Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est Pollution. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pollution. Afficher tous les articles

jeudi 3 décembre 2015

IMIDER ! Scandaleuse pollution pour le Maroc exemplaire candidat à la COP22 !



NEW: Réalités à IMIDER en infographie !




12336281_10205154066882263_92522836_n

Archives

Categories

Movement on the Road ’96

Managem mining corporation says there is no relationship between its exploitation of water and the increasingly dry traditional wells and canal systems Imider farmers are suffering from. So what are the facts? ‪#‎MNGdiscover

12336281_10205154066882263_92522836_n12309093_10205154001240622_444156224_n

Imider soil has 35 times amount of arsenic deemed safe by intl standards due to @managem_group mine. ‪#‎MNGdiscover‬


FACT: Imider villager’s protest camp has saved a lot of water through civil disobedience

12299157_10205155741364124_7082200450073029421_n

We found a nice ‪#‎Greenwashing‬ ad by @managem_group we wanted to share… ‪#‎MNGdiscover‬

12314003_1239453022737825_2825155504420147745_n

« Hmm insulation pour arrêter l’infiltration des déchets toxique? c’est quoi? » se demande @managem_group ‪#‎MNGdiscover‬

12347630_1239455076070953_5074142673929295785_n

Des milliers de tonnes des eaux Cyanurisées sont libérées à ciel ouvert ! vous pouvez imaginer la catastrophe avec les inondations ! ‪#‎mngdiscover‬

12278249_10205155767284772_929735883_n

La performance et l’engagement environnemental du point de vu Managem !! ‪#‎mngdiscover‬

12312084_10205155013785935_1459773142_n

Le marketing vert de ‪#‎Managem‬ ou le maquillage de la l'aide d'images !‪#‎mngdiscover‬

12335913_10205155766604755_409608551_n

Comme vous remarquez ! les poussières vont par ici et par là et le canal de pompage d’eau au centre sur sol !! ‪#‎mngdiscover‬

12312504_10205155765324723_1955274572_n
Voici le lien vers une enquête sur le thème:

enquet AL MASSAE




Similar Posts

Leave a reply


samedi 25 janvier 2014

IMIDER : symbole de la lutte, un militant avec le drapeau berbère ...


Un militant avec le drapeau berbère . Les manifestants ont occupé une colline au-dessus d'une mine d'argent depuis plus de deux ans . Leila Alaoui pour le New York Times. (On remarque la nappe de boue polluée au pied de la colline. ndlr)
Imider , Maroc - Au sommet d'une colline de près de 5000 pieds de haut dans les montagnes de l'Atlas ici , un petit avant-poste a pris forme au cours des deux dernières années . Les petits bâtiments en pierre sont décorées gaiement avec des graffitis , une vraie  galerie à ciel ouvert . Beaucoup de portes portent des inscriptions inspirées de gens comme le révérend Martin Luther King Jr. et Mère Teresa . Sur le mur d'un réservoir à proximité , quelqu'un a peint le visage d'un militant local , Mustapha Ouchtoubane, actuellement en prison pour ce que les gens considèrent comme de fausses accusations .

C'est un endroit peu habituel pour un règlement de conflit, mais il a été établi avec un but : pour protester contre l' exploitation par une entreprise minière de la précieuse ressource en eau , ainsi que contre la pollution qui en résulte  .
Les habitants sont issus des communes voisines d' Imider , 6000 personnes réparties sur sept villages et voisins de la mine d'argent la plus productive en Afrique .
Mais tandis que la zone est riche en argent , elle est le domaine d'une population  parmi les plus pauvres du Maroc 
The people of Imider (pronounced ee-me-DER) say they have grown to resent the mine because they get nothing from it except pollutants. So two years ago, some of them climbed up the hill and cut the water supply to the mine. Since then, they have occupied the hill as they continue to fight the Imiter Mettalurgic Company and, by extension, the king of Morocco, its principal owner.(...)

samedi 23 novembre 2013

Imider : Vous dites charte «environnement» !

