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mardi 13 janvier 2015

Communiqué de solidarité d'Attac Maroc avec Attac France et le peuple français

Après ces effroyables actes de terrorisme qui, au-delà de l’équipe de Charlie hebdo, atteignent l’ensemble du peuple français dans toutes ses composantes, et les valeurs démocratiques, de liberté de pensée, de croyance et d’expressions auxquelles nous sommes tous si attachés, toutes nos pensées en ces journées difficiles vont à nos ami(e)s et camarades d’Attac France également affecté(e)s par l’assassinat ignoble de l’un de ses membres fondateurs, Bernard Maris.
Nous nous sentons également atteints par ces actes qui nous concernent également : la montée des fondamentalismes, les attentats terroristes, la montée de l’extrême-droite, les attaques contre les libertés qui nous viennent non seulement de l’obscurantisme religieux mais aussi du pouvoir lui-même, voilà ce que nous vivons aussi au quotidien depuis de longues années, tant au Maroc que dans l’ensemble du monde arabe.
Comment penser que l’on puisse réellement lutter contre de tels agissements tant que la volonté des peuples est bafouée par les puissances de l’argent ; tant que leur souveraineté et leurs droits économiques et sociaux sont remis en cause ; tant que le peuple palestinien vit sous la botte d’un colonialisme d’un autre âge soutenu par l’ensemble des puissances mondiales ; tant que le Moyen-Orient est à feu et à sang suite aux interventions d’apprentis-sorciers qui ne parviennent plus à contrôler les forces qu’ils ont eux-mêmes créées et soutenues ; tant que les grandes puissances s’autorisent à intervenir, à tuer et assassiner dans n’importe quel point de la planète, en défense de leurs intérêts, au mépris de la législation internationale et de la sécurité et de la volonté des peuples.
En France, au Maroc, partout dans le monde, condamnons sans réserve la barbarie, luttons et défendons nos droits et nos libertés  tous les jours un peu  plus bafoués au nom du terrorisme.
Dénonçons les guerres incessantes qui institutionnalisent le terrorisme d’État pour envahir les pays, s'accaparer les richesses, reconfigurer la géographie du monde, dominer les peuples qui luttent haut et fort pour la liberté, la dignité et la justice sociale.
Le 13 janvier 2015
ATTAC CADTM Maroc

vendredi 25 juillet 2014

Après avoir froidement tué des femmes et des enfants. L’armée israélienne bombarde des hôpitaux


Par Fares Chahine,El Watan, 22/7/14


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 Hécatombe, désolation, frustration des Palestiniens. 
 



| © D. R.
Hécatombe, désolation, frustration des 
Palestiniens.




 Sur le terrain, l’armée israélienne ne semble avoir réalisé aucun de ses objectifs l Au contraire, en tuant des femmes et des enfants, elle s’est complètement discréditée.

