurs familles.  L'A.M.M.N a souhaité  avec cette caravane de la mémoire au service des droits humains témoigner sa solidarité aux mineurs en grève notamment à BOU AZZER où la répression est omniprésente. 
Des  mineurs marocains sont venus témoigner aux militants de l'A.M.M.N de leurs terribles conditions de travail et des multiples violations des droits du travail marocain. Un pays qui ne respecte pas sa propre législation et un pays qui perd la confiance de ses propres enfants. Dans nos régions d’origine, loin des grandes villes, l'Etat marocain est incapable de faire respecter par des entreprises "Gangster" son propre code de travail (Smic, titularisation, congés payés...)

L'A.M.M.N soutient les mineurs et leurs familles en lutte et demande le respect du droit du travail  et le respect de la dignité humaine.

La caravane présente à Tiznit et sa région jusqu’  au 17 novembre, à Taroudant et sa région du 19 au 23 novembre, à Guelmim et sa région du 26 au 30 novembre et à Agadir du 3 au 8 décembre 2012 relayera ici au Maroc et en France les revendications légitimes des mineurs de la région de Ouarzazate.   
Contact presse :                                                                                                                         Abdallah Samat Président de l’AMMN: 00212 (0)678779853   
  33 rue casimir Beuget 59187 DECHY/Tél : 03.27.96.23.34 /Fax : 03.27.98.14.76/Ammn59-62@wanadoo.fr
  • Par Khouya Mhamed,AMMN PAS-DE-CALAIS
    SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS

              COMMUNIQUE DE PRESSE

               « La mémoire au service des droits de l’Homme »

    Les participants à la caravane pour réhabiliter la mémoire des mineurs marocains de France s’indignent du sort réservé aux mineurs de Bouazzer et autres mines de la région de Ouarzazate

    Les responsables de l’association des mineurs marocains du Nord-pas-de Calais (AMMN) présents au Maroc avec le soutien du Conseil national des droits de l’Homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et le Ministère chargé de la communauté marocaine à l’étranger, sillonnent les villes de Ouarzazate, Tiznit , d’Agadir, Goulimine et Taroudant, en vue de valoriser et de réhabiliter la mémoire et l’histoire des mineurs marocains installés dans le Pas-De Calais en France et rappeler leurs droits.
    L’AMMN s’est réjouie de l’apport des institutions marocaines pour la réussite de cette caravane et l’avancée de notre pays dans le chemin des réformes avec la volonté de réhabiliter les victimes des années dites de «plomb » . Durant cette caravane, nous avons eu la liberté d’exprimer publiquement et devant les hauts fonctionnaires de l’Etat la nécessité de réparer les dégâts causés par la signature par le Maroc des accords avec la France pour brader les droits des mineurs marocains et les renvoyer dans le pays sans aucune couverture sociale.
    La solidarité entre mineurs nous a aussi conduits, à rencontrer les mineurs de la région de Ouarzazate et leurs familles. L'A.M.M.N a souhaité avec cette caravane de la mémoire au service des droits humains témoigner sa solidarité aux mineurs en grève notamment à BOU AZZER où la répression est omniprésente.
    Des mineurs marocains sont venus témoigner aux militants de l'A.M.M.N de leurs terribles conditions de travail et des multiples violations des droits du travail marocain. Un pays qui ne respecte pas sa propre législation et un pays qui perd la confiance de ses propres enfants. Dans nos régions d’origine, loin des grandes villes, l'Etat marocain est incapable de faire respecter par des entreprises "Gangster" son propre code de travail (Smic, titularisation, congés payés...)

    L'A.M.M.N soutient les mineurs et leurs familles en lutte et demande le respect du droit du travail et le respect de la dignité humaine.

    La caravane présente à Tiznit et sa région jusqu’ au 17 novembre, à Taroudant et sa région du 19 au 23 novembre, à Guelmim et sa région du 26 au 30 novembre et à Agadir du 3 au 8 décembre 2012 relayera ici au Maroc et en France les revendications légitimes des mineurs de la région de Ouarzazate. 

