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lundi 21 novembre 2016

Nettoyage ethnique à Jérusalem, dépossession « légalisée » dans toute la Cisjordanie


Témoignant devant le Conseil de sécurité le 14 octobre, le directeur de B’Tselem Hagaï El-Ad avait lancé, dénonçant l’injustice de l’occupation, « Je vous implore aujourd’hui d’agir ! » et s’était vu en retour menacé d’être déchu de sa nationalité.

Dans le même temps les votes de l’Unesco sur Jérusalem provoquaient une véritable hystérie, Israël faisant mine d’y voir une négation des liens du judaïsme avec la ville sainte. Pure comédie à laquelle le Conseil de Paris s’est prêté avec une scandaleuse complaisance.

Les faits, dans leur brutalité, permettent pourtant de comprendre qu’on est là dans le maquillage de la réalité.

mercredi 19 mars 2014

Crimes en plein jour contre la paix

Communiqué de l'AFPS : Crimes en plein jour 
 contre la paix


Date :
22/3/2014
De :



 Trois Pales­ti­niens ont été assas­sinés ce samedi 22 mars à Jénine par les forces israé­liennes dans une 
opé­ration conjointe de l’armée, du Shin Beth et d’une unité spé­ciale de la police. Ces vic­times viennent s’ajouter aux 57 
autres et aux 897 blessés recensés depuis le début des négo­cia­tions. Au même moment, Israël accélère les mises en chantier dans 
les colonies ce qui réduit de jour en jour les chances de mettre un jour sur pied un État viable comme pré­conisé par la com­mu­nauté 
internationale.
Il s’agit là d’une poli­tique déli­bérée comme vient de le rap­peler Amnesty Inter­na­tional dans son rapport, intitulé « Gâchette facile », dans lequel elle a constaté que les soldats israé­liens « font preuve d’un mépris fla­grant pour la vie humaine, s’exprimant par l’assassinat de dizaines de citoyens pales­ti­niens , y compris des enfants » et pense qu’il s’agit pro­ba­blement un crime de guerre.
Le rap­porteur spécial de l’Onu sur la situation des droits de l’homme dans les ter­ri­toires pales­ti­niens, Richard Falk, avait accusé la veille Israël de pra­tiquer une forme de net­toyage eth­nique à Jérusalem-Est d’où les Pales­ti­niens sont expulsés, pré­cisant lors d’une confé­rence de presse, que la poli­tique d’Israël com­porte « des carac­té­ris­tiques inac­cep­tables propres au colo­nia­lisme, à l’apartheid et à un net­toyage ethnique ».
Mais que fait notre gou­ver­nement pendant ce temps ? Rien, pour l’heure, qui puisse servir la cause de la paix. En France il continue à cau­tionner la scan­da­leuse cri­mi­na­li­sation du boycott contre un Etat qui viole tous les jours le droit, cri­mi­na­li­sation engagée par Michèle Alliot-Marie. Il fait comme si les exac­tions israé­liennes rele­vaient de regret­tables faits isolés et se refuse à y voir une poli­tique déli­bérée. On l’avait vu il y a dix jours condamner les tirs de roquettes en pro­ve­nance de Gaza en ignorant qu’ils fai­saient suite à l’assassinat par l’armée israé­liennes de trois Pales­ti­niens à Gaza. On attend aujourd’hui ses réactions.

La France, a pourtant les moyens d’agir effectivement.
Elle doit voter, le 28 mars, pour les réso­lu­tions concernant la Palestine pré­sentées au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et faire qu’il y ait una­nimité des pays euro­péens. Elle ne peut se laver les mains de l’impasse de négo­cia­tions biaisées et doit sans tarder recon­naître l’Etat de Palestine. Elle doit faire savoir qu’elle refuse toute coopé­ration bila­térale en rapport avec la colo­ni­sation et l’occupation, et dis­suader ses entre­prises de toute coopé­ration même indi­recte avec elle. Elle doit empêcher ses citoyens de servir dans cette armée d’occupation, et « empêcher l’obtention de visas aux colons iden­tifiés comme vio­lents », comme pré­conisé tout récemment par l’ONG Pre­mières urgences-Aide Médicale Inter­na­tionale qui se base sur des pro­po­si­tions de l’Union Euro­péenne. Et qu’on ne nous dise pas que ce n’est pas pos­sible alors que les Etats-Unis eux-mêmes viennent de prendre des mesures contre cer­tains mili­taires israé­liens, et que la France et l’UE le pra­tiquent dans d’autres situations.
Il est temps de prendre la mesure de ce qui est décrit par tous comme une poli­tique cohé­rente du gou­ver­nement israélien et de se donner les moyens de la sanc­tionner dans les faits. Ne pas le faire serait donner le feu vert à la colo­ni­sation, aux exac­tions et assas­sinats qui éloignent toute solution politique.
Le Bureau national
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter


lundi 15 novembre 2010

Al Ayoune : 67 sahraouis devant la justice marocaine, plus de 50 victimes noyés, écrasés, tués par balles...

Malgré la légitimité de leur mouvement, 67 Sahraouis devant la justice marocaine
Par E.M. Le tempsdz, 13/11/2010
La machine judiciaire est mise en marche. Après les tueries et la barbarie du régime marocain, voici la nouvelle trouvaille d'un gouvernement aventurier qui se permet, en plus de tuer, de juger des militants convaincus de la justesse de leur cause.
Plus de soixante personnes seront présentées devant la justice, dont six devant un juge militaire, selon une source judiciaire.
67 personnes ont été déférées devant le parquet. «Sept parmi les mis en cause ont bénéficié d'un non-lieu, six autres ont été déférés devant le directeur de la justice militaire pour compétence», a précisé un communiqué du parquet d’Al Ayoune rendu public hier. Les autres prévenus seront présentés devant le juge militaire.
C'est le cas de l'activiste et militant sahraoui Naâma Asfari qui a été retrouvé après quelques jours de disparition dans un état inhumain. Tabassé, torturé et malmené, Naâma Asfari sera présenté devant le tribunal militaire et répondra de ses actes devant un juge militaire. «Son sort est scellé, il sera condamné encore une fois pour son combat pour les droits de l'homme et ceux de ses concitoyens sahraouis», nous révèle une source.
Le Maroc opère un nettoyage ethnique au Sahara occidental. 
Ces derniers jours, il a donné le feu vert à des milices de colons marocains encadrés par des policiers en civil pour procéder à la chasse aux sahraouis à Al Ayoune, et à la destruction de leurs biens et de leurs maisons avec la liberté de battre et abattre ceux qui s'y opposent.
En même temps, la police marocaine et la gendarmerie s'activent en prenant d'assaut les maisons des Sahraouis, et en procédant à la chasse aux activistes des droits de l'homme et des militants qui encadraient le campement de Gdeim Izic pour les mettre en détention et les inculper de «crimes», pour avoir osé défier les autorités d'occupation.
Agressés et jugés !
54 personnes ont été présentées devant le juge d'instruction pour interrogatoire sur les «crimes» qui leur sont reprochés.
Le parquet a précisé qu'elles étaient poursuivies pour «crimes contre des forces de l'ordre et destruction de biens publics et privés».On se croirait au temps des monarques qui jugaient et tuaient comme bon leur semble.
Au moment où la machine judiciaire marocaine est actionnée, les familles sahraouies, de leur côté, continuent de découvrir des cadavres dans le campement de Gdeim Izic et dans les alentours.
A l'heure où nous mettons sous presse cette information, ces familles ont dénombré plus de 50 victimes, certains noyés dans des citernes souterraines, d'autres abattus par balles, ou encore d'autres écrasés par des camions.
Parmi eux, des femmes, des jeunes et des enfants, 
malgré la condamnation internationale qui fuse des quatre coins du globe, notamment des pays d’Amérique latine, à l'image du Venezuela, du Chili ou encore du Mexique, qui a appuyé et exigé la tenue d'une réunion du conseil de sécurité de l’onu en qualité de membre du conseil non permanent du Conseil de sécurité.
La communauté internationale, les Nations unies, l'Union européenne, la France, les forces démocratiques, les organisations de la société civile doivent réagir d'extrême urgence pour venir en aide au peuple sahraoui et mettre en place des mécanismes de protection des droits de l'homme dans le territoire, jusqu'à ce que l'on trouve une solution définitive qui garantisse le droit du peuple sahraoui à son autodétermination.
Autrement, la situation risque de prendre des proportions qui menacent de détériorer davantage la stabilité au Sahara occidental et au Maroc.