Par M.Moudarir, Energiemines

Six pour cent, c’est la contribution effective des mines au PIB national avec quelque 35.000 emplois.
C’est un secteur pourvoyeur de fonds et qui prend de l’ampleur dans l’économie du Royaume. Mais celui-ci manifeste un soubresaut explosif dans plusieurs villes avoisinantes des mines, dont les travaux se font dans des conditions dégradantes pour l’environnement, causant des dégâts importants. 

Cette remarque nous fait dire que la question d’exploiter une mine relève avant tout de la condition écologique du site. Surtout quand il s’agit de points d’eau, c’est le cas d’ailleurs des villageois d’ Imiter, 200 kilomètres au nordest d’Ouarzazate. Le paysage est pittoresque, mais les signes de la désolation sautent aux yeux où les traces de dégâts restent encore apparents dans ce petit bourg qui, récemment, a mis en garde l’opinion publique contre l’exploitation abusive du peu d’eau qui existe encore et empêcher la Société métallurgique d’Imiter (SMI) de continuer ses travaux sans se soucier des inconvenances qui pourraient misérablement se traduire sur les habitants du coin.
Selon eux, la filiale de Managem surexploite la nappe phréatique et pollue l’environnement au cyanure ; insouciante. La SMI est une grande consommatrice d’eau, de l’avis des connaisseurs dans la région. Avec plus de 1.000 employés, l’exploitation tourne à plein régime au détriment des ressources hydrauliques. Une situation qui a poussé les habitants à ruer et ne sont pas près de lâcher prise.
Les maux des habitants qui souffrent des suites de l’exploitation minière sont dus en grande partie à l’absence d’un cadre légal et réglementaire qui protège leur environnement. La législation en vigueur, notamment le Code minier (qui date de 1951 !), n’impose aucune restriction aux entreprises exploitantes. On privilégie a priori le rendement sur le rétablissement de l’équilibre écologique. L’exemple le plus édifiant à cet égard, en est les études d’impact sur l’environnement. Obligatoires au préalable depuis 2003, ils sont rarement réalisés.
En 2010, sur instruction royale, une Charte de l’environnement et du développement durable a en effet été lancée en grande pompe pour mettre le Royaume en adéquation avec les normes internationales. Espérons que la mise au point de ce texte servira à stopper l’hémorragie.

 http://energiemines.ma/?p=1261

jeudi 31 octobre 2013

IMIDER : Notre richesse hydraulique est volée par la société minière.



