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vendredi 6 novembre 2015

Il y a 40 ans, le Maroc colonisait le Sahara Occidental Le grand bluff de Hassan II


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Par Tayeb Belghiche,El Watan, 5/11/2015
 
 
 Lorsqu’il a décidé d’envahir le Sahara Occidental, le roi Hassan II avait à l’idée d’occuper son armée. Il en avait peur.
Lorsqu’il a décidé d’envahir le Sahara Occidental, le roi Hassan II avait à l’idée d’occuper son armée. Il en avait peur.
 

L’ONU envoie, en juin 1975, une mission d’enquête dans la région, dirigée par l’ambassadeur ivoirien Simeon Aka. Son rapport conclut à la nécessité absolue d’organiser un référendum d’autodétermination.

Le 25 avril 1974, l’armée portugaise renverse  le régime salazariste de Gaetano. La révolution des œillets va ouvrir la voie  à la décolonisation des territoires africains sous domination portugaise, c’est-à-dire l’Angola, le Mozambique, la Guinée Bissau, le Cap-Vert, Sao Tomé-et-Principe. L’OUA vient de concrétiser une partie des objectifs qu’elle s’était assignés à sa création, en mai 1963. Il restait l’Afrique du Sud, dirigée d’une main de fer par le système d’apartheid ; la Namibie, administrée par la même Afrique du Sud ; et le Sahara occidental, sous occupation espagnole.
Pour ce dernier pays, une question de décolonisations avortée va devenir une source de tension qui bloque l’avenir du Maghreb jusqu’à ce jour. Pourtant, on s’attendait à ce que l’évolution soit toute autre. En 1964, le Pérou et la Mauritanie (!) déposent aux Nations unies le premier projet de résolution sur le Sahara occidental qui, depuis, est considéré comme territoire non autonome auquel doit être appliquée la résolution 1514 reconnaissant aux peuples colonisés le droit à l’autodétermination et à l’indépendance.
Malheureusement, moins d’une dizaine d’années plus tard, les deux pays opèrent une volte-face en reniant leur combat pour la décolonisation du Sahara occidental. Entre-temps, le roi Hassan II échappe à une tentative de coup d’Etat en 1971, lorsque des militaires ont pénétré au palais de Skhirat près de Rabat au moment où il donnait une réception. Il n’a eu la vie sauve qu’en se cachant dans les toilettes. En 1973, lorsqu’il revient d’un séjour en France, son Boeing est intercepté par des chasseurs des Forces armées royales qui tentent de l’abattre. Son sang-froid lui permet d’échapper à une mort certaine.
L’auteur de cette tentative de coup d’Etat n’était autre que son bras droit et homme des basses besognes, comme l’assassinat de Bachir Ben Barka, le général Mohamed Oufkir, également agent du Sdece, le service du renseignement français.  Il sera abattu par le roi en personne dans le palais royal. A partir de ce moment, Hassan II a commencé à avoir peur de son armée et à chercher les moyens de l’envoyer le plus loin possible de Rabat. Or, à la même période, il apprend que du pétrole a été découvert au Sahara occidental par la société Esso.
Cela aiguise son appétit et provoque son revirement à l’égard de la cause sahraouie. De son côté, l’Espagne, elle aussi, a décidé de se retirer de sa colonie. Le général Franco contacte Houari Boumediène et lui propose de prendre le contrôle du Sahara occidental, selon les révélations faites par Mohamed Benahmed Abdelghani en 1984 à l’auteur de ces lignes. Boumediène réunit le Conseil de la révolution pour lui faire part de la proposition espagnole ;  un  débat s’ensuit. Il y avait des pour et des contre.
Finalement, Boumediène tranche. Il faut respecter la décision des Nations unies, c’est-à-dire soutenir le droit à l’autodétermination et à l’indépendance. A la même période, le souverain marocain avait pris attache avec le président algérien pour lui proposer le partage du territoire entre les deux pays. Refus net de Boumediène, qui ne voulait pas violer la règle sacro-sainte de l’Organisation de l’unité africaine sur le respect des frontières héritées à l’indépendance. Un climat de tension s’installe dans la région. Tout le monde avait oublié une donne.
Le peuple sahraoui avait décidé de prendre en charge son destin et, pour cela, il crée, en mai 1973, le Front Polisario, qui s’avérera plus être une redoutable machine de guerre qui emportera plus tard le régime mauritanien de Mokhtar Ould Daddah et a failli faire tomber le trône alaouite s’il n’y avait pas eu le soutien militaire direct de la France et de certains pays arabes du Golfe. A partir de là, les événements vont se précipiter.
L’ONU envoie, en juin 1975, une mission d’enquête dans la région, dirigée par l’ambassadeur ivoirien Simeon Aka. Son rapport conclut à la nécessité absolue d’organiser un référendum d’autodétermination. Hassan II panique. Il se met à préparer son opinion pour la mobiliser sur la «marocanité» du Sahara occidental, reprenant pour cela une thèse inventée en 1936 par le parti l’Istiqlal sur le «Grand Maroc» qui irait jusqu’au fleuve Sénégal et engloberait une grande partie de l’ouest algérien.
Un événement inattendu survient en septembre 1975 : le général Franco tombe dans le coma.
Toute l’Espagne s’angoisse et a peur pour son avenir. Hassan II profite du désarroi qui s’est emparé des Espagnols et organise le 6 novembre 1975 ce qu’il appelle une «Marche verte», en fait une opération pour tenter d’envahir le Sahara occidental par, dit-il, des «moyens pacifiques». En réalité, les «marcheurs», de pauvres malheureux ramenés de force par camions et abandonnés à leur sort à la frontière marocco-sahraouie, mais qui étaient accompagnés par des chars portés par des porte-chars. L’armée espagnole, refusant d’être humiliée de cette façon par le palais royal, a un sursaut d’orgueil. Elle menace de tirer sur les marcheurs et sur les militaires qui les accompagnent.
Mais le coup de bluff de Hassan II a marché. Son opinion croit au succès — qui n’en a jamais été un — de son coup de poker. Il arrête à temps les marcheurs pour échapper à une humiliation face au Tercio, la fameuse légion étrangère espagnole.Il n’en transforme pas moins cet échec en victoire et elle est célébrée comme telle chaque année par le Maroc. Mais Rabat, par son expansionnisme d’un autre âge, venait de détruire la fragile unité maghrébine naissante.
Tayeb Belghiche