A Ghaza, l’horreur a atteint son paroxysme. Au moins 530 civils palestiniens ont été tués de sang-froid en 14 jours d’offensive israélienne sur la bande de Ghaza. Ce bilan macabre n’a cessé de s’alourdir. A ce jour, on a recensé plus de 3000 blessés. Dimanche a été une journée noire. D’une extrême violence, les bombardements israéliens ont fait au moins 140 morts, dont plus de 73 à Chedjaiya. La journée d’hier a été aussi extrêmement meurtrière. Comble de la lâcheté, les forces coloniales israéliennes n’ont pas hésité à bombarder à l’artillerie lourde l’hôpital. Les martyrs d’El Aqsa se trouvant dans la région de Deir El Balah, au centre de la bande de Ghaza. L’attaque a causé la mort de 5 personnes et des blessures à une cinquantaine d’autres. Les morts de l’hôpital El Aqsa, porté le nombre total de Palestiniens tués lors de ce 14e jour des opérations militaires israéliennes dans la bande de Ghaza à 79.
Adia Zendah, une infirmière travaillant au service des urgences, contactée par téléphone quelques minutes après le bombardement, était encore sous le choc. «Bombarder un hôpital...du jamais-vu ! C’est criminel, immonde. Il ne reste plus rien. Le gros des services est en ruines… quelle tristesse !», lâche-t-elle affectée. «Les explosions étaient très fortes, je n’avais rien compris au début. Personne ne s’attendait à ce qu’ils attaquent aussi des hôpitaux. Que veut Israël, nous exterminer tous ?» poursuit-elle ahurie. Devant un tel drame, le directeur et le personnel médical de l’hôpital ont lancé, par le biais de radios locales et de chaînes TV, un appel aux organisations d’aide humanitaire et aux institutions internationales pour empêcher l’armée israélienne de continue à massacrer des civils palestiniens.
En plus du bombardement des localités proches de la frontière avec Israël, l’armée israélienne a largué hier des bombes sur des villages proches de la côte ghazaouie. C’est dans cette région que se trouvait en tout cas l’hôpital d’El Aqsa. C’est l’aviation israélienne qui a fait le plus de victimes ces dernières 24 heures. Elle a bombardé plus de 50 maisons de citoyens dans différentes régions de l’enclave palestinienne. 11 membres de la famille Siam, habitant à Rafah, au sud de l’enclave palestinienne, ont été tués. Il y avait parmi eux des femmes, des enfants et un nourrisson. Ils n’avaient pas été avertis que leur maison allait être attaquée.
Dimanche, la famille Abou Jamaâ, de Khan Younes, a été pratiquement exterminée. 25 de ses membres ont été ensevelis sous les décombres de leur habitation de trois étages et dans laquelle vivaient 4 frères et leur petite famille, ainsi que leurs parents. Une fois encore, c’est un bombardier F16 qui les a bombardés. Le missile air-sol avec lequel le pilote a tiré n’a laissé aucune chance de survie aux occupants de la maison. Seules deux jeunes filles survivront à l’attaque comme par miracle.

L’armée israélienne discréditée  
Sur le terrain de la guerre, l’armée israélienne ne semble avoir réalisé aucun de ses objectifs. Au contraire, en tuant des femmes et des enfants, elle s’est complètement discréditée. En revanche, la résistance palestinienne, particulièrement les combattants des Brigades Ezzedine el Qassam, la branche armée du Hamas, ont réussi à lui faire subir de grosses pertes. La nuit de l’attaque du quartier Chedjaiya, des combattants d’El Qassam ont pu neutraliser dans la nuit de vendredi à samedi 13 éléments des forces coloniales israéliennes lors d’une embuscade à l’est de Teffah, un quartier proche de Chedjaiya, où l’armée israélienne a tué plus de 100 citoyens.
Depuis le lancement de l’attaque israélienne contre Ghaza, les résistants palestiniens ont réussi à mettre hors d’état de nuire 18 soldats de l’armée coloniale israélienne. Fait que les responsables militaires israéliens ont fini par reconnaître dimanche. Selon des sources israéliennes, 150 autres soldats et officiers ont été blessés. Le ministre de la guerre israélien, Moshe Yaalon, a justifié le massacre de Chedjaiya par la nécessité d’évacuer ses soldats blessés. Mais l’explication ne tient pas. Ce qui s’est produit à Chedjaiya est un crime de guerre. Ni plus ni moins. Les médias israéliens ont, pour leur part, fait leurs gros titres sur cette «journée noire», la plus sanglante pour l’armée israélienne depuis la deuxième guerre du Liban contre le Hezbollah libanais en 2006.
Mais le plus gros coup porté à l’armée israélienne est sans doute la capture par le Hamas d’un de ses soldats. L’annonce a été faite sur les écrans de la chaîne El Aqsa du Hamas par le porte-parole des Brigades El Qassam, Abou Obeida. Celui-ci a révélé le nom et le numéro de matricule du soldat israélien. Shaul Oron a pris la place du soldat Gilaad Shalit, échangé en 2011 contre plus de mille prisonniers palestiniens. L’annonce, qui a été faite dimanche soir, a provoqué des liesses de joie en Cisjordanie occupée et à Ghaza. Israël n’a pas reconnu officiellement la disparition de l’un de ses soldats à Ghaza.
Des sources israéliennes indépendantes évoquent aussi 7 nouveaux soldats tués durant la matinée d’hier. Ces grosses pertes pourraient expliquer l’hystérie de l’armée israélienne qui s’est mise maintenant à assassiner encore plus de civils et à cibler des hôpitaux. 

