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mardi 7 juin 2016

Des chercheurs demandent : La mise en place d'un observatoire sur le Sahara occidental

Dimanche 05-06-2016
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Mise à jour : 05-06-2016
Des chercheurs et des universitaires ont demandé vendredi, à la clôture des travaux du colloque de deux jours sur le Sahara occidental, organisé à la Sorbonne (Paris), la mise en place d'un observatoire qui regroupe toutes les données sur cette question irrésolue. Cet observatoire, qui s'appuie sur une base de données, doit regrouper tous les travaux de recherche sur la question, l'actualité multimédia et toutes les informations objectives pour aider et les chercheurs et les médias dans l'accomplissement de leur mission.
C'est dans une table-ronde de clôture, intitulée "Production, diffusion et partage de connaissances sur le Sahara occidental: perspectives de collaboration entre monde académique, médias et société civile", que les différents intervenants ont relevé le manque "flagrant" d'outils de stockage et de partage de connaissances.
Le travail médiatique n'a pas échappé aux animateurs de cette table-ronde et aux intervenants qui ont été unanimes à pointer du doigt l'attitude des médias français vis-à-vis du principe de l'autodétermination du peuple sahraoui, consacré pourtant par les résolutions de l'ONU.
Evitant de parler de boycott des médias français, par prudence intellectuelle, les intervenants ont relevé toutefois la méconnaissance des journalistes des tenants et aboutissants du conflit et du processus de décolonisation d'un espace territorial déclaré par les Nations unies, en 1964, territoire non-autonome.
Dans leur analyse et débats, ils n'ont pas manqué d'attirer l'attention sur le fait que les journalistes ne peuvent plus effectuer des reportages dans les territoires occupés du Sahara occidental. Le Maroc interdit aux journalistes étrangers de travailler dans ces territoires depuis l'été 2014. D'autres ont soulevé la problématique de la censure dans les médias français qui montrent, à dessein ou pas, peu d'intérêt à la question du Sahara occidental.
Une chercheuse a même indiqué aux participants qu'elle a été plusieurs fois censurée non pas par les journalistes, mais par les détenteurs de journaux, une fois le travail journalistique réalisé.
Ce qui a poussé un intervenant à pointer du doigt sur la "puissance" du lobby marocain en France. "Le lobby marocain bloque toutes les initiatives en France parce qu'il a une grande influence sur les médias, les diplomates et les politiques", a-t-il souligné, résumant la situation en disant : "Nous  sommes dans un monde cynique".
Dans cette table-ronde, tout le monde s'est accordé à mettre en valeur l'intérêt médiatique et la circulation des informations, saluant les efforts des Sahraouis des territoires occupés qui ont mis en place des mécanismes de production de l'information multimédia en utilisant les réseaux sociaux.
A la fin de la table-ronde, le professeur honoraire de l'Université de Genève, Christiane Perrégaux, a informé l'assistance qu'une pétition a été lancée par les Comités suisses de soutien au peuple sahraoui demandant au Conseil de sécurité de l'ONU d'organiser le référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui avant la fin 2017. Elle est publiée sur le site (www.westernsahara-referendum.org).
Par ailleurs, les organisateurs du colloque ont annoncé qu'ils comptent lancer, en automne, une caravane sur les droits de l'homme au Sahara occidental qui fera le tour des universités françaises.




mardi 30 septembre 2014

La caravane de solidarité «bloquée» à l’entrée de Tanger

La caravane de solidarité «bloquée» à l’entrée de Tanger
Crédit : AFP

La caravane lancée par un groupe d’associations marocaines pour soutenir les migrants, s’est vue refuser l’accès à la ville de Tanger, où elle devait se rendre.