vendredi 14 août 2015

"Israël, l'échec au bout du chemin".




Ainsi, 500 policiers, secondés par les nervis de la LDJ, ont du assurer la "sécurité" de 100 visiteurs à une manifestation de promotion d'Israel sur le sol parisien, financée par la mairie de Paris et, de toute évidence, par l'ambassade d'un pays colonial et en guerre. Ainsi, après avoir incendié une maison habitée, causant la mort d'un bébé de 18 mois, de son père et dont la mère et le frère sont entre la vie et la mort, et après d'autres tentatives depuis, les colons israéliens ont incendié ce jour un camp de bédouins. 

Quand une population, israélienne en l'occurrence, s'en prend à une autre population, palestinienne, de cette manière, en organisant des descentes pour incendier des champs entiers d'oliviers, puis depuis peu des maisons habitées, puis maintenant des camps, cela ne fait-il penser a rien ? Israël peut s'indigner de cette comparaison avec l'Allemagne nazie, ses amis inconditionnels qui lui assurent l'impunité et portent en cela une responsabilité dans les crimes commis également. Ce n'est plus le chantage à l'antisémitisme, arme nauséabonde, indigne et symptomatique du niveau de délitement de la classe politique et médiatique, ne paie plus. Le chantage à l'antisémitisme ne changera en rien la justesse de la comparaison qui, bien qu'offusquante, reste pertinente. C'est à Israël de prouver qu'elle veut la Paix, c'est à Israël de faire les concessions nécessaires à la Paix, c'est à Israël de faire cesser la colonisation, de faire cesser les brimades, les enlèvements, les assassinats, la torture, les bombardements, les incendies d'oliveraies, les destructions de maisons... Son impunité non plus ne paie plus. On le voit avec le cuisant échec de cette dernière campagne de communication dite Tel Aviv sur Seine. 500 policiers, honteusement secondés par la LDJ, pour... 100 visiteurs à un espace dévolu aux couleurs d'Israel !! La présentation d'Israel et du "conflit" à la sauce mensongère du PS et de la droite sioniste ne paie ne plus ! Et ce n'est plus aujourd'hui une question de moyens mis en œuvre. Israel aura beau lever et mettre sur la table tous les budgets qu'elle voudra, commanditer des lois scélérates tel la circulaire Alliot-Marie tendant à criminaliser le mouvement de solidarité avec la Palestine, la conscience politique au sein de ce mouvement a atteint, enfin, un niveau de maturité qui permet d'éviter les écueils, les pièges, les peaux de banane. La guerre dur Gaza version 2014, malgré les morts, les destructions, les blessés, a été un cuisant échec pour Israël. 
 L'interdiction par Mrs Valls, Hollande et Cazeneuve des manifestations de solidarité l'été dernier, les mensonges sur les responsabilités, les menaces de la LDJ et la collusion de la police française, ont été un cuisant échec. La fausse promesse d'interdiction de la LDJ n'y changera rien. L'impunité de Ulcan ne changera rien. Les interventions musclées sur, et les arrestations de, Juifs connus et reconnus comme personnalités respectables et pacifiques -ce qui rappelle Vichy, et l'indignation quant à la comparaison n'y changera rien-, ne change non plus rien à l'affaire. Ces derniers mois ont montré les limites de l'impunité d'Israël, l'inanité des collusions européennes, la fatuité du chantage a l'antisémitisme. L'esprit d'Oslo était fini depuis l'assassinat d'Ithzak Rabin. Là, le rendement de l'esprit d'Oslo a été usé jusqu'à la corde. Peut-être est-il temps pour la fin -effective et réelle- de l'impunité ? Peut être est-il temps pour les concessions et la paix ; une paix qui tienne compte définitivement des droits palestiniens. La première de ces conditions est l'arrêt, définitif, de la colonisation.

