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samedi 6 août 2016

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 31 juillet au 7 août 2016


vendredi 4 avril 2014

Mhamid: un jeune détenu baasiste retrouvé mort dans sa cellule


Par Z.C., h24info.ma, 1/4/2014 Z.C. 

Le corps sans vie d'Abdelwahab Nourredine a été retrouvé ce mardi matin dans une cellule du pénitentier de Ouarzazate.   Le corps sans vie d'Abdelwahab Nourredine a été retrouvé ce mardi matin dans une cellule du pénitentier de Ouarzazate © DR

 Abdelwahab Nourredine, 28 ans, s'est donné la mort ce mardi matin, selon la Délégation générale de l'administration pénitentiaire. Il était en prison pour "outrage au drapeau" et "destruction de biens". 
Selon la version officielle, Abdelwahab Nourredine s'est pendu ce mardi matin entre 6h30 et 7h. Il aurait utilisé un morceau de tissu qui servait de rideau, qu'il a accroché au support de la cellule qu'il occupait. Il se serait suicidé pendant le sommeil de son compagnon de cellule à la prison de Ouarzazate.

Le défunt a été condamné en juillet 2012, avec trois autres activistes, à deux ans de prison et à 10.000 dirhams d'amende pour "outrage au drapeau national" et "destruction de biens publics", selon Yabiladi. Il devait quitter le pénitencier le 25 novembre 2014.

Contacté par H24info, Brahim Rizkou, vice-président de la section de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) à Zagora estime que les circonstances de ce décès restent "obscures". "Nous avons envoyé une lettre au procureur pour qu'une enquête soit ouverte sur les circonstances du décès. Abdelwahab Nourredine souffrait de problèmes de santé mais les soins nécessaires ne lui ont pas été prodigués comme il le faut", déclare Brahim Rizkou.

Coupures d'électricité, d'eau et d'internet
Abdelwahab Nourredine était membre du courant estudiantin de la gauche baasiste. Il manifestait à M'hamid El Ghizlane contre les coupures répétées d'électricité, d'eau et d'internet que connait la province de Zagora. Une situation qui n'a pas beaucoup évolué depuis, toujours selon l'AMDH.
"Aucune solution n'a été trouvée. L'eau est toujours rare et de mauvaise qualité dans la province de Zagora. Cet été, les coupures d'électricité seront sûrement de retour. La température monte à 50 degrés. Je vous laisse imaginer la situation des ménages qui n'ont plus de frigo en plus du problème d'eau potable", s'inquiète le responsable à l'AMDH.

jeudi 31 octobre 2013

IMIDER : Notre richesse hydraulique est volée par la société minière.



