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vendredi 23 novembre 2012

SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS en France

AMMN PAS-DE-CALAIS
SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS

COMMUNIQUE DE PRESSE
« La mémoire au service des droits de l’Homme »
Les participants à la caravane pour réhabiliter la mémoire des mineurs marocains de France s’indignent du sort réservé aux mineurs de Bouazzer et autres mines de la région de Ouarzazate

Les responsables de l’association des mineurs marocains du Nord-pas-de calais (AMMN) présents au Maroc avec le soutien  du Conseil national des droits de l’Homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et le Ministère chargé de la communauté marocaine à l’étranger, sillonnent les villes de Ouarzazate, Tiznit , d’Agadir, Goulimine et Taroudant, en vue de valoriser et de réhabiliter la mémoire et l’histoire des mineurs marocains installés dans le Pas-De Calais en France et rappeler leurs droits. 
L’AMMN s’est réjouie de l’apport des institutions marocaines pour la réussite de cette caravane et l’avancé de notre pays dans le chemin des réformes avec la volonté de réhabiliter les victimes des années dites de «plomb » . Durant cette caravane, nous avons eu la liberté d’exprimer publiquement et devant les hauts fonctionnaires de l’Etat la nécessité de réparer les dégâts causés par la signature par le Maroc des accords avec la France pour brader les droits des mineurs marocains et les renvoyer dans le pays sans aucune couverture sociale. 
La solidarité entre mineurs nous a aussi conduits, à rencontrer les mineurs de la région de Ouarzazate et leurs familles.  L'A.M.M.N a souhaité  avec cette caravane de la mémoire au service des droits humains témoigner sa solidarité aux mineurs en grève notamment à BOU AZZER où la répression est omniprésente. 
Des  mineurs marocains sont venus témoigner aux militants de l'A.M.M.N de leurs terribles conditions de travail et des multiples violations des droits du travail marocain. Un pays qui ne respecte pas sa propre législation et un pays qui perd la confiance de ses propres enfants. Dans nos régions d’origine, loin des grandes villes, l'Etat marocain est incapable de faire respecter par des entreprises "Gangster" son propre code de travail (Smic, titularisation, congés payés...)

L'A.M.M.N soutient les mineurs et leurs familles en lutte et demande le respect du droit du travail  et le respect de la dignité humaine.

La caravane présente à Tiznit et sa région jusqu’  au 17 novembre, à Taroudant et sa région du 19 au 23 novembre, à Guelmim et sa région du 26 au 30 novembre et à Agadir du 3 au 8 décembre 2012 relayera ici au Maroc et en France les revendications légitimes des mineurs de la région de Ouarzazate.   
Contact presse :                                                                                                                         Abdallah Samat Président de l’AMMN: 00212 (0)678779853   
  33 rue casimir Beuget 59187 DECHY/Tél : 03.27.96.23.34 /Fax : 03.27.98.14.76/Ammn59-62@wanadoo.fr
  • Par Khouya Mhamed,AMMN PAS-DE-CALAIS
    SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS

              COMMUNIQUE DE PRESSE

               « La mémoire au service des droits de l’Homme »

    Les participants à la caravane pour réhabiliter la mémoire des mineurs marocains de France s’indignent du sort réservé aux mineurs de Bouazzer et autres mines de la région de Ouarzazate

