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lundi 27 juin 2016

Un jeune diabétique tabassé à Rabat pour avoir bu de l'eau en public




AGRESSION - Quand ils ne sont pas arrêtés par les forces de l'ordre, les Marocains qui n'observent pas le jeûne en public peuvent être victimes de violences. C'est ce qui est arrivé à un jeune homme diabétique à Rabat qui a bu de l'eau dans la rue en plein ramadan, alors qu'il ne peut jeûner à cause de sa maladie.

L'information a été révélée par Ahmed Farissi, un médecin au centre hospitalier universitaire Avicenne à Rabat. Dans cette séquence où il s'exprime sur le sujet, visionnée plus de 60.000 fois en moins de 24 heures, il précise que la victime a été reçue aux urgences et a eu cinq points de suture.
Ce n'est pas la première fois qu'une agression de ce genre se produit. En début du mois, un jeune homme a été roué de coups après avoir allumé une cigarette dans une salle de jeux à Marrakech.
Dans sa vidéo, le médecin dénonce l'article 222 du code pénal, qui a fait plusieurs victimes depuis le début du ramadan et a rappelé qu'au niveau des textes de loi, "rien ne donne le droit à quiconque de se faire justice".
Citant plusieurs textes religieux étayant sa thèse, il a également rappelé que "l'emprisonnement de citoyens qui ne respectent pas le jeûne est en contradiction avec les traités des droits de l'Homme signés par le Maroc". Visiblement en colère, le médecin a souligné que "ces lois font détester la religion aux gens et s'opposent à l'esprit même de l'islam".
LIRE AUSSI: Alcoolisme, toxicomanie, boulimie... Comment les jeûneurs gèrent leurs addictions pendant le ramadan

dimanche 19 juin 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 12 au 19 juin 2016

Maroc du non-droit et des prisons
La France avec le Maroc contre le référendum d’autodétermination au Sahara Occidental ?
Triste planète...

vendredi 4 avril 2014

Le stade ultime de la violence…


À ceux qui veulent nous faire gober que les photos postées par cette jeunesse armée de sabres de haches etc ,ne faisait qu'exprimer sa joie durant la fête de L'Aid al Ad7a , juste une question ,auraient ils pris les joueurs du Widad pour des moutons ou des chèvres?

Par Driss Jaydane

Le stade ultime de la violence…
N’étaient-ils pas des centaines, ces jeunes, armés de sabres, de couteaux, formant une horde, comme une sorte de vague de barbarie, qui a déferlé sur une équipe de football – le Widad – dont les membres s’entrainaient, ce jeudi-là, au stade Benjelloun...

Alors, avant d’aller plus loin, posons une question simple : comment ces faiseurs de saccage sont-ils parvenus, sans qu’on tente de les en empêcher, à s’en prendre à des installations sportives et à des joueurs, un jour d’entrainement ?
Une horde, cela se remarque de loin...

Alors, comment le piège se sera-t-il refermé sur des sportifs professionnels, ayant essuyé une défaite, - le Widad avait en effet perdu un match contre l’équipe de Tétouan, mais qui n’avaient pas pour autant mérités qu’on s’en prenne à leur intégrité physique…

Qu’on les dépouille, sabre à la main, de leurs biens, téléphones portables, qu’on casse leur voiture, qu’on les menace où qu’on les frappe à l’arme blanche.

Cela pose plusieurs questions. Qu’est le football devenu ? Le football, dont les fondements, au-delà de relever des lois sacro-saintes du sport et de son éthique universelle reposent sur les principes de la socialisation.

Peut-on concevoir que les enjeux symboliques du ballon rond aient mutés, au point de faire du sport le plus populaire du monde, l’objet qui cristallise aujourd’hui à la fois l’espoir et le ressentiment de classes défavorisées ?

Le football, c’est l’argent et la gloire. Oui, mais pour une poignée seulement… Drôle de combinaison, celle de la promotion sociale et de l’élection, du possible et de l’injustice, qui voit peut-être des jeunes, passer aussi bien de l’adulation à la haine… Le ballon rond, objet de fantasmes de tous les enfants de notre petite planète serait-il l’objet par lequel le rêve et le cauchemar social arrivent…

Et les joueurs, trop adorés pour ne pas être haïs, voués à n’être plus que les victimes expiatoires d’une profonde et violente ambivalence à laquelle, il va falloir, qu’à leur corps défendant, ils s’habituent…
Cette violence, il faut y réfléchir, il faut tâcher de la comprendre, pour tâcher de la réduire, et pas seulement par la violence légitime de la prison – certes, les vandales doivent être punis – mais la prison, école d’une violence autre, n’y suffira pas.