C'est ainsi que notre richesse hydraulique est volée par la société minière. 
I-      Introduction :
Le cadre climatique et hydrologique
o      Pluviométrie
Le régime annuel des pluies est caractérisé par deux saisons humides d’automne et de printemps, séparées par une brève saison d’hiver à minimum relatif faible et par une longue saison d’été très marquée par la sécheresse. La répartition des pluies montre une moyenne inférieure à un jour de précipitations par mois avec un maximum de 25 jours par an et un minimum de 2 à 3 jours par an. Le régime interannuel est caractérisé par une grande irrégularité. Ces indices dénotent un climat présaharien qui s’atténue dans les zones de piémont avec la continentalité.
o      Températures
Les moyennes annuelles sont très élevées et confirment l’aridité du climat. On constate généralement que le mois de juillet est le plus chaud et celui de janvier est le plus froid avec des moyennes journalières respectives comprises entre 35°C et 37°C et 5°C et 7°C. L’amplitude journalière moyenne varie avec les saisons et l’écart maximum est toujours égal ou supérieur à 50°C. 
o      Evaporation
L’évaporation réelle est mal connue et très différente suivant que l’on considère la région naturelle ou les vallées cultivées dans lesquelles règne un microclimat. Elle est au moins égale à 90% de la pluviométrie dans les zones incultes, soit plus de 95% de la superficie totale et supérieure de 7 à 10 fois cette valeur dans les surfaces agricoles. La transpiration des plantes, l’évaporation sur les surfaces irriguées et le plan de la nappe concourent à augmenter la valeur totale de l’évapotranspiration. 
o      Les vents
Le Haut Atlas forme une barrière pour les vents froids qui se développent sur le Maroc atlantique au nord. L’influence saharienne se manifeste au Sud et à l’Est et remonte dans les vallées montagneuses. De la fin du printemps au début de l’automne, un régime de vents chauds –Chergui – peut s’instaurer pour des périodes variant de quelques jours à plusieurs semaines. Les vents sont surtout de direction Est ou Sud/Sud-est.
o      Hydrologie
L’oued « Assif Ntarguit » est l’un des affluents du Tudgha. Signalons que la seule station hydrologique permettant d’enregistrer des données sur le bassin versant de Tudgha est celle des « Ayt Buwjjan ». Ceci traduit l’absence de données précises sur le régime hydraulique de l’oued « Assif Ntarguit ».
D’une manière générale, cet affluent ne présente pas d’écoulements superficiels permanents. L’essentiel des écoulements prend la forme de crues et d’écoulements souterrains. Ces derniers sont essentiellement exploités par puits ou « Khettaras ».
Source : étude d’impact établie par L3E pour SIVAMINE fournissant les matériaux pour remblais cimentés pour la SMI. (pages 9 et 10).
II-     Exploitation du puits « Taguit » depuis 1986 :
Les projets d’extension entrepris par la société minière (S.M.I.) depuis son installation à Imider en 1969 avaient pour but principal l’augmentation de la capacité productive de la mine d’argent. Une telle augmentation s’est accompagnée par un besoin de plus en plus croissant en eau. Parallèlement, l'Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM- anciennement appelé " bureau des recherches et de participations minières "), a creusé le puits "Targuit" illégalement et au détriment des fermes des petits paysans voisins,  mettant en danger leurs familles.
Conscients de l'importance des menaces que représente ce point de captage pour la survie de leurs activités et de leurs modes de vie , tout comme pour l'environnement de manière générale, ces paysans pauvres ont adressé de nombreuses réclamations et demandes d'intervention aux responsables du secteur agricole ainsi qu’aux autorités compétentes en matière de gestion de l'eau pour freiner cette exploitation illégale. Malheureusement, ces démarches n'ont suscité l’intérêt d'aucun d'entre eux, ce qui a encouragé la surexploitation de ce puits jusqu'à nos jours.