    Les responsables de l’association des mineurs marocains du Nord-pas-de Calais (AMMN) présents au Maroc avec le soutien du Conseil national des droits de l’Homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et le Ministère chargé de la communauté marocaine à l’étranger, sillonnent les villes de Ouarzazate, Tiznit , d’Agadir, Goulimine et Taroudant, en vue de valoriser et de réhabiliter la mémoire et l’histoire des mineurs marocains installés dans le Pas-De Calais en France et rappeler leurs droits.
    L’AMMN s’est réjouie de l’apport des institutions marocaines pour la réussite de cette caravane et l’avancée de notre pays dans le chemin des réformes avec la volonté de réhabiliter les victimes des années dites de «plomb » . Durant cette caravane, nous avons eu la liberté d’exprimer publiquement et devant les hauts fonctionnaires de l’Etat la nécessité de réparer les dégâts causés par la signature par le Maroc des accords avec la France pour brader les droits des mineurs marocains et les renvoyer dans le pays sans aucune couverture sociale.
    La solidarité entre mineurs nous a aussi conduits, à rencontrer les mineurs de la région de Ouarzazate et leurs familles. L'A.M.M.N a souhaité avec cette caravane de la mémoire au service des droits humains témoigner sa solidarité aux mineurs en grève notamment à BOU AZZER où la répression est omniprésente.
    Des mineurs marocains sont venus témoigner aux militants de l'A.M.M.N de leurs terribles conditions de travail et des multiples violations des droits du travail marocain. Un pays qui ne respecte pas sa propre législation et un pays qui perd la confiance de ses propres enfants. Dans nos régions d’origine, loin des grandes villes, l'Etat marocain est incapable de faire respecter par des entreprises "Gangster" son propre code de travail (Smic, titularisation, congés payés...)

    L'A.M.M.N soutient les mineurs et leurs familles en lutte et demande le respect du droit du travail et le respect de la dignité humaine.

    La caravane présente à Tiznit et sa région jusqu’ au 17 novembre, à Taroudant et sa région du 19 au 23 novembre, à Guelmim et sa région du 26 au 30 novembre et à Agadir du 3 au 8 décembre 2012 relayera ici au Maroc et en France les revendications légitimes des mineurs de la région de Ouarzazate. 

    Contact presse : Abdallah Samat Président de l’AMMN:
    00212 (0)678779853
    33 rue casimir Beuget 59187 DECHY
    /Tél : 03.27.96.23.34 /Fax : 03.27.98.14.76/Ammn59-62@wanadoo.fr
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    AMMN PAS-DE-CALAIS
SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS

COMMUNIQUE DE PRESSE
« La mémoire au service des droits de l’Homme »
Les participants à la caravane pour réhabiliter la mémoire des mineurs marocains de France s’indignent du sort réservé aux mineurs de Bouazzer et autres mines de la région de Ouarzazate

Les responsables de l’association des mineurs marocains du Nord-pas-de calais (AMMN) présents au Maroc avec le soutien  du Conseil national des droits de l’Homme, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger et le Ministère chargé de la communauté marocaine à l’étranger, sillonnent les villes de Ouarzazate, Tiznit , d’Agadir, Goulimine et Taroudant, en vue de valoriser et de réhabiliter la mémoire et l’histoire des mineurs marocains installés dans le Pas-De Calais en France et rappeler leurs droits. 
L’AMMN s’est réjouie de l’apport des institutions marocaines pour la réussite de cette caravane et l’avancé de notre pays dans le chemin des réformes avec la volonté de réhabiliter les victimes des années dites de «plomb » . Durant cette caravane, nous avons eu la liberté d’exprimer publiquement et devant les hauts fonctionnaires de l’Etat la nécessité de réparer les dégâts causés par la signature par le Maroc des accords avec la France pour brader les droits des mineurs marocains et les renvoyer dans le pays sans aucune couverture sociale. 
La solidarité entre mineurs nous a aussi conduits, à rencontrer les mineurs de la région de Ouarzazate et leurs familles.  L'A.M.M.N a souhaité  avec cette caravane de la mémoire au service des droits humains témoigner sa solidarité aux mineurs en grève notamment à BOU AZZER où la répression est omniprésente. 
Des  mineurs marocains sont venus témoigner aux militants de l'A.M.M.N de leurs terribles conditions de travail et des multiples violations des droits du travail marocain. Un pays qui ne respecte pas sa propre législation et un pays qui perd la confiance de ses propres enfants. Dans nos régions d’origine, loin des grandes villes, l'Etat marocain est incapable de faire respecter par des entreprises "Gangster" son propre code de travail (Smic, titularisation, congés payés...)

L'A.M.M.N soutient les mineurs et leurs familles en lutte et demande le respect du droit du travail  et le respect de la dignité humaine.

