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dimanche 8 mai 2016

Les malvoyants diplômés chômeurs tentent un suicide collectif



Photo d'archive ©MEE/Rik GoverdePhoto d'archive ©MEE/Rik Goverde
Des dizaines de malvoyants chômeurs de la coordination nationale des diplômés malvoyants ont tenté de commettre un suicide collectif, jeudi soir, devant le ministère de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social.

Ils se sont enchaînés à la porte du ministère en menaçant de commettre un suicide collectif en s’immolant par le feu et en réclamant un emploi immédiat dans la fonction publique.
Al Akhbar rapporte que certains malvoyants ont passé une corde à leur cou et se sont aspergés de produits inflammables, sous l’œil vigilant des services de sécurité et de la protection civile.
Or, au moment où des éléments de la protection civile ont essayé de les dissuader de leur acte, ils ont été surpris par l’un des protestataires qui a utilisé une allumette. Et le feu de se propager.
La protection civile a aussitôt fait le nécessaire en évitant de justesse une véritable catastrophe.

Ce n’est pas la première fois que les malvoyants chômeurs menacent de commettre l’irréparable.
Un membre de ce collectif a affirmé que cet acte traduit leur désespoir après maintes promesses non tenues par le gouvernement. Il est allé jusqu’à dénoncer le PJD qui s’est servi de leur cause comme carte électorale. Il a également critiqué le ministère de la solidarité pour ne pas avoir pris en compte leurs revendications sociales.

jeudi 29 octobre 2015

Six vérités sur les fonctionnaires marocains

Six vérités sur les fonctionnaires marocains

Ils sont concentrés à Rabat et Casablanca, la moitié d’entre eux travaillent pour le compte de l’Éducation nationale et ont une moyenne d’âge plutôt élevée.

Le rapport sur les ressources humaines accompagnant le projet de loi de finances pour l’année budgétaire 2016 lève le voile sur la réalité de la fonction publique au Maroc. Il est riche en enseignements et rompt le cou à plusieurs idées reçues. La première et non des moindres: sur les 11 670 000 personnes en âge de travailler, l’État n’emploie que 585 503 personnes.
La moitié des fonctionnaires travaillent au ministère de l’Éducation nationale, et 19% au département de l’Intérieur. 21% sont concentrés au niveau des ministères de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de la Justice, de l’Économie ainsi qu’au niveau de l’administration pénitentiaire. Les autres départements ministériels n’emploient que 9% de l’ensemble des fonctionnaires de l’État.

Des milliers de nouveaux postes budgétaires

En 2015, l’État a créé près de 22 510 nouveaux postes. Les ministères de l’Éducation et l’Intérieur sont les meilleurs recruteurs et emploient respectivement 36% et 31% du total de ces nouveaux postes budgétaires. Le département de la Santé et celui de la Justice ont quant à eux créé 10% et 3%, alors que les autres départements sont concernés que par 20% des postes créés. 15% des postes concernent le personnel classé aux échelles 7 à 9, alors que 52% sont destinés au recrutement des cadres d’échelles 10 et plus.

Des travailleurs âgés

La majorité des fonctionnaires (54%) sont âgés de plus de 45 ans, alors que 8% ont moins de 25 ans et 22% ont moins de 35 ans. La moitié du personnel de l’État ont une ancienneté qui varie entre 10 et 30 ans, et 21% travaillent dans la fonction publique depuis plus de 30 ans. 29% des employés ont une ancienneté inférieure à 10 ans, alors que 8% ont moins de 5 ans d’ancienneté.

La plupart travaillent dans l’axe Rabat-Casa

20% des fonctionnaires travaillent dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, alors que 10% travaillent à Casablanca. 6,82% des effectifs sont affectés à la région de Tanger-Tétouan et le reste est réparti sur l’ensemble du territoire.

Une (très) faible parité.

Les femmes ne représentent que 36,8% des fonctionnaires. 56,4% d’entre elles travaillent pour le ministère de l’Éducation nationale, 13,4% sont employées par le ministère de la santé et 8% dans le département de l’Intérieur. Le ministère de la Justice et celui de l’Enseignement Supérieur emploient chacun 4,1%, suivi du ministère de l’Économie qui emploie 3,5% de femmes. Le taux des femmes fonctionnaires dans les autres départements ne dépasse pas 10,3%.

La plupart sont mariés

69% des fonctionnaires civils sont mariés et 31% sont des célibataires. Le taux de célibat est plus élevé chez le ministère des Habous, suivi du département de la Santé avec 45%. L’Administration Pénitentiaire et le Ministère de la Justice ont respectivement 43% et 41% de célibataires. Le taux de célibat des autres départements varie entre 25% et 36%.

Une faible rémunération

Près de 9,23% des fonctionnaires perçoivent une rémunération nette mensuelle qui varie entre 3.000 et 4.000 dirhams. 39% touchent moins de 6000 dirhams, que le salaire de 54% des fonctionnaires varie entre 6.000 et 14.000 dirhams. Seul 2,36% des fonctionnaires gagnent plus de 20 000 dirhams.

mardi 23 avril 2013

Des chiffres choquants sur la drogue et les alcools dans les écoles marocaines


21/4/2013



Le ministère de la Santé a récemment publié des chiffres inquiétants sur le nombre d’élèves du secondaire qui s’adonnent à la consommation de tabac et d’alcools dans les enceintes de leurs collèges et lycées. Selon ces statistiques, ils sont très nombreux, les jeunes qui fument, consomment des boissons alcoolisées et ne pratiquent aucune activité sportive, en plus de tous les élèves qui connaissent des troubles mentaux assez sérieux pour en conduire certains à la violence dans leurs établissements ou en dehors, quand ce n’est pas à des tentatives de suicide. 

Selon Mme Najat Gharbi, directrice de la Population au ministère de la Santé, 15,5% des élèves des écoles marocaines fument régulièrement, et sont âgés de 13 à 15 ans seulement. Quant aux consommateurs d’alcools, ils sont 8% pour les garçons et 3,5% pour les filles ; ils sont également 3% à prendre des produits stupéfiants au sein même de leurs établissements scolaires. Face à ces chiffres, le Dr Gharbi a reconnu que le Maroc se trouve confronté à « un véritable problème ». En effet, en plus de la consommation de ces produits illicites et dangereux, les enquêteurs ont remarqué des comportements anormaux, aussi bien chez les filles que chez les garçons, avec 14% de ces adolescents qui souffrent de troubles psychologiques et/ou nerveux.
En plus de cela, pas moins que la moitié des élèves du secondaire ne pratiquent pas d’activité physique ou sportive, et 50% également souffrent de maux dentaires.
Cette situation provient, selon les enquêteurs, de considérations aussi bien sociales qu’économiques, et même psychologiques, comme la désintégration du tissu familial, l’absence de dialogue au sein des familles, le surmenage, en plus de cette propension générale que connaît actuellement la société marocaine pour la violence.

 http://www.panoramaroc.ma/fr/des-chiffres-choquants-sur-la-drogue-et-les-alcools-dans-les-ecoles-marocaines/