Car cette violence ne nait pas sur les terrains gazonnés, mais bien ailleurs, là où nos responsables politiques feraient bien de se rendre, tâcher de la voir, d’en comprendre les causes, avant qu’elle n’atteigne le stade ultime.


mardi 27 août 2013

Maroc: pour une éducation à la citoyenneté


Par
Asçotta WellCaball
 « Soyons francs et honnêtes : Nous ne sommes qu'un pays de boucs et de chèvres pissant sur nos crottes lorsque notre HYÈNE ALPHA nous fait l'honneur de nous critiquer !... Comment Notre Chef d'État dont la famille règne & gouverne depuis le temps de la NUIT (Qui dure depuis des siècles si on a veillé depuis 1406, mort d'Ibnou Khaldoun !), peut-il faire des "REPROCHES" à SON Premier Ministre depuis moins de deux ans, sous une constitution OFFERTE par Sidna, PM avec tous les pouvoirs SAUF ceux des Ministères de Souveraineté, dans la meilleure des hypothèses ?... Allah yen3'al ally ma yehchem, comme l'écrit parfois Bâ-Salah Elayoubi !... Décidément, notre système d'éducation nationale fait face à de bien sérieux problèmes, Votre Majesté !... Sidna, Vous êtes la preuve en chair et en os des gravissimes problèmes d’éducation au Maroc : Allez écouter lire les discours écrits pour vous !... [et lisez ce qui est écrit dans "Le Matin" qui d'habitude ne manque pas de chanter vos louanges ndlr] »
http://www.lematin.ma/journal/opinions--et-debat_l-education-a-la-citoyennete--une-contre-performance-du-systeme-educatif-marocain/186812.html
Et les voilà, ces problèmes, révélés par une presse qui a l'habitude de vous encenser !

Palestine : Travail de sape, provocations et assassinats



Dimanche 25 août, annonce de la construction de 1500 loge­ments sup­plé­men­taires à Jérusalem-​​Est. Dans la nuit de dimanche à lundi, inter­vention brutale de l’armée dans le camp de réfugiés de Qalandia pour kid­napper un militant récemment libéré. La popu­lation sort dans les rues pour s’y opposer. L’armée répond en tirant à balles réelles : 3 morts, dont deux tués à bout portant. Même scé­nario que dans le camp de Jénine où un jeune a été abattu la semaine der­nière lors d’un raid de l’armée. Ces deux incur­sions ont eu lieu en zone A, une nou­velle fois en vio­lation des accords d’Oslo.
Serait-​​ce la réponse du gou­ver­nement israélien à la visite de Laurent Fabius ce week-​​end ?
Tout se passe en tout cas comme si Neta­nyahou cher­chait par tous les moyens à ins­taller la vio­lence pour couper court à la négo­ciation. La ficelle est un peu grosse et n’est pas nou­velle. N’ayant pas la moindre intention de négocier sur la base du droit, il lui faut amener la partie pales­ti­nienne sur le terrain de la vio­lence. Pour tenter de reprendre alors le vieux refrain sur l’absence de par­te­naire pour la paix.

La France qui connaît par­fai­tement cette situation ne doit pas rester passive mais peser de tout son poids pour rap­peler qu’il n’y aura pas de solution poli­tique hors du droit. Elle doit dénoncer et sanc­tionner les pro­vo­ca­tions israé­liennes. Elle doit sou­tenir la demande que vient de faire le gou­ver­nement pales­tinien d’une com­mission inter­na­tionale pour enquêter sur ces nou­veaux crimes commis par les forces d’occupation israéliennes.
Le Bureau national
 http://www.france-palestine.org/Travail-de-sape-provocations-et