La caravane présente à Tiznit et sa région jusqu’  au 17 novembre, à Taroudant et sa région du 19 au 23 novembre, à Guelmim et sa région du 26 au 30 novembre et à Agadir du 3 au 8 décembre 2012 relayera ici au Maroc et en France les revendications légitimes des mineurs de la région de Ouarzazate.   
Contact presse :                                                                                                                         Abdallah Samat Président de l’AMMN: 00212 (0)678779853   
  33 rue casimir Beuget 59187 DECHY/Tél : 03.27.96.23.34 /Fax : 03.27.98.14.76/Ammn59-62@wanadoo.fr

    Abdellah Samate, une figure illustre du combat des mineurs marocains en France 

    Écrit par La rédaction, 11/11/2012

    Ancien mineur de fond et fervent militant dans le combat des anciens mineurs marocains du Nord-Pas-de-Calais, Abdellah Samate a reçu en 2009, et avec mérite, la médaille française de la légion d’honneur. En tant que Président de l’Association des Mineurs Marocains du Nord-Pas-de Calais (AMMN), il continue à lutter sur différents fronts en faveur des centaines de marocains qui ont été engagés dans les houillères de France, victimes d’exploitation et de méconnaissance. Retour sur une époque riche en émotions que Mr Abdellah Samat a vécu corps et âme.
    Abdellah Samat à Ouarzazate - mineurs marocains en France par A. Azizi

    Tout a commencé au début des années soixante. La France avait un besoin urgent de mineurs de fond après le départ des polonais et le désintérêt des ouvriers français pour ce genre de travail semé de dangers. Un certain Félix M est entré en ligne auprès des autorités françaises et prétendait connaitre des gens, en l’occurrence les hommes du sud-est du Maroc, qui répondent parfaitement aux critères exigés par la France : patience, persévérance, soumission et illettrisme particulièrement en langue française. Il a ainsi été chargé alors par les autorités en question pour recruter ces personnes dans des conditions pour le moins inhumaines avant de les envoyer dans les houillères du Nord-Pas-de Calais.

    Une brèche pour sortir de la misère
    L’indigence nous a poussés à nous diriger vers l’inconnu qui était une brèche d’espoir pour sortir de la misère, nous qui avions en charge des familles très modestes. Nous avons alors quitté notre pays en quête d’une vie meilleure. Une fois arrivés en France, le rêve est devenu cauchemar. Nous avons vécu dans des conditions dures. Nous habitions dans des baraques sans chauffage et sans eau. Au début, 1963, nous travaillions avec un contrat renouvelable d’un an. En cas d’accidents de travail ou de maladie, surtout de silicose, nous étions menacés de licenciement.

    Cette précarité sociale et cette défaillance juridique nous ont menés à sortir de notre docilité. Nous avons alors commencé à contacter les syndicats pour défendre nos droits. Un contrat de 18 mois a été mis en place. Ce contrat traduit encore une fois la mauvaise intention des responsables français à notre égard. Ils savaient bien que les mineurs marocains étaient fortement attachés à leurs familles et à leur pays. Chose qu’ils avaient bien exploitée. Un faux avantage dit visite de famille pour 3 mois a été intégré dans ce fameux contrat afin de persuader les mineurs de le signer. Environ 95% d’entre nous avaient signé ce contrat, moi j’ai refusé de le faire. C’était un stratagème de leur part pour se débarrasser sans difficulté des personnes inaptes notamment les malades de silicoses, les blessés, ceux qui souffrent de surdité et les membres qui font partie des syndicats. Dans ce cadre, de nombreux mineurs ont été licenciés.
    Les mineurs de la Lorraine (autre département français avec des houillères NDLR), quant à eux, avaient entamé une grève d’un mois et nous avions manifesté notre solidarité avec eux. Nos revendications étaient claires : annuler le contrat de 18 mois et avoir le même statut de mineur que les autres nationalités. Durant ce bras de fer entre les responsables miniers et les mineurs, la France a contacté les autorités marocaines. Rabat a dépêché un émissaire en France pour faire avancer les négociations. De fausses promesses nous ont été transmises oralement. En 1985, un accord a été signé entre le Maroc et la France par l’ambassadeur du Maroc à Paris Mr Youssef B. Ils nous ont fait comprendre clairement qu’il faut accepter les principes de cet accord signé à notre insu. Je leur ai demandé de nous laisser au moins une chance de dialogue avec les autorités de notre pays.