C'est ainsi que notre richesse hydraulique est volée par la société minière. 
I-      Introduction :
Le cadre climatique et hydrologique
o      Pluviométrie
Le régime annuel des pluies est caractérisé par deux saisons humides d’automne et de printemps, séparées par une brève saison d’hiver à minimum relatif faible et par une longue saison d’été très marquée par la sécheresse. La répartition des pluies montre une moyenne inférieure à un jour de précipitations par mois avec un maximum de 25 jours par an et un minimum de 2 à 3 jours par an. Le régime interannuel est caractérisé par une grande irrégularité. Ces indices dénotent un climat présaharien qui s’atténue dans les zones de piémont avec la continentalité.
o      Températures
Les moyennes annuelles sont très élevées et confirment l’aridité du climat. On constate généralement que le mois de juillet est le plus chaud et celui de janvier est le plus froid avec des moyennes journalières respectives comprises entre 35°C et 37°C et 5°C et 7°C. L’amplitude journalière moyenne varie avec les saisons et l’écart maximum est toujours égal ou supérieur à 50°C. 
o      Evaporation
L’évaporation réelle est mal connue et très différente suivant que l’on considère la région naturelle ou les vallées cultivées dans lesquelles règne un microclimat. Elle est au moins égale à 90% de la pluviométrie dans les zones incultes, soit plus de 95% de la superficie totale et supérieure de 7 à 10 fois cette valeur dans les surfaces agricoles. La transpiration des plantes, l’évaporation sur les surfaces irriguées et le plan de la nappe concourent à augmenter la valeur totale de l’évapotranspiration. 
o      Les vents
Le Haut Atlas forme une barrière pour les vents froids qui se développent sur le Maroc atlantique au nord. L’influence saharienne se manifeste au Sud et à l’Est et remonte dans les vallées montagneuses. De la fin du printemps au début de l’automne, un régime de vents chauds –Chergui – peut s’instaurer pour des périodes variant de quelques jours à plusieurs semaines. Les vents sont surtout de direction Est ou Sud/Sud-est.
o      Hydrologie
L’oued « Assif Ntarguit » est l’un des affluents du Tudgha. Signalons que la seule station hydrologique permettant d’enregistrer des données sur le bassin versant de Tudgha est celle des « Ayt Buwjjan ». Ceci traduit l’absence de données précises sur le régime hydraulique de l’oued « Assif Ntarguit ».
D’une manière générale, cet affluent ne présente pas d’écoulements superficiels permanents. L’essentiel des écoulements prend la forme de crues et d’écoulements souterrains. Ces derniers sont essentiellement exploités par puits ou « Khettaras ».
Source : étude d’impact établie par L3E pour SIVAMINE fournissant les matériaux pour remblais cimentés pour la SMI. (pages 9 et 10).
II-     Exploitation du puits « Taguit » depuis 1986 :
Les projets d’extension entrepris par la société minière (S.M.I.) depuis son installation à Imider en 1969 avaient pour but principal l’augmentation de la capacité productive de la mine d’argent. Une telle augmentation s’est accompagnée par un besoin de plus en plus croissant en eau. Parallèlement, l'Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM- anciennement appelé " bureau des recherches et de participations minières "), a creusé le puits "Targuit" illégalement et au détriment des fermes des petits paysans voisins,  mettant en danger leurs familles.
Conscients de l'importance des menaces que représente ce point de captage pour la survie de leurs activités et de leurs modes de vie , tout comme pour l'environnement de manière générale, ces paysans pauvres ont adressé de nombreuses réclamations et demandes d'intervention aux responsables du secteur agricole ainsi qu’aux autorités compétentes en matière de gestion de l'eau pour freiner cette exploitation illégale. Malheureusement, ces démarches n'ont suscité l’intérêt d'aucun d'entre eux, ce qui a encouragé la surexploitation de ce puits jusqu'à nos jours.