lundi 22 juillet 2013

Psychanalyse de l’intégriste : La frustration sexuelle en cause


Que se passe t-il dans la tête des intégristes, qu’ils soient politiques, religieux ou philosophiques ? Quels sont leurs symptômes ? Quelle est leur problématique ?Les intégristes parlent beaucoup de sexualité et toujours de façon négative comme si le sexe était intrinséquement mauvais. Leur obsession, c’est le sexe. 
Et c’est logique dans la mesure où ce sont avant tout des êtres frustrés. Chez eux, la frustration, c’est le manque de puissance, plus exactement, le sentiment de manquer de virilité. Les intégristes ont un problème avec leur propre virilité. L’intégriste confond d’ailleurs virilité et brutalité. Il a besoin d’être brutal, c’est-à-dire de dominer, de mépriser l’Autre pour se sentir viril. Par un phénomène de surcompensation, ce mode de fonctionnement est le même chez tous ceux qui se sont installés dans des certitudes. Tous les idéologues ont la même représentation de l’histoire. Celle-ci est considérée comme un combat terrible qui grâce au Graal, qu’ils sont certains d’avoir trouvé, se termine par la victoire apocalyptique des bons sur les méchants. Chez les intégristes religieux, le Graal, c’est la foi. Tous les intégrismes partagent le même fantasme. Tous rêvent de rétablir un passé mythique. Tous adhèrent à une vérité déjà dite une fois pour toute, tous condamnent la modernité et la démocratie, tous voient dans chaque idée nouvelle une erreur à combattre et chez ceux qui les produisent un ennemi à détruire. Au fond tous les intégristes aspirent à retrouver l’état idyllique ou fusionnel qu’ils ont connu quand ils étaient dans le ventre de leur mère. Il est frappant de voir que tous les intégrismes notamment religieux honorent la Mère et détestent les femmes qui sont toujours leurs premières victimes.
Pourquoi tant de haine envers les femmes ? Tout se passe chez les puritains, comme si la différence sexuelle était une maladie honteuse, comme si la féminité recelait un mystérieux danger, auquel la mort serait mille fois préférable. Les intégristes purs et durs n’ont pas peur de la mort : ils ont peur de la Femme. Mais pourquoi des êtres si forts auraient-ils tant à craindre des êtres si “faibles” que sont supposées être les femmes. Et pourquoi ces hommes qui n’en finissent pas de réaffirmer leur puissance virile, en méprisant les femmes, en s’offrant en sacrifice, pourquoi se donnent-ils tant de mal pour que leur virilité soit bien visible. Auraient-ils un doute sur ce point ?
La crainte de perdre sa maîtrise virile est centrale dans la problématique masculine. C’est tout d’abord parce que l’érection n’est pas un acte volontaire. Ne pas pouvoir contrôler son érection cause une blessure narcissique. Plutôt que d’assumer son désir, l’intégriste verra chez les femmes des êtres doués du pouvoir occulte de le posséder. D’où le fameux mythe de la sorcière. La femme symbolise la séduction et la tentation, elle est celle qui fait sortir du chemin. C’est pourquoi le voilement des femmes correspond non seulement à un déni de la réalité mais à un évitement de la différence sexuelle, et finalement, de la sexualité masculine. 
La femme représente aussi l’absence de pénis. Elle est celle qui est castrée. Cette absence de pénis la disqualifie. C’est pourquoi, la faiblesse est assimilée à la femme. Par conséquent, sa place doit se cantonner à la maison. Et de l’exclusion à la diabolisation, il n’y a qu’un pas. Il faut à tout prix protéger la société de l’influence des femmes. C’est à cause de la Femme que l’homme a été banni de son paradis originel.
Tous les intégristes sont misogynes. Ils affirment tous qu’ils ont un grand respect de la femme et que tout ce qu’ils font pour elle est destiné à l’honorer. En fait la seule femme qu’ils respecte, c’est la Mère. Il est bien évident qu’imposer un voile aux femmes, exiger d’elles qu’elles soient soumises au père au mari ou au frère n’a rien à voir avec des sentiments amoureux ! Dans le système de représentation des intégristes, ces comportements trouvent pourtant des justifications, pour la plupart liées à la notion de pureté. Les femmes possèdent le pouvoir de porter les enfants. Il faut donc les surveiller pour garantir la pureté du groupe. Du fait que ce sont les femmes qui sont enceintes, un homme ne peut jamais être sûr que l’enfant est de lui, d’où la nécessité du contrôle de la sexualité des femmes. Les tchadors et burkas des musulmanes n’ont pas d’autre fonction. Cependant, les femmes sont toujours suspectées d’être des créatures impures, du fait même qu’elles perdent régulièrement du sang. Ainsi quoi qu’elles fassent elles sont coupables ! Le fantasme de la pureté est le fondement inconscient de toutes les idéologies totalitaires. Le mot d’ordre qui appelle aux massacres et à la barbarie est “la purification”.