La société minière a poursuivi ses opérations d'extension en 2004, après une vaste exploration des montagnes nommées IWDRAN (Igoudrane), à quelques kilomètres à l'Est de l'usine de traitement, pour en extraire des quantités supplémentaires de métal précieux. Pour couvrir cette augmentation de production, la SMI a implanté des forages dans la zone nommée Tidsa, sise au nord-est de la commune rurale d'Imider, étant donné que le puits de "Targuit" était incapable de répondre seul aux besoins de l'usine.
Ladite société a entamé des négociations avec les élus et les responsables des vallées et villages voisins [vallée de Dades, vallée de Tdeght (Toudgha), village d'Areg ...), sans arriver à un compromis lui permettant d'effectuer des captages dans leurs ressources hydriques. La société minière fait appel encore une fois à Imider pour atteindre ses objectifs.
Après une série de négociations accélérées, la S.M.I. a réussi à convaincre les responsables de la commune de l’importance du projet d’extension et des fruits que va récolter la population s’ils acceptent l’implantation des forages dans la zone Nord du territoire de la commune (Tidsa) (les protocoles sont signés le 23 avril 2003 et le 22 avril 2004).
La population de la commune (femmes, hommes, jeunes et vieux) s’est soulevée dans des manifestations pacifiques vers les lieux d’exploration dans une tentative de défendre leur droit à l’eau, cet élément vital. Ce soulèvement a été réprimé par les autorités locales, qui ont immédiatement adopté l’approche  sécuritaire, brisant ainsi tout canal de dialogue.
III-   La convention du 22 avril 2004 :
L’opération d’exploration menée par les experts de « Managem Group » ont conduit à la découverte de quantités énormes d’eaux souterraines, ce que impose la signature d’une convention.. Réalisé sur le site minier le 22 avril 2004, cet accord, signé entre la direction locale de la société minière et quelques élus communaux, quelques personnes chargées de la gestion des terres collectives, quelques « notables »,  permet  le pompage de « Tidsa » au détriment des « Khettaras » (système traditionnel d’irrigation). En contrepartie, la S.M.I. promet des avantages et des aides sociales en faveur de la population locale.
La convention de l’année 2004 poursuit les engagements des signataires, la procédure du suivi de débit des « Khettaras » pour assurer leur stabilité ainsi que les mesures à prendre en cas de chute de débit des « Khettaras » et des villages au niveau des villages de la commune.
Compte tenu du niveau faible de connaissances des riverains en matière de droit et la discrétion dans laquelle la procédure administrative a été accomplie, l’agence du bassin hydraulique de Guir-Ghris-Ziz (A.B.H. G.G.Z.) a autorisé la société minière (autorisation n°6/2004), à prélever un débit continu de 24l/s (litres par seconde) sur un forage durant 5 ans à compter du 15 août 2004.
IV-   Après « Tidsa », Imider est spolié et détruit :
En application de la clause 10 de la convention de 2004, les élus de la commune ont réclamé la venue d’un spécialiste en hydrogéologie du bureau « INOVAR-Sarl » pour mesurer le débit des « Khettaras » afin de le comparer aux résultats obtenus lors de l’état des lieux initial- élaboré par le même bureau pour la société minière en juin 2004.
Une fois achevée, cette mission dévoile des données effrayantes. De fortes baisses atteignant 61% au niveau de la « Khettara » de Taghya et 58% au niveau de la « Khettara » de Tujdidt. Ainsi qu’une baisse de 1,25m du niveau de stabilité d’eau du puits « Anu Nimksawn », située en amont par rapport aux forages de « Tidsa ».
Malgré ce constat alarmant, les responsables locaux et centraux de la mine ont maintenu le pompage excessif, niant toute relation de cause à effet entre l’activité des forages et l’épuisement des « Khettaras ». Attitude contraire à la convention signée, qui stipule dans le 1er paragraphe de sa clause 10 que la S.M.I.  doit revoir les quantités débitées lorsqu’une baisse au niveau des « Khettaras » est constatée par un spécialiste.
Dans le même contexte, le président de l’association « Tidsa », regroupant les paysan.ne.s, a reçu une note explicative de la part du bureau INOVAR au sujet d’une analyse chimique des eaux « Khettaras » et de celles des forages et d’une étude géologique de la zone Nord, où sont situés les sources des « Khettaras » et les forages.
 L’analyse chimique, relative aux échantillons d’eau prélevés et traités par un laboratoire appartenant à Managem Group, montre l’absence de relation entre les eaux des « Khettaras » et celle des forages.
L’étude géologique, montre elle aussi  cette absence de relations, alors qu’elle révèle une forte relation entre les forages et le puits « Anu Nimksawn » situé à un jet de pierre des « Khettaras ».
Cette note contient des critiques relatives à l’analyse chimique et des recommandations pour la détermination du degré de liaison entre les « Khettaras » et les forages. Trois éléments principaux en émergent :
1.     l’analyse chimique a négligé l’infiltration des eaux pluviales qui contribuent au changement de la formule chimique de ces eaux ;
2.     l’absence de sources d’eau (puits ou forages) entre les « Khettaras » et les forages  rend la démonstration de l’existence ou l’absence de cette relation difficile et moins précise ;
3.     le suivi continu des débits fournit des informations significatives, d’où la nécessité de mise en place de dispositifs de contrôle de débit sur les « Khettaras » et les forages à la fois.
En conclusion, les responsables du bureau INOVAR commentent les résultats antérieurement enregistrés ainsi : la baisse de débits des « Khettaras » est due essentiellement à l’exploitation des forages par la SMI car selon les témoignages des habitant.e.s, les « Khettaras » connaissent un impact réduit lors des périodes les plus sèches.
  
V-    Réactions des responsables, des activistes locaux et des populations :
Ces actes entrepris par la société minière avec la bénédiction des autorités locales, elles-mêmes soutenues par des personnes motivées par des intérêts personnels, ont généré diverses réactions  de la part des élus et de la société civile qui exigent/réclament  l’arrêt de l’exploitation abusive de leurs ressources en eau et l’élimination de l’impact négatif des activités de la mine sur la population.
Pour leur part, les représentants chargés de la défense des terres collectives ont été systématiquement exclus des rencontres et des accords relatifs à l’intérêt général, malgré la légitimité de leur représentativité et alors qu'ils n'ont jamais été démis de leurs fonctions par les populations.