La société minière a poursuivi ses opérations d'extension en 2004, après une vaste exploration des montagnes nommées IWDRAN (Igoudrane), à quelques kilomètres à l'Est de l'usine de traitement, pour en extraire des quantités supplémentaires de métal précieux. Pour couvrir cette augmentation de production, la SMI a implanté des forages dans la zone nommée Tidsa, sise au nord-est de la commune rurale d'Imider, étant donné que le puits de "Targuit" était incapable de répondre seul aux besoins de l'usine.
Ladite société a entamé des négociations avec les élus et les responsables des vallées et villages voisins [vallée de Dades, vallée de Tdeght (Toudgha), village d'Areg ...), sans arriver à un compromis lui permettant d'effectuer des captages dans leurs ressources hydriques. La société minière fait appel encore une fois à Imider pour atteindre ses objectifs.
Après une série de négociations accélérées, la S.M.I. a réussi à convaincre les responsables de la commune de l’importance du projet d’extension et des fruits que va récolter la population s’ils acceptent l’implantation des forages dans la zone Nord du territoire de la commune (Tidsa) (les protocoles sont signés le 23 avril 2003 et le 22 avril 2004).
La population de la commune (femmes, hommes, jeunes et vieux) s’est soulevée dans des manifestations pacifiques vers les lieux d’exploration dans une tentative de défendre leur droit à l’eau, cet élément vital. Ce soulèvement a été réprimé par les autorités locales, qui ont immédiatement adopté l’approche  sécuritaire, brisant ainsi tout canal de dialogue.
III-   La convention du 22 avril 2004 :
L’opération d’exploration menée par les experts de « Managem Group » ont conduit à la découverte de quantités énormes d’eaux souterraines, ce que impose la signature d’une convention.. Réalisé sur le site minier le 22 avril 2004, cet accord, signé entre la direction locale de la société minière et quelques élus communaux, quelques personnes chargées de la gestion des terres collectives, quelques « notables »,  permet  le pompage de « Tidsa » au détriment des « Khettaras » (système traditionnel d’irrigation). En contrepartie, la S.M.I. promet des avantages et des aides sociales en faveur de la population locale.
La convention de l’année 2004 poursuit les engagements des signataires, la procédure du suivi de débit des « Khettaras » pour assurer leur stabilité ainsi que les mesures à prendre en cas de chute de débit des « Khettaras » et des villages au niveau des villages de la commune.
Compte tenu du niveau faible de connaissances des riverains en matière de droit et la discrétion dans laquelle la procédure administrative a été accomplie, l’agence du bassin hydraulique de Guir-Ghris-Ziz (A.B.H. G.G.Z.) a autorisé la société minière (autorisation n°6/2004), à prélever un débit continu de 24l/s (litres par seconde) sur un forage durant 5 ans à compter du 15 août 2004.
IV-   Après « Tidsa », Imider est spolié et détruit :
En application de la clause 10 de la convention de 2004, les élus de la commune ont réclamé la venue d’un spécialiste en hydrogéologie du bureau « INOVAR-Sarl » pour mesurer le débit des « Khettaras » afin de le comparer aux résultats obtenus lors de l’état des lieux initial- élaboré par le même bureau pour la société minière en juin 2004.
Une fois achevée, cette mission dévoile des données effrayantes. De fortes baisses atteignant 61% au niveau de la « Khettara » de Taghya et 58% au niveau de la « Khettara » de Tujdidt. Ainsi qu’une baisse de 1,25m du niveau de stabilité d’eau du puits « Anu Nimksawn », située en amont par rapport aux forages de « Tidsa ».
Malgré ce constat alarmant, les responsables locaux et centraux de la mine ont maintenu le pompage excessif, niant toute relation de cause à effet entre l’activité des forages et l’épuisement des « Khettaras ». Attitude contraire à la convention signée, qui stipule dans le 1er paragraphe de sa clause 10 que la S.M.I.  doit revoir les quantités débitées lorsqu’une baisse au niveau des « Khettaras » est constatée par un spécialiste.
Dans le même contexte, le président de l’association « Tidsa », regroupant les paysan.ne.s, a reçu une note explicative de la part du bureau INOVAR au sujet d’une analyse chimique des eaux « Khettaras » et de celles des forages et d’une étude géologique de la zone Nord, où sont situés les sources des « Khettaras » et les forages.
 L’analyse chimique, relative aux échantillons d’eau prélevés et traités par un laboratoire appartenant à Managem Group, montre l’absence de relation entre les eaux des « Khettaras » et celle des forages.
L’étude géologique, montre elle aussi  cette absence de relations, alors qu’elle révèle une forte relation entre les forages et le puits « Anu Nimksawn » situé à un jet de pierre des « Khettaras ».
Cette note contient des critiques relatives à l’analyse chimique et des recommandations pour la détermination du degré de liaison entre les « Khettaras » et les forages. Trois éléments principaux en émergent :
1.     l’analyse chimique a négligé l’infiltration des eaux pluviales qui contribuent au changement de la formule chimique de ces eaux ;
2.     l’absence de sources d’eau (puits ou forages) entre les « Khettaras » et les forages  rend la démonstration de l’existence ou l’absence de cette relation difficile et moins précise ;
3.     le suivi continu des débits fournit des informations significatives, d’où la nécessité de mise en place de dispositifs de contrôle de débit sur les « Khettaras » et les forages à la fois.
En conclusion, les responsables du bureau INOVAR commentent les résultats antérieurement enregistrés ainsi : la baisse de débits des « Khettaras » est due essentiellement à l’exploitation des forages par la SMI car selon les témoignages des habitant.e.s, les « Khettaras » connaissent un impact réduit lors des périodes les plus sèches.
  
V-    Réactions des responsables, des activistes locaux et des populations :
Ces actes entrepris par la société minière avec la bénédiction des autorités locales, elles-mêmes soutenues par des personnes motivées par des intérêts personnels, ont généré diverses réactions  de la part des élus et de la société civile qui exigent/réclament  l’arrêt de l’exploitation abusive de leurs ressources en eau et l’élimination de l’impact négatif des activités de la mine sur la population.
Pour leur part, les représentants chargés de la défense des terres collectives ont été systématiquement exclus des rencontres et des accords relatifs à l’intérêt général, malgré la légitimité de leur représentativité et alors qu'ils n'ont jamais été démis de leurs fonctions par les populations.