La caravane de solidarité organisée pour dénoncer les crimes racistes et qui devrait se rendre à Tanger le samedi 27 septembre, « a été bloquée à l’entrée de la ville», indique le Gadem, (Groupe antiraciste d’accompagnement et de défense des étrangers et migrants), dans un communiqué. La police qui « retient toujours» la caravane à l’entrée de la ville «dit avoir reçu l’ordre des autorités de l’empêcher de rentrer dans la ville ».
La caravane de solidarité est organisée par un collectif d’associations marocaines soutenu par d’autres associations étrangères. Le groupe se mobilise pour soutenir la communauté de migrants subsahariens victimes de crimes racistes  mais aussi des arrestations et des expulsions arbitraires .
Le groupe a également critiqué  le gouvernement marocain et les forces de l’ordre qu’il accuse de  maintenir « la discrimination dans la violence et le non-droit » et les exhorte « au respect de l’ensemble des textes internationaux » dont le Maroc est signataire.


samedi 21 décembre 2013

Caravanes des travailleuses d'Ouarzazate, victimes de dérives de micro-crédits

 
 APPEL:

Nous, les organisations de gauche, les démocrates, les syndicats et les mouvements démocratiques, sommes solidaires avec les militantes et militants de la CDT de Ouarzazate tout en soutenant les luttes de la classe ouvrière et toute la population de la région de Ouarzazate.

Nos organisations, appellent l’opinion publique nationale et internationale à :
 
- Arrêter l’arnaque et l’exploitation des femmes –micro crédit-

- Dénoncer et arrêter les poursuites tous les militants syndicaux et politiques.

- Condamner la répression, contre les travailleuses, travailleurs et toute la population de la région d’Ouarzazate.

-Casser l’isolement et la marginalisation de la région d’Ouarzazate.

-Découvrir et publier les productions et l’exploitation de la richesse naturelle des mines, notamment celles de d’argent et d’or, exploitées par la société « MANAJIM » dirigée par le Holding de la famille royale.

-Faire bénéficier la région des retombées de cette richesse produite par la sueur des enfants de la région d’Ouarzazate.

-Appliquer la loi concernant les droits élémentaires des ouvriers (sécurité sociale, retraite, congés, etc..).

-Respecter les droits syndicaux des travailleurs et les droits politiques de tous les citoyens.

-Respecter le droit à la dignité, la liberté et à la justice sociale.

-Condamner le licenciement des travailleuses et travailleurs de Ouarzazate (Mines et tourisme) et les réintégrer.

Le Comité de solidarité avec les travailleuses, travailleurs, les mouvements sociaux et toute la population de la région de Ouarzazate appelle toutes les militantes et tous les militants, les organisations politiques démocratiques, les syndicats, les organisations de droits humains et tous les citoyennes et citoyens, à participer massivement et activement à la réussite de la caravane de solidarité du 04 janvier 2014
NB : 
- Pour toute donation de soutien aux travailleurs expulsés, veuillez contacter le coordonateur national de la caravane, EL Alami LAHROUNI au numéro 0661046406, email : lahrounielalami@yahoo.fr
- Visitez la page https://www.facebook.com/CaravaneOuarzazate

Signataires :
- Association Marocaine des Droits Humains
- Syndicats national de l’enseignement (FDT)
- UMT-démocratique-
- CDT
- Forum Vérité et Equité
- Attac-Maroc
- Jeunesse démocratique et progressiste 
- Association nationale pour la protection du finance public
- Parti du Congrès National Itihadi
- Parti socialiste unifié (PSU)
- Parti de la voie démocratique
- Parti d’avant-garde démocratique et socialiste
- association féminines victimes des micro- crédits.
--

samedi 7 décembre 2013

AMRVT : Caravane « la santé, un droit pour tous , Ouvrons les portes aux lueurs de l'espoir »



ASSOCIATION MEDICALE DE REHABILITATION DES VICTIMES DE LA TORTURE (AMRVT)


20 Rue d’Alger – Casablanca  Tel/Fax : 05 22 22 61 27

Email : assoamrvt@yahoo.fr

Caravane médicale

Du  22   au  24  novembre 2013

BOUZNIKA

Sous le thème «  la santé, un droit pour  tous ,  Ouvrons les portes aux lueurs de l'espoir »