mercredi 19 mars 2014

Crimes en plein jour contre la paix

Communiqué de l'AFPS : Crimes en plein jour 
 contre la paix


Date :
22/3/2014
De :



 Trois Pales­ti­niens ont été assas­sinés ce samedi 22 mars à Jénine par les forces israé­liennes dans une 
opé­ration conjointe de l’armée, du Shin Beth et d’une unité spé­ciale de la police. Ces vic­times viennent s’ajouter aux 57 
autres et aux 897 blessés recensés depuis le début des négo­cia­tions. Au même moment, Israël accélère les mises en chantier dans 
les colonies ce qui réduit de jour en jour les chances de mettre un jour sur pied un État viable comme pré­conisé par la com­mu­nauté 
internationale.
Il s’agit là d’une poli­tique déli­bérée comme vient de le rap­peler Amnesty Inter­na­tional dans son rapport, intitulé « Gâchette facile », dans lequel elle a constaté que les soldats israé­liens « font preuve d’un mépris fla­grant pour la vie humaine, s’exprimant par l’assassinat de dizaines de citoyens pales­ti­niens , y compris des enfants » et pense qu’il s’agit pro­ba­blement un crime de guerre.
Le rap­porteur spécial de l’Onu sur la situation des droits de l’homme dans les ter­ri­toires pales­ti­niens, Richard Falk, avait accusé la veille Israël de pra­tiquer une forme de net­toyage eth­nique à Jérusalem-Est d’où les Pales­ti­niens sont expulsés, pré­cisant lors d’une confé­rence de presse, que la poli­tique d’Israël com­porte « des carac­té­ris­tiques inac­cep­tables propres au colo­nia­lisme, à l’apartheid et à un net­toyage ethnique ».
Mais que fait notre gou­ver­nement pendant ce temps ? Rien, pour l’heure, qui puisse servir la cause de la paix. En France il continue à cau­tionner la scan­da­leuse cri­mi­na­li­sation du boycott contre un Etat qui viole tous les jours le droit, cri­mi­na­li­sation engagée par Michèle Alliot-Marie. Il fait comme si les exac­tions israé­liennes rele­vaient de regret­tables faits isolés et se refuse à y voir une poli­tique déli­bérée. On l’avait vu il y a dix jours condamner les tirs de roquettes en pro­ve­nance de Gaza en ignorant qu’ils fai­saient suite à l’assassinat par l’armée israé­liennes de trois Pales­ti­niens à Gaza. On attend aujourd’hui ses réactions.

La France, a pourtant les moyens d’agir effectivement.
Elle doit voter, le 28 mars, pour les réso­lu­tions concernant la Palestine pré­sentées au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et faire qu’il y ait una­nimité des pays euro­péens. Elle ne peut se laver les mains de l’impasse de négo­cia­tions biaisées et doit sans tarder recon­naître l’Etat de Palestine. Elle doit faire savoir qu’elle refuse toute coopé­ration bila­térale en rapport avec la colo­ni­sation et l’occupation, et dis­suader ses entre­prises de toute coopé­ration même indi­recte avec elle. Elle doit empêcher ses citoyens de servir dans cette armée d’occupation, et « empêcher l’obtention de visas aux colons iden­tifiés comme vio­lents », comme pré­conisé tout récemment par l’ONG Pre­mières urgences-Aide Médicale Inter­na­tionale qui se base sur des pro­po­si­tions de l’Union Euro­péenne. Et qu’on ne nous dise pas que ce n’est pas pos­sible alors que les Etats-Unis eux-mêmes viennent de prendre des mesures contre cer­tains mili­taires israé­liens, et que la France et l’UE le pra­tiquent dans d’autres situations.
Il est temps de prendre la mesure de ce qui est décrit par tous comme une poli­tique cohé­rente du gou­ver­nement israélien et de se donner les moyens de la sanc­tionner dans les faits. Ne pas le faire serait donner le feu vert à la colo­ni­sation, aux exac­tions et assas­sinats qui éloignent toute solution politique.
Le Bureau national
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter


vendredi 11 octobre 2013

Le Maroc veut faire taire les membres de la famille Daoudi, témoins gênants


8/10/2013



La famille Daoudi, de Guelmim est bien connue des milieux militants sahraouis. Ils luttent pacifiquement pour l'indépendance du Sahara Occidental, contre l'occupation marocaine. Le père Mbarek a participé à plusieurs délégations en visite aux campements de réfugiés.