En plus de cela, des associations agricoles et de développement de la société civile locale ont invité les administrations compétentes à appliquer les lois nationales sensées garantir leurs droits sans porter atteinte à l’investisseur (la mine d’argent), soit diminuer l’impact négatif sur l’environnement, généraliser les retombées sur la totalité de la population, rationaliser l’exploitation de l’eau par la mine…
Les élus, la société civile et la population ont quant à eux clairement manifesté leur opposition au renouvellement de l’autorisation 6/2004 par le biais du registre des observations mis en place au siège de la commune et au siège du caïdat de Toudgha et lors de l’assemblée de la commission d’enquête publique en la présence d’associations locales le 26 juin 2009. Cette opposition trouve son fondement juridique sur :
-        la non-conformation de la société minière à la convention de 2004 et le non-respect de cette dernière ;
-        la gravité de l’impact des forages de « Tidsa » sur les « Khettaras » et les puits des villages d’Imider, du fait de la violation des dispositions de la loi 10-95, notamment de ses articles 26, 39, 49 et 50.
Dans un rejet total de tout ce qui précède, l’ABH-GGZ a répondu favorablement à la demande du renouvellement de l’autorisation d’occupation de domaine public par la société minière pour une durée de 10 ans. Autorisation qui confirme que l’Etat protège les agissements des dirigeants de la mine, et sans aucune assise législative.
VI-   L’agence du bassin hydraulique devrait retirer l’autorisation 6/2004 depuis août 2004 :
 Une première lecture de l’article premier de l’autorisation 6/2004 nous informe que la société minière acquiert le droit de pomper d’un seul et unique  forage (appelé SH1) dont les coordonnées sont les suivantes :
X=717.465 ,
Y=289.91  et 
Z=1468 .
Le même article cite que le débit de pompage est continu, atteignant  16L/s avec un plafond de 24L/s, comme expliqué dans le 3ème  article  du même document.
Ce même forage connait des problèmes liés à la nature de la couche géologique sur laquelle est posée la nappe phréatique, cause de l’altération de la qualité de l’eau (coloration jaune) constatée dés les premiers jours de l’exploitation. Phénomène qui persiste malgré les interventions répétitives et désespérées des responsables pour surmonter ce problème.
Après cet échec, la société minière a cessé les opérations de pompage au niveau du forage légal et a immédiatement entrepris un deuxième forage à proximité du premier sans avoir recours  à une demande d’autorisation légalisant cet acte.
Le 2ème trou (appelé SH2) est localisé à l’Est du premier avec les coordonnées suivantes :
X= 688,466,
Y=385,91 et
Z= 1488.
Le forage SH2, considéré comme le fournisseur principal de la mine en eau industrielle, n’est pas inclus dans ladite autorisation, ce qui montre que l’eau est volée sans aucun aspect légal depuis août 2004.
Compte tenu de ces violations de la loi et de l’impact de cette activité illégale engendre sur  la commune d’Imider, nous nous posons une question évidente : pourquoi l’Agence du Bassin de Guir-Ghris-Ziz n’intervient pas pour l’application de la loi 10-95, sachant que c’est elle qui est compétente pour faire le suivi et le contrôle  en la  matière ? Ensuite, pourquoi ladite agence n’a pas appliqué le 2ème article de l’autorisation 6/2004  qui dit que l’agence peut retirer l’autorisation à tout moment lorsque l’intérêt commun l’impose ou lorsqu’il y a un rejet des conditions, des engagements et des lois en vigueur par l’exploitant ?
 Ce qui nous pousse à reposer la même question est qu’à Imider toutes les conditions sont réunies pour que l’agence intervienne.
VII- En guise de conclusion :
Compte tenu du contexte climatique sévère dans lequel nous vivons tant au niveau national qu’au niveau régional (pénurie d’eau potable et absence d’installations visant à valoriser et conserver les ressources hydriques) et des catastrophes qui peuvent en résulter, quel est le plan stratégique établi par les parties concernées (Gouvernement, investisseurs et populations) pour minimiser les dégâts ?
QUELQUES PROPOS ET ACTES DES REPRÉSENTANTS DU GOUVERNEMENT :
Lors d’une rencontre et au sujet de la pétition relative à l’exploitation illégale du puits de « Targuit », le gouverneur de Tinghir a répondu que si nous exigeons l’arrêt de ce captage du fait de son illégalité équivalait à l’exigence de la fermeture de l’usine.
Malgré tout ceci, le gouverneur a mis en place un service de surveillance composé de dizaines d’éléments de forces publiques (forces auxiliaires et gendarmes) au niveau dudit captage, alors que parallèlement, des protestants pacifiques sont incarcérés.
Cette attitude des autorités ne signifient rien d’autre que la tolérance inconditionnelles des infractions à la loi par la société minière et la négation des droits légitimes des populations, reconnus constitutionnellement et universellement, dont le droit à l’eau.
Ces fonctionnaires ont comme mission exclusive de maintenir l’activité de l’usine en sacrifiant l’être humain, quel que soit le massacre  qui peut en résulter.
LA SOCIETE MINIERE EST-ELLE RESPONSABLE ?
Comment une société qui détruit une commune rurale (en épuisant sa source de vie : l’eau) avec la complicité claire du gouvernement peut elle faire référence à la « responsabilité sociale » (le soi-disant Label CGEM) ou d’un « management environnemental » (le soi-disant certificat « ISO14001 ») ?
Ce paradoxe est aggravé par la signature du protocole-placebo du 19 novembre 2012 par lequel la société minière continuera à voler les ressources naturelles en s’appuyant sur « un accord » de gens qui se sont opposés auparavant (2009) au renouvellement du contrat pour la mine, ce qui met leur signature en cause et laisse supposer qu’elle a été accordée sous pression et avec des contreparties.
Déduction : les dirigeants de la mine et le gouvernement ne s’intéressent qu’à l’augmentation des marges du bénéfice des propriétaires (actionnaires) au détriment des humains et de leur environnement.