    Contact presse : Abdallah Samat Président de l’AMMN:
    00212 (0)678779853
    33 rue casimir Beuget 59187 DECHY
    /Tél : 03.27.96.23.34 /Fax : 03.27.98.14.76/Ammn59-62@wanadoo.fr
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    AMMN PAS-DE-CALAIS
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COMMUNIQUE DE PRESSE
« La mémoire au service des droits de l’Homme »
Les participants à la caravane pour réhabiliter la mémoire des mineurs marocains de France s’indignent du sort réservé aux mineurs de Bouazzer et autres mines de la région de Ouarzazate

Les responsables de l’association des mineurs marocains du Nord-pas-de calais (AMMN) présents au Maroc avec le soutien  du Conseil national des droits de l’Homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et le Ministère chargé de la communauté marocaine à l’étranger, sillonnent les villes de Ouarzazate, Tiznit , d’Agadir, Goulimine et Taroudant, en vue de valoriser et de réhabiliter la mémoire et l’histoire des mineurs marocains installés dans le Pas-De Calais en France et rappeler leurs droits. 
L’AMMN s’est réjouie de l’apport des institutions marocaines pour la réussite de cette caravane et l’avancé de notre pays dans le chemin des réformes avec la volonté de réhabiliter les victimes des années dites de «plomb » . Durant cette caravane, nous avons eu la liberté d’exprimer publiquement et devant les hauts fonctionnaires de l’Etat la nécessité de réparer les dégâts causés par la signature par le Maroc des accords avec la France pour brader les droits des mineurs marocains et les renvoyer dans le pays sans aucune couverture sociale. 
La solidarité entre mineurs nous a aussi conduits, à rencontrer les mineurs de la région de Ouarzazate et leurs familles.  L'A.M.M.N a souhaité  avec cette caravane de la mémoire au service des droits humains témoigner sa solidarité aux mineurs en grève notamment à BOU AZZER où la répression est omniprésente. 
Des  mineurs marocains sont venus témoigner aux militants de l'A.M.M.N de leurs terribles conditions de travail et des multiples violations des droits du travail marocain. Un pays qui ne respecte pas sa propre législation et un pays qui perd la confiance de ses propres enfants. Dans nos régions d’origine, loin des grandes villes, l'Etat marocain est incapable de faire respecter par des entreprises "Gangster" son propre code de travail (Smic, titularisation, congés payés...)

L'A.M.M.N soutient les mineurs et leurs familles en lutte et demande le respect du droit du travail  et le respect de la dignité humaine.

La caravane présente à Tiznit et sa région jusqu’  au 17 novembre, à Taroudant et sa région du 19 au 23 novembre, à Guelmim et sa région du 26 au 30 novembre et à Agadir du 3 au 8 décembre 2012 relayera ici au Maroc et en France les revendications légitimes des mineurs de la région de Ouarzazate.   
Contact presse :                                                                                                                         Abdallah Samat Président de l’AMMN: 00212 (0)678779853   
  33 rue casimir Beuget 59187 DECHY/Tél : 03.27.96.23.34 /Fax : 03.27.98.14.76/Ammn59-62@wanadoo.fr

    Abdellah Samate, une figure illustre du combat des mineurs marocains en France 

    Écrit par La rédaction, 11/11/2012

    Ancien mineur de fond et fervent militant dans le combat des anciens mineurs marocains du Nord-Pas-de-Calais, Abdellah Samate a reçu en 2009, et avec mérite, la médaille française de la légion d’honneur. En tant que Président de l’Association des Mineurs Marocains du Nord-Pas-de Calais (AMMN), il continue à lutter sur différents fronts en faveur des centaines de marocains qui ont été engagés dans les houillères de France, victimes d’exploitation et de méconnaissance. Retour sur une époque riche en émotions que Mr Abdellah Samat a vécu corps et âme.
    Abdellah Samat à Ouarzazate - mineurs marocains en France par A. Azizi

    Tout a commencé au début des années soixante. La France avait un besoin urgent de mineurs de fond après le départ des polonais et le désintérêt des ouvriers français pour ce genre de travail semé de dangers. Un certain Félix M est entré en ligne auprès des autorités françaises et prétendait connaitre des gens, en l’occurrence les hommes du sud-est du Maroc, qui répondent parfaitement aux critères exigés par la France : patience, persévérance, soumission et illettrisme particulièrement en langue française. Il a ainsi été chargé alors par les autorités en question pour recruter ces personnes dans des conditions pour le moins inhumaines avant de les envoyer dans les houillères du Nord-Pas-de Calais.

    Une brèche pour sortir de la misère
    L’indigence nous a poussés à nous diriger vers l’inconnu qui était une brèche d’espoir pour sortir de la misère, nous qui avions en charge des familles très modestes. Nous avons alors quitté notre pays en quête d’une vie meilleure. Une fois arrivés en France, le rêve est devenu cauchemar. Nous avons vécu dans des conditions dures. Nous habitions dans des baraques sans chauffage et sans eau. Au début, 1963, nous travaillions avec un contrat renouvelable d’un an. En cas d’accidents de travail ou de maladie, surtout de silicose, nous étions menacés de licenciement.