L'actualité de la découverte de la fosse commune à Amgala, contenant 8 corps de sahraouis a changé radicalement le quotidien de Mbarek Daoudi et de ses 5 fils, Taha, Omar, Mohamed, Brahim et Hassan.

Taha, né en 87 et Omar, né en 88, sont arrêtés le 9 août, avec 4 autres militants sahraouis de Guelmim au sud du Maroc, suite à des échauffourées à l'occasion d'un match de football opposant 2 équipes locales, l'une sahraouie et l'autre marocaine. Le match n'avait pu se terminer parce que des civils marocains aidés de la police marocaine avaient attaqué les spectateurs sahraouis alors que l'équipe sahraouie menait 2 à 0.
Le procès de Taha et Omar a lieu le 19 septembre. Les militants sahraouis Mariem Aia'aich, Brahim Dahan, Taqi Machdoufi, Mohamed Mayara, Abderhaman Zayou, Jamal Kraidach y assistent aux côtés du père  M'barek Daoudi. Le verdict rendu le 26 septembre est de 10 mois en première instance. Il est d'un an après l'appel.

Lors de sa rencontre avec les militants, Mbarek a témoigné avoir été présent lors de l'exécution de ce qu'il dit être une famille et dont les corps viennent d'être découverts dans la fosse commune d'Amgala. Selon lui d'autres personnes encore ont été exécutées ce jour-là. Mbarek était alors militaire pour l'armée marocaine, dans laquelle il a été enrôlé de force en 1976. Le jour de l'exécution, il avait refusé d'égorger les moutons et chameaux de la famille, tâche confiée aux militaires d'origine sahraouie, et il avait de ce fait passé 2 ans au cachot. Les militaires marocains avaient exécuté les membres de la famille et selon Mbarek, les recherches doivent continuer.

Mbarek a déclaré que les menaces répétées de gradés de l'armée militaire venant lui rendre visite chez lui depuis 5 mois ne changerait rien à sa détermination de témoigner. Mbarek Daoudi, né en 1956, est retraité de l'armée depuis 2004, d'où il est sorti avec le grade d'adjudant.

Le jour même du verdict pour ses deux frères, le fils Mohamed, né en 89, est enlevé par la police marocaine, et il est toujours disparu à ce jour.

Le 28 septembre, une équipe nationale de la police judiciaire se présente chez Mbarek, dans le centre de Guelmim, rue El Kharchi  et l'arrête avec Hassan, son fils mineur, né en 96.  Les policiers conduisent le père et fils jusque la maison du grand-père à Legsabi, dans la banlieue, à 10 km du centre de Guelmim.
Là, visiblement bien informés, les policiers creusent la terre pour chercher un fusil et le trouve. C'est le fusil du grand-père, datant de la guerre contre les Français en 1936. Selon Hassan Daoudi, le frère de Mbarek, la possession de ce fusil - de 1936 et enterré - est le motif de l'arrestation de Mbarek.

Mbarek et son fils Brahim, né en 92, sont arrêtes ce même jour 28 septembre et inculpés. Brahim est accusé d'attaque de banque. Le motif de l'arrestation de Mbarek n'est pas connu à ce jour.
Après 2 jours d'interrogatoires musclés à Guelmim, Brahim raconte que le 1er octobre la police a présenté des armes à Mbarek et a exigé de lui qu'il les manipule. La séquence a été filmée, sans que la destination des images ne soit indiquée au père ni au fils.

Mbarek a été conduit à la prison militaire de Salé et il est à ce jour encore impossible d'avoir de contacts avec lui, ni de ses nouvelles. Selon des organisations de défense des droits de l'homme, il est placé dans l'isolement. Mbarek doit comparaître devant le juge d'instruction de la cour militaire, sans qu'aucune date n'ait été communiquée à la famille.

