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mardi 24 janvier 2017

Quelques nouvelles autour du procès Gdeim Izik



Durant  les deux derniers jours, 42 personnes étrangères ont été tenues  écartées des frontières du Sahara Occidental sous escorte policière,   l'entrée sur le territoire leur a été refusée .

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Les prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik : entre le " procès équitable " et le " Théâtre "

Le tribunal civil de Salé reprend  la cause contre le groupe de 24 personnes accusées de onze meurtres. La Cour suprême marocaine avait annulé la condamnation antérieure, de 20 ans à perpétuité, dictée par la justice militaire. 




lamarea.com

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 Les provocations marocaines augmentent en intensité

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Retweeted Ali Lmrabet (@Alilmrabet):

L'image déplorable que ces voyous au milieu  des Marocains.
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vendredi 11 octobre 2013

Le Maroc veut faire taire les membres de la famille Daoudi, témoins gênants


8/10/2013



La famille Daoudi, de Guelmim est bien connue des milieux militants sahraouis. Ils luttent pacifiquement pour l'indépendance du Sahara Occidental, contre l'occupation marocaine. Le père Mbarek a participé à plusieurs délégations en visite aux campements de réfugiés.

L'actualité de la découverte de la fosse commune à Amgala, contenant 8 corps de sahraouis a changé radicalement le quotidien de Mbarek Daoudi et de ses 5 fils, Taha, Omar, Mohamed, Brahim et Hassan.

Taha, né en 87 et Omar, né en 88, sont arrêtés le 9 août, avec 4 autres militants sahraouis de Guelmim au sud du Maroc, suite à des échauffourées à l'occasion d'un match de football opposant 2 équipes locales, l'une sahraouie et l'autre marocaine. Le match n'avait pu se terminer parce que des civils marocains aidés de la police marocaine avaient attaqué les spectateurs sahraouis alors que l'équipe sahraouie menait 2 à 0.
Le procès de Taha et Omar a lieu le 19 septembre. Les militants sahraouis Mariem Aia'aich, Brahim Dahan, Taqi Machdoufi, Mohamed Mayara, Abderhaman Zayou, Jamal Kraidach y assistent aux côtés du père  M'barek Daoudi. Le verdict rendu le 26 septembre est de 10 mois en première instance. Il est d'un an après l'appel.

Lors de sa rencontre avec les militants, Mbarek a témoigné avoir été présent lors de l'exécution de ce qu'il dit être une famille et dont les corps viennent d'être découverts dans la fosse commune d'Amgala. Selon lui d'autres personnes encore ont été exécutées ce jour-là. Mbarek était alors militaire pour l'armée marocaine, dans laquelle il a été enrôlé de force en 1976. Le jour de l'exécution, il avait refusé d'égorger les moutons et chameaux de la famille, tâche confiée aux militaires d'origine sahraouie, et il avait de ce fait passé 2 ans au cachot. Les militaires marocains avaient exécuté les membres de la famille et selon Mbarek, les recherches doivent continuer.

Mbarek a déclaré que les menaces répétées de gradés de l'armée militaire venant lui rendre visite chez lui depuis 5 mois ne changerait rien à sa détermination de témoigner. Mbarek Daoudi, né en 1956, est retraité de l'armée depuis 2004, d'où il est sorti avec le grade d'adjudant.

Le jour même du verdict pour ses deux frères, le fils Mohamed, né en 89, est enlevé par la police marocaine, et il est toujours disparu à ce jour.

Le 28 septembre, une équipe nationale de la police judiciaire se présente chez Mbarek, dans le centre de Guelmim, rue El Kharchi  et l'arrête avec Hassan, son fils mineur, né en 96.  Les policiers conduisent le père et fils jusque la maison du grand-père à Legsabi, dans la banlieue, à 10 km du centre de Guelmim.
Là, visiblement bien informés, les policiers creusent la terre pour chercher un fusil et le trouve. C'est le fusil du grand-père, datant de la guerre contre les Français en 1936. Selon Hassan Daoudi, le frère de Mbarek, la possession de ce fusil - de 1936 et enterré - est le motif de l'arrestation de Mbarek.