Ce mythe de la purification a pour conséquence la haine de celui qui est différent : le juif, le franc-maçon, le libre-penseur, etc. Cette haine a pour origine la haine de soi, en effet il y a toujours un écart entre l’image de soi que l’on aimerait donner aux autres et ce que l’on est réellement et qui se manifeste qu’on le veuille ou non. Ce rejet de sa nature profonde peut aller jusqu’à l’autodestruction que les intégristes nomment le sacrifice. D’où l’utilité des guerres saintes !
L’intégriste est très souvent violent envers son prochain. En effet, les gens qui sont solidement installés dans leurs certitudes condamnent ceux qui ne les partagent pas. Assurés de leur bon droit et de leur vérité, ils cèdent à la tentation d’imposer leur foi par la violence. Si un homme refuse de se convertir, l’Amour du Bien commande alors de le contraindre. L’alibi c’est : je le combats pour son bien. La violence est ainsi légitimée, et c’est une raison supplémentaire de considérer que la guerre puisse être sainte ! C’est grâce à ces “bonnes” intentions que l’on passe du désir de paradis à l’enfer qui lui n’a rien de virtuel comme le montre l’histoire humaine.
Les intégristes ont peur de la sexualité. Il est toujours question chez eux de ce doute sur la virilité. Pour lutter contre sa propre angoisse, le fanatique évite autant qu’il lui est possible de jouir. Et qui s’interdit de jouir ne supporte pas logiquement que l’autre jouisse. L’objectif alors devient évident : la répression du désir. Cela donne quoi ? Des hommes culpabilisés et par conséquent soumis, mais aussi des fous furieux, des meurtriers. De toutes les idéologies, les religions sont les armes les plus terribles, parce qu’elles peuvent transformer un être humain en guerrier voire en kamikaze. On ne peut en déduire pour autant que les religions sont dangereuses. Le message divin est ambivalent, il est à la fois guerrier et pacifique. “De vos socs, forgez des épées !” lit-on dans le prophète Joël. Mais dans Isaïe il est aussi écrit , ” De vos épées, forgez des socs ! “. La Bible dit tout et son contraire. Il en est de même pour le Coran. A la sourate 2, la guerre tuant tous les adversaires est permise face à l’agression, et à la sourate 8, il faut cesser les hostilités si l’ennemi le désire. Comme les textes sacrés sont souvent des compilations de maximes orales mises bout à bout , on y trouve à la fois la guerre et la paix. Si nous considérons la religion comme uniquement dangereuse nous tombons dans l’intégrisme athée. Les religions ne sont-elles d’ailleurs pas elles aussi en droit de vilipender les athéismes, quand on voit les horreurs commises par Hitler, Staline, Mao et plus récemment Pol Pot. Voyons plutôt à quel désir Dieu correspond. Le Dieu des intégristes est à leur image : cruel, sanglant, revanchard, sadique. Mais le vrai danger ne vient pas de la religion, il réside plutôt dans notre rapport à nos propres désirs. Devient intégriste celui qui refuse de regarder son désir en face, celui qui refuse de l’assumer, qui cherche à le contrôler en le niant et non à le maîtriser.
L’intégriste idolâtre le chef. Celui-ci est l’homme sans peur et sans reproche, un père imaginaire tout-puissant. L’intégriste n’a pas besoin de Dieu, mais il lui faut un gourou à la perpétuelle érection. Les dictateurs symbolisent le Phallus qui fascine. Le tyran est seul capable d’échapper au pouvoir maléfique de la féminité, il est crédité d’un contrôle total sur ses pulsions, donc sur ses désirs. L’intégriste en choisissant un chef aura par personne interposée l’impression “d’en avoir”. Son idolâtrie calme son angoisse de castration.
Ainsi, liée à une intense frustration sexuelle, la peur des femmes n’est pas seulement le symptôme d’une maladie appelée intégrisme , mais son ressort inconscient. Un fanatique ne discute pas car il dispose d’une arme absolue : la certitude d’avoir raison. L’intégriste est d’abord un homme qui est gonflé d’orgueil par son omniscience, au point qu’il trouve légitime d’imposer sa vérité à tous, fût-ce par la force. Il a la prétention de posséder la Vérité, et ce privilège le rend invincible. Et puisqu’il la possède, il peut s’en servir comme d’une arme, d’autant plus que cette vérité contient une promesse messianique qu’il lui appartient de réaliser. A lui de faire advenir le Paradis sur la terre ! La vérité ainsi conçue est unique et immuable. Or l’existence même de la féminité, parce qu’elle incarne la différence, remet en question la réalisation du fantasme d’une société parfaite. Voilà comment se fait la différence entre ceux qui croient savoir et ceux qui s’autorisent à douter. Entre ceux qui haranguent et ceux qui essaient de dialoguer. Entre une logique totalitaire, fondée sur le narcissisme, et une logique démocratique, fondée sur la reconnaissance de l’altérité.
Les intégristes sont incapables de passer du narcissisme à l’altruisme obsédés et tétanisés qu’ils sont par leur propre désir.
http://www.fairelejour.org
François PERROT
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http://eddenya-up.com/index.php/sante-et-sciences/464-psychanalyse-de-l-integriste-la-frustration-sexuelle-en-cause?