  A l’occasion du congrès du Forum Marocain pour la vérité et la  justice qui s’est tenu a Bouznika ,  du  22 au 24 novembre 2013 L’AMRVT  a organisé, une   caravane médicale   aux profit  des congressistes



Notre  mission consistait a prodiguer les premiers soins et d’évaluer l’état social, médical, psychique et psychologique des  victimes de la torture. Pour atteindre ces objectifs, l’AMRVT a mobilisé une équipe médicale composée de médecins généralistes et spécialistes,  et d’une équipe de coordination composée d’accueillantes et de coordinateurs membres de l’association.



Cette caravane  a permis  d’assurer des consultations au profit  de 81 patients dont 67  victimes directes  venant de différentes provinces ayant connu des violations graves des droits de l’homme  particulièrement les provinces de Tinghir, Errachidia, Imilchil, Khenifra , Benimellal, Marrakech, Agadir, Rif….     



   C:\Documents and Settings\redouane\Bureau ordin maison 25 janv 13\MES DOC\PHOTOS\CARAVANE BOUZNIKA  22 AU 24  NOV 13\CARAVANE  BOUZNIKA  22 AU 24 NOV 13 (31).JPG C:\Documents and Settings\redouane\Bureau ordin maison 25 janv 13\MES DOC\PHOTOS\CARAVANE BOUZNIKA  22 AU 24  NOV 13\BOUZNIKA NOV 13- APP CENTRE\caravane Bouznika  22 au 24 novemebr (85).JPG

 Un travail de sensibilisation fut mené auprès  des   victimes, pour faire connaitre l’association et ses objectifs :

·        Accueil et orientation ,réhabilitation  des victimes de la torture, 

·       Assistance d’ordre médicale, psychologique, psychiatrique, sociale et juridique des victimes 

·       Accompagnement des victimes de la torture,  et aide a la réinsertion sociale et professionnelle.

·       Sensibilisation des professionnels de santé, du Droit et du milieu associatif vis-à-vis de la torture 

·       La mise en œuvre de programmes d’action visant à mettre fin aux pratiques de la torture et à leurs conséquences et lutte contre l’impunité.

   Enfin des actions  de sensibilisation ont été prodigués, sur certaines maladies, en particulier le diabète et l’hypertension artérielle . 

 En parallèle  aux activités médicales , durant ces trois jours  l’AMRVT  a exposé une collection  de photos et de tableaux représentant les différentes activités de notre association et d’autres ; en rapport avec les années de plomb , dans le cadre de  la mémoire ,contre l’oubli ,l’impunité et  plus jamais ça ;

A rappeler que notre association a déjà  organisé    plusieurs caravanes médicales dans les régions ayant connu de graves répressions et atteintes aux   droits de l’homme (Khénifra,Marrakech,Benimellal,Tinghir,Imilchil,Figuig,Bouarfa,Tazmamart..)

 Des soins et conseils dispensés ont été très variés (ophtalmologie, ORL, gynécologie, cardiologie ,gastroentérologie, dermatologie, pédiatrie, neurologie, traumatologie, rhumatologie et chirurgie dentaire  …)


La caravane de Bouznika a été passionnante et concluante par

- le nombre de participants, par les soins prodigués, les orientations vers des structures de santé spécialisés

-le nombre important des victimes qui ont pris contact pour la première fois avec notre organisme

- l’intéressement des victimes et des organes de presse, des organisations de droits de l’homme et de la société civile , a l’exposition photos et aux documents reprenant les activités nationales et internationales de l’AMRVT

-Le bon équilibre et la bonne entente de toute l’équipe médicale et de son staff

Enfin  Pour un proche avenir, l’AMRVT a programmé de nouvelles caravanes dans d’autres régions



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mercredi 9 octobre 2013

Migrants : Les belles promesses de Mohammed VI ne sont pas respectées

 Le Maroc aurait interdit une caravane en hommage aux migrants dans le nord

 Depuis l'important assaut perpétré en 2005 à la frontière séparant le Maroc de Ceuta, des ONG espagnoles et marocaines organisent chaque année une caravane en hommage aux victimes. Cette année le Maroc a interdit cet événement, empêchant ainsi l'ONG Chabaka de procéder à ses activités. Celle-ci dénonce la  « contradiction » entre les discours et les faits concernant l'immigration au Maroc.