    Au début des années quatre vingt six, le drame du retour en masse des mineurs et leurs familles au Maroc a commencé. Nombreux sont ceux qui ont été obligés de rentrer au bled, surtout les mineurs issus de Ouarzazate. C’était une sorte d’expulsion sous menace qui a englouti les mineurs dans une situation plus précaire qu’avant : privés de la sécurité sociale, la scolarité de leurs enfants fut interrompue, de maigres pensions, des malades qui ne sont plus pris en charge ... En 1987 nous avons reçu des lettres de menace pour rentrer au Maroc parce que les mines allaient être définitivement fermées. L’option de la lutte était inévitable. Alors nous avons créé le collectif des mineurs marocains au sein de Confédération Générale du Travail (CGT). Nous avons bloqué les mines pendant deux mois pour obliger les responsables à passer aux négociations. Parallèlement à notre combat en France, nous avons également créé un comité composé de neuf personnes chargé de se concerter avec les instances marocaines en l’occurrence le parlement et le gouvernement. Mais les résultats étaient décevants. Dans ce climat de tension, nous avons occupé le siège de la direction des mines. Le directeur et deux ingénieurs ont été bloqués dans leurs bureaux toute la journée. Enfin les responsables français avaient accepté de négocier. Notre interlocuteur était le directeur général Mr Verlaine. Un accord a été signé. Il intégrait alors nos principales revendications : droit à la reconversion, retraite anticipée, retraite normale, congé charbonnier, droit à la création d’entreprise, droit de retour au Maroc ...

    Or dans la réalité, les entreprises refusaient d’embaucher des mineurs illettrés et épuisés par les maladies spécifiques aux mines. De nombreux mineurs souffrent aujourd’hui en France. Leurs homologues rentrés au Maroc ne sont pas mieux lotis. Dernièrement, le Maroc et la France ont signé un accord relatif au dossier des anciens mineurs marocains du Nord-Pas-de Calais. Mais il n’est pas encore mis en œuvre.
    Nous méritons une reconnaissance de la part des responsables marocains
    La Maroc doit d’abord procéder à un recensement des mineurs marocains du Nord de France : leur nombre, leurs origines, leur état de santé, leur situation socioéconomique et familiale, la scolarité de leurs enfants ... Il est du devoir des responsables marocains de se pencher sérieusement sur ce dossier. Il faut être reconnaissant à ces ressortissants qui ont sacrifié leur vie pour leur pays auquel ils ont rapporté des devises. Il faut donc rendre droit et hommage à ces gens avant qu’il ne soit tard. Nous méritons une reconnaissance de la part des responsables marocains en récompense à notre dévouement voir notre attachement à notre pays.

    Finalement j’appelle les anciens mineurs marocains du Nord- Pas-de Calais à se regrouper dans un cadre associatif ou syndical pour continuer à mieux défendre leurs droits légitimes. 
    Dans le cadre de l’organisation de la caravane des mineurs marocains Nord-Pas-de-Calais, je tiens à remercier le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME), le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), la Province et le conseil municipal de Ouarzazate pour leur coopération.

    A découvrir :
    - Sur almaouja.com : Ricardo Montserrat, un artiste engagé aux côtés des mineurs marocains
    - Sur almaouja.com : mémoires d'un mineur marocain dans les houillères du Nord Pas de Calais
    - Sur almaouja.com : Une femme qui milite pour le droit et la dignité des anciens mineurs marocains Nord-Pas-de Calais
    - Sur almaouja.com : la caravane des mineurs marocains du Nord-Pas-de-Calais
    - Présentation officielle de la caravane
    - Programme de la caravane
    - Dans la presse : article de l'Observateur
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dimanche 18 novembre 2012

URGENT : Hamid Majdi arrêté ! SOLIDARITE AVEC LES MINEURS MAROCAINS.