mardi 23 avril 2013

Des chiffres choquants sur la drogue et les alcools dans les écoles marocaines


21/4/2013



Le ministère de la Santé a récemment publié des chiffres inquiétants sur le nombre d’élèves du secondaire qui s’adonnent à la consommation de tabac et d’alcools dans les enceintes de leurs collèges et lycées. Selon ces statistiques, ils sont très nombreux, les jeunes qui fument, consomment des boissons alcoolisées et ne pratiquent aucune activité sportive, en plus de tous les élèves qui connaissent des troubles mentaux assez sérieux pour en conduire certains à la violence dans leurs établissements ou en dehors, quand ce n’est pas à des tentatives de suicide. 

Selon Mme Najat Gharbi, directrice de la Population au ministère de la Santé, 15,5% des élèves des écoles marocaines fument régulièrement, et sont âgés de 13 à 15 ans seulement. Quant aux consommateurs d’alcools, ils sont 8% pour les garçons et 3,5% pour les filles ; ils sont également 3% à prendre des produits stupéfiants au sein même de leurs établissements scolaires. Face à ces chiffres, le Dr Gharbi a reconnu que le Maroc se trouve confronté à « un véritable problème ». En effet, en plus de la consommation de ces produits illicites et dangereux, les enquêteurs ont remarqué des comportements anormaux, aussi bien chez les filles que chez les garçons, avec 14% de ces adolescents qui souffrent de troubles psychologiques et/ou nerveux.
En plus de cela, pas moins que la moitié des élèves du secondaire ne pratiquent pas d’activité physique ou sportive, et 50% également souffrent de maux dentaires.
Cette situation provient, selon les enquêteurs, de considérations aussi bien sociales qu’économiques, et même psychologiques, comme la désintégration du tissu familial, l’absence de dialogue au sein des familles, le surmenage, en plus de cette propension générale que connaît actuellement la société marocaine pour la violence.

 http://www.panoramaroc.ma/fr/des-chiffres-choquants-sur-la-drogue-et-les-alcools-dans-les-ecoles-marocaines/

jeudi 14 février 2013

Procès militaire pour défenseurs des droits sociaux et économiques


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24 militants sahraouis comparaissent devant un tribunal militaire au Maroc. Tous ont été arrêtés à la suite de la manifestation de Gdeim Izik camp – un immense rassemblement de civils sahraouis dans les territoires occupés, unis dans leur demande de respect de leurs droits sociaux et économiques.
Après avoir été reporté à trois reprises déjà, le procès a commencé le vendredi passé, 8 février, alors que 22 des accusés ont passé près de deux ans en détention avant le procès. La loi marocaine édit que les prévenus ne peuvent être emprisonnés pour une période de plus de 12 mois sans procès. Les accusations contre les détenus sahraouis comprennent l’appartenance à une bande armée, l’utilisation de la violence contre les représentants des forces publiques dans l’exercice de leurs fonctions, causant la mort par l’usage de la violence d’agents marocains (appliquée à 12 des accusés) et la profanation de cadavre (2 des accusés). En outre, ils sont inculpés d’atteinte à la sécurité nationale – qui pourrait conduire à emprisonnement à vie.
Mais la plupart des accusés sont connus pour leur militantisme de longue date pour la défense des droits humains et leur plaidoyer pour l’indépendance du Sahara Occidental. Le président du Comité Sahraoui pour la protection des ressources naturelles (CSPRON) est parmi les personnes présentées à la cour aujourd’hui.
La plupart des accusés ont été arrêtés sur toile de fond de ce qui est connu comme la « manifestation du campement de Gdeim Izik ». À l’automne 2010, des milliers de civils sahraouis ont pris part à un acte spontané de protestation contre la discrimination sociale et économique qu’ils subissent dans leur pays occupé. Ils ont planté leurs tentes à une dizaine de kilomètres à l’extérieur d’El Aaiun, capitale du Sahara Occidental, dans un endroit appelé Gdeim Izik. Après quelques semaines, et un afflux continu de plus en plus de manifestants, les militaires marocains ont attaqué le camp et l’ont détruit par le feu le 8 novembre 2010. Dans les jours qui ont suivi le violent démantèlement, le Maroc a interdit aux médias, aux observateurs étrangers et même à la force de paix de l’ONU pour le Sahara Occidental, la MINURSO, de venir près du camp.
Alors que les manifestants étaient forcés de revenir à El Aaiun, après la destruction du camp, des émeutes ont éclaté,contre les symboles de l’occupation marocaine et le pillage continuel du Sahara Occidental.


