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mercredi 19 mars 2014

Crimes en plein jour contre la paix

Communiqué de l'AFPS : Crimes en plein jour 
 contre la paix


Date :
22/3/2014
De :



 Trois Pales­ti­niens ont été assas­sinés ce samedi 22 mars à Jénine par les forces israé­liennes dans une 
opé­ration conjointe de l’armée, du Shin Beth et d’une unité spé­ciale de la police. Ces vic­times viennent s’ajouter aux 57 
autres et aux 897 blessés recensés depuis le début des négo­cia­tions. Au même moment, Israël accélère les mises en chantier dans 
les colonies ce qui réduit de jour en jour les chances de mettre un jour sur pied un État viable comme pré­conisé par la com­mu­nauté 
internationale.
Il s’agit là d’une poli­tique déli­bérée comme vient de le rap­peler Amnesty Inter­na­tional dans son rapport, intitulé « Gâchette facile », dans lequel elle a constaté que les soldats israé­liens « font preuve d’un mépris fla­grant pour la vie humaine, s’exprimant par l’assassinat de dizaines de citoyens pales­ti­niens , y compris des enfants » et pense qu’il s’agit pro­ba­blement un crime de guerre.
Le rap­porteur spécial de l’Onu sur la situation des droits de l’homme dans les ter­ri­toires pales­ti­niens, Richard Falk, avait accusé la veille Israël de pra­tiquer une forme de net­toyage eth­nique à Jérusalem-Est d’où les Pales­ti­niens sont expulsés, pré­cisant lors d’une confé­rence de presse, que la poli­tique d’Israël com­porte « des carac­té­ris­tiques inac­cep­tables propres au colo­nia­lisme, à l’apartheid et à un net­toyage ethnique ».
Mais que fait notre gou­ver­nement pendant ce temps ? Rien, pour l’heure, qui puisse servir la cause de la paix. En France il continue à cau­tionner la scan­da­leuse cri­mi­na­li­sation du boycott contre un Etat qui viole tous les jours le droit, cri­mi­na­li­sation engagée par Michèle Alliot-Marie. Il fait comme si les exac­tions israé­liennes rele­vaient de regret­tables faits isolés et se refuse à y voir une poli­tique déli­bérée. On l’avait vu il y a dix jours condamner les tirs de roquettes en pro­ve­nance de Gaza en ignorant qu’ils fai­saient suite à l’assassinat par l’armée israé­liennes de trois Pales­ti­niens à Gaza. On attend aujourd’hui ses réactions.

La France, a pourtant les moyens d’agir effectivement.
Elle doit voter, le 28 mars, pour les réso­lu­tions concernant la Palestine pré­sentées au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et faire qu’il y ait una­nimité des pays euro­péens. Elle ne peut se laver les mains de l’impasse de négo­cia­tions biaisées et doit sans tarder recon­naître l’Etat de Palestine. Elle doit faire savoir qu’elle refuse toute coopé­ration bila­térale en rapport avec la colo­ni­sation et l’occupation, et dis­suader ses entre­prises de toute coopé­ration même indi­recte avec elle. Elle doit empêcher ses citoyens de servir dans cette armée d’occupation, et « empêcher l’obtention de visas aux colons iden­tifiés comme vio­lents », comme pré­conisé tout récemment par l’ONG Pre­mières urgences-Aide Médicale Inter­na­tionale qui se base sur des pro­po­si­tions de l’Union Euro­péenne. Et qu’on ne nous dise pas que ce n’est pas pos­sible alors que les Etats-Unis eux-mêmes viennent de prendre des mesures contre cer­tains mili­taires israé­liens, et que la France et l’UE le pra­tiquent dans d’autres situations.
Il est temps de prendre la mesure de ce qui est décrit par tous comme une poli­tique cohé­rente du gou­ver­nement israélien et de se donner les moyens de la sanc­tionner dans les faits. Ne pas le faire serait donner le feu vert à la colo­ni­sation, aux exac­tions et assas­sinats qui éloignent toute solution politique.
Le Bureau national
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter


samedi 5 octobre 2013

France : Michelle Demessine, sénatrice du Nord, interpelle Laurent Fabius sur l'affaire Anouzla



Michelle Demessine demande au ministre français des Affaires étrangères de se prononcer sur «la position de la France» vis-à-vis du journaliste Ali Anouzla, détenu depuis le 17 septembre dernier et poursuivi pour apologie et incitation au terrorisme.

Michelle Demessine, sénatrice du Nord, adjointe à la mairie de Lille
La sénatrice du Nord Michelle Demessine, membre de la commission des Affaires étrangères au Sénat, a envoyé ce mardi une lettre au ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius en lui demandant d'expliquer la position de la France dans l'affaire Anouzla.  Elle estime que l'arrestation et la détention du journaliste "est une sanction à l'égard d'un journaliste qui, depuis des années, fait le choix d'une ligne éditoriale indépendante et critique à l'égard du pouvoir en place."
Cet appel de Michelle Demessine, également adjointe de Martine Aubry à la mairie de Lille, intervient alors qu'une manifestation était organisée mardi matin devant le consulat du Maroc à Lille, métropole qui compte une importante communauté de marocains, afin de réclamer la libération immédiate d'Ali Anouzla.


Sit-in organisé à l'appel de l'AMDH devant le consulat du Maroc à Lille, mardi 1er octobre 2013

Texte de la lettre de Michelle Demesine à Laurent Fabius :

Monsieur le Ministre,
Le 17 septembre dernier, le journaliste marocain, Ali Aznoula, directeur du journal électronique « lakome.com », fut arrêté par les autorités marocaines pour la diffusion d'une vidéo d'Al Qaida appelant au djihad et proférant des menaces terroristes à l'encontre du peuple marocain.
Alors qu'Ali Aznoula est ainsi arrêté pour avoir exercé son métier de journaliste et user de sa liberté d'information, cette arrestation est une sanction à l'égard d'un journaliste qui, depuis des années, fait le choix d'une ligne éditoriale indépendante et critique à l'égard du pouvoir en place.
En agissant ainsi, le régime marocain montre à nouveau le visage d'un système répressif et autoritaire qui conduit en prison des journalistes mais aussi des militants syndicaux et des droits humains.
A l'heure où ce régime tente de museler les médias marocains notamment pour faire taire les contestations sociales qui émergent dans le pays, je vous prie donc de bien vouloir m'indiquer la position de la France vis-à-vis de ces atteintes graves et manifestes à la liberté de la presse.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de ma haute considération.

Michelle DEMESSINE, Sénatrice du Nord