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mercredi 10 septembre 2014

CES, un premier rapport accablant sur l’enseignement



Par Ziad Alami le 10/9/2014
 
eleve classe maroc, ecole
© Copyright : DR
 
Kiosque360. Deux mois après son installation, le Conseil supérieur de l'éducation livre un premier diagnostic accablant sur la situation de l’enseignement au Maroc.

Ni fleurs, ni couronnes, l’enseignement va mal. Le diagnostic du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) est sans appel. 13 ans après la mise en œuvre de la Charte nationale de l’éducation et de la formation (2000 à 2013), la situation de l’enseignement n’a fait qu’empirer, relève le Conseil présidé par Omar Azziman, dans un premier rapport qui promet de faire couler beaucoup d’encre. Akhbar Al Yaoum, qui a eu la primeur de ce rapport, en révèle les premières conclusions. "Rapport Azziman : Le changement de ministres a mis à mal le processus de réforme de l’enseignement", titre le quotidien, dans son édition du mercredi 10 septembre. Le gouvernement Benkirane est pointé d’un doigt accusateur, puisque c’est sous son mandat que les clignotants se sont mis au rouge. Rappelez-vous, il y a une année, le roi Mohammed VI avait fait un discours très critique vis-à-vis du gouvernement Benkirane, accusé de ne pas "capitaliser sur les acquis positifs" accumulés depuis le lancement de la Charte nationale de l’éducation et de la formation, ni d’"entreprendre les efforts nécessaires pour les consolider".

La réactivation du CSE, en tant qu’institution constitutionnelle, puis son installation en juillet dernier par le Souverain, émanent justement de cette volonté exprimée au sommet de l’Etat de mettre ce secteur clef à l’abri de "surenchères ou de rivalités politiciennes". Le rapport Azziman est ainsi venu en remettre une couche en épinglant, à nouveau, le gouvernement à moitié islamiste également critiqué pour avoir revu à la baisse le budget alloué au secteur de l’enseignement, comme le souligne Akhbar Al Yaoum. "Le rapport Azziman a ceci de crucial, qu’il a mis le doigt sur la plaie, en attribuant la responsabilité de la dégradation du niveau de l’enseignement aux changements successifs qu’a connus la gestion des trois secteurs de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur", explique le quotidien, en ajoutant que ces changements, comme le souligne le rapport Azziman, "ont influé négativement sur la continuité nécessaire à l’identification des acquis organisationnels, administratifs et pédagogiques du système éducatif". En d’autres termes, la valse des hommes au gré des étiquettes politiques sur les fauteuils ministériels de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur ont entravé la poursuite du processus de réforme de ce secteur clef. Faut-il rappeler que, en moins de deux ans et demi, deux hommes se sont succédés à la tête du ministère de l’Education nationale, en l’occurrence Mohamed El Ouafa et, depuis peu, Rachid Belmokhtar.

Aux grands maux, les grands remèdes

Si l’enseignement est devenu ce qu’il est aujourd’hui, c’est-à-dire un désastre !, c’est bien parce que le gouvernement actuel, pour une raison ou une autre, n’a pas poursuivi dans la voie de la réforme tracée il y a maintenant 13 ans dans la Charte nationale de l’Education et de la Formation, et dont le "Plan d’urgence" établi par l’ancien ministre de tutelle, Ahmed Akhchichine, en serait l’aboutissement. Les chiffres sont très alarmants. "68% des étudiants des Facultés de Droit abandonnent leurs études ; 14% seulement décrochent leurs licences sans redoubler ; 10% du budget de fonctionnement s’évapore en raison des malversations", relève Akhbar Al Yaoum, qui fait également état de cette préoccupante "dégradation des capacités linguistiques chez l’élève et l’étudiant". Face à cette situation critique, que faut-il faire ? A en croire Akhbar Al Yaoum, le Rapport Azziman préconiserait une réactivation du "Plan d’urgence" établi par l’ancien ministre Akhchichine. "On ne peut généraliser l’accès à l’enseignement élémentaire dans les années à venir qu’en cas de poursuite du processus de réformes réalisées dans le cadre du Plan d’urgence", recommande le rapport du Conseil supérieur de l'éducation.