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Audition des derniers prévenus 

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Le tribunal militaire permanent de Rabat a poursuivi mardi l’audition des prisonniers politiques sahraouis dans le cadre du procès du "groupe Gdeim Izik" après avoir entendu depuis l’ouverture du procès, le 1er du mois courant, 18 des 24 prévenus, a-t-on appris de sources judiciaires.
Lors de l’audience de la matinée, le tribunal a entendu trois des six derniers prévenus qui, à l’instar de leurs codétenus, ont rejeté tous les chefs d’accusation les désignant comme une "bande de criminels", dénonçant un "procès politique" en rapport avec la question du Sahara occidental, précise-t-on de mêmes sources.
Les 24 Sahraouis, en détention depuis plus de 27 mois, sont notamment accusés d’"atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, formation d’une bande criminelle et atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l’exercice de leur fonction". Ils risquent la réclusion à perpétuité.
Pour rappel, environ 40.000 Sahraouis avaient, à l’automne 2010, élu domicile à Gdeim Izik, proche d’El-Aaiun occupé, au Sahara occidental où ils avaient dressé quelque 8.000 tentes pour "défendre leurs droits politiques, économiques et sociaux". Ils ont été délogés du camp, le 8 novembre 2010, après un assaut des forces marocaines.
Plusieurs ONG internationales de défense des droits de l’homme, des intellectuels et avocats ont réclamé la libération "inconditionnelle" des prisonniers, condamnant la comparution de civils devant un tribunal militaire. (SPS)
 

Posté par amaidan-salah
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- le 15 Février 2013

Justice pour les sahraouis (PCF)


Le consternant procès des 24 prisonniers politiques dits du « groupe de GDEM IZIK » qui se tient actuellement à Rabat est doublement injuste. Il concerne en effet des militants sahraouis venant du Sahara Occidental.
Il s'agit d'un territoire sous occupation marocaine. La question posée est donc celle du droit d'un peuple à disposer de lui-même conformément à la Charte des Nations Unies. La répression marocaine est donc illégale.
Ce procès, ensuite, est mené par un Tribunal militaire, à l'encontre de militants politiques civils détenus depuis 27 mois sans jugement, ce qui constitue un déni de droit choquant. Ce procès vise en fait directement la résistance à l'occupation marocaine. C'est un procès politique. Sans le respect du droit à l'autodétermination des Sahraouis, il n'y aura pas de solution durable et juste. C'est le principe de l'autodétermination qui doit prévaloir, et non la politique de force.
Le soutien des autorités françaises à l'occupation, le non-respect des résolutions de l'ONU, et le silence sur le procès en cours ne sont pas acceptables. Le Parti communiste français demande la libération des 24 prisonniers politiques, celle de tous les prisonniers politiques sahraouis, et la tenue d'un référendum d'autodétermination. Il exprime son soutien et sa solidarité à la lutte du peuple sahraoui et au Front Polisario.
Parti communiste français

vendredi 7 décembre 2012

"Les Baumettes ce sont des oubliettes"



"Les Baumettes ce sont des oubliettes"

 
Lui était dans le bâtiment D. Le plus récent – il date de 1989 – et le plus "calme". Pourtant ses neuf mois passés dans l'établissement des Baumettes, le centre pénitentiaire de Marseille, dont il est sorti en 2006, l'ont profondément marqué. "On a essayé de me racketter mes baskets ou pantalon, mais je m'étais fait des potes balèzes. Et puis j'ai fait le guerrier. Quand les mecs savent que s'ils veulent vous agresser, il faudra se taper, ils réfléchissent. Si vous acceptez une fois, c'est terminé." Les escaliers, les douches et les espaces de promenade sont les endroits les plus redoutés. "Il ne faut jamais se déplacer seul, explique-t-il. Il n'y a ni caméras, ni surveillants dans ces endroits-là. Quand j'y étais, un type s'est pris trois coups de couteau dans les escaliers. Etre seul, c'est être une cible."

