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dimanche 17 avril 2016

Mort de Brahim Saika, de la Coordination des chômeurs sahraoui, torturé par la police marocaine

Il serait mort d'une morsure de rat après avoir été torturé par la police
Equipe Medias16 avril 2016
Brahim Saika, un chômeur de 32 ans, membre de la Coordination des chômeurs sahraouis à Guelmim, est mort dans une prison marocaine dans des circonstances suspectes.
Brahim Saika a été arrêté le 1er avril 2016 au domicile de sa famille à Guelmim, en essayant de se joindre à ses camarades diplômés chômeurs, pour revendiquer leur droit au travail devant la wilaya de la ville . Selon ses parents et amis, il a été battu par la police dans le fourgon de police qui l'a emmené au poste de police local et a ensuite été torturé au siège de la Direction de la sécurité nationale de Guelmim.
Le 2 avril de cette année, le procureur a ordonné au tribunal de première instance de transférer Brahim  à la prison d'Ait Meloul.
Le même jour, il a commencé une grève de la faim et de la soif illimitée, pour protester contre l'humiliation et la torture qu'il avait subie.
Il est entré dans le coma le 5 avril et est mort le vendredi 15 avril 2016.
Le directeur de l'hôpital a dit à la famille que la cause du décès était une morsure de rat et a refusé de délivrer un certificat établissant la cause du décès, refusant de procéder à une autopsie.
Une centaine d'étudiants sahraouis et des représentants des organisations de solidarité marocaines AMDH et Voie démocratique ont organisé une manifestation pacifique devant l'hôpital après avoir appris  la mort de Brahim Saikka a été connue.

vendredi 11 octobre 2013

Le Maroc veut faire taire les membres de la famille Daoudi, témoins gênants


8/10/2013



La famille Daoudi, de Guelmim est bien connue des milieux militants sahraouis. Ils luttent pacifiquement pour l'indépendance du Sahara Occidental, contre l'occupation marocaine. Le père Mbarek a participé à plusieurs délégations en visite aux campements de réfugiés.

L'actualité de la découverte de la fosse commune à Amgala, contenant 8 corps de sahraouis a changé radicalement le quotidien de Mbarek Daoudi et de ses 5 fils, Taha, Omar, Mohamed, Brahim et Hassan.

Taha, né en 87 et Omar, né en 88, sont arrêtés le 9 août, avec 4 autres militants sahraouis de Guelmim au sud du Maroc, suite à des échauffourées à l'occasion d'un match de football opposant 2 équipes locales, l'une sahraouie et l'autre marocaine. Le match n'avait pu se terminer parce que des civils marocains aidés de la police marocaine avaient attaqué les spectateurs sahraouis alors que l'équipe sahraouie menait 2 à 0.
Le procès de Taha et Omar a lieu le 19 septembre. Les militants sahraouis Mariem Aia'aich, Brahim Dahan, Taqi Machdoufi, Mohamed Mayara, Abderhaman Zayou, Jamal Kraidach y assistent aux côtés du père  M'barek Daoudi. Le verdict rendu le 26 septembre est de 10 mois en première instance. Il est d'un an après l'appel.

Lors de sa rencontre avec les militants, Mbarek a témoigné avoir été présent lors de l'exécution de ce qu'il dit être une famille et dont les corps viennent d'être découverts dans la fosse commune d'Amgala. Selon lui d'autres personnes encore ont été exécutées ce jour-là. Mbarek était alors militaire pour l'armée marocaine, dans laquelle il a été enrôlé de force en 1976. Le jour de l'exécution, il avait refusé d'égorger les moutons et chameaux de la famille, tâche confiée aux militaires d'origine sahraouie, et il avait de ce fait passé 2 ans au cachot. Les militaires marocains avaient exécuté les membres de la famille et selon Mbarek, les recherches doivent continuer.