jeudi 17 octobre 2013

Imider empoisonné par la SNI

Salah Elayoubi a partagé une photo de Baha Udawd.
des soucis d'adulte...
C'est ainsi que l'on sut également comment la holding du roi, la « Société Nationale d'Investissement » (SNI) empoisonne depuis plusieurs décennies, les populations d'Imider, dans l'Atlas marocain, en captant dans un premier temps, les eaux de la nappe phréatique servant à ces derniers d'eau potable, avant de les rejeter chargées des scories du minerai, de cyanure et de mercure provenant de sa mine d'argent.

lundi 7 octobre 2013

Imider : Étonnante maturité de Badr, le petit tribun de 10 ans

La traduction de sens des énoncés de Badr nous a été transmise:


Mise en ligne le 27/2/2012
 
Badr, élève de 10 ans, parmi les manifestants d'Imider, s'exprime du Mont-Albban....

427129_3359615989724_1248777533_3381243_759298602_n
Voici un jeune garçon de 10 ans originaire d’Imider, petit village de la province de Tinghir qui dénonce la situation dans laquelle ils vivent. Il s’exprime en Tamazirt, sa langue natale, avec une maîtrise et une gestuelle digne d’un adulte de 30 ans.
L’association Mouvement sur la voie du 96 (Xf ubrid n 96)
"Salut aux admirateurs de la liberté et au mouvement amazigh. Du sommet d’Alebbane j’aimerais saluer également les militants du mouvement culturel amazigh (MCA) qui nous soutiennent de partout.
Je commencerai mon discours par le thème de l’eau. L’eau c’est la clé de la mine « Tawzzagt » et sans eau, elle ne vaut rien. Sans cette mine, l’économie du Maroc sera négativement influencée. C’est pour cette raison que les zones minières doivent se soulever pour revendiquer une amélioration de leurs conditions de vie. Sans soulèvement, les métaux et les gisements n’auront pas leur valeur réelle, à savoir un impact positif direct sur la vie des locaux.