La police a arrêté trois citoyens israéliens soupçonnés d'être responsables de l'incendie - Israël
i24news.tv

mercredi 13 mai 2015

Echec du lobbying marocain en Europe

Document exclusif – Un rapport confidentiel révèle l'échec du lobbying marocain en Europe


Le Maroc est en perte de vitesse en Europe. Son lobbying se heurte de plus en plus à l’engagement et la détermination des groupes d’eurodéputés qui militent énergiquement pour l’indépendance du Sahara Occidental.

Dans un rapport confidentiel élaboré par la diplomatie marocaine, et obtenu par Algeriepatriotique, le Makhzen dénonce l’activisme d’une bonne partie des membres du Parlement européen en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui. On fait état, en effet, d’une situation «intenable» pour le Maroc qui vit mal l’importante avancée qu’a connue la cause sahraouie au sein du Parlement européen.

«Face à cette situation intenable, la tendance hostile risque de s’aggraver en tenant compte de plusieurs facteurs endogènes et exogènes, ce qui impose la mise en place d’une stratégie adéquate, susceptible de faire face à ces tendances nuisibles au sein du Parlement européen qui pourraient éventuellement se propager à d’autres institutions européennes», est-il écrit dans ce rapport confidentiel selon lequel «l’absence d’une réelle stratégie marocaine de lobbying au sein du PE facilite l'action des activistes antimarocains».

Le Maroc avoue ainsi avoir échoué dans ses tentatives de lobbying menées ces dernières années. «Les membres du PE ne sont pas souvent réceptifs des messages délivrés par le Maroc et ne sont pas très convaincus des positions exprimées par les responsables marocains, notamment en ce qui concerne la question du Sahara/droits de l'Homme», est-il souligné. Autre constat fait : la politique marocaine visant à entretenir des relations étroites avec les groupes politiques majoritaires au Parlement européen (PPE, S&D et ALDE) qui ont une position relativement positive à l’égard du royaume a montré ses limites. Les eurodéputés tiennent compte de l’opinion interne à leur pays.

Même le Groupe d’amitié Maroc-UE, créé en 2011, pour multiplier les canaux de dialogue et rassembler un nombre important d’«eurodéputés amis», en vue de promouvoir le Maroc et défendre ses intérêts au sein du Parlement, a montré quelques limites, est-il encore écrit dans ce rapport qui alerte ainsi les hauts responsables de la monarchie de l’échec retentissant de la diplomatie du Makhzen. Il est relevé la dispersion de l’énergie des divers intervenants marocains agissant de manière aléatoire au sein du Parlement européen sans aucune coordination.

Pour tenter de renverser la vapeur, il est proposé dans le même rapport confidentiel la mise en place d’une nouvelle stratégie pour s’assurer de l’adoption des prochains accords en cours de négociation avec la partie européenne, telle que l’Accord de libre-échange complet et approfondi, le Protocole à l’accord de partenariat dans le domaine de la pêche et l’Accord sur la protection des indications géographiques. Le Maroc veut éviter le rejet, comme en 2011, du Protocole de l’accord de pêche Maroc-UE.

Pour ce faire, il est suggéré dans ce rapport quelques actions à mener. Outre le renforcement des équipes du consulat marocain à Strasbourg, le Maroc va créer un Groupe d’amitié Maroc-UE au Parlement marocain et une cellule de veille consacrée aux relations avec le Parlement européen. La classe politique marocaine est aussi appelée à la rescousse. Les partis doivent donc se rapprocher impérativement des groupes politiques européens, selon leurs tendances idéologiques. Ils sont appelés à ramener les eurodéputés pour assister aux congrès et meetings organisés au Maroc.

Il est également proposé d’inciter les Marocains résidant dans les pays membres de l’UE à «démarcher les eurodéputés hostiles en usant de moyens dont ils disposent (vote dans les circonscriptions électorales) et promouvoir l’image du Maroc auprès de leurs interlocuteurs. Pour faire face à son échec diplomatique, le Makhzen compte aussi utiliser le mouvement associatif marocain qui doit désormais faire du lobbying auprès du Parlement européen à travers des lettres, des e-mails et des demandes de rencontres.