    Cette précarité sociale et cette défaillance juridique nous ont menés à sortir de notre docilité. Nous avons alors commencé à contacter les syndicats pour défendre nos droits. Un contrat de 18 mois a été mis en place. Ce contrat traduit encore une fois la mauvaise intention des responsables français à notre égard. Ils savaient bien que les mineurs marocains étaient fortement attachés à leurs familles et à leur pays. Chose qu’ils avaient bien exploitée. Un faux avantage dit visite de famille pour 3 mois a été intégré dans ce fameux contrat afin de persuader les mineurs de le signer. Environ 95% d’entre nous avaient signé ce contrat, moi j’ai refusé de le faire. C’était un stratagème de leur part pour se débarrasser sans difficulté des personnes inaptes notamment les malades de silicoses, les blessés, ceux qui souffrent de surdité et les membres qui font partie des syndicats. Dans ce cadre, de nombreux mineurs ont été licenciés.
    Les mineurs de la Lorraine (autre département français avec des houillères NDLR), quant à eux, avaient entamé une grève d’un mois et nous avions manifesté notre solidarité avec eux. Nos revendications étaient claires : annuler le contrat de 18 mois et avoir le même statut de mineur que les autres nationalités. Durant ce bras de fer entre les responsables miniers et les mineurs, la France a contacté les autorités marocaines. Rabat a dépêché un émissaire en France pour faire avancer les négociations. De fausses promesses nous ont été transmises oralement. En 1985, un accord a été signé entre le Maroc et la France par l’ambassadeur du Maroc à Paris Mr Youssef B. Ils nous ont fait comprendre clairement qu’il faut accepter les principes de cet accord signé à notre insu. Je leur ai demandé de nous laisser au moins une chance de dialogue avec les autorités de notre pays.

    Au début des années quatre vingt six, le drame du retour en masse des mineurs et leurs familles au Maroc a commencé. Nombreux sont ceux qui ont été obligés de rentrer au bled, surtout les mineurs issus de Ouarzazate. C’était une sorte d’expulsion sous menace qui a englouti les mineurs dans une situation plus précaire qu’avant : privés de la sécurité sociale, la scolarité de leurs enfants fut interrompue, de maigres pensions, des malades qui ne sont plus pris en charge ... En 1987 nous avons reçu des lettres de menace pour rentrer au Maroc parce que les mines allaient être définitivement fermées. L’option de la lutte était inévitable. Alors nous avons créé le collectif des mineurs marocains au sein de Confédération Générale du Travail (CGT). Nous avons bloqué les mines pendant deux mois pour obliger les responsables à passer aux négociations. Parallèlement à notre combat en France, nous avons également créé un comité composé de neuf personnes chargé de se concerter avec les instances marocaines en l’occurrence le parlement et le gouvernement. Mais les résultats étaient décevants. Dans ce climat de tension, nous avons occupé le siège de la direction des mines. Le directeur et deux ingénieurs ont été bloqués dans leurs bureaux toute la journée. Enfin les responsables français avaient accepté de négocier. Notre interlocuteur était le directeur général Mr Verlaine. Un accord a été signé. Il intégrait alors nos principales revendications : droit à la reconversion, retraite anticipée, retraite normale, congé charbonnier, droit à la création d’entreprise, droit de retour au Maroc ...

    Or dans la réalité, les entreprises refusaient d’embaucher des mineurs illettrés et épuisés par les maladies spécifiques aux mines. De nombreux mineurs souffrent aujourd’hui en France. Leurs homologues rentrés au Maroc ne sont pas mieux lotis. Dernièrement, le Maroc et la France ont signé un accord relatif au dossier des anciens mineurs marocains du Nord-Pas-de Calais. Mais il n’est pas encore mis en œuvre.
    Nous méritons une reconnaissance de la part des responsables marocains
    La Maroc doit d’abord procéder à un recensement des mineurs marocains du Nord de France : leur nombre, leurs origines, leur état de santé, leur situation socioéconomique et familiale, la scolarité de leurs enfants ... Il est du devoir des responsables marocains de se pencher sérieusement sur ce dossier. Il faut être reconnaissant à ces ressortissants qui ont sacrifié leur vie pour leur pays auquel ils ont rapporté des devises. Il faut donc rendre droit et hommage à ces gens avant qu’il ne soit tard. Nous méritons une reconnaissance de la part des responsables marocains en récompense à notre dévouement voir notre attachement à notre pays.