De cette famille, conformément aux menaces des militaires marocains, le père et 3 fils ont été arrêtés, un quatrième fils est disparu. Ne restent que la mère et le fils mineur à la maison.

À Guelmim, selon des sources concordantes, le vice divisionnaire de la sûreté, Mohamed Ali Hamed, et le chef du département de la DST, Mouloud Bokrich, ont très probablement une grande part de responsabilité dans les arrestations et disparition qui ont décimé cette famille.

À noter que récemment des manifestations pacifiques avaient été violemment réprimées à Assa le 23 septembre, de même qu’à Guelmim le  25 septembre. De nombreux Sahraouis de la zone non contestée du Sahara Occidental protestent contre la présence marocaine et la discrimination que leur réserve les autorités d’occupation de leur pays d’origine, le Sahara Occidental.

EM, El Aaiun, Sahara Occidental occupé, le 7 octobre 2013
 http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/10/em-le-maroc-veut-faire-taire-une.html

Pour suivre les info de l'Équipe Média, RDV https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts 




mardi 27 août 2013

Palestine : Travail de sape, provocations et assassinats



Dimanche 25 août, annonce de la construction de 1500 loge­ments sup­plé­men­taires à Jérusalem-​​Est. Dans la nuit de dimanche à lundi, inter­vention brutale de l’armée dans le camp de réfugiés de Qalandia pour kid­napper un militant récemment libéré. La popu­lation sort dans les rues pour s’y opposer. L’armée répond en tirant à balles réelles : 3 morts, dont deux tués à bout portant. Même scé­nario que dans le camp de Jénine où un jeune a été abattu la semaine der­nière lors d’un raid de l’armée. Ces deux incur­sions ont eu lieu en zone A, une nou­velle fois en vio­lation des accords d’Oslo.
Serait-​​ce la réponse du gou­ver­nement israélien à la visite de Laurent Fabius ce week-​​end ?
Tout se passe en tout cas comme si Neta­nyahou cher­chait par tous les moyens à ins­taller la vio­lence pour couper court à la négo­ciation. La ficelle est un peu grosse et n’est pas nou­velle. N’ayant pas la moindre intention de négocier sur la base du droit, il lui faut amener la partie pales­ti­nienne sur le terrain de la vio­lence. Pour tenter de reprendre alors le vieux refrain sur l’absence de par­te­naire pour la paix.

La France qui connaît par­fai­tement cette situation ne doit pas rester passive mais peser de tout son poids pour rap­peler qu’il n’y aura pas de solution poli­tique hors du droit. Elle doit dénoncer et sanc­tionner les pro­vo­ca­tions israé­liennes. Elle doit sou­tenir la demande que vient de faire le gou­ver­nement pales­tinien d’une com­mission inter­na­tionale pour enquêter sur ces nou­veaux crimes commis par les forces d’occupation israéliennes.
Le Bureau national
 http://www.france-palestine.org/Travail-de-sape-provocations-et

lundi 29 juillet 2013

ATTAC-CADTM-Maroc : Solidarité avec le peuple tunisien

 
ATTAC-CADTM-Maroc                                                          Rabat, le 28 juillet 2013   
Communiqué
Solidarité avec le peuple tunisien
  