En plus de cela, des associations agricoles et de développement de la société civile locale ont invité les administrations compétentes à appliquer les lois nationales sensées garantir leurs droits sans porter atteinte à l’investisseur (la mine d’argent), soit diminuer l’impact négatif sur l’environnement, généraliser les retombées sur la totalité de la population, rationaliser l’exploitation de l’eau par la mine…
Les élus, la société civile et la population ont quant à eux clairement manifesté leur opposition au renouvellement de l’autorisation 6/2004 par le biais du registre des observations mis en place au siège de la commune et au siège du caïdat de Toudgha et lors de l’assemblée de la commission d’enquête publique en la présence d’associations locales le 26 juin 2009. Cette opposition trouve son fondement juridique sur :
-        la non-conformation de la société minière à la convention de 2004 et le non-respect de cette dernière ;
-        la gravité de l’impact des forages de « Tidsa » sur les « Khettaras » et les puits des villages d’Imider, du fait de la violation des dispositions de la loi 10-95, notamment de ses articles 26, 39, 49 et 50.
Dans un rejet total de tout ce qui précède, l’ABH-GGZ a répondu favorablement à la demande du renouvellement de l’autorisation d’occupation de domaine public par la société minière pour une durée de 10 ans. Autorisation qui confirme que l’Etat protège les agissements des dirigeants de la mine, et sans aucune assise législative.
VI-   L’agence du bassin hydraulique devrait retirer l’autorisation 6/2004 depuis août 2004 :
 Une première lecture de l’article premier de l’autorisation 6/2004 nous informe que la société minière acquiert le droit de pomper d’un seul et unique  forage (appelé SH1) dont les coordonnées sont les suivantes :
X=717.465 ,
Y=289.91  et 
Z=1468 .
Le même article cite que le débit de pompage est continu, atteignant  16L/s avec un plafond de 24L/s, comme expliqué dans le 3ème  article  du même document.
Ce même forage connait des problèmes liés à la nature de la couche géologique sur laquelle est posée la nappe phréatique, cause de l’altération de la qualité de l’eau (coloration jaune) constatée dés les premiers jours de l’exploitation. Phénomène qui persiste malgré les interventions répétitives et désespérées des responsables pour surmonter ce problème.
Après cet échec, la société minière a cessé les opérations de pompage au niveau du forage légal et a immédiatement entrepris un deuxième forage à proximité du premier sans avoir recours  à une demande d’autorisation légalisant cet acte.
Le 2ème trou (appelé SH2) est localisé à l’Est du premier avec les coordonnées suivantes :
X= 688,466,
Y=385,91 et
Z= 1488.
Le forage SH2, considéré comme le fournisseur principal de la mine en eau industrielle, n’est pas inclus dans ladite autorisation, ce qui montre que l’eau est volée sans aucun aspect légal depuis août 2004.
Compte tenu de ces violations de la loi et de l’impact de cette activité illégale engendre sur  la commune d’Imider, nous nous posons une question évidente : pourquoi l’Agence du Bassin de Guir-Ghris-Ziz n’intervient pas pour l’application de la loi 10-95, sachant que c’est elle qui est compétente pour faire le suivi et le contrôle  en la  matière ? Ensuite, pourquoi ladite agence n’a pas appliqué le 2ème article de l’autorisation 6/2004  qui dit que l’agence peut retirer l’autorisation à tout moment lorsque l’intérêt commun l’impose ou lorsqu’il y a un rejet des conditions, des engagements et des lois en vigueur par l’exploitant ?
 Ce qui nous pousse à reposer la même question est qu’à Imider toutes les conditions sont réunies pour que l’agence intervienne.
VII- En guise de conclusion :
Compte tenu du contexte climatique sévère dans lequel nous vivons tant au niveau national qu’au niveau régional (pénurie d’eau potable et absence d’installations visant à valoriser et conserver les ressources hydriques) et des catastrophes qui peuvent en résulter, quel est le plan stratégique établi par les parties concernées (Gouvernement, investisseurs et populations) pour minimiser les dégâts ?
QUELQUES PROPOS ET ACTES DES REPRÉSENTANTS DU GOUVERNEMENT :
Lors d’une rencontre et au sujet de la pétition relative à l’exploitation illégale du puits de « Targuit », le gouverneur de Tinghir a répondu que si nous exigeons l’arrêt de ce captage du fait de son illégalité équivalait à l’exigence de la fermeture de l’usine.
Malgré tout ceci, le gouverneur a mis en place un service de surveillance composé de dizaines d’éléments de forces publiques (forces auxiliaires et gendarmes) au niveau dudit captage, alors que parallèlement, des protestants pacifiques sont incarcérés.
Cette attitude des autorités ne signifient rien d’autre que la tolérance inconditionnelles des infractions à la loi par la société minière et la négation des droits légitimes des populations, reconnus constitutionnellement et universellement, dont le droit à l’eau.
Ces fonctionnaires ont comme mission exclusive de maintenir l’activité de l’usine en sacrifiant l’être humain, quel que soit le massacre  qui peut en résulter.
LA SOCIETE MINIERE EST-ELLE RESPONSABLE ?
Comment une société qui détruit une commune rurale (en épuisant sa source de vie : l’eau) avec la complicité claire du gouvernement peut elle faire référence à la « responsabilité sociale » (le soi-disant Label CGEM) ou d’un « management environnemental » (le soi-disant certificat « ISO14001 ») ?
Ce paradoxe est aggravé par la signature du protocole-placebo du 19 novembre 2012 par lequel la société minière continuera à voler les ressources naturelles en s’appuyant sur « un accord » de gens qui se sont opposés auparavant (2009) au renouvellement du contrat pour la mine, ce qui met leur signature en cause et laisse supposer qu’elle a été accordée sous pression et avec des contreparties.
Déduction : les dirigeants de la mine et le gouvernement ne s’intéressent qu’à l’augmentation des marges du bénéfice des propriétaires (actionnaires) au détriment des humains et de leur environnement.