Mbarek et son fils Brahim, né en 92, sont arrêtes ce même jour 28 septembre et inculpés. Brahim est accusé d'attaque de banque. Le motif de l'arrestation de Mbarek n'est pas connu à ce jour.
Après 2 jours d'interrogatoires musclés à Guelmim, Brahim raconte que le 1er octobre la police a présenté des armes à Mbarek et a exigé de lui qu'il les manipule. La séquence a été filmée, sans que la destination des images ne soit indiquée au père ni au fils.

Mbarek a été conduit à la prison militaire de Salé et il est à ce jour encore impossible d'avoir de contacts avec lui, ni de ses nouvelles. Selon des organisations de défense des droits de l'homme, il est placé dans l'isolement. Mbarek doit comparaître devant le juge d'instruction de la cour militaire, sans qu'aucune date n'ait été communiquée à la famille.

De cette famille, conformément aux menaces des militaires marocains, le père et 3 fils ont été arrêtés, un quatrième fils est disparu. Ne restent que la mère et le fils mineur à la maison.

À Guelmim, selon des sources concordantes, le vice divisionnaire de la sûreté, Mohamed Ali Hamed, et le chef du département de la DST, Mouloud Bokrich, ont très probablement une grande part de responsabilité dans les arrestations et disparition qui ont décimé cette famille.

À noter que récemment des manifestations pacifiques avaient été violemment réprimées à Assa le 23 septembre, de même qu’à Guelmim le  25 septembre. De nombreux Sahraouis de la zone non contestée du Sahara Occidental protestent contre la présence marocaine et la discrimination que leur réserve les autorités d’occupation de leur pays d’origine, le Sahara Occidental.

EM, El Aaiun, Sahara Occidental occupé, le 7 octobre 2013
 http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/10/em-le-maroc-veut-faire-taire-une.html

Pour suivre les info de l'Équipe Média, RDV https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts 




dimanche 17 février 2013

PCF, Equipe Media : Procès "consternant" et "injuste" de 24 Sahraouis au Maroc

Posté par amaidan-salah, 16 /2/2013

arton1968Le Parti communiste français dénonce le procès "consternant" et "injuste" de 24 Sahraouis au Maroc

Le Parti communiste français (PCF) a dénoncé vendredi le procès "consternant" et "injuste" de 24 Sahraouis du "groupe Gdeim Izik" devant le tribunal militaire de Rabat, fustigeant la  comparution de militants politiques civils devant une juridiction d’exception.
"Le consternant procès qui se tient actuellement à Rabat est doublement injuste. Il concerne en effet des militants sahraouis venant du Sahara occidental. Il s’agit d’un territoire sous occupation marocaine", a indiqué le PCF dans un communiqué rendu public.

Pour le parti français, la question posée est celle du "droit d’un peuple à disposer de lui- même conformément à la Charte des Nations-Unies" et la " répression marocaine est donc illégale".
"Ce procès est mené par un tribunal militaire, à l’encontre de militants politiques civils détenus depuis 27 mois sans jugement, ce qui constitue un déni de droit choquant", écrit encore le PCF.
 Il a dénoncé un procès qui "vise  en fait directement la résistance à l’occupation marocaine", un "procès politique".
 Aux yeux du parti politique français, "sans le respect du droit à l’autodétermination des Sahraouis, il n’y aura pas de solution durable et juste". "C’est le principe de l’autodétermination qui doit prévaloir et non pas la politique de force", a-t-il indiqué.
"Le soutien des autorités françaises à l’occupation, le non-respect des résolutions de l’Onu et le silence sur le procès en cours ne sont pas acceptables", a soutenu le PCF, qui "demande la libération des 24 prisonniers politiques, celle de tous les prisonniers politiques sahraouis et la tenue d’un référendum d’autodétermination".
 Les 24 prisonniers, dont le procès a été rouvert le 1er février après deux reports en 2012, ont été auditionnés durant quatre jours (9-12 février). Ils ont rejeté en bloc tous les chefs d’accusation les désignant comme une "bande de criminels", dénonçant un "procès politique" en rapport avec la question du Sahara occidental.
 Les prévenus, interpellés dans le sillage du démantèlement manu militari du camp de Gdeim Izik (proche d’El Aaiun occupée) en novembre 2010, sont notamment accusés d’"atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, formation d’une bande criminelle et atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l’exercice de leur fonction". (SPS)
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dimanche 17 février 2013