 
Les autorités marocaines auraient interdit une caravane organisée pars des association qui devait aller de Tanger à Ceuta, dimanche 6 octobre, en hommage aux immigrés morts lors de l'assaut de la clôture frontalière de la ville autonome en 2005, rapporte l’agence de presse espagnole EFE.
Le 29 septembre 2005 pour mémoire, un groupe de plus de 700 migrants subsahariens avait pris d'assaut la clôture frontalière de Ceuta. L’incident avait fait plus d’une centaine de blessés et cinq morts dont trois côté marocain et deux côté espagnol. Ces décès avaient quelque peu créé la polémique car le rapport d'autopsie avait révélé que deux des victimes avaient été tuées par balle. Depuis lors, une caravane est organisée chaque année en hommage aux victimes. Cinq associations devaient prendre part à l’édition 2013, dont trois espagnoles.

Interdiction de projeter des films sur l’immigration ?

Cependant l’interdiction n’était pas, en soi, une surprise pour l’ONG. « Avec le cas de l’an dernier, nous avions prévu un nouveau refus cette année », indique à Yabiladi Aboubakr El Khamlichi, président de Chabaka. En effet, les autorités marocaines avaient également interdit la tenue de cet événement en 2012. Mais ce militant associatif avait tout de même espéré en un changement, s’appuyant sur la nouvelle politique migratoire annoncée par le Maroc, avec notamment la récente décision du roi Mohammed VI de régulariser les sans-papiers.
De plus, l’homme se dit outré par le fait qu’il n’ait pas pu réaliser les activités culturelles, notamment la projection de films sur l’immigration et la présentation de poèmes, prévues au Théâtre Aouama Hadad de Tanger. « Ils nous l’ont interdit malgré l’accord écrit du préfet », dénonce M. Khamlichi.

« Pas de progrès en matière d’immigration »

Dimanche en journée, Chabaka a manifesté son mécontentement à Tanger. L’ONG n’arrive pas à comprendre cette interdiction « sans motif », d’autant que « nous ne faisons pas quelqu’un chose d’interdit », relève le responsable qui signale que lors de la manifestation, « les autorités ont menacé d’arrêter les chauffeurs de l’association ». Tout cela « montre qu'il n'y a pas de progrès en matière d'immigration dans ce pays », déclare M. Khamlichi, ajoutant que « l'interdiction de ces activités pacifiques est contradictoire au discours officiel des ONG qui parlent d'une ouverture sur l'immigration ».

Pour l'instant, les autorités de Tanger, que nous avons tenté en vain de joindre, ne se sont pas encore exprimées à ce sujet. Mais une chose est sûre, les affirmations de M. Khamlichi ne sauraient être de leur goût. D'autant plus que depuis le dernier rapport du CNDH sur l’immigration clandestine au Maroc, le gouvernement entend mener une nouvelle politique migratoire plus « humanisée ». Ce que réitérait récemment le ministre de l’Intérieur, Mohand Laenser, en réaction à l’assaut massif perpétré par plusieurs centaines de migrants sur Ceuta et Melilla.

vendredi 23 novembre 2012

SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS en France

AMMN PAS-DE-CALAIS
SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS

COMMUNIQUE DE PRESSE
« La mémoire au service des droits de l’Homme »
Les participants à la caravane pour réhabiliter la mémoire des mineurs marocains de France s’indignent du sort réservé aux mineurs de Bouazzer et autres mines de la région de Ouarzazate