vendredi 4 octobre 2013

Assa Zag s’enflamme dans l’indifférence, les Amis de la RASD dénoncent la situation à la 4è commission de la décolonisation



















La ville d’Assa, dans le sud du Maroc, a été le théâtre de violents affrontements la semaine dernière. A peine relayé par la presse locale, Afrik.com s’en fait l’écho.

« La coupe est pleine ! » A Assa Zag, région de Guelmin Es Smara, dans le sud du Maroc, les diplômés chômeurs ont appelé au soulèvement populaire pour « défendre les acquis sociaux ». Le mercredi 25 septembre, « des manifestants ont été victimes de violences et traînés à même le sol en essuyant toutes sortes d’insultes portant atteinte à la dignité humaine, dans les rues et les avenues de la ville d’Assa Zag au sud du Maroc », selon un communiqué de la Commission sahraouie de défense des droits de l’Homme (CSDDH) de Guelmime et dont le site Lakome détient une copie.
Dans une vidéo parue sur Youtube, la porte-parole des diplômés chômeurs de la ville appelle les « masses populaires d’Assa » à se soulever pour « changer l’histoire ». Elle lance un avertissement au « premier responsable (le gouverneur de la province, ndlr) et à ceux qui le soutiennent que les masses populaires triomphent lorsqu’elles se soulèvent ». Des soulèvements de ce type dans le sud du Maroc à majorité Sahraouie, il en existe plusieurs depuis le début du Printemps arabe. Conscient de la gravité des faits, et afin d’éviter un soulèvement des « masses populaires d’Assa », la section locale du PJD a demandé la révocation du gouverneur de la province, au motif « d’incompétence dans la gestion des affaires locales ».
Alors que les jeunes de la province observaient un sit-in devant la préfecture et l’antenne régionale du ministère de l’Artisanat, le gouverneur, accompagné de responsables locaux des Forces auxiliaires et d e la Gendarmerie royale, « a menacé d’un ton ferme d’user de la force publique si les protestations continuaient, fussent-elles pacifiques, ce qui a décidé le comité de médiation à se retirer de la réunion ».
 
Assa en état de siège
Cet incident est venu clore le dialogue entamé avec le gouverneur, afin de trouver une issue aux revendications des diplômés chômeurs. Mais c’est surtout la mort du jeune Rachid Chine, tué le 23 septembre dans des affrontements avec les forces de l’ordre qui a mis le feu aux poudres. Le transport du cadavre de l’hôpital vers une destination inconnue avait à nouveau semé des troubles. Selon une source de Lakome, le corps aurait été transporté à la morgue, sur ordre du Procureur du roi.
Une fois n’est pas coutume, l’état de siège et le couvre-feu a été la meilleure des réponses du gouvernement marocain. La province d’Assa Zag est entourée de centaines de véhicules de la sûreté nationale et de l’armée, afin de prévenir un éventuel retour aux tensions.
Ces tensions remonteraient à plusieurs mois, depuis que deux tribus de la région, les Ait Oussi et les Ait Nass, se disputent un point d’eau, et que les autorités ont du mal à ntenir.





http://www.afrik.com/au-maroc-la-province-d-assa-zag-s-enflamme-dans-l-indifference

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Par Sahara Info n° 53 - octobre 2013

Au Maroc comme au Sahara occidental non-respect de l'expression démocratique et des droits humains !