A diffuser largement chèr(e)s Camarades Les...
Par Didier Andreau
, 14/11/2012
 
 Les mineurs de la mine de Bouazare, région d’Ouarzazate au Sud-est du Maroc –du Groupe de la société Managem, filière de l’ONA, holding de la famille royale du Maroc- ces mineurs sont sauvagement attaqués et tabassés par la gendarmerie royale, les Forces auxiliaires pour la simple raison qu’ils ont adhérés à la CDT de Ouarzazate (Confédération Démocratique du Travail), qu’ils ont réclamé leurs droits bafoués par l’État et la société surtout en ce qui concerne l’application du code de travail, (réintégration des mineurs licenciés abusivement, Cnss (sécurité sociale), AMO, congés, carte de travail, ancienneté, condition de travail, CDI ..Etc.)

 Les mineurs et leur syndicat ont lancé alors la grève à la mine et c’est là que l’autorité locale, la gendarmerie royale, les forces auxiliaires, et le procureur du Roi à Ouarzazate, se sont mobilisés pour casser la grève et la CDT de Ouarzazate. Ces attaques sauvages ont entrainé des dizaines de blessés dont quatre le sont grièvement. 

Merci pour votre soutien .On en a vraiment besoin. Vous trouverez ci-dessous l'article que notre ami Ricardo Montserrat a publié dans l'Humanité à ce sujet, et celui qu'a publié un journal économique pourtant conservateur. 
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Par Hamid Majdi, CDT Ouarzazate

 A peine avons-nous remporté en appel devant la justice l'acquittement de six mineurs injustement condamnés à un an de prison ferme, que la police a sauvagement attaqué les mineurs qui faisaient un sit-in pacifique devant l'administration de la mine, faisant plusieurs blessés graves, et arrêtant les élus syndicaux, dont le secrétaire de Taznakht. Notre grand problème est l'isolement de la région, l'enclavement, et la censure qui rendent très difficile la diffusion des nouvelles de notre lutte. Peu de gens savent que nous avons rassemblé et nous rassemblons plusieurs milliers de gens de Ouarzazate, tous métiers réunis dans les marches de soutien aux mineurs en grève. 

Personne ne connaît le combat que mènent les personnels hôteliers contre l'esclavagisme pratiqué par les sociétés hôtelières. Personne ne sait que les sociétés concernées ont été plusieurs fois condamnées mais que personne n'a fait respecter les condamnations. 

Nous ne demandons que l'application effective du droit, de la loi et de la constitution. Comptant sur votre soutien, celui de vos amis, celui des démocrates et syndicalistes français et européens, en ce jour de lutte, je vous prie de croire, chers camarades , en l'expression de mon amitié et de ma fraternité. 
Fraternellement, Hamid Majdi, CDT Ouarzazate, Maroc 00212668514647 hamidmajdi2e@yahoo.fr 
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DOCUMENT 1 L' ECONOMISTE 
 De notre correspondante, Fatiha Nakhli,  l'Economiste</br>