Mbarek a déclaré que les menaces répétées de gradés de l'armée militaire venant lui rendre visite chez lui depuis 5 mois ne changerait rien à sa détermination de témoigner. Mbarek Daoudi, né en 1956, est retraité de l'armée depuis 2004, d'où il est sorti avec le grade d'adjudant.

Le jour même du verdict pour ses deux frères, le fils Mohamed, né en 89, est enlevé par la police marocaine, et il est toujours disparu à ce jour.

Le 28 septembre, une équipe nationale de la police judiciaire se présente chez Mbarek, dans le centre de Guelmim, rue El Kharchi  et l'arrête avec Hassan, son fils mineur, né en 96.  Les policiers conduisent le père et fils jusque la maison du grand-père à Legsabi, dans la banlieue, à 10 km du centre de Guelmim.
Là, visiblement bien informés, les policiers creusent la terre pour chercher un fusil et le trouve. C'est le fusil du grand-père, datant de la guerre contre les Français en 1936. Selon Hassan Daoudi, le frère de Mbarek, la possession de ce fusil - de 1936 et enterré - est le motif de l'arrestation de Mbarek.

Mbarek et son fils Brahim, né en 92, sont arrêtes ce même jour 28 septembre et inculpés. Brahim est accusé d'attaque de banque. Le motif de l'arrestation de Mbarek n'est pas connu à ce jour.
Après 2 jours d'interrogatoires musclés à Guelmim, Brahim raconte que le 1er octobre la police a présenté des armes à Mbarek et a exigé de lui qu'il les manipule. La séquence a été filmée, sans que la destination des images ne soit indiquée au père ni au fils.

Mbarek a été conduit à la prison militaire de Salé et il est à ce jour encore impossible d'avoir de contacts avec lui, ni de ses nouvelles. Selon des organisations de défense des droits de l'homme, il est placé dans l'isolement. Mbarek doit comparaître devant le juge d'instruction de la cour militaire, sans qu'aucune date n'ait été communiquée à la famille.

De cette famille, conformément aux menaces des militaires marocains, le père et 3 fils ont été arrêtés, un quatrième fils est disparu. Ne restent que la mère et le fils mineur à la maison.

À Guelmim, selon des sources concordantes, le vice divisionnaire de la sûreté, Mohamed Ali Hamed, et le chef du département de la DST, Mouloud Bokrich, ont très probablement une grande part de responsabilité dans les arrestations et disparition qui ont décimé cette famille.

À noter que récemment des manifestations pacifiques avaient été violemment réprimées à Assa le 23 septembre, de même qu’à Guelmim le  25 septembre. De nombreux Sahraouis de la zone non contestée du Sahara Occidental protestent contre la présence marocaine et la discrimination que leur réserve les autorités d’occupation de leur pays d’origine, le Sahara Occidental.

EM, El Aaiun, Sahara Occidental occupé, le 7 octobre 2013
 http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/10/em-le-maroc-veut-faire-taire-une.html

Pour suivre les info de l'Équipe Média, RDV https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts 




vendredi 29 juillet 2011

Le plus grave accident d'avion que le Maroc ait connu

Par Lakome, 26/7/2011

Un avion C-130 des Forces Royales Air, assurant la liaison Agadir-Laayoune-Dakhla, avec à bord 9 membres d'équipage, 60 militaires et 12 personnes civiles, s'est écrasé mardi à 09h00, à 10 km au Nord Est de Guelmim, a annoncé un communiqué des Forces Armées Royales (FAR).

Le crash, dû aux mauvaises conditions météorologiques, a fait 78 morts et 3 blessés graves, précise la même source.

Les trois blessés et quarante-deux dépouilles mortelles retrouvées ont été évacuées sur le 5ème hôpital militaire de Guelmim, a-t-on ajouté de même source, indiquant que les recherches sont en cours sur le lieu du sinistre pour récupérer le reste des victimes

 http://fr.lakome.com/politique/42-actualites-politique/575-map-le-bilan-salourdit-par-78-morts-et-3-blesses-grave-dans-le-crash-de-lavion-c-130.html


Bilan final : 80 passagers morts et 3 jours 
de deuil national

Tous les 80 passagers de l’avion militaire marocain ont été tués mardi lorsque l'appareil s'est écrasé contre une montagne dans le sud du pays, dans l'accident aérien le plus meurtrier de l'histoire du Maroc, selon des sources militaires et hospitalières.