La révolution tunisienne qui a lancé, le 14 janvier 2011, l’appel vers l’espoir et la liberté pour l’ensemble des peuples de la région.
L'assassinat crapuleux le 25 juillet 2013 du militant tunisien Mohamed Brahmi, survient à quelques mois de  Choukri Belaïd , assassiné le 6 février dernier. Ces assassinats politiques s’inscrivent dans un climat de violence et de divisions politiques, n’ont d’autre but que de stopper le processus révolutionnaire en cours.
L'assassinat de feu Brahmi, membre de l'Assemblée nationale constituante, coordinateur général du Courant Populaire et membre du secrétariat général du Front Populaire pour la réalisation des objectifs de la révolution en Tunisie indique clairement cette volonté.  
A ATTAC Maroc, nous dénonçons cet acte terroriste ignoble et déclarons ce qui suit :
-        Nous soutenons le peuple tunisien frère dans ces circonstances difficiles
-        Nous condamnons ce crime qui alimente la terreur, divise les peuples et détourne les processus révolutionnaires  de leur court
-        Notre exigeons que les autorités tunisiennes ouvrent une enquête transparente et impartiale  pour faire toute la vérité sur l’assassinat des militants Mohamed Brahmi ainsi que Choukri Belaïd
-        Face aux menaces impérialistes, militaires, intégristes qui pèsent sur la révolution en cours en Tunisie et dans la région,  nous appelons l’ensemble des forces démocratiques à s’unir dans un large front pour défendre les acquis de la révolution tunisienne et les poursuivre
-        Nous exprimons notre totale solidarité au peuple tunisien dans sa lutte pour la dignité, la liberté, la justice sociale et l’égalité. Cette lutte que nous partageons et poursuivons pour construire ensemble notre « Printemps des Peuples ».

vendredi 26 juillet 2013

Tunisie - Pour un autre soulèvement... L'Autre Révolution !

Mohammed Belmaïziar Mohammed Belmaïzi, 25/7/2013




Gens de Tunisie, mes sincères condoléances pour la perte de Mohamed Brahimi, assassiné lâchement aujourd'hui par les barbares obscurantistes.

Peuple de Tunisie, ne laisse pas tes femmes (Amina est déjà en prison pour délit d'opinion) et tes hommes des Lumières partir l'un après l'autre. Hier c'était Chokri Belaïd, aujourd'hui c'est Mohamed Brahimi... et demain ce sera... Non je n'ose le croire!

Demain c'est l'insoumission, le Tammarroud pour faire dégager toute cette clique de criminels et instaurer un pays où il fera bon vivre. Un pays démocratique où l’État de Droit garantit la justice et la liberté.

Gens de Tunis, vous remettrez le pays à l'endroit. Notre solidarité et nos soutiens de partout!

Emel Mathlouthi - My Word is Free أمل مثلوثي - كلمتي حرة [Translated]
Tunisian girl signing a beautiful song while demonstration is going on in the back!

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Par Ali Fkir, 26/7/2013

  La dynamique qui s'est déclenchée dans le monde arabe ne peut et ne doit pas s'arrêter. Le processus connaîtra certes des hauts et des bas, quelques pas en arrières et plusieurs en avant, mais c'est un processus révolutionnaire à trend ascendant. Les masses populaires ne doivent en aucun laisser du "temps mort" qui profitera aux forces réactionnaires de bâtir des Etats théocratiques (islamistes) étouffants ou des Etats militaires tyranniques. 
Ce qui se passe en Tunisie et en Egypte est une référence pour les autres peuples. Pas de répit pour les forces réactionnaires , qu'elles soient religieuses ou militaires. L'erreur mortelle, c'est de laisser du temps aux forces réactionnaires de s'emparer des principaux rênes du pouvoir. L'Egypte et la Tunisie vivent la crise révolutionnaire telle qu'elle a été définie par Lénine, l'absence du "maestro" (le parti révolutionnaire), fait malheureusement défaut. C'est dans la rue, c'est dans le brasier des luttes, que le parti révolutionnaire se forge. Demander aux gens de ne pas sortir, de ne pas manifester est une pure bêtise.
Quant à nous autres Marocains, au lieu de cultiver de l'attentisme (avec des slogans biscornus tel celui de la monarchie parlementaire , des élections....), unissons nous, retroussons nos manches et avançons, coude à coude, contre le makhzen.
Pour nous autres progressistes marocains, notre ennemi est le makhzen, le représentant du bloc des classes dominantes. Les véritables opposants islamistes, sont des "concurrents", l'avenir est à celui qui bossera le mieux.

vendredi 28 octobre 2011

Maroc, le dixième mort : Ils ont frappé de nouveau et pris la crème d’entre nous !

Vous devrez, tout de même, vous résoudre à partir

par salah elayoubi , eplume, 28/10/2011

Aujourd’hui vendredi 28 octobre, le mouvement du 20 février et l’association des diplômés demandeurs d’emploi, de la ville d’Aït Bouayach, province d’Al Hoceima, enterrent l’un des leurs assassiné, lâchement par les séides du makhzen.

