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lundi 27 juin 2016

Un jeune diabétique tabassé à Rabat pour avoir bu de l'eau en public




AGRESSION - Quand ils ne sont pas arrêtés par les forces de l'ordre, les Marocains qui n'observent pas le jeûne en public peuvent être victimes de violences. C'est ce qui est arrivé à un jeune homme diabétique à Rabat qui a bu de l'eau dans la rue en plein ramadan, alors qu'il ne peut jeûner à cause de sa maladie.

L'information a été révélée par Ahmed Farissi, un médecin au centre hospitalier universitaire Avicenne à Rabat. Dans cette séquence où il s'exprime sur le sujet, visionnée plus de 60.000 fois en moins de 24 heures, il précise que la victime a été reçue aux urgences et a eu cinq points de suture.
Ce n'est pas la première fois qu'une agression de ce genre se produit. En début du mois, un jeune homme a été roué de coups après avoir allumé une cigarette dans une salle de jeux à Marrakech.
Dans sa vidéo, le médecin dénonce l'article 222 du code pénal, qui a fait plusieurs victimes depuis le début du ramadan et a rappelé qu'au niveau des textes de loi, "rien ne donne le droit à quiconque de se faire justice".
Citant plusieurs textes religieux étayant sa thèse, il a également rappelé que "l'emprisonnement de citoyens qui ne respectent pas le jeûne est en contradiction avec les traités des droits de l'Homme signés par le Maroc". Visiblement en colère, le médecin a souligné que "ces lois font détester la religion aux gens et s'opposent à l'esprit même de l'islam".
LIRE AUSSI: Alcoolisme, toxicomanie, boulimie... Comment les jeûneurs gèrent leurs addictions pendant le ramadan

samedi 18 juin 2016

Un jeune couple a été interpellé par la police à Marrakech après avoir été surpris en train de s’embrasser durant les heures de jeûne du ramadan.

17 juin 2016

D’après l’Association marocaine des droits humains (AMDH)citée par EFE, les deux jeunes s’étaient cachés derrière un bâtiment pour s’embrasser dans le quartier huppé de Gueliz quand ils ont été arrêtés par la police.

La même ville a connu en début de semaine le cas d’un jeune qui a été tabassé par un groupe d’individus pour avoir fumé une cigarette dans une salle de jeux. Il a été hospitalisé avec de multiples blessures au visage et s’en sort grâce à l’aide d’autres clients qui sont venus à sa rescousse.
Au Maroc, il est strictement interdit de manger et de boire pour les musulmans durant le ramadan, sauf cas d’extrême nécessité. L’article 222 du code pénal punit d’une peine allant jusqu’à six mois de prison.

samedi 18 juillet 2015

Délation encouragée : Deux mois de prison ferme pour avoir "dé-jeûné" en forêt


MENOTTES
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CONDAMNATION - Deux mois ferme. C’est la peine retenue contre deux jeunes hommes pour avoir rompu le jeûne à l’abri des regards... ou du moins le pensaient-ils.
Mardi dernier, deux hommes âgés d’une vingtaine d’années ont déjeuné dans une forêt près d’un village situé à 15 km d’Al Hoceima. Repérés par des promeneurs qui ont alerté la gendarmerie, ils ont été arrêtés sur le champ.
Jeudi, lors de leur procès, la sentence est tombée: deux mois de prison ferme, conformément à l’article 222 du Code pénal marocain. L’article condamne en effet la rupture du jeûne pour toute personne "notoirement connue pour son appartenance à la religion musulmane" mais uniquement s’il s’agit d’une rupture faite "ostensiblement […] dans un lieu public".

Pour vivre heureux, vivons cachés?
Le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, avait pourtant conseillé en mai dernier aux "dé-jeûneurs" de "manger loin des regards". Il a en outre souligné que "l’intervention des autorités se fait pour éviter une réaction violente des citoyens".
Rappelons que quatre personnes arrêtées lundi 6 juillet pour avoir rompu le jeûne sur la place Jemaâ El Fna ont été condamnées à deux mois de prison avec sursis.

LIRE AUSSI:

mardi 27 septembre 2011

Vers une société de surveillance ?

La Ligue des droits de l'Homme
Section d'Aix en Provence

vous invite
Fichés, filmés, surveillés, dénoncés, enfermés ?

Est-ce la société que nous voulons ?

Fichés ? les fichiers se multiplient : STIC et JUDEX pour les infractions, PASP et EASP pour la sécurité publique, base élèves et SCONET pour nos enfants, fichier des empreintes génétiques (FNAEG), développement de la biométrie…Fichés et tracés grâce aux puces RFID de nos Pass de transport et des passeports. Avec la récente loi de sécurité intérieure (dite Loppsi 2 votée en février 2011) l’interconnexion de tous les fichiers, la menace du croisement de tous les renseignements (y compris les paiements avec nos cartes bancaires, la localisation de nos téléphones portables) devient grande.

Filmés ? Objectif du gouvernement : 60 000 caméras de vidéosurveillance de la voie publique ! Ce dispositif –toutes les études et enquêtes le montrent – est illusoire (il ne fait que déplacer la violence et la délinquance et ne permet de résoudre que 3% des cas dans les enquêtes) et coûteux. Malgré cela des municipalités s’y fourvoient (Marseille, Aix, Meyreuil…). Voulons-nous toujours plus de moyens répressifs ou une véritable prévention ? La prévention, ce n’est pas encore plus de lois et de décrets ; la prévention, c’est mettre en oeuvre des conditions sociales et économiques qui permettent d’éviter la délinquance.

Dénoncés ? Plus fort encore : le gouvernement prétend convaincre les collectivités d’installer une organisation de « voisins vigilants », encouragés à contrôler, espionner, dénoncer tout individu qui leur paraîtrait louche. Dans notre région certains maires le font et s’en félicitent.(Venelles entre autres…) !

Enfermés ? Une récente loi (publiée le 4 juillet 2011) impose la contrainte et le contrôle comme fondement du soin en psychiatrie. La France bat déjà un record avec 73 000 internements de force chaque année. Cette loi va augmenter de façon considérable ce chiffre. Au lieu d’une loi sanitaire c’est une loi sécuritaire de plus qui a été votée, une loi liberticide.

Non, nous ne voulons pas de cette société de surveillance, de ces dispositifs sécuritaires qui s’inscrivent dans une démarche plus globale de contrôle social où nous sommes tous traités comme des présumés délinquants et de stigmatisation de populations « dangereuses » : les « fous », les jeunes, les étrangers, les pauvres…nous tous !

ET VOUS, QU’EN PENSEZVOUS ? VENEZ POSER VOS QUESTIONS ET DÉBATTRE