Les responsables de l’association des mineurs marocains du Nord-pas-de calais (AMMN) présents au Maroc avec le soutien  du Conseil national des droits de l’Homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et le Ministère chargé de la communauté marocaine à l’étranger, sillonnent les villes de Ouarzazate, Tiznit , d’Agadir, Goulimine et Taroudant, en vue de valoriser et de réhabiliter la mémoire et l’histoire des mineurs marocains installés dans le Pas-De Calais en France et rappeler leurs droits. 
L’AMMN s’est réjouie de l’apport des institutions marocaines pour la réussite de cette caravane et l’avancé de notre pays dans le chemin des réformes avec la volonté de réhabiliter les victimes des années dites de «plomb » . Durant cette caravane, nous avons eu la liberté d’exprimer publiquement et devant les hauts fonctionnaires de l’Etat la nécessité de réparer les dégâts causés par la signature par le Maroc des accords avec la France pour brader les droits des mineurs marocains et les renvoyer dans le pays sans aucune couverture sociale. 
La solidarité entre mineurs nous a aussi conduits, à rencontrer les mineurs de la région de Ouarzazate et leurs familles.  L'A.M.M.N a souhaité  avec cette caravane de la mémoire au service des droits humains témoigner sa solidarité aux mineurs en grève notamment à BOU AZZER où la répression est omniprésente. 
Des  mineurs marocains sont venus témoigner aux militants de l'A.M.M.N de leurs terribles conditions de travail et des multiples violations des droits du travail marocain. Un pays qui ne respecte pas sa propre législation et un pays qui perd la confiance de ses propres enfants. Dans nos régions d’origine, loin des grandes villes, l'Etat marocain est incapable de faire respecter par des entreprises "Gangster" son propre code de travail (Smic, titularisation, congés payés...)

L'A.M.M.N soutient les mineurs et leurs familles en lutte et demande le respect du droit du travail  et le respect de la dignité humaine.

La caravane présente à Tiznit et sa région jusqu’  au 17 novembre, à Taroudant et sa région du 19 au 23 novembre, à Guelmim et sa région du 26 au 30 novembre et à Agadir du 3 au 8 décembre 2012 relayera ici au Maroc et en France les revendications légitimes des mineurs de la région de Ouarzazate.   
Contact presse :                                                                                                                         Abdallah Samat Président de l’AMMN: 00212 (0)678779853   
  33 rue casimir Beuget 59187 DECHY/Tél : 03.27.96.23.34 /Fax : 03.27.98.14.76/Ammn59-62@wanadoo.fr
  • Par Khouya Mhamed,AMMN PAS-DE-CALAIS
    SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS

              COMMUNIQUE DE PRESSE

               « La mémoire au service des droits de l’Homme »

    Les participants à la caravane pour réhabiliter la mémoire des mineurs marocains de France s’indignent du sort réservé aux mineurs de Bouazzer et autres mines de la région de Ouarzazate

    Les responsables de l’association des mineurs marocains du Nord-pas-de Calais (AMMN) présents au Maroc avec le soutien du Conseil national des droits de l’Homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et le Ministère chargé de la communauté marocaine à l’étranger, sillonnent les villes de Ouarzazate, Tiznit , d’Agadir, Goulimine et Taroudant, en vue de valoriser et de réhabiliter la mémoire et l’histoire des mineurs marocains installés dans le Pas-De Calais en France et rappeler leurs droits.
    L’AMMN s’est réjouie de l’apport des institutions marocaines pour la réussite de cette caravane et l’avancée de notre pays dans le chemin des réformes avec la volonté de réhabiliter les victimes des années dites de «plomb » . Durant cette caravane, nous avons eu la liberté d’exprimer publiquement et devant les hauts fonctionnaires de l’Etat la nécessité de réparer les dégâts causés par la signature par le Maroc des accords avec la France pour brader les droits des mineurs marocains et les renvoyer dans le pays sans aucune couverture sociale.
    La solidarité entre mineurs nous a aussi conduits, à rencontrer les mineurs de la région de Ouarzazate et leurs familles. L'A.M.M.N a souhaité avec cette caravane de la mémoire au service des droits humains témoigner sa solidarité aux mineurs en grève notamment à BOU AZZER où la répression est omniprésente.
    Des mineurs marocains sont venus témoigner aux militants de l'A.M.M.N de leurs terribles conditions de travail et des multiples violations des droits du travail marocain. Un pays qui ne respecte pas sa propre législation et un pays qui perd la confiance de ses propres enfants. Dans nos régions d’origine, loin des grandes villes, l'Etat marocain est incapable de faire respecter par des entreprises "Gangster" son propre code de travail (Smic, titularisation, congés payés...)