Les Sahraouis de la région de Assa, petite ville située au Sud du Maroc (très proche de la frontière entre Maroc et Sahara occidental et appartenant à la « bande de Tarfaya » remise au Maroc par l'Espagne en 1956), ont voulu reconstruire un camp de la dignité, ce 21 septembre 2013 alors que se tenait à New York l'Assemblée générale des Nations unies. A peine quelques tentes construites et rassemblées à Tizimi, l'armée était là pour les disperser !
Alors les Sahraouis d'Assa, se sont rassemblés pacifiquement pour protester contre cette opération de force ! rassemblement qui a provoqué une réaction de l'armée et de la police, que tous les observateurs présents ont dénoncé comme totalement disproportionnée : hélicoptères, gaz lacrymogènes, balles caoutchouc et balles réelles, réaction meurtrière puisqu'un jeune de 20 ans, Rachid EChine, a été tué de deux balles dans le dos.
Les autorités marocaines ont à nouveau perdu tout sang froid, ne laissant rien passer dans « leur sud » en utilisant des moyens militaires puissants pour disperser un rassemblement pacifique. Des deux côtés de la frontière s'est renforcée l'expression d'une identité culturelle, sociale et nationale capable d'affronter la puissance du Makhzen ! 
La Communauté internationale, la France doivent être davantage attentifs à cette situation. En commençant par décider une commission d'enquête qui doit être de suite diligentée pour apprécier rapidement et en toute indépendance, la manière dont s'est exercée cette répression qui a conduit à la mort d'un jeune, nouveau martyr pour le peuple sahraoui.
L'affichage, par les autorités marocaines, des progrès de la démocratie ne résiste pas à l'actualité récente : répression au mois d'août des rassemblements suite au sinistre « Daniel Gate », arrestation du journaliste marocain Ali Anouzla, qui osait avec son site lakome, plaider pour la démocratie et l'Etat de droit, répression régulière de tout mouvement social, maintien en détention des prisonniers d'opinion condamnés par une justice aux ordres du pouvoir chérifien.
L'association des Amis de la RASD entend porter ce message à la Communauté internationale en déléguant ce 8 octobre 2013 auprès de la 4éme commission de décolonisation de l'Assemblée générale des Nations unies, une de ses responsables, Joëlle Toutain et souhaite vivement que son message soit entendu.
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com














vendredi 9 novembre 2012

Appel pour le succès de la CARAVANE de SOLIDARITÉ avec les habitants d'IMIDER

Par ANNAHJ ADDIMOCRATI -la VOIE DÉMOCRATIQUE
  Tous avec les habitants d'IMIDER 
  le vendredi 9 novembre 2012

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Tous au mont Alebban le 09 novembre !



Déclaration à l’attention de l’opinion nationale et internationale
Concerne : les intimidations des autorités régionales à l’encontre des populations d’Imider


Depuis le début du sit-in pacifique de la population de la commune d’Imider sur le mont Alebban, pour :
I.- Réclamer des droits économique et sociaux,
II.- Protester contre l’exploitation abusive des ressources naturelles par la société métallurgique d’Imider (SMI),
III.- Mettre un terme définitif à la pollution de l’environnement au cyanure par la SMI,
IV.- Et pour exiger la fin des violations subies par notre population, ainsi que toutes les formes d’injustices dont elle est victime,

En guise de seule réponse, les autorités régionales ont adopté un double langage pour casser cette résistance, au mépris des intérêts vitaux de la population de notre commune. En effet, tandis que des forces auxiliaires ont été déployées autour du puits Targuit pour poursuivre le détournement illégal de ses eaux depuis 1986 – en dépit des plaintes des habitants et des paysans affectés -, nous constatons que la force publique agit pour le compte de la société SNI et pour la protection de ses intérêts, au détriment de ceux de notre population. Cette action se traduit sur le terrain par une politique systématique de répression tous azimuts, comprenant harcèlements, intimidations, encerclements, arrestations arbitraires ; ainsi que des procès- spectacles aboutissant à des verdicts injustes fondés sur des procès-verbaux fabriqués de toute-pièce, c’est-à-dire annexés aux déclarations des détenus préalablement signés dans le poste de police.

Plus que ces agissements, la partialité et même la complicité des autorités locales (avec une entreprise minière privée, aux méthodes d’exploitation illégales) s’est manifesté à travers la convocation récurrente du comité de dialogue au poste de la gendarmerie de Tinghir, pour des motifs fallacieux et ce, notamment aux lendemains du 13ème et 14ème round du dialogue, entre le 28 juin et le 14 août 2012.

