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vendredi 4 octobre 2013

Assa Zag s’enflamme dans l’indifférence, les Amis de la RASD dénoncent la situation à la 4è commission de la décolonisation



















La ville d’Assa, dans le sud du Maroc, a été le théâtre de violents affrontements la semaine dernière. A peine relayé par la presse locale, Afrik.com s’en fait l’écho.

« La coupe est pleine ! » A Assa Zag, région de Guelmin Es Smara, dans le sud du Maroc, les diplômés chômeurs ont appelé au soulèvement populaire pour « défendre les acquis sociaux ». Le mercredi 25 septembre, « des manifestants ont été victimes de violences et traînés à même le sol en essuyant toutes sortes d’insultes portant atteinte à la dignité humaine, dans les rues et les avenues de la ville d’Assa Zag au sud du Maroc », selon un communiqué de la Commission sahraouie de défense des droits de l’Homme (CSDDH) de Guelmime et dont le site Lakome détient une copie.
Dans une vidéo parue sur Youtube, la porte-parole des diplômés chômeurs de la ville appelle les « masses populaires d’Assa » à se soulever pour « changer l’histoire ». Elle lance un avertissement au « premier responsable (le gouverneur de la province, ndlr) et à ceux qui le soutiennent que les masses populaires triomphent lorsqu’elles se soulèvent ». Des soulèvements de ce type dans le sud du Maroc à majorité Sahraouie, il en existe plusieurs depuis le début du Printemps arabe. Conscient de la gravité des faits, et afin d’éviter un soulèvement des « masses populaires d’Assa », la section locale du PJD a demandé la révocation du gouverneur de la province, au motif « d’incompétence dans la gestion des affaires locales ».
Alors que les jeunes de la province observaient un sit-in devant la préfecture et l’antenne régionale du ministère de l’Artisanat, le gouverneur, accompagné de responsables locaux des Forces auxiliaires et d e la Gendarmerie royale, « a menacé d’un ton ferme d’user de la force publique si les protestations continuaient, fussent-elles pacifiques, ce qui a décidé le comité de médiation à se retirer de la réunion ».
 
Assa en état de siège
Cet incident est venu clore le dialogue entamé avec le gouverneur, afin de trouver une issue aux revendications des diplômés chômeurs. Mais c’est surtout la mort du jeune Rachid Chine, tué le 23 septembre dans des affrontements avec les forces de l’ordre qui a mis le feu aux poudres. Le transport du cadavre de l’hôpital vers une destination inconnue avait à nouveau semé des troubles. Selon une source de Lakome, le corps aurait été transporté à la morgue, sur ordre du Procureur du roi.
Une fois n’est pas coutume, l’état de siège et le couvre-feu a été la meilleure des réponses du gouvernement marocain. La province d’Assa Zag est entourée de centaines de véhicules de la sûreté nationale et de l’armée, afin de prévenir un éventuel retour aux tensions.
Ces tensions remonteraient à plusieurs mois, depuis que deux tribus de la région, les Ait Oussi et les Ait Nass, se disputent un point d’eau, et que les autorités ont du mal à ntenir.





http://www.afrik.com/au-maroc-la-province-d-assa-zag-s-enflamme-dans-l-indifference

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Par Sahara Info n° 53 - octobre 2013

Au Maroc comme au Sahara occidental non-respect de l'expression démocratique et des droits humains !

Les Sahraouis de la région de Assa, petite ville située au Sud du Maroc (très proche de la frontière entre Maroc et Sahara occidental et appartenant à la « bande de Tarfaya » remise au Maroc par l'Espagne en 1956), ont voulu reconstruire un camp de la dignité, ce 21 septembre 2013 alors que se tenait à New York l'Assemblée générale des Nations unies. A peine quelques tentes construites et rassemblées à Tizimi, l'armée était là pour les disperser !
Alors les Sahraouis d'Assa, se sont rassemblés pacifiquement pour protester contre cette opération de force ! rassemblement qui a provoqué une réaction de l'armée et de la police, que tous les observateurs présents ont dénoncé comme totalement disproportionnée : hélicoptères, gaz lacrymogènes, balles caoutchouc et balles réelles, réaction meurtrière puisqu'un jeune de 20 ans, Rachid EChine, a été tué de deux balles dans le dos.
Les autorités marocaines ont à nouveau perdu tout sang froid, ne laissant rien passer dans « leur sud » en utilisant des moyens militaires puissants pour disperser un rassemblement pacifique. Des deux côtés de la frontière s'est renforcée l'expression d'une identité culturelle, sociale et nationale capable d'affronter la puissance du Makhzen ! 
La Communauté internationale, la France doivent être davantage attentifs à cette situation. En commençant par décider une commission d'enquête qui doit être de suite diligentée pour apprécier rapidement et en toute indépendance, la manière dont s'est exercée cette répression qui a conduit à la mort d'un jeune, nouveau martyr pour le peuple sahraoui.
L'affichage, par les autorités marocaines, des progrès de la démocratie ne résiste pas à l'actualité récente : répression au mois d'août des rassemblements suite au sinistre « Daniel Gate », arrestation du journaliste marocain Ali Anouzla, qui osait avec son site lakome, plaider pour la démocratie et l'Etat de droit, répression régulière de tout mouvement social, maintien en détention des prisonniers d'opinion condamnés par une justice aux ordres du pouvoir chérifien.
L'association des Amis de la RASD entend porter ce message à la Communauté internationale en déléguant ce 8 octobre 2013 auprès de la 4éme commission de décolonisation de l'Assemblée générale des Nations unies, une de ses responsables, Joëlle Toutain et souhaite vivement que son message soit entendu.
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com














vendredi 27 septembre 2013

Paris samedi 28 : Solidarité avec le peuple sahraoui victime à Assa de la répression marocaine.

Solidarité avec le peuple sahraoui, victime de la répression marocaine ! Le jeune Rachid tué de deux balles dans le dos !


  Plan de Paix,


Un jeune manifestant sahraoui tué par les forces de sécurité marocaines



Rassemblement parisien de protestation, samedi 28 septembre 2013                                  à 15h00 au Trocadéro



Tout en reconnaissant qu’il importait "d’améliorer la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental", la résolution 2099 adoptée le 25 avril 2013 par le Conseil de sécurité de l’ONU avait refusé, sous la pression de la France, d’étendre le mandat de la mission des Nations unies à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental. Le Maroc avait reçu ce refus comme un encouragement à poursuivre sa politique de répression contre les militants sahraouis et marocains.



Effectivement, les manifestations pacifiques, qui se succèdent depuis des mois, sont violemment réprimées avec de nombreux blessés et des emprisonnements, des journalistes sont arrêtés. C’est ainsi que le journaliste marocain Ali Anouzla, qui combattait pour la démocratie et un État de droit, a été arrêté et emprisonné.



Au Maroc, on interdit, on réprime, on emprisonne et ...on tue ! Le samedi 21 septembre, les forces de l’ordre marocaines ont franchi un degré supplémentaire dans l’escalade de la violence. Des familles sahraouies de la ville d’Assa, au sud du Maroc, avaient dressé des tentes dans le désert pour défendre leurs droits. Comme à Gdeim Izik, les gendarmes et forces auxiliaires marocaines sont intervenus pour détruire le campement et chasser les familles