    L'A.M.M.N soutient les mineurs et leurs familles en lutte et demande le respect du droit du travail et le respect de la dignité humaine.

    La caravane présente à Tiznit et sa région jusqu’ au 17 novembre, à Taroudant et sa région du 19 au 23 novembre, à Guelmim et sa région du 26 au 30 novembre et à Agadir du 3 au 8 décembre 2012 relayera ici au Maroc et en France les revendications légitimes des mineurs de la région de Ouarzazate. 

    Contact presse : Abdallah Samat Président de l’AMMN:
    00212 (0)678779853
    33 rue casimir Beuget 59187 DECHY
    /Tél : 03.27.96.23.34 /Fax : 03.27.98.14.76/Ammn59-62@wanadoo.fr
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    AMMN PAS-DE-CALAIS
SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS

COMMUNIQUE DE PRESSE
« La mémoire au service des droits de l’Homme »
Les participants à la caravane pour réhabiliter la mémoire des mineurs marocains de France s’indignent du sort réservé aux mineurs de Bouazzer et autres mines de la région de Ouarzazate

Les responsables de l’association des mineurs marocains du Nord-pas-de calais (AMMN) présents au Maroc avec le soutien  du Conseil national des droits de l’Homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et le Ministère chargé de la communauté marocaine à l’étranger, sillonnent les villes de Ouarzazate, Tiznit , d’Agadir, Goulimine et Taroudant, en vue de valoriser et de réhabiliter la mémoire et l’histoire des mineurs marocains installés dans le Pas-De Calais en France et rappeler leurs droits. 
L’AMMN s’est réjouie de l’apport des institutions marocaines pour la réussite de cette caravane et l’avancé de notre pays dans le chemin des réformes avec la volonté de réhabiliter les victimes des années dites de «plomb » . Durant cette caravane, nous avons eu la liberté d’exprimer publiquement et devant les hauts fonctionnaires de l’Etat la nécessité de réparer les dégâts causés par la signature par le Maroc des accords avec la France pour brader les droits des mineurs marocains et les renvoyer dans le pays sans aucune couverture sociale. 
La solidarité entre mineurs nous a aussi conduits, à rencontrer les mineurs de la région de Ouarzazate et leurs familles.  L'A.M.M.N a souhaité  avec cette caravane de la mémoire au service des droits humains témoigner sa solidarité aux mineurs en grève notamment à BOU AZZER où la répression est omniprésente. 
Des  mineurs marocains sont venus témoigner aux militants de l'A.M.M.N de leurs terribles conditions de travail et des multiples violations des droits du travail marocain. Un pays qui ne respecte pas sa propre législation et un pays qui perd la confiance de ses propres enfants. Dans nos régions d’origine, loin des grandes villes, l'Etat marocain est incapable de faire respecter par des entreprises "Gangster" son propre code de travail (Smic, titularisation, congés payés...)

L'A.M.M.N soutient les mineurs et leurs familles en lutte et demande le respect du droit du travail  et le respect de la dignité humaine.