"Un soir, un arrivant s'est fait violer par son cocellulaire", raconte un autre ex-détenu sorti en février 2012 après six mois d'incarcération dans le bâtiment A, l'un des plus durs et des plus vétustes. "Dans l'aile, tout le monde hurlait, mais les surveillants n'ont pas bougé." Aux Baumettes, la violence entre détenus est quotidienne. "Moi, je me faisais taper des cigarettes. Au bout d'un moment, j'ai décidé d'arrêter de sortir en promenade pour faire mon footing pour ne pas prendre de risque. J'ai arrêté aussi d'aller dans les douches. Je me lavais avec l'eau froide du lavabo de ma cellule. Les douches c'est Apocalypse now, d'abord, c'est dégueu, mais c'est un vrai coupe-gorge où il y a des règlements de comptes", ajoute-t-il.

 Salle de douche de la maison d'arrêt des hommes.
"Cette violence entre détenus, c'est ce qui me dérange le plus", explique un membre du personnel soignant, qui a lui aussi souhaité garder l'anonymat. "Comme dans notre société, la violence en prison a changé de nature. C'est une violence décomplexée. Les auteurs ne voient pas où est le problème. Il y a par exemple beaucoup de violences à dix contre un. Il y a beaucoup d'agressions par arme blanche aussi. Et faute de témoignages, les auteurs ne sont pas toujours poursuivis. Quand on accueille une personne blessée, le plus souvent elle nous explique qu'elle est tombée pendant la promenade, ce qui parfois n'est pas plausible compte tenu des blessures."
 VIOLENCE ET INSÉCURITÉ

Selon lui, les agressions ont des raisons multiples. Du racket pur et simple à la demande menaçante de service. Parfois il s'agit de cacher un téléphone dans sa cellule, d'autre fois c'est pour faire entrer des objets interdits lors d'un parloir. La violence peut aussi tomber sur telle ou telle "balance" présumée ou plus simplement contre quelqu'un qui "n'est pas d'ici". Comprendre, pas de Marseille. "Il arrive que dix personnes fassent la loi dans un bâtiment", explique le soignant.

Celui-ci explique qu'"aux Baumettes, il n'y a pas de politique ultra-sécuritaire, comme dans certaines nouvelles prisons où il faut marcher en ligne, être bien habillé. Il y a beaucoup de connivence entre les surveillants et les détenus. C'est bien. Ça peut permettre d'apaiser certaines situations mais ça peut aussi créer de l'insécurité, notamment via une certaine tolérance à la libre-circulation. Qui plus est, il y a beaucoup de jeunes surveillants. C'est absurde, c'est comme dans le monde enseignant où l'on envoie les plus jeunes dans les banlieues défavorisées alors qu'il faudrait des personnels expérimentés pour gérer des situations complexes."

Se nouent alors parfois des relations compliquées entre des personnels et des détenus. Plusieurs témoignages parlent de trafics entre certains surveillants et des détenus. Certains font état de pressions, voire d'agressions sur des personnels à l'extérieur de la prison. "Il y a le grand banditisme à Marseille, explique le contrôleur général, Jean-Marie Delarue. Certains ont donc les moyens de menacer les familles restées dehors."

 VÉTUSTÉ ET SURPOPULATION
A l'appel de la CGT et de l'UFAP (Union fédérale autonome pénitentiaire), près de trois cents membres du personnel de l'établissement ont fait grève à la mi-novembre pour demander "plus d'effectifs" et dénoncer le "manque de considération" dont ils font l'objet. "Aujourd'hui, les collègues survivent", explique Alaric Gayen, délégué local de la CGT, qui dénonce les faibles salaires, la surcharge de travail et les risques attenants. "On ne peut pas faire notre travail correctement. On ne peut pas passer assez de temps avec chaque détenu. Or, on est là pour faire de la sécurité, bien sûr, mais aussi de la prévention", dit-il. "Certains viennent travailler la boule au ventre", ajoute-t-il, tout en dénonçant la montée de la violence au sein de la prison. "Si ça n'explose pas, c'est grâce au professionnalisme des équipes", dit-il enfin. "Moi je les plains", dit un ancien détenu. Avec mon cocellulaire, on avait calculé combien de temps passera en détention un surveillant qui travaille pendant vingt ans. Ça fait pas loin de dix ans !", rigole-t-il.

