D’un côté, on évoque de façon dramatique et exagérée les centaines de milliers de migrants subsahariens qui vivent au Maroc dans en attendant d’envahir l'Europe. On parle d’afflux massif, d’invasion des clandestins. Mais en réalité tous ces chiffres et tous ces qualificatifs visent à obtenir des appuis financiers, des dividendes politiques et diplomatiques de l’Europe, ou ils sont publiés en Europe à travers les medias populistes pour susciter la peur dans l’opinion et justifier la mise en place de sa politique migratoire sécuritaire.
L’on comprend dès lors que les chiffres de migration dite irrégulière qui sont avancés sont à prendre avec beaucoup de méfiance pour plusieurs raisons: quand il s’agit d’obtenir des dividendes politiques et financiers ou de justifier des politiques sécuritaires, on parle de centaines de milliers de migrants. Mais quand il s’agit d’assumer les conséquences de ces politiques, les drames dans la Méditerranée par exemple, on parle de naufrages d’une dizaine de «clandestins».
L’on comprend dès lors que les chiffres de migration dite irrégulière qui sont avancés sont à prendre avec beaucoup de méfiance pour plusieurs raisons: quand il s’agit d’obtenir des dividendes politiques et financiers ou de justifier des politiques sécuritaires, on parle de centaines de milliers de migrants. Mais quand il s’agit d’assumer les conséquences de ces politiques, les drames dans la Méditerranée par exemple, on parle de naufrages d’une dizaine de «clandestins».