L'accident s'est produit près de Guelmim, dans une région désertique et montagneuse, à 830 km au sud de Rabat, selon l'armée, qui a ouvert une enquête pour établir les causes précises de cet accident.

A la suite de cet accident "tragique, le roi Mohammed VI chef suprême des Forces armées royales a décidé de décréter un deuil national de trois jours à partir de mardi, en hommage aux victimes", a indiqué une source officielle à Rabat.

L'avion, un Hercules C-130, avait à son bord 80 passagers dont une majorité de militaires, et une dizaine de civils.

Un précédent bilan faisait état de 78 morts et trois blessées, mais une source hospitalière a ensuite indiqué que deux personnes blessées étaient décédées, et qu'un troisième blessé avait été comptabilisé par erreur.

L'appareil assurait la liaison Agadir -Laayoune-Dakhla. Selon les premières indications données par l'armée, il a heurté la montagne de Sayyert, à environ 10 km de Guelmim, une ville surnommée la "porte du désert".

Le roi Mohammed VI a adressé "un message de condoléances aux familles des victimes en sa qualité de chef suprême des FAR", a précisé à l'AFP une source officielle.

Une source locale a assuré que l'accident était "dû notamment aux mauvaises conditions météorologiques". "L'avion s'apprêtait à atterrir dans l'aéroport militaire quand on a aperçu une immense fumée venant des montagnes près de Guelmim", a précisé cette source.
C'est le plus grave accident d'avion que le Maroc ait connu
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 "Probabilités très faibles pour ce genre d'accident"

Par Abderrahmane Mekkaoui (expert militaire),  Panoramaroc, 28/7/2011
Selon l'expert militaire Abderrahmane Mekkaoui, le Hercules C-130 est un avion robuste conçu pour résister aux conditions de vol, d'atterissage et de décollages les plus difficiles. Le Maroc, qui dispose de 35 de ces appareils américains, forme ses pilotes aux Etats-Unis et les instructeurs témoignent de la maîtrise de ce type d'appareils par les pilotes marocains. S'il est possible qu'il y ait eu défaillance technique, elle se serait produite en vol, et pas à l'atterissage ; de plus, le Hercules est capable de se poser sans encombres, même avec un seul réacteur en marche.

Maintenant, il est possible qu'il y ait eu défaillance humaine, concernant la hauteur de la montagne, la communication entre pilotes et tour de contrôle, et l'altitude de l'appareil au moment où il survolait les montagnes environnantes de Guelmim, mais cette défaillance semble tout de même écartée aussi car les pilotes disposent de cartes précises et sont rompus à ce genre de rotations qu'ils font quotidiennement. Mais l'analyse des boîtes noires dévoilera les évènements des dernières minutes du vol et permettra de déterminer avec précision les circonstances de l'accident.

L'avion transportait aussi des civils et, selon Mekkaoui, cela est une chose normale dans ces rotations, ce type d'avions servant à emmener les familles de militaires d'une ville à une autre, comme il arrive souvent aux Hercules de l'armée de transporter des personnalités civiles. Interrogé sur les versions qui commencent à être avancées par les ennemis de l'intégrité territoriale, Abderrahmane Mekkaoui note qu'aujourd'hui, toutes les armées du monde disposent d'un service de communication, et que l'armée devrait informer les Marocains en temps et en heure, ce qui n'a d'ailleurs pas été fait depuis 24 heures, et qui devrait l'être parce que l'armée est une institution qui implique l'ensemble de la population.
http://diasporasaharaui.blogspot.com/2011/07/abderrahmane-mekkaoui-expert-militaire.html