Les mineurs de Bou Azzer en rogne
  21 ouvriers congédiés, 4 transférés à l’origine du conflit Un débrayage est annoncé pour le 12 novembre Chaque jour de grève engendre quelque 4 millions de DH de pertes Grosse tension dans les mines de Bou-Azzer du groupe Managem, entre la société sous-traitante Agzoumi et ses employés. Le conflit qui traîne depuis quelques mois déjà, reste toujours sans issue (Cf notre édition N° 3890 du 17 octobre 2012). En effet, cette situation de crise entre la société sous-traitante en question et ses employés dure depuis le mois d’avril dernier. Ce qui a engendré la fermeture de la mine entre le mois de mai et juin entraînant ainsi des pertes s’élevant à près de quatre millions de DH par jour non travaillé, soit des centaines de millions de DH depuis le début de ce conflit. Une nouvelle grève est annoncée pour lundi prochain par la CDT qui veut soutenir ses adhérents. Une décision syndicale motivée par le licenciement de 21 ouvriers et le transfert «abusif» de 4 autres, est-il indiqué dans un communiqué. D’après un syndicaliste de la CDT, la société Agzoumi bafoue les droits des ouvriers en ne les déclarant pas, du moins pas tous. Leurs contrats de travail sont renouvelés indéfiniment tous les trois mois et cela fait des années que cela dure. Ainsi, certains d’entre eux, après trente ans de travail ne bénéficieront même pas de leurs droits les plus basiques puisqu’ils n’ont jamais été déclarés. Du côté de la société Agzoumi, la version est différente. «Il s’agit de 48 opérateurs qui ont été licenciés pour insubordination, absences injustifiées et surtout refus de travailler», déclare Abdeslam Yahyaoui représentant de la société Agzoumi dans la région. Ce dernier ajoute que de nombreuses tentatives ont été menées pour redresser la situation avec les opérateurs, mais en vain. Pour rappel, une grève générale a été menée le 15 octobre dernier à Ouarzazate. Ce sont ainsi 35 secteurs relevant du public et du privé qui ont été mobilisés en réponse à l’appel de la CDT. Des sit-in ont été par ailleurs organisés devant le tribunal de Première instance et devant le siège de la province d’Ouarzazate. Cette situation de crise est en réaction à l’arrestation de huit ouvriers déférés ce jour-là devant la Justice avec pour motif d’accusation entre autres l’entrave au libre exercice du travail. Et ce, sur la base de l’article 288 du code pénal. Cinq ouvriers ont fini par être libérés, les trois autres condamnés à 5 mois de prison ferme et à 5000 DH d’amende. Ils ont par la suite été relâchés le 29 octobre et restent poursuivis en liberté provisoire. C’est ce qui a été décidé lors d’une audience de la Cour d’Appel de la ville. Le dossier sera examiné de nouveau par le 12 novembre. C’est précisément ce jour qui a été choisi par les syndicalistes pour mener une nouvelle grève de 24 heures prolongeables, en plus de sit-in sur les lieux de travail, précise le communiqué.
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Par Ricardo Montserrat, co-auteur avec l’AMMN de Mauvaise Mine. 7 novembre 2012

ILS ENDURENT 

Ouarzazate, avec les Anciens Mineurs Marocains du Nord-Pas-de-Calais qui mettent leur mémoire douloureuse au service des droits humains. Décor de ciné. L’Atlas peint à la main sur une toile de velours. Mais ce n’est pas le tourisme, l’âme de ce pays enclavé, mais les mines de métaux précieux où ahane un petit peuple en révolte contre l’inacceptable. Oh, le voyage en humanité que je fais dans cette guerre oubliée des média, auprès de jeunes résistants, si minés par la silicose qu’ils paraissent sortir d’un camp ! Ils ne disent pas « résister » mais « endurer ». Grève générale. « Plus ils répriment, plus ils nous renforcent ! », lance Majdi, beau tribun de la CDT, à la gueule de Zapata, à la foule massée devant le tribunal pour soutenir les travailleurs condamnés sur la foi de dossiers fabriqués. Puis elle envahit la prison et exige d’être détenue avec ceux qui veulent simplement que le code du travail soit appliqué. Dans les mines d’Imini, (actionnaires étrangers), les mineurs ont bataillé huit ans avant d’obtenir le minimum. Dans celles de Bou-Azzer, dont le principal actionnaire est l’État, (donc la famille royale), la lutte ne fait que commencer. Ici et là, on ne paye pas les charges sociales, on casse les contrats durables, on propose des contrats de trois mois en toute illégalité. On déclare 12 jours quand l’ouvrier en travaille 26. On ne remplace pas les filtres protégeant de la poussière mortifère. On vire les malades dès qu’ils dépassent le stade 2 de la silicose. On oblige les récalcitrants à ne travailler qu’une semaine sur deux. On les mute au fond du désert, on les affame. On pilonne la CDT. 50 mineurs syndiqués il y a dix ans, plus de 400 aujourd’hui à Imini. Les sous-traitants aussi se syndiquent. On menace leurs familles. On fait venir par camion des gangsters qui tabassent sous les yeux des gendarmes. On lance de la dynamite à l’intérieur d’un puits. On coupe le courant. On stipendie une armée de fonctionnaires. On dicte des faux. Ici, le délégué passe des années en prison pour entrave à la liberté du travail, avant d’être acquitté.
 L’État veut privatiser la richesse nationale pour faire plaisir à ses actionnaires et à l’Europe libérale. Alors, il ment sur la réalité de la production et des débouchés. Il fragilise l’entreprise, afin qu’elle soit rachetée par les complices de l’escroquerie au prix le plus bas. La CDT mène l’enquête. Les preuves de la rentabilité, envoyées aux actionnaires les plus honnêtes, sont si évidentes que l’entreprise fait marche arrière. La production retrouve son meilleur niveau. Les intimidations se font alors plus violentes. Le mouvement se délocalise, la solidarité aussi, dans tout le pays. Les mineurs en autogestion travaillent mais refusent d’être (mal) payés. La maîtrise veut-elle les expulser, ils se couchent dans les broyeurs. Le doux Hussein, battu à mort, dit en sortant de prison qu’il a compris qu’au fond, ce qui s’extrait, c’est la dignité enfouie dans la terre rouge de l’Atlas. Soyons solidaires !
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URGENT : Le militant Hamid Majdi arrêté à Marrakech