Parallèlement à de telles manœuvres, la politique de répression systématique s’est intensifié ces derniers temps, plus particulièrement à la suite de la réunion du 25 septembre, à l’occasion de laquelle le comité de dialogue a reçu une convocation du Maire de la Province à une autre réunion devant avoir lieu, ce 1er octobre 2012. En même temps, les patrouilles de surveillance des gendarmes se sont poursuivies dans plusieurs communes rurales, dans le seul but d’intimider et de terroriser les populations. Cette répression, qui n’épargne ni vieux, ni jeunes, ni militants ni leurs familles, s’est étendu jusqu’aux petits élèves, dont certains sont poursuivis en justice pour provocation des autorités.
Une telle situation, responsable du climat de terreur généralisée, a eu pour effet la perte de confiance des populations dans les autorités : Alors que ces dernières œuvrent pour un dialogue de bonne foi, en vue d’une solution équitable à leurs problèmes, sur la base de leurs droits légitimes sur les ressources minières naturelles de leurs terre ancestrale, la terreur qu’elles subissent met en évidence les réelles intentions des parties hostiles à ce dialogue et à toute solution non conforme à leurs intérêts privés.

Dans de telles circonstances, nous réitérons notre disposition à poursuivre le dialogue, que nous souhaitons constructif, pour une solution juste et équitable … Mais nous tenons à rappeler, À Qui de Droit et à l’opinion publique, nationale et internationale, notre détermination inébranlable à défendre nos légitimes droits sociaux et économiques.

« Mouvement Sur la Voie de 96″ : Imider,
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Par Mouvement : Sur la Voie de 96 -ImiDer
Province de Tinghir



Déclaration à l’attention de l’opinion nationale et internationale


Concerne : les intimidations des autorités régionales à l’encontre des populations d’Imider


Depuis le début du sit-in pacifique de la population de la commune d’Imider sur le mont Alebban, pour :

I.- Réclamer des droits économique et sociaux,

II.- Protester contre l’exploitation abusive des ressources naturelles par la société métallurgique d’Imider (SMI),

III.- Mettre un terme définitif à la polution de l’environnement au cyanure par la SMI,

IV.- Et pour exiger la fin des violations subies par notre population, ainsi que toutes les formes d’injustices dont elle est victime,

En guise de seule réponse, les autorités régionales ont adopté un double langage pour casser cette résistance, au mépris des intérêts vitaux de la population de notre commune. En effet, tandis que des forces auxiliaires ont été déployées autour du puits Targuit pour poursuivre le détournement illégal de ses eaux depuis 1986 – en dépit des plaintes des habitants et des paysans affectés -, nous constatons que la force publique agit pour le compte de la société SNI et pour la protection de ses intérêts, au détriment de ceux de notre population. Cette action se traduit sur le terrain par une politique systématique de répression tout azimut, comprenant harcèlements, intimidations, encerclements, arrestations arbitraires ; ainsi que des procès- spectacles aboutissant à des verdicts injustes fondés sur des procès-verbaux fabriqués de toute-pièce, c’est-à-dire annexés aux déclarations des détenus préalablement signés dans le poste de police.


Plus que ces agissements, la partialité et même la complicité des autorités locales (avec une entreprise minière privée, aux méthodes d’exploitation illégales) s’est manifestée à travers la convocation récurrente du comité de dialogue au poste de la gendarmerie de Tinghir, pour des motifs fallacieux et ce, notamment aux lendemains du 13ème et 14ème round du dialogue, entre le 28 juin et le 14 août 2012.


Parallèlement à de telles manœuvres, la politique de répression systématique s’est intensifié ces derniers temps, plus particulièrement à la suite de la réunion du 25 septembre, à l’occasion de laquelle le comité de dialogue a reçu une convocation du Maire de la Province à une autre réunion devant avoir lieu, ce 1er octobre 2012. En même temps, les patrouilles de surveillance des gendarmes se sont poursuivies dans plusieurs communes rurales, dans le seul but d’intimider et de terroriser les populations. Cette répression, qui n’épargne ni vieux, ni jeunes, ni militants ni leurs familles, s’est étendu jusqu’aux petits élèves, dont certains sont poursuivis en justice pour provocation des autorités.

Une telle situation, responsable du climat de terreur généralisée, a eu pour effet la perte de confiance des populations dans les autorités : Alors que ces dernières œuvrent pour un dialogue de bonne foi, en vue d’une solution équitable à leurs problèmes, sur la base de leurs droits légitimes sur les ressources minières naturelles de leurs terre ancestrale, la terreur qu’elles subissent met en évidence les réelles intentions des parties hostiles à ce dialogue et à toute solution non conforme à leurs intérêts privés.