La caravane présente à Tiznit et sa région jusqu’  au 17 novembre, à Taroudant et sa région du 19 au 23 novembre, à Guelmim et sa région du 26 au 30 novembre et à Agadir du 3 au 8 décembre 2012 relayera ici au Maroc et en France les revendications légitimes des mineurs de la région de Ouarzazate.   
Contact presse :                                                                                                                         Abdallah Samat Président de l’AMMN: 00212 (0)678779853   
  33 rue casimir Beuget 59187 DECHY/Tél : 03.27.96.23.34 /Fax : 03.27.98.14.76/Ammn59-62@wanadoo.fr

    Abdellah Samate, une figure illustre du combat des mineurs marocains en France 

    Écrit par La rédaction, 11/11/2012

    Ancien mineur de fond et fervent militant dans le combat des anciens mineurs marocains du Nord-Pas-de-Calais, Abdellah Samate a reçu en 2009, et avec mérite, la médaille française de la légion d’honneur. En tant que Président de l’Association des Mineurs Marocains du Nord-Pas-de Calais (AMMN), il continue à lutter sur différents fronts en faveur des centaines de marocains qui ont été engagés dans les houillères de France, victimes d’exploitation et de méconnaissance. Retour sur une époque riche en émotions que Mr Abdellah Samat a vécu corps et âme.
    Abdellah Samat à Ouarzazate - mineurs marocains en France par A. Azizi

    Tout a commencé au début des années soixante. La France avait un besoin urgent de mineurs de fond après le départ des polonais et le désintérêt des ouvriers français pour ce genre de travail semé de dangers. Un certain Félix M est entré en ligne auprès des autorités françaises et prétendait connaitre des gens, en l’occurrence les hommes du sud-est du Maroc, qui répondent parfaitement aux critères exigés par la France : patience, persévérance, soumission et illettrisme particulièrement en langue française. Il a ainsi été chargé alors par les autorités en question pour recruter ces personnes dans des conditions pour le moins inhumaines avant de les envoyer dans les houillères du Nord-Pas-de Calais.

    Une brèche pour sortir de la misère
    L’indigence nous a poussés à nous diriger vers l’inconnu qui était une brèche d’espoir pour sortir de la misère, nous qui avions en charge des familles très modestes. Nous avons alors quitté notre pays en quête d’une vie meilleure. Une fois arrivés en France, le rêve est devenu cauchemar. Nous avons vécu dans des conditions dures. Nous habitions dans des baraques sans chauffage et sans eau. Au début, 1963, nous travaillions avec un contrat renouvelable d’un an. En cas d’accidents de travail ou de maladie, surtout de silicose, nous étions menacés de licenciement.

    Cette précarité sociale et cette défaillance juridique nous ont menés à sortir de notre docilité. Nous avons alors commencé à contacter les syndicats pour défendre nos droits. Un contrat de 18 mois a été mis en place. Ce contrat traduit encore une fois la mauvaise intention des responsables français à notre égard. Ils savaient bien que les mineurs marocains étaient fortement attachés à leurs familles et à leur pays. Chose qu’ils avaient bien exploitée. Un faux avantage dit visite de famille pour 3 mois a été intégré dans ce fameux contrat afin de persuader les mineurs de le signer. Environ 95% d’entre nous avaient signé ce contrat, moi j’ai refusé de le faire. C’était un stratagème de leur part pour se débarrasser sans difficulté des personnes inaptes notamment les malades de silicoses, les blessés, ceux qui souffrent de surdité et les membres qui font partie des syndicats. Dans ce cadre, de nombreux mineurs ont été licenciés.
    Les mineurs de la Lorraine (autre département français avec des houillères NDLR), quant à eux, avaient entamé une grève d’un mois et nous avions manifesté notre solidarité avec eux. Nos revendications étaient claires : annuler le contrat de 18 mois et avoir le même statut de mineur que les autres nationalités. Durant ce bras de fer entre les responsables miniers et les mineurs, la France a contacté les autorités marocaines. Rabat a dépêché un émissaire en France pour faire avancer les négociations. De fausses promesses nous ont été transmises oralement. En 1985, un accord a été signé entre le Maroc et la France par l’ambassadeur du Maroc à Paris Mr Youssef B. Ils nous ont fait comprendre clairement qu’il faut accepter les principes de cet accord signé à notre insu. Je leur ai demandé de nous laisser au moins une chance de dialogue avec les autorités de notre pays.