Marrakech, Maroc, 17 Nov 2012.- Le militant Hamid Majdi vient d'être arrêté à Marrakech. La police a trouvé de la drogue dans le coffre de sa voiture, QU'ELLE VENAIT DE DÉPOSER  Ce genre de magouille était utilisé par par la police de Pinochet et par toutes les polices des dictatures. Au Maroc, c'est monnaie courante. Il a été arrêté pendant qu'il rendait visite à sa mère. Dans le passé, Majdi a "échappé à des tentatives d'assassinat.
Un peu avant d'être arrêté, il a envoyé à ses amis une lettre bouleversante dont voici le contenu :
On a beaucoup enduré, on endure encore
Nous..Nos familles..Sommes tout le temps menacés
Toute sorte de menace : Torture, Prison, Assassinat
Pour la simple raison, que nous sommes des mineurs, des hôteliers, des employés, des fonctionnaires d’Etat .
..etc. faisons partie du syndicat CDT de la ville d’Ouarzazate (confédération démocratique du travail)
Pour la simple raison, que nous réclamons nos droits bafoués par le régime de l’Etat marocain et des Patronats voyous
Nous réclamons justice, démocratie et citoyenneté 
Nous demandons le respect de libertés publiques culturelles, syndicales et politiques
Nous voudrions sentir notre humanité et vivre avec dignité le reste de nos jours
Oui c’est vrai, on est enclavé, isolé, on nous entend pas assez, notre voix ne dépasse pas les collines de Tichka 
Oui c’est vrai, ils ont le pouvoir, possèdent l’argent, les médias, l’administration, le tribunal
Mais nous, nous avons notre fierté et nous avons la foi pour une vie paisible, pour un monde nouveau et meilleur 
On endure, c’est vrai
Mais au sein de cette expérience, on continue à méditer, à militer, à agir au détriment des pauvres, des exclus, des mineurs, des ouvriers à Bou-Azar, à Ouarzazate, et partout dans le monde
Il est écrit quelque part « les grandes épreuves sont pour les grands hommes »
Au sein de cette endurance on ne tue pas, on milite
Au sein de cette endurance on fête la vie, on aime, on chante, on rit à fond et on crée
Sans cela on n’aura pas l’honneur de rencontrer des gens exceptionnels qui nous ont, avec sagesse soutenus, tel que : notre ami singulier, écrivain et grand créateur d’antihéros Ricardo Montserrat, qui m’a présenté cette faveur d’écrire ce prologue. Nos amis, Josette Breton (la femme qui a engendré un horizon d’amour et d’humanité extraordinaire). Didier Andreau et les camarades de l’AMMN
Merci à vous tous .
HAMID MAJDI, OUARZAZATE, LE 17 NOVEMBRE 2012