De retour de Casablanca, où il avait participé à un sit-in national, organisé par l’association nationale des diplômés chômeurs, Kamal Hussaini se rendait à une réunion en plein air du mouvement du 20 février, lorsqu’il a été attaqué à l’arme blanche par un individu, agissant sans doute sur ordre.

Grièvement blessé, Kamal est décédé des suites de ses blessures dans la soirée du jeudi 27.

Le plus choquant et le plus révoltant dans cette affaire, ce sont les images véhiculées par Internet, montrant notre camarade, gisant, étendu sur le sol, puis alité sur une couche d’hôpital, faisant le signe de la victoire, preuve, s’il en était, que celui-ci aurait pu être sauvé, si des secours immédiats, lui avaient été prodigués.

Des instantanés qui en rappellent d’autres, ceux d’un autre Kamal, Ammari, et celles de Mohamed Bouderoua, tous les deux agonisant, dans le mépris général, dans le couloir lugubre d’un hôpital de seconde zone.

Le pouvoir marocain qui se précipite au secours de ses sicaires accidentés, en utilisant les moyens les plus perfectionnés, pour les extirper des carcasses de leurs véhicules, puis les acheminer au moyen d’hélicoptères, vers les hôpitaux les mieux équipés, sifflote, en regardant ailleurs, lorsqu’il s’agit de ceux qui ont osé l’interpeller, sur la gouvernance criminelle régissant le destin de tout un peuple.

Encore plus ignoble, pendant que se déroulait cette tragédie, le Maroc claironnait qu’il accueillerait, des combattants libyens blessés par les troupes loyales à Kadhafi et amputait notre pays de plusieurs médecins, pour les envoyer officier dans les établissements hospitaliers libyens.

Si nous étions dans le « plus beau pays du monde », ou encore celui » qui fait grandir l’âme » comme ils le prétendent, nos trois compagnons seraient encore en vie.

Mais voilà, clamons le, une fois de plus, nous sommes les proies d’une dictature aussi sinistre et sordide qu’abominable, qui a fait du Maroc, un pays à deux étages, comme ces fusées qui, pour s’arracher à la pesanteur terrestre, doivent s’équiper de boosters. En périssant, ceux-ci expédient l’engin dans la stratosphère.

Au prix de notre avenir, de notre santé, de notre éducation et de nos vies, ils ont bâti des empires, en abandonnant jusqu’à l’honneur.

A Ceux qui pensent qu’ils peuvent, encore, continuer, longtemps, de confisquer notre destinée, nous martyriser, nous avilir, puis nous occire impunément, je dis ceci: vous pouvez nous tuer autant de fois que vous le voudrez, vous devrez, malgré tout, vous résoudre à partir.


lundi 26 septembre 2011

Les colons marocains, soutenus par la police marocaine, assassinent impunément à Dakhla

 Par Apso, 26/9/2011

De violents affrontements ont éclaté dimanche 25 septembre au soir entre des citoyens sahraouis et des colons marocains dans la ville occupée de Dakhla au sud du Sahara Occidental. Ce matin, un jeune Sahraoui est mort des coups reçus, des dizaines d’autres sont blessés. Les colons marocains armés de gourdins et de couteaux se sont dirigés vers les quartiers de Ksikisat Omtounsi Ghofran et Birnzaran, après des accrochages entre les spectateurs des deux nationalités après un match de football qui opposait l'équipe locale de la ville et le foyer de la jeunesse Muhammadiyah. 

Le jeune Michan battu à mort
 Selon Oanna Baida, défenseur des droits de l'homme à Dakha et d’autres témoins, les forces de police marocaines ont soutenu l'attaque des colons, et n'ont pas du tout porté assistance aux Sahraouis attaqués. Parmi les dizaines de blessés, des femmes, des enfants et des personnes âgées. 