Dans de telles circonstances, nous réitérons notre disposition à poursuivre le dialogue, que nous souhaitons constructif, pour une solution juste et équitable … Mais nous tenons à rappeler, À Qui de Droit et à l’opinion publique, nationale et internationale, notre détermination inébranlable à défendre nos légitimes droits sociaux et économiques.




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 Rappel à l'entrée de l'hiver : ne pas oublier Imider le village qui vit à l’âge de pierre près d’un trésor

AFP, 11/3/2012



Manifestante faisant le signe amazigh (Photo CE)
Imider.-Nous vivons à l’âge de pierre: au fin fond du Maroc, des hommes, femmes et enfants protestent depuis des mois contre une société qui exploite, près de leur village, l’une des plus grandes mines d’argent d’Afrique dont ils veulent partager les bienfaits matériels.
A deux kilomètres d’Imiter, un village berbère niché au pied du Haut Atlas marocain (sud), la Société métallurgique d’Imiter (SMI), filiale du groupe Managem, indirectement contrôlée par un holding de la famille royale, exploite ce gisement depuis 1969 et produit chaque année plus de 240 tonnes d’argent.
Mais depuis août, des centaines de jeunes, femmes, enfants et personnes âgées tiennent un sit-in au sommet du mont Ablan, face à la mine, où se trouve le principal puits qui alimente depuis 2004 la mine en eau.
Nous avons fermé les vannes de ce puits pour protester contre notre misère. Regardez autour de vous: on vit à l’âge des pierre. Cela fait 7 mois qu’on est là avec nos enfants. On n’a pas d’hôpital, pas de route, ni d’école pour nos enfants, déclare à l’AFP Moha Ouberka, l’un des habitants qui travaille à la mine.
Les habitants ne profitent pas de cette mine. Il n’y a pas un seul hôpital dans toute la région. Le plus proche est à Ouarzazate, à 200 km d’Imiter, selon le député de la région, Ahmed Sadqi.
La SMI a généré en 2010 un chiffre d’affaires de 74 millions d’euros, et un document interne indique que la mine d’Imiter place le Maroc au premier rang des producteurs d’argent en Afrique.
Les manifestants demandent que 75% des recrutements soient réservés aux habitants de la région, mais la société juge cette demande irréaliste.
Nous leur avons proposé que 60% des recrutements d’ouvriers soient réservés aux gens de la région, mais ils ne veulent rien entendre, affirme Youssef El Hajjam, l’un des directeurs du groupe Managem.
Le recrutement des cadres obéit à une procédure transparente qui s’effectue au niveau du siège, à Casablanca, selon lui.
La mine cristallise les frustrations des habitants de cette région parmi les plus pauvres du pays, et est emblématique des tensions sociales qui touchent le royaume, et se manifestent parfois par des actes de violences.
assèchement de la nappe phréatique
Les villageois disent également souffrir de l’asséchement de la nappe phréatique à cause de l’utilisation massive de l’eau pour le traitement du minerai, notamment après le creusement en 2004 du puits que les villageois ont fermé.
Depuis 2004, l’eau de nos puits a considérablement baissé. Nous sommes de petits agriculteurs depuis la nuit des temps et on n’a plus d’eau alors que notre région était connue pour la richesse de sa nappe, s’indigne Moha Ouberka.
Un document réalisé pour le compte de la commune d’Imiter par le bureau d’études Innovar, dont l’AFP a obtenu une copie, précise que les débits en eau dans cette région ont connu une baisse importante entre juin 2004 et août 2005, avec des régressions, dans certains cas, de 61% et 58%.
Mais selon M. El Hajjam, une étude d’impact a été réalisée et il n’y a pas de lien entre la nappe exploitée et le système d’irrigation. La SMI n’a toutefois pas souhaité fournir cette étude.
L’autre problème soulevé par les habitants d’Imiter est l’utilisation d’eau polluée pour le traitement du minerai. Selon eux, le stockage de cette eau après son utilisation n’obéit pas aux normes de sécurité.
L’année dernière une famille a perdu son troupeau de moutons qui a bu de cette eau, et la SMI a été obligée de l’indemniser pour éviter le scandale, explique Omar Moujane, un étudiant de ce village.
Mais selon M. El Hajjam, cette eau est recyclée dans des bassins appropriées et il n’y a aucun risque à ce niveau.
Sur le mont Ablan, à la fin de l’après-midi, les villageois rejoignent les abris de fortune qu’ils ont dressés depuis août . Nous sommes déterminés. Nous n’avons rien à perdre, souligne Brahim Oudaoud.

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