 Arrestation de Hamid Majdi pour “possession de drogue”



Solidarité avec les mineurs en grève

Par Khouya Mhamed, 18/11/2012

Le  journaliste Ricardo Montserrat accompagnant la caravane des mineurs Pas de Calais au Maroc, qui a été arrêté par la police judiciaire de Ouarzazate et liberé après interrogatoire.
Son appel à la solidarité avec les mineurs de Bouazar

http://nantes.indymedia.org/article/26582?print_page=trueLe journaliste Ricardo Montserrat accompagnant la caravane des mineurs Pas de Calais au Maroc, qui a été arrêté par la police judiciaire de Ouarzazate et liberé après interrogatoire.

Relire son appel à la solidarité avec les mineurs de Bouazar : http://nantes.indymedia.org/  article/26582?print_page=true
  Les mineurs marocains de la région de Ouarzazate et les militants CDT (Confédération Démocratique du Travail) qui les soutiennent sont en lutte pour le respect du code du travail et pour que les patrons payent les cotisations sociales !

Pour toute réponse : procès, fabrication de faux témoins, répression à tout crin !

Si l’opinion internationale ne se mobilise pas des militants vont mourir !



 Photo

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 Parti Socialiste Unifié
Arrestation de Hamid Majdi pour “possession de drogue”

Par Yassine Benargane , Au fait Maroc

Les autorités locales de Marrakech ont arrêté Hamid Majdi, membre du Parti Socialiste Unifié (PSU) et secrétaire général adjoint à l'Union locale de la Confédération Démocratique du Travail (CDT) à Ouarzazate, pour “possession de drogue”. Le PSU et la CDT ne se sont pas contentés de dénoncer l'arrestation, mais ils évoquent un "scénario makhzanien", pour faire taire le militant des droits de l'Homme et mettre fin à son activisme syndical.




L’arrestation, vendredi soir, du secrétaire général adjoint à l'Union locale de la Confédération Démocratique du Travail (CDT) Ouarzazate, et membre du Parti Socialiste Unifié (PSU), Hamid Majdi ne manque pas de susciter le tollé.
Dans un communiqué, le parti dirigé par Nabila Mounib a dénoncé le “scénario makhzanien” et les circonstances “mystérieuses” de l’arrestation de Hamid Majdi. L'homme est aussi conseiller municipal à Ouarazazate, secrétaire général du syndicat des collectivités locales dans la même ville et membre actif de l'Association des marocains droits de l'Homme.
Pour e PSU, cette arrestation s’inscrit dans le contexte du “combat” mené par la CDT contre les formes de “répression, d’intimidation et d’exploitation” auxquelles sont exposés les carriers des mines Bouazar.

Selon Omar Oubouhou, le secrétaire général de la CDT locale à Ouarzazate, “il s’agit d’un complot qui vise les militants de la Confédération”. Lui et son adjoint étant poursuivis en justice pour d’autres “coups montés”.

“Hamid Majdi a dévoilé plusieurs dossiers de corruption au sein du conseil municipal à Ouarzazate et pris la défense des mineurs en lutte pour le respect du code du travail. C’est pour cela qu’on essaye de le piéger et de le faire taire”.
Omar Oubouhou, secrétaire général de l'union locale de la CDT Ouarzazate
Hamid Majdi avait été condamné auparavant à trois mois de prison avec sursis pour “diffamation, insulte et outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions”, suite à une plainte déposée par le gouverneur de la province de Ouarzazate.
Un autre membre de l'union locale de la CDT, Aziz Moutchou, nous a même révélé que Hamid Majdi, avait reçu des appels d'une femme inconnue, qui tenait à le rencontrer, alors qu'il s'était rendu à Marrakech pour visiter ses proches. Vendredi après-midi, Hamid Majdi avait déposé l'inconnue à l'aéroport de Marrakech-Menara, avant d'être arrêté par les autorités locales.
Selon le febrayer.com, Hamid Majdi aurait été libéré hier à 15 heures.
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