Ce rapport a le mérite de confirmer la perte de vitesse de la diplomatie marocaine sur le plan international. Un échec que les hautes autorités du pays reconnaissent en cherchant un moyen pour rebondir.
 
Rafik Meddour
 
Lire le rapport de la diplomatie marocaine
 
Algériepatriotique, 12/05/2015

Langue

mardi 27 août 2013

Maroc: pour une éducation à la citoyenneté


Par
Asçotta WellCaball
 « Soyons francs et honnêtes : Nous ne sommes qu'un pays de boucs et de chèvres pissant sur nos crottes lorsque notre HYÈNE ALPHA nous fait l'honneur de nous critiquer !... Comment Notre Chef d'État dont la famille règne & gouverne depuis le temps de la NUIT (Qui dure depuis des siècles si on a veillé depuis 1406, mort d'Ibnou Khaldoun !), peut-il faire des "REPROCHES" à SON Premier Ministre depuis moins de deux ans, sous une constitution OFFERTE par Sidna, PM avec tous les pouvoirs SAUF ceux des Ministères de Souveraineté, dans la meilleure des hypothèses ?... Allah yen3'al ally ma yehchem, comme l'écrit parfois Bâ-Salah Elayoubi !... Décidément, notre système d'éducation nationale fait face à de bien sérieux problèmes, Votre Majesté !... Sidna, Vous êtes la preuve en chair et en os des gravissimes problèmes d’éducation au Maroc : Allez écouter lire les discours écrits pour vous !... [et lisez ce qui est écrit dans "Le Matin" qui d'habitude ne manque pas de chanter vos louanges ndlr] »
http://www.lematin.ma/journal/opinions--et-debat_l-education-a-la-citoyennete--une-contre-performance-du-systeme-educatif-marocain/186812.html
Et les voilà, ces problèmes, révélés par une presse qui a l'habitude de vous encenser !

samedi 24 août 2013

Enseignement au Maroc, vu par le roi et vu par Ali Fkir


Enseignement : le réquisitoire du roi contre El Ouafa et Benkirane 


La charge est violente et tient dans un discours... royal. A l'occasion du 60ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, le souverain a dressé un réquisitoire sur l'action du gouvernement en matière d'enseignement. Abdelilah Benkirane, Mohamed El Ouafa, mais également Lahcen Daoudi sont les principaux visés. Le gouvernement Benkirane II n'est pas encore formé qu'il part déjà avec deux discours royaux critiques sur l'action du gouvernement Benkirane I. Decryptage.

Visiblement, le roi Mohammed VI n’est pas satisfait de l’action du gouvernement Benkirane. Et c'est la seconde fois qu'il tient à le faire savoir publiquement. Comme lors de son allocution de la Fête du trône, du 30 juillet, le discours du 20 août, consacré essentiellement à l’enseignement, est une critique à l’action menée par ce cabinet dans un secteur très sensible. Le souverain n’a pas apprécié que le ministre de l’Education, Mohamed El Ouafa, arrête le Programme d’urgence, lancé le 15 janvier 2009, par son prédécesseur, Ahmed Akhchichine, un membre du PAM.

Les reproches de Mohammed VI à El Ouafa
Le gouvernement Abbas El Fassi « a déployé les moyens et les potentialités nécessaires pour mener à bonne fin le Plan d’urgence, dont il n’a, d’ailleurs, entamé la réalisation qu’au cours des trois dernières années de son mandat », reconnaît le monarque. « Malheureusement, les efforts nécessaires n’ont pas été entrepris pour consolider les acquis engrangés dans le cadre de la mise en œuvre de ce Plan », a-t-il ajouté.
Fin juillet 2012, l’actuel ministre de l’Education nationale enterre le programme d’urgence. Devant les membres de la Commission de l’Enseignement, Culture et Communication à la Chambre des représentants, El Ouafa ne faisant pas dans la dentelle, armé de conclusions d’un audit interne, annonçait que ce programme a couté aux finances de l’Etat plus de 3,3 milliards de dh pour de maigres réalisations.
Ne partageant nullement la décision unilatérale de Mohamed El Ouafa, Mohammed VI a déploré que « sans avoir impliqué ou consulté les acteurs concernés, on a remis en cause des composantes essentielles de ce plan, portant notamment sur la rénovation des cursus pédagogiques, le programme du préscolaire et les lycées d’excellence ».