Des voitures et des magasins sahraouis ont été incendiés. Pour sa part, le défenseur sahraoui de droits de l'homme Mohamed Manolo, a déclaré que des inconnus l'avaient pourchassé puis avaient cassé sa voiture. Il était sur place pour tenter de surveiller les violations commises par des groupes de colons soutenus par la police et l'armée marocaine, pour pouvoir en témoigner. Il a ajouté que la situation risquait de s’aggraver, en particulier du fait de la situation péninsulaire particulière de la ville. 

Liste préliminaire des noms des blessés sahraouis : Sid Ahmed Lkouri, Sidi Michan, Meddah Mechnan, Lkaouri Ellab, Chaikh Bouseif, Khaled Bouaaila, Mansour Graimich, Hamma Bella Ahmed Zain, Med Yahdih Habbat, Med Omar Wballa. 

Des renforts militaires sont arrivés dans la ville occupée ce lundi matin, et des centaines de soldats armés se sont déployés dans les quartiers. La peur et l'appréhension dominent chez les citoyens Sahraouis. Il est largement visible que les autorités d'occupation sont derrière les attaques des colons marocains.Dans ce climat de violence, ce matin vers 10 heures, le jeune Michan Med Lamin Brahim Chaiaa, a été battu à mort par des colons marocains. Cet étudiant de 28 ans habitant le quartier lmssira 1, a été arrêté par des colons alors qu’il circulait en voiture avec Kiri Ould lhbib Moussa et Med Lamin Ould Sid Shmed Adda. Selon Med Hmaiadda, l’oncle du jeune homme assassiné, les colons, après avoir bloqué la voiture, ont frappé les trois hommes à coups des barres de fer et de bois, laissant Michan Med Lamin Brahim Chaiaa dans un état critique. Des jeunes sahraouis venus défendre les trois jeunes attaqués et les ont conduits à l’hôpital, où le jeune Michan Med Lamin Brahim Chaiaa est décédé des conséquences des coups reçus malgré les soins reçus. 

Malgré les demandes de la famille, aucune enquête n’a été entreprise par les autorités d’occupation, pourtant omniprésentes dans la ville, sur les circonstances et auteurs de l’agression mortelle.

Source :EM,  Équipe Média du Sahara Occidental occupé.

samedi 21 mai 2011

Violente agression contre un sit-in devant la maison du défunt Said Dambar

El Aaiun, 20 mai 2011 (SPS) -
Au moins 30 Sahraouis, en grande partie des femmes, ont été blessés au cours d’un sit-in organisé jeudi devant la maison de famille de Said Damber, un jeune citoyen sahraoui Violente agression contre un sit-in devant la maison du défunt Said Dambar assassiné il y a 5 mois. Les manifestants demandent que soient rendues publiques les circonstances du crime perpétré par des policiers marocains.

Les citoyens sahraouis regroupés devant la maison de la famille Damber exprimaient leur solidarité avec la famille et leur soutien à ses revendications concernant l’éclaircissement des circonstances de l'assassinat de Said Damber, 29 ans. Mais les forces marocaines d'intervention rapide sont intervenues violemment contre les manifestants dès leur sortie de la maison du défunt. Plusieurs personnes ont été blessées.

Le citoyen sahraoui Bechri Salem Mailad a été suivi jusqu’au quartier Al Ouifak où il a été attaqué et battu par des agents marocains en civil.

La sœur du jeune homme assassiné a été arrêtée et sa mère blessée à la tète.

La famille refuse toujours de recevoir la dépouille de son fils, tué par un policier d’une balle en pleine tête, dans l’attente de connaître toute la vérité et la poursuite des responsables de l'assassinat, seule condition pour permettre à la famille de faire son deuil.

Liste de blessés : Hamza Sahraoui (enfant) et Limam Zaidaf (enfant) Saadi Oum Lkhout, Meska Maimouna, Meriem Mghaimad, Tfaolouha Badda, Zaoui Toumana, Sod Ahmed Laaiachi, Lala Hatra Aram, Sbaai Abdellah El Hafed Toubali, Lkhalil Chaikhi, Lmstehia Lbalal, Lmrabet Abdelrahman, Laabaidi Niha, Ismaili Gajmoula, Sidmou Khouita, Filali Hamdi, Noumria Haimadaha, Amar Fatma, Mohamed Lamin Lkhlifi , Laarousi Choubida et Laamouri Izana.