    Au début des années quatre vingt six, le drame du retour en masse des mineurs et leurs familles au Maroc a commencé. Nombreux sont ceux qui ont été obligés de rentrer au bled, surtout les mineurs issus de Ouarzazate. C’était une sorte d’expulsion sous menace qui a englouti les mineurs dans une situation plus précaire qu’avant : privés de la sécurité sociale, la scolarité de leurs enfants fut interrompue, de maigres pensions, des malades qui ne sont plus pris en charge ... En 1987 nous avons reçu des lettres de menace pour rentrer au Maroc parce que les mines allaient être définitivement fermées. L’option de la lutte était inévitable. Alors nous avons créé le collectif des mineurs marocains au sein de Confédération Générale du Travail (CGT). Nous avons bloqué les mines pendant deux mois pour obliger les responsables à passer aux négociations. Parallèlement à notre combat en France, nous avons également créé un comité composé de neuf personnes chargé de se concerter avec les instances marocaines en l’occurrence le parlement et le gouvernement. Mais les résultats étaient décevants. Dans ce climat de tension, nous avons occupé le siège de la direction des mines. Le directeur et deux ingénieurs ont été bloqués dans leurs bureaux toute la journée. Enfin les responsables français avaient accepté de négocier. Notre interlocuteur était le directeur général Mr Verlaine. Un accord a été signé. Il intégrait alors nos principales revendications : droit à la reconversion, retraite anticipée, retraite normale, congé charbonnier, droit à la création d’entreprise, droit de retour au Maroc ...

    Or dans la réalité, les entreprises refusaient d’embaucher des mineurs illettrés et épuisés par les maladies spécifiques aux mines. De nombreux mineurs souffrent aujourd’hui en France. Leurs homologues rentrés au Maroc ne sont pas mieux lotis. Dernièrement, le Maroc et la France ont signé un accord relatif au dossier des anciens mineurs marocains du Nord-Pas-de Calais. Mais il n’est pas encore mis en œuvre.
    Nous méritons une reconnaissance de la part des responsables marocains
    La Maroc doit d’abord procéder à un recensement des mineurs marocains du Nord de France : leur nombre, leurs origines, leur état de santé, leur situation socioéconomique et familiale, la scolarité de leurs enfants ... Il est du devoir des responsables marocains de se pencher sérieusement sur ce dossier. Il faut être reconnaissant à ces ressortissants qui ont sacrifié leur vie pour leur pays auquel ils ont rapporté des devises. Il faut donc rendre droit et hommage à ces gens avant qu’il ne soit tard. Nous méritons une reconnaissance de la part des responsables marocains en récompense à notre dévouement voir notre attachement à notre pays.

    Finalement j’appelle les anciens mineurs marocains du Nord- Pas-de Calais à se regrouper dans un cadre associatif ou syndical pour continuer à mieux défendre leurs droits légitimes. 
    Dans le cadre de l’organisation de la caravane des mineurs marocains Nord-Pas-de-Calais, je tiens à remercier le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME), le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), la Province et le conseil municipal de Ouarzazate pour leur coopération.

    A découvrir :
    - Sur almaouja.com : Ricardo Montserrat, un artiste engagé aux côtés des mineurs marocains
    Sur almaouja.com : mémoires d'un mineur marocain dans les houillères du Nord Pas de Calais
    - Sur almaouja.com : Une femme qui milite pour le droit et la dignité des anciens mineurs marocains Nord-Pas-de Calais
    Sur almaouja.com : la caravane des mineurs marocains du Nord-Pas-de-Calais
    Présentation officielle de la caravane
    Programme de la caravane
    Dans la presse : article de l'Observateur
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