Procès du goupe "Gdaym Izik", le verdict







Le procès des 24 Sahraouis prisonniers politiques après la manifestation pacifique de Gdaim Izik en 2010, s'est terminé aujourd'hui 17 février avec huit condamnations à perpétuité, quatre condamnations à 30 ans de prison, sept condamnations à 25 ans et deux condamnations au temps déjà effectué en prison.

Le procès a duré neuf jours sans interruption et le verdict a été prononcé par la cour martiale aux premières heures ce matin. Les délibérations à huit clos ont duré sept heures.
 Il est probable que le verdict n’a été rendu ce matin que pour éviter les manifestations devant la cour toute la nuit, comme celles qui ont eu lieu toute la semaine.

Le verdict, pas plus que les chefs d’accusation ou la parodie de procès n’ont de réalité. Tout n’est que mise en scène, et l’objectif réel et l’atteinte à la résistance Sahraouie contre l’occupation.


En effet, alors que les détenus politiques Sahraouis ont déjà passés deux ans et trois mois en détention, ont régulièrement nié devant la cour les chefs d'accusations et ont déclaré qu'ils  avaient été torturés dans le but de leurs soustraire des aveux, le juge a refusé d'enquêter sur leurs déclarations.

Les armes présentées comme preuves de la violence des accusés ne portent  aucune trace d'empreintes des détenus. La projection vidéo présentée comme preuve elle aussi, ne permettait d'identifier aucun des accusés.

L'absence d'autopsie sur le corps des victimes et l'absence de tests d'ADN ont été certains des arguments de la défense sur la faiblesse des autres tests.

Et dernière trouvaille, le procureur du roi a présenté, comme nouvelles preuves plus «fortes» contre les accusés, des vieilles photographies de certains des accusés avec le président de la RASD.

La défense a démontré que les vraies raisons et motifs des arrestations des accusés sont leurs convictions politiques mais aucunement  leurs implications dans les incidents du 8 novembre 2010

Les verdicts pour chacun des accusés sont les suivants


Condamnation à perpétuité
SIDAHMED LEMJAYED
ABDELJALIL LEMGHAIMAD
ISMAILI BRAHIM
MOHAMED ELBACHIR BOUTENGUISA
ABDELAHI LEKHFAWNI
ABDELAHI ABHAH
AHMED SBAI
MOHAMED BANI
HASSANA ALEYA

30  ans
NAAMA ASFARI
CHAIKH BANGA
MOHAMED BOURIAL
DAH HASSAN

25  ans
DAICH DAFI
MOHAMED LAMIN HADDI
MOHAMED EMBAREK LEFKIR
MOHAMEDJUNA BABAIT
ELBAKAY LARABI
HOSSEIN ZAOUI
ABDELAHI TAOUBALI

20 ans
BACHIR KHADDA
MOHAMED TAHLIL

Peine du temps déjà effectué
 SIDI ABDERRAHMAN ZAOU
TAKI ELMACHDOUFI

20 ans de prison avec sursis
MOHAMED LAYOUBI

EM, Sahara Occidental occupé

Le 17 février 2013