    Finalement j’appelle les anciens mineurs marocains du Nord- Pas-de Calais à se regrouper dans un cadre associatif ou syndical pour continuer à mieux défendre leurs droits légitimes. 
    Dans le cadre de l’organisation de la caravane des mineurs marocains Nord-Pas-de-Calais, je tiens à remercier le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME), le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), la Province et le conseil municipal de Ouarzazate pour leur coopération.

    A découvrir :
    - Sur almaouja.com : Ricardo Montserrat, un artiste engagé aux côtés des mineurs marocains
    Sur almaouja.com : mémoires d'un mineur marocain dans les houillères du Nord Pas de Calais
    - Sur almaouja.com : Une femme qui milite pour le droit et la dignité des anciens mineurs marocains Nord-Pas-de Calais
    Sur almaouja.com : la caravane des mineurs marocains du Nord-Pas-de-Calais
    Présentation officielle de la caravane
    Programme de la caravane
    Dans la presse : article de l'Observateur
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samedi 4 juin 2011

Le PCF, la CGT et le NPA appellent à manifester le 5 juin pour condamner l'escalade de la répression au Maroc

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS
Paris, le 3/6/2011.

Mort d'un manifestant au Maroc : le PCF condamne la répression au Maroc et appelle à manifester

Le PCF exprime sa solidarité avec le mouvement marocain du 20 février et avec ses marches pacifiques pour les libertés et la justice sociale, pour un vrai changement démocratique. 
 Il condamne l'escalade de la répression brutale et systématique du pouvoir marocain qui a déjà fait un mort ( plusieurs morts - ndlr) et des centaines de blessés. Cette répression suscite une vive inquiétude et beaucoup d'indignation.
Le PCF soutient les exigences légitimes qui rassemblent une jeunesse déterminée, des citoyennes et des citoyens décidés à combattre la corruption, les violations des droits humains et les pratiques d'un système qui traite par le mépris les règles élémentaires de l'État de droit et qui bafoue les résolutions de l'ONU concernant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

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Communiqué de l’Union régionale CGT Ile de France
Montreuil le 3 juin 2011
Les manifestations du peuple marocain qui lutte pour la dignité, la liberté, la justice sociale, sont de plus en plus réprimées par un régime aux abois.
Le 29 mai, dans la ville de Safi, un homme, Kamal AMMARI,  militant pacifiste du « Mouvement marocain du 20 février » a été sauvagement tabassé par la police du Roi : il est mort le 2 juin, des suites de ses blessures !
La CGT Ile de France qui soutient « Le mouvement Marocain du 20 Février » :
- Condamne fermement la répression contre toute expression démocratique au Maroc,
- Soutient les revendications sociales du monde du travail et la lutte pour les libertés syndicales,
- Appelle les travailleurs et la population d’Ile de France à participer, le 5 juin, à la manifestation organisée par « Le Mouvement Marocain du 20 Février ».
Cette manifestation se déroulera, à partir de 15h, du Parvis des Droits de l’Homme à l’Ambassade du Maroc.
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Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste.
1/6/2011
Halte à la répression au Maroc.
Dimanche 22 mai, les manifestations pacifiques qui se sont déroulées dans des dizaines de villes et de villages ont été sauvagement réprimées : plusieurs centaines de blessés et des arrestations.
C'est à une véritable escalade dans la répression à laquelle s'est livré le pouvoir marocain, démontrant ainsi que ces propositions d'ouverture et de démocratisation du régime n'était qu'un leurre.
Le NPA condamne la répression du mouvement démocratique au Maroc, affirme sa solidarité avec les manifestants et les organisations qui luttent pour un réel changement démocratique.
Le NPA exige la libération des détenus politiques et des manifestants arrêtés, le respect des droits démocratiques et le jugement des responsables de la répression.
C'est pourquoi, le NPA s'associe au rassemblement unitaire appelé par le Mouvement marocain du 20 février, dimanche 5 juin, à 15h, Place du Trocadéro.
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Rappel : Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France appelle à une manifestation le

 Dimanche 05 juin 2011 à 15h à Paris

Départ : Parvis des Droits de l'Homme (Trocadéro)

Arrivée : Ambassade du Maroc


Soutenu par :
 AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, GIM, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, MRAP, Parti de Gauche, NPA,  Solidarité Maroc 05, Institut Mehdi Ben Barka, FTCR, PCOT, PIR.