Deuxièmement, j’enchaine par évoquer la situation de l’enseignement dans la commune (transport scolaire, infrastructures…). Ce secteur souffre d’un désengagement des responsables, je cite entre autres l’absence de murs d’enceinte pour les établissements, l’absence des installations sanitaires et des activités parascolaires. Nous n’assumons pas la responsabilité de cette situation, car ce n’est pas notre fonction en tant qu’élèves. Ces responsables doivent régler ce manque effrayant. Je constate malheureusement qu’ils ne font rien car ils refusent d’agir alors qu’un air de révolte plane toujours sur le mont-Alebbane. En réaction à cette absence de volonté de la part de des responsables, nous maintiendrons la protestation jusqu’au  changement des conditions actuelles.
Concernant ceux qui interdisent leurs proches de rejoindre la lutte considérée par eux comme une « charge supplémentaire », je crains qu’ils seront contraints d’immigrer laissant derrière eux  leurs familles et risqueront de tout perdre pour survivre au quotidien. Pour mettre toutes ces hypothèses de côté, il faut s’unir pour arracher la dignité sur notre terre.

Les gens au pouvoir sont récompensés pour avoir mis nos vies en désordre. Nous devons arrêter leurs agissements envers nous. Notre sit-in ici sur le mont Alebbane vient en réponse à tout cela.

Les activités polluantes de la mine et l’exclusion des habitants locaux du processus de recrutement ainsi que les arrestations arbitraires de militants et d’activistes par les représentants du gouvernement sont une incitation à la désobéissance.

Ceci dit, je signale malheureusement qu’une partie de notre malheurs vient de gens parmi nous qui sont prêts à tout vendre, y compris leurs mères pour de l’argent qu’ils gaspillent pour rien.
Tout un chacun doit lutter pour une vie digne de ce nom. Vaut mieux préserver sa dignité que de mourir misérablement et indignement.

Le militantisme est l’école de vie. Avant (août 2011) nous ne savions même pas ce que veut dire « Azul ». J’affirme que ceux qui gardent le silence resteront des illettrés même s’ils fréquentent les misérables écoles publiques ou les écoles coraniques (ceux qui ont une torche éclairent juste leur chemin. Alors qu’il faut être un flambeau qui éclaire les autres.)

La mine,  sous nos pied est un trésor, un levier de l’économie marocaine et nous nous considérons comme les détenteurs de sa clé.  Nous n’allons plus tolérer les injustices engendrées à cette terre, à ses habitants, à sa faune et à sa flore.

Un peuple solidaire ne peut pas accepter que la majorité de ses membres soit défavorisée pour garder les intérêts d’une minorité. Nous n’allons permettre aux égoïstes de gâcher l’intérêt général ; nous devons sacrifier nos intérêts personnels pour atteindre l’intérêt général qui renferme les intérêts de tout le monde.
Un peuple égoïste n’arrivera jamais à ses fins par ce que l’égoïsme est un virus qui générera le mépris et la misère partout.
Je vais vous parler d’un discours que j’ai lancé durant le « Agraw » (l’assemblée générale). S’ils me tuent, je préfère être enterré dans cette terre que je connais. Je ne veux pas être enterré dans une terre qui m’est méconnue.
[Pour Badr, une terre connue est une terre dont on connait l’histoire, la géographie… Ainsi qu’il compte faire des amis pour continuer la lutte après sa mort. Est-ce pour dire que la mort est un simple changement de contexte de vie].
Pour finir, je vous salue et je vous invite à vous unir pour vaincre.

Lien vers la vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=hvGM6unbX8c

jeudi 25 juillet 2013

Visite de solidarité avec les mineurs d’AGM mine( akka gold mining) , province de Tiznit



  le dimanche 21 juillet 2013 par Said , Wahid et Tisgmine



La mine est située dans la province de Tiznit et à environ 70 Km au Sud Est   de Tafrout (soit à 280  au sud Est d’Agadir)


  L’exploration géologique  remonte aux années 80 et l’abattage a commencé  avec le BRPM ( bureau des recherches et des participations minières) 1996 et après l’étude de faisabilité l’exploitation  a commencé 1998 avec l’ONA( la société national d’investissement  actuellement). Mais la déclaration n’a été faite que 2001 .


L’extraction a engendré des  impacts négatifs sur le milieu naturel (la pollution de l’air, du sol, de l’eau et la surexploitation de eaux souterraines (dans ce cadre les habitants du douar Inlioua proche de la mine  ont manifesté et ont arrêté le puits Sud jusqu’à ce que l’administration de la mine accepte de rembourser les quantités de l’eau qui a été asséché par l’exploitation ).