Epargner l’enseignement des joutes politiciennes
Encore une fois, le roi remet en question les allégations du cabinet Benkirane sur la qualité du lègue laissé par les équipes précédentes. « Pour toutes ces considérations, le gouvernement actuel aurait dû capitaliser les acquis positifs cumulés dans le secteur de l’éducation et de la formation, d’autant plus qu’il s’agit d’un chantier déterminant s’étendant sur plusieurs décennies ».
Sur un ton direct, le souverain souligne qu’« il n’est pas raisonnable que tous les cinq ans, chaque nouveau gouvernement arrive avec un nouveau plan, faisant l’impasse sur les plans antérieurs, alors qu’il ne pourra pas exécuter le sien intégralement, au vu de la courte durée de son mandat. Par conséquent, le secteur de l’éducation ne doit pas être enserré dans un cadre politique stricto sensu, pas plus que sa gestion ne doit être l’objet de surenchères ou de rivalités politiciennes ».
Et d’ajouter, sans être plus exlicite, qu’ « il faut renoncer à la polémique stérile et détestable qui n’est d’aucune utilité, si ce n’est le règlement de comptes étriqués et la pratique de l’injure et de la calomnie. La stigmatisation des individus ne contribue pas à régler les problèmes, mais plutôt à les exacerber ». Pour mémoire, l'actuel ministre de l’Enseignement supérieur, le PJDiste Lahcen Daoudi, accusait publiquement Akhchichine de dilapidation de deniers publics pour servir des intérêts personnels.

« Le seul parti auquel j’appartiens est le Maroc »
Le roi est parfaitement conscient que le réquisitoire qu’il vient de présenter mais surtout ses éloges à l’action de l’ancien ministre de l’Enseignement, d’Ahmed Akchichine, un membre du PAM, de surcroît très proche de Fouad Ali El Himma, pourrait donner libre cours à des interprétations différentes, notamment chez les personnes visées par les critiques de Mohammed VI.
En vue de les stopper net, le souverain a tenu à préciser que « la franchise de mon propos, cher peuple, tient à la charge suprême qui m’échoit d’assumer ta direction. En effet, ton premier serviteur n’est affilié à aucun parti et ne participe à aucune élection. Le seul parti auquel je suis fier d’appartenir, grâces en soient rendues à Dieu, c’est bien le Maroc ».

La réforme de l’enseignement reste sous le giron du palais
Si le gouvernement Benkirane a fait preuve de mauvaise gestion de ce secteur et d’un retard dans l’adoption de la loi organique du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, le souverain prend les choses en main et décide « d’opérationnaliser le Conseil supérieur de l’Enseignement dans sa version actuelle, afin d’assurer l’évaluation des réalisations accomplies dans le cadre de la décennie de la Charte nationale d’Education et de Formation et de se pencher sur ce grand chantier national ».
Sans tarder, il vient de nommer son conseiller, Omar Azziman à la tête du CSE. Une instance créée, le 14 septembre 2006. Et c’est un autre conseiller royal, feu Meziane Belfquih, décédé le 9 mai 2010, qui en assurait la présidence. 

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  • Comble de l'ingratitude: Le roi dans son discours d'hier, a fortement réprimandé le gouvernement, dont le chef Benkirane et son parti - PJD -, ont joué un rôle majeur pour avorter le mouvement du 20 février et ont tout fait pour protéger la monarchie et le roi contre les effets du printemps démocratique. Au lieu de les remercier, il les humilie en permanence et leur colle la responsabilité de l'échec d'un chantier qui était dans son giron. Le Makhzen est ingrat. La théorie du kleenex fonctionne parfaitement.
    • Ayour Anoual C'est quoi cette responsabilité quant à la médiocrité de l'enseignement que le Makhzen lui endosse? Que peut faire un gouvernement sans pouvoir de décision? De qui se moque-t-on? Qui a mis l'éducation à terre depuis les années 70? Qui a supprimé l'enseignement de la philosophie et la sociologie, outils fondamentaux pour l'analyse et la réflexion?...La liste est longue et je n'ai pas envie de perdre mon temps!
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      L’enseignement au Maroc? MON RÊVE :

      Par Ali Fkir
      1- La généralisation (verticalement et horizontalement)
       2 - La gratuité  
      3–La gestion démocratique (enseignants/syndicats, élèves/étudiants,parents d'élèves, administration, forces politiques, associations des droits humains...)
       4- Le contenu essentiellement laïc, démocratique...: au primaire pas d’éducation nationale, ni d'éducation islamique… 
      Il faut se limiter :
      a - aux langues (arabe, tamazight, français...)
      b -aux calculs et autres petits exercices de logique
      c-aux sciences élémentaires traitant l'environnement (la faune, la flore, l'humain) avec des petites sorties sur le "terrain"
      d- aux activités créatives et récréatives.
      Toute réforme qui ne commence pas par le primaire/la base, est vouée à l'échec
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Le système éducatif marocain
Exemples de belles réalisations,
 sans doute encore trop rares 
www.youtube.com
Le Directeur de Sciences-Po Rabat sur le système éducatif marocain

vendredi 23 août 2013

« Sidna » tire les oreilles à Benkiki, des députés PJD se rebiffent

« Sidna » tire les oreilles à Benkiki

 Benkiki Sidna
« Sidna », pas le Prophète Mohammed, « l’autre », le sultan Mohamed VI, a critiqué dans un discours à la Nation la politique éducative du gouvernement islamiste d’Abdelilah Benkirane. Benkiki pour les connaisseurs.
Il lui reproche notamment de ne pas avoir poursuivi les efforts du précédent gouvernement, qui, pourtant, était tellement nul que les Marocains n’en voulaient pas.
Dans un discours à la Nation à l’occasion du 60e anniversaire de la “Révolution du roi et du peuple” (dans un tour de passe-passe les Alaouites se sont appropriés du terme « révolution » pour faire la nique à la gauche marocaine du passé qui était autre chose que celle que l’on connait aujourd’hui) le roi du Maroc Mohamed VI a clairement visé le domaine de l’éducation. Il a déploré que ce secteur soit  « en butte à de multiples difficultés et problèmes ». Allah Akbar ! Comme si le souverain qui règne et gouverne, ne l’oublions pas !, était étranger au marasme du secteur de l’éducation au Maroc.
Après s’être félicité de l’adoption, par le passé, d’une « Charte nationale d’éducation et de formation », « Sidna » a relevé que « les gouvernements successifs » s’étaient « attachés à mettre en oeuvre les préconisations de cette charte, surtout le gouvernement précédent » d’Abbas El Fassi, le super-nul premier ministre marocain qui a présidé aux « destinées » du Maroc de 2007 à 2011.
Alors que « le gouvernement actuel aurait dû capitaliser les acquis positifs cumulés » sur ce « chantier déterminant »,  »les efforts nécessaires n’ont pas été entrepris pour (les) consolider », a-t-il ajouté.
« Pire encore, sans avoir impliqué ou consulté les acteurs concernés, on a remis en cause des composantes essentielles de ce plan », a déploré le roi. Il a même souligné  que l’Éducation ne devait pas « être l’objet de surenchères ou de rivalités politiciennes ».
« Si ton serviteur ne vit pas les difficultés sociales ou matérielles que connaissent certaines catégories de la population, cher peuple, il n’en reste pas moins que nous partageons tous les mêmes préoccupations concernant l’enseignement dispensé à nos enfants », a noté Mohamed VI, qui fête mercredi son 50e anniversaire.
A part les blagues salaces, Benkiki st nul en matière de gouvernance, mais au moins il n’est ni riche ni top incompétent pour gracier des pédophiles et des trafiquants de drogue.
Et si « Sidna » partageait avec son peuple les milliards qu’il tient cachés à l’étranger, pour soulager «  les difficultés sociales ou matérielles que connaissent certaines catégories de la population » ? Et cessait un peu de gracier des criminels de haut vol ?
Demain avec la complicité de l’AFP
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27232

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  Par Salah Elayoubi, fb

Après avoir détruit l'éducation nationale, avec son complice historique l'Istiqlal, la monarchie s'en prend au gouvernement Benkirane qui n'est aux affaires que depuis quelques mois.
Beaucoup plus vicieux, Mohammed VI oublie la teneur de son discours du trône où il assume toutes les responsabilités découlant de sa monarchie exécutive, pour s'en prendre à un gouvernement sans pouvoirs dans sa dernière allocution que certains Homoflexus qualifient, une nouvelle fois de révolutionnaire !
Une leçon pour ces lâches qui acceptent de travailler sous la coupe d'un dictateur dont le premier réflexe lorsque les ennuis commencent à pleuvoir, est de trouver des boucs émissaires !!!!
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Discours royal. Vives réactions au sein du PJD après les reproches du roi, silence à la Primature


Le député PJD Abdelaziz Aftati


Les députés PJD Abdelaziz Aftati et Amina Maelainine ont vivement réagi au discours royal de mardi soir concernant les reproches faits par le roi au gouvernement actuel sur la réforme de l'éducation.

Suite au discours royal prononcé mardi soir par Mohammed VI, dans lequel le roi attaque le gouvernement actuel à propos de l'éducation, le député PJD Abdelaziz Aftati a déclaré que si le roi mérite le respect qui lui est du selon la Constitution, il n'en demeure pas moins que cela n'empêche pas de réagir à ses propos, tant que "la parole du chef de l'Etat n'est pas le Coran."
Aftati a déclaré mardi soir à Lakome que la réponse aux critiques du roi trouve sa légitimité dans «la grâce royale catastrophique octroyée à l'Espagnol Daniel Galvan qui a violé des enfants mineurs marocains».
Le député PJD a affirmé avoir été surpris par les reproches sévères du roi adressés au gouvernement Benkirane dans le domaine de l'éducation, puisque le projet de la Charte nationale d'éducation et de formation est avant tout un projet royal, et que la crise du système éducatif marocain fait partie de l'héritage malade hérité par le gouvernement actuel du gouvernement précédent.
Amina Maelainine, également députée PJD, a quant à elle publié un message ce mercredi sur sa page Facebook. Elle y exprime avec ironie sa réaction aux reproches de Mohammed VI, tout en adressant une pique à l'ancien ministre PAM de l'éducation Ahmed Akhchichine :
«Ainsi le gouvernement Benkirane est également responsable de l'échec du système éducatif au Maroc. En l'espace d'un an et demi, ce gouvernement a réduit à néant toutes les avancées "historiques" dans ce secteur. Il a même régressé par rapport aux exploits "sans précédent" d'Ahmed Akhchichine, ministre du parti autoritaire dans le gouvernement précédent. Tout ce qui est positif dans ce pays est l'œuvre de ce dernier».
Ni la Primature ni la direction du PJD n'ont toutefois commenté jusqu'à présent les reproches faits mardi soir par Mohammed VI.
 http://fr.lakome.com/index.php/maroc/1282-discours-royal-vives-reactions-au-sein-du-pjd-apres-les-reproches-du-roi-silence-a-la-primature
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samedi 11 mai 2013

Il se passe quelque chose au Sahara Occidental


Laâyoune

Bernabé López García
Le marketing et les lobbies ne suffisent pas : l'action du Maroc doit convaincre les populations locales, estime l'intellectuel espagnol Bernabé López García.

Texte original publié sur El Pais - Traduit de l'Espagnol par Lakome


 Il y a six ans, quelques jours après que le Front Polisario et le Maroc aient soumis à l'ONU leur projet respectif visant à résoudre la problématique qui continue de les opposer, j'avais écrit dans ces mêmes colonnes que "les deux projets visent à organiser des moments différents du processus d'autodétermination. Alors que celui du Front Polisario fixe les paramètres post-indépendance, offre des garanties pour l'étape postérieure à l'indépendance, présupposant que cette dernière allait triompher lors de la consultation, le projet marocain voulait précisément éviter cette indépendance, en promettant des garanties et d'amples espaces de participation au sein d'une large autonomie, alternative à l'indépendance. Le Polisario voulant négocier après, le Maroc souhaitant le faire avant."

  Six ans plus tard, où sont ces garanties et ces amples espaces de participation promises par le Maroc pour préfigurer une future autonomie crédible?
Durant ces années, le Maroc a manqué l'occasion d'ouvrir son système politique par un processus de régionalisation qui aurait permis l'expression de sa pluralité. Le projet élaboré en 2010, de courte vision, est resté confiné, comme tant d'autres lois organiques, au Parlement, guère constitutionnel, sa deuxième chambre n'ayant pas été renouvelée dans l'attente des élections communales et régionales qui font peur à plus d'un acteur politique du pays. Une loi qui aurait donné de l'autonomie aux régions et qui aurait commencé par s'appliquer au Sahara, aurait été perçue comme un signe de progrès pour crédibiliser le plan marocain de 2007.
Le Maroc a également perdu l'opportunité que lui offrait la rédaction d'une nouvelle constitution, imposée par la pression de la rue qu'avait inspiré les idéaux du Printemps arabe. Approuvée en juillet 2011, celle-ci a plutôt consacré la continuité du système de la monarchie exécutive et a, en réalité, autorisé une cohabitation stérile entre un pouvoir royal absolu et certaines parcelles de pouvoir concédées au Chef du gouvernement, sans en finir avec les ministères de souveraineté, dont celui des affaires étrangères, qui joue un rôle central dans la gestion de l'affaire du Sahara. Si la constitution a concédé quelques clins d'œil, comme la reconnaissance verbale du patrimoine saharo-Hassani ou la préservation de la langue Hassani comme partie intégrante de l'identité culturelle marocaine, le modèle de région qu'elle propose reste sous le contrôle des walis du roi (c'est encore lui qui les nomme), fermant ainsi la porte à toute expression politique de la diversité, avec l'interdiction expresse de partis régionaux.
A ces ratages, origine de la crise des dernières semaines, il faut ajouter que le Maroc, comme ont pu le constater les organisations des droits de l'Homme ayant visité la région, a persisté dans une politique de répression de toute forme de contestation dans la région du Sahara, motivant les recommandations du Secrétaire général de l'ONU dans son dernier rapport, ainsi que la proposition avortée des Etats-Unis, de demander au Conseil de sécurité d'étendre les pouvoirs de la MINURSO à la surveillance des droits humains.

Rabat n'a pas bougé d'un iota du plan de 2007
Personne ne nie quelques progrès, comme l'absence de représailles envers les Sahraouis qui ont assisté au congrès du Polisario, mais la liberté de parole et d'expression est entravée dans les territoires sahariens. Une situation aggravée par la condamnation à de lourdes peines, par un tribunal militaire des vingt quatre (24) sahraouis accusés sans preuves dans l'affaire de Gdim Izik. Que le Conseil National des Droits de l'Homme adresse par la suite au roi la proposition de supprimer à l'avenir tout jugement de civils par la juridiction militaire, relève une fois de plus, de pures velléités. La sentence aura démontré à quel point l'organe militaire vieillissant s'immisce avec force dans la vie politique, et dans la question du Sahara en particulier.

Depuis 2005, dans les forums internationaux, le Front Polisario a basé sa stratégie sur la dénonciation des violations continues des droits de l'homme dans la région. Mais les autorités marocaines n'ont pas réagi avec une politique de détente, de renforcement de la confiance entre les différents groupes humains vivant au Sahara, d'élargissement des droits et libertés d'expression de tous les habitants de la région, y compris ceux qui pensent différemment, de reconnaissance des associations qui attendent l'autorisation du ministère de l'Intérieur, de responsabilité conjointe dans la gestion du territoire par des natifs du Sahara, ce qui aurait permis, comme le disent les résolutions de l'ONU, que les ressources naturelles bénéficient aux habitants. Bien au contraire, aucune des promesses du projet d'autonomie de 2007, qui avaient l'air intéressantes, n'a avancé d'un iota, si bien que ce projet se trouve aujourd'hui réduit à sa plus simple expression.
Le Maroc se satisfait des louanges de son plan d'autonomie, qualifié partout de "sérieux et crédible" par les ministères des affaires étrangères occidentaux. L'Union européenne qui lui a accordé en 2010 le statut avancé, a fini par donner raison à ses détracteurs du fait de son incapacité au cours des six années écoulées à faire évoluer vers une solution le problème du Sahara, alors qu'il constitue la plus grande hypothèque de la monarchie et sa maladie chronique. Dans ces mêmes colonnes Abdellatif Laâbi avait raison d'écrire que le Maroc est malade du Sahara.
Le Maroc a estimé que pour obtenir la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental, le lobbying et le marketing suffisaient, il n'a pas réalisé qu'il était essentiel d'avoir une approche cohérente et transparente afin de rallier la population sahraouie qui est aujourd'hui majoritairement contre sa mauvaise gestion. Récemment, dans le magazine marocain Zamane deux bons connaisseurs du sujet, le Sahraoui Bachir Edkhil et le membre du CORCAS, Belghazal Abdelmajid, constataient l'échec dans la gestion du problème, durant ces années et martelaient la nécessité d'une véritable démocratie dans la région. Durant un long périple à Laayoune, Smara et Dakhla en 2011, j'ai entendu à maintes reprises, et pas seulement de la bouche des éléments indépendantistes: «Ils veulent un Sahara sans les Sahraouis». Une quarantaine de personnalités sahraouies que j'ai rencontrées il y a deux ans s'interrogeaient: "Pourquoi ne pas appliquer le projet d'autonomie à partir de maintenant?". Seule une minorité d'individus appartenant au système semble se rendre compte de la stupidité de perdre encore du temps. Même le président de l'Institut Amadeus, proche du centre du pouvoir, réclamait il y a quelques jours dans son article «Sahara: de la crise à l'opportunité ?», la mise en œuvre urgente du projet d'autonomie.
Le projet de résolution américaine a été un avertissement pour le Maroc pour son inaction et son auto complaisance. Il était convaincu que les promesses de 2007 étaient suffisantes, refusant de reconnaître que dans le Sahara sous son contrôle, les droits de l'homme sont un problème qui suscite un climat de tension permanent et un mécontentement parmi les différents groupes ethniques forcés à cohabiter. Le Maroc ne réalise pas que son image se détériore à l'étranger, en dépit du soutien tardif et honteux de deux nations, la France et l'Espagne, dans leur souci de ne pas gêner les bonnes relations économiques avec l'ancienne colonie. Avec son apathie six ans durant, le Maroc a perdu toute crédibilité pour son plan d'autonomie. Loin de constituer le point final des négociations, ce plan peine maintenant à en constituer le point de départ, si tant est qu'il puisse y arriver. Il est probable qu'à l'avenir, pour trouver une solution à ce problème récurrent, il devra s'imposer d'aller plus loin. Peut-être vers un statut de confédération ou un Etat libre associé, sous la souveraineté marocaine. Mais, encore une fois, pour être «sérieux et crédible», il devra envisager les mesures qu'il n'a pas été capable de prendre ces dernières années.
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Bernabé López García est professeur émérite d'histoire de l'Islam contemporain à l'Université Autonome de Madrid et auteur de nombreuses publications sur le Maroc. Il a régulièrement défendu l'idée de l'autonomie ces dernières années pour résoudre le conflit au Sahara.
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