vendredi 23 août 2013

« Sidna » tire les oreilles à Benkiki, des députés PJD se rebiffent

« Sidna » tire les oreilles à Benkiki

 Benkiki Sidna
« Sidna », pas le Prophète Mohammed, « l’autre », le sultan Mohamed VI, a critiqué dans un discours à la Nation la politique éducative du gouvernement islamiste d’Abdelilah Benkirane. Benkiki pour les connaisseurs.
Il lui reproche notamment de ne pas avoir poursuivi les efforts du précédent gouvernement, qui, pourtant, était tellement nul que les Marocains n’en voulaient pas.
Dans un discours à la Nation à l’occasion du 60e anniversaire de la “Révolution du roi et du peuple” (dans un tour de passe-passe les Alaouites se sont appropriés du terme « révolution » pour faire la nique à la gauche marocaine du passé qui était autre chose que celle que l’on connait aujourd’hui) le roi du Maroc Mohamed VI a clairement visé le domaine de l’éducation. Il a déploré que ce secteur soit  « en butte à de multiples difficultés et problèmes ». Allah Akbar ! Comme si le souverain qui règne et gouverne, ne l’oublions pas !, était étranger au marasme du secteur de l’éducation au Maroc.
Après s’être félicité de l’adoption, par le passé, d’une « Charte nationale d’éducation et de formation », « Sidna » a relevé que « les gouvernements successifs » s’étaient « attachés à mettre en oeuvre les préconisations de cette charte, surtout le gouvernement précédent » d’Abbas El Fassi, le super-nul premier ministre marocain qui a présidé aux « destinées » du Maroc de 2007 à 2011.
Alors que « le gouvernement actuel aurait dû capitaliser les acquis positifs cumulés » sur ce « chantier déterminant »,  »les efforts nécessaires n’ont pas été entrepris pour (les) consolider », a-t-il ajouté.
« Pire encore, sans avoir impliqué ou consulté les acteurs concernés, on a remis en cause des composantes essentielles de ce plan », a déploré le roi. Il a même souligné  que l’Éducation ne devait pas « être l’objet de surenchères ou de rivalités politiciennes ».
« Si ton serviteur ne vit pas les difficultés sociales ou matérielles que connaissent certaines catégories de la population, cher peuple, il n’en reste pas moins que nous partageons tous les mêmes préoccupations concernant l’enseignement dispensé à nos enfants », a noté Mohamed VI, qui fête mercredi son 50e anniversaire.
A part les blagues salaces, Benkiki st nul en matière de gouvernance, mais au moins il n’est ni riche ni top incompétent pour gracier des pédophiles et des trafiquants de drogue.
Et si « Sidna » partageait avec son peuple les milliards qu’il tient cachés à l’étranger, pour soulager «  les difficultés sociales ou matérielles que connaissent certaines catégories de la population » ? Et cessait un peu de gracier des criminels de haut vol ?
Demain avec la complicité de l’AFP
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=27232

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  Par Salah Elayoubi, fb

Après avoir détruit l'éducation nationale, avec son complice historique l'Istiqlal, la monarchie s'en prend au gouvernement Benkirane qui n'est aux affaires que depuis quelques mois.
Beaucoup plus vicieux, Mohammed VI oublie la teneur de son discours du trône où il assume toutes les responsabilités découlant de sa monarchie exécutive, pour s'en prendre à un gouvernement sans pouvoirs dans sa dernière allocution que certains Homoflexus qualifient, une nouvelle fois de révolutionnaire !
Une leçon pour ces lâches qui acceptent de travailler sous la coupe d'un dictateur dont le premier réflexe lorsque les ennuis commencent à pleuvoir, est de trouver des boucs émissaires !!!!
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Discours royal. Vives réactions au sein du PJD après les reproches du roi, silence à la Primature


Le député PJD Abdelaziz Aftati


Les députés PJD Abdelaziz Aftati et Amina Maelainine ont vivement réagi au discours royal de mardi soir concernant les reproches faits par le roi au gouvernement actuel sur la réforme de l'éducation.

Suite au discours royal prononcé mardi soir par Mohammed VI, dans lequel le roi attaque le gouvernement actuel à propos de l'éducation, le député PJD Abdelaziz Aftati a déclaré que si le roi mérite le respect qui lui est du selon la Constitution, il n'en demeure pas moins que cela n'empêche pas de réagir à ses propos, tant que "la parole du chef de l'Etat n'est pas le Coran."
Aftati a déclaré mardi soir à Lakome que la réponse aux critiques du roi trouve sa légitimité dans «la grâce royale catastrophique octroyée à l'Espagnol Daniel Galvan qui a violé des enfants mineurs marocains».
Le député PJD a affirmé avoir été surpris par les reproches sévères du roi adressés au gouvernement Benkirane dans le domaine de l'éducation, puisque le projet de la Charte nationale d'éducation et de formation est avant tout un projet royal, et que la crise du système éducatif marocain fait partie de l'héritage malade hérité par le gouvernement actuel du gouvernement précédent.
Amina Maelainine, également députée PJD, a quant à elle publié un message ce mercredi sur sa page Facebook. Elle y exprime avec ironie sa réaction aux reproches de Mohammed VI, tout en adressant une pique à l'ancien ministre PAM de l'éducation Ahmed Akhchichine :
«Ainsi le gouvernement Benkirane est également responsable de l'échec du système éducatif au Maroc. En l'espace d'un an et demi, ce gouvernement a réduit à néant toutes les avancées "historiques" dans ce secteur. Il a même régressé par rapport aux exploits "sans précédent" d'Ahmed Akhchichine, ministre du parti autoritaire dans le gouvernement précédent. Tout ce qui est positif dans ce pays est l'œuvre de ce dernier».
Ni la Primature ni la direction du PJD n'ont toutefois commenté jusqu'à présent les reproches faits mardi soir par Mohammed VI.
 http://fr.lakome.com/index.php/maroc/1282-discours-royal-vives-reactions-au-sein-du-pjd-apres-les-reproches-du-roi-silence-a-la-primature
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