Quand aux ouvriers ils travaillent dans une zone éloignée et dans  des conditions  de travail très sévères et risquées ( le travail dans le fond de la mine qui atteint 930 m de profondeur où les travailleurs sont exposés aux blessures voire à la mort (mort au moins de cinq personnes) ; aussi sont-ils  exposés à des maladies chroniques, à savoir : la silicose-à cause de l’inhalation de particules de silice dans le poumons ce que provoque des blessures dans les poumons et l’incapacité de respiration; la surdité-comme résultat du bruit des engins et des tirs de mines, aussi la sensibilité des yeux…..





 Alors le premier  bureau syndical  (CDT) des ouvriers titulaires (AGM) a été constitué en avril 2011, puis le deuxième bureau syndicale serait constitué pour les temporaires des trois sociétés soustraitantes de la même famille de Agazoumi qui sont : Agazoumi ; Top forage et Polytramines ; aussi  si AGM a besoin des ouvriers, Agazoumi les emploie sous forme de régie autrement l’ouvrier reste à la disposition de AGM mais administrativement il est lié à Agazoumi….

   Ces syndicalistes ont fait un sit-in à côté du puits principal de l’extraction -Puits Nord- depuis 13 jours  en protestant contre  la transmission  arbitraire de cinq activistes en réclamant la fin du chantier de Bouzarif -Province de Tata et le cahier revendicatif se résume en :


1-    Le retour des activistes exclus et transmis à Oumgrane , au travail dans le même chantier ;

2-   La déclaration des ouvriers dans la CNSS avec l’octroi des mêmes points que les jours travaillés ;

3-    L’amélioration des salaires ;

4-    L’embauche pour tous les temporaires ;

5-    Arrêter le changement de matricule tous les trois dans la fiche de paie des temporaires ;

6-    L’amélioration de la prime au logement ;

7-    L’amélioration de la prime Aid Aladha ;

8-    Le congé  annuel.

  De sa part l’administration fait croire à la minorité qui travaille  que l’extraction est normale et a essayé de briser la grève  en affectant les maçons (ouvriers journaliers qui travaillent dans le génie civil de la mine sans fiche de paie ) dans l’usine de traitement ! Parce que les gens qui ont de l’expérience sont en grève elle a essayé aussi de former les nouveaux pour exercer des tâches, et les affecter dans chantiers lointains, mais le militantisme et le combat des gréviste ont mis fin aux initiatives de l’administration.

L’administration prétend qu’elle va arrêter l’exploitation dans ce site parce qu’il n’est rentable ! comme prétexte à ne pas répondre aux revendications des ouvriers.

On note la non participation et la non solidarité  des techniciens , des agents de maitrise et des ingénieurs dans la grève ; bien qu’ils soient exploités et que  la majorité d’eux est universitaire !


Une caravane de solidarité a été organisée par la CDT Agadir le Mardi 23 Juillet 2013 , en commençant par un sit-in devant  la province de Tiznit  puis un autre sit-in avec les femmes des mineurs grévistes puis un autre sit-in devant la mine  .


 Un débat a été fait  avec l’administration a abouti à la réalisation de trois points du dossier revendicatif, et les autres points seront discutés le 03 Septembre prochain :

1- Le retour des activistes exclus et transférés à Oum Jrane , au travail dans le même chantier : ces activistes du syndicat ont refusé la transmission vers la mine  Oum Jrane pour éviter le harcèlement de l’administration puisque le syndicat est absent là , alors l’administration est  pour le traitement  normal de ces activistes comme tout le monde  avec uneaugmentation salariale de 50% ;

3-L’amélioration des salaires : une augmentation  est promis par l’administration, en fonction de l’ancienneté 5%,10% et 15% ;
5-Arrêter le changement du matricule tous les trois dans la fiche de paie des temporaires : l’administration a promis
La  conservation de la même date  d’embauche

SALUTATIONS



C:\Documents and Settings\Administrateur\Bureau\Photo9.jpg
Photo1 : sit-in pour revendiquer le respect de la convention signée  avec l’administra