Pour Claude Saumier, vice-président de l'Association nationale des visiteurs de prison et délégué interrégional sur la région PACA-Corse, il n'y a rien de neuf dans le constat établi par M. Delarue. "La vétusté et la surpopulation, ça fait de nombreuses années que c'est comme ça. Il y a d'ailleurs un projet de rénovation." Et, souligne-t-il, "l'administration pénitentiaire ne fait qu'appliquer des décisions de justice avec les moyens qu'on lui donne. Thierry Alves, l'actuel directeur des Baumettes, fait preuve d'une approche très humaniste. Mais quand il y a un coup de filet policier et qu'on envoie une dizaine de gars, il n'a pas le choix. Et puis, ajoute-t-il, depuis la fermeture de la prison de Draguignan en 2010, les Baumettes doivent accueillir encore plus de monde."

 Cellule de confinement de la maison d'arrêt des hommes.
S'ajoute à cette violence quotidienne et à la difficulté pour un personnel en manque d'effectifs à la gérer, une vétusté qui n'épargne aucun bâtiment. "C'est le Moyen Age", explique un ancien détenu. "Les rats font la taille d'un gros chat", décrit un autre qui pourtant se trouvait lui dans le bâtiment D. Il précise : "Ma cellule était infecte au niveau hygiène : les WC étaient effroyables, il y avait des poils plein le matelas et la couverture." Quant aux cafards, il en a identifié "trois races différentes".
 DES ACTIVITÉS EN ACCÈS RESTREINT
Eté comme hiver, les variations de températures compliquent la vie des personnes incarcérées et ont parfois des conséquences inattendues. Une ancienne détenue raconte que de petites vipères s'invitent parfois dans l'enceinte de l'établissement pendant la période estivale. En hiver, ce n'est pas mieux. "Le soir, il y a parfois des coupures d'électricité. Il fait un froid de canard dans la cellule. Les fenêtres n'isolent pas bien du tout de l'extérieur. Du coup, on branchait une plaque de cuisson, ce qui est interdit, pour chauffer la pièce", raconte un autre. D'après plusieurs témoignages, la vétusté de certaines cellules est parfois même utilisée comme un moyen de coercition contre les détenus les plus indisciplinés.

Si les personnes incarcérées sont les premières concernées, le personnel n'est pas en reste. Le soignant que nous avons interrogé explique par exemple que certains bureaux sont installés dans d'anciennes cellules réaménagées qui ont conservé les barreaux aux fenêtres. "Les murs, d'où de l'eau s'écoule, sont pourris. C'est un lieu très bruyant, très sale et les conditions de travail y sont très difficiles, explique-t-il.

Humidité dans un entre-deux cellules d'une coursive de la maison d'arrêt des hommes.
S'il y a bien des activités proposées aux personnes détenues, comme un centre de ressources multimédia ou une salle de sport, l'accès y est réservé à un petit nombre. Ainsi, faute de place, une ancienne détenue explique qu'elle n'a pas pu pratiquer le sport pendant un an. Seule occasion de se dégourdir pour elle, "la 'promenade camembert', de treize pas de longueur et dix pas de largeur". Idem pour les autres personnes interrogées qui n'ont pas réussi à exercer la moindre activité, malgré leurs demandes répétées. "Priorité est donnée aux longues peines", explique l'un. "Du coup, on s'occupe comme on peut. Vous savez, les Baumettes, ce sont des oubliettes. Alors on joue aux cartes, on fume des joints, on écrit aux proches et surtout on regarde beaucoup la télé. Nous, on avait une vieille Brandt de 32 cm."Alors que la situation n'a pas évolué depuis une vingtaine d'années, la visite des contrôleurs changera-t-elle quelque chose ? "On le souhaite, dit le soignant. Pour l'instant, des bancs ont été installés à l'entrée de la prison pour les familles qui patientent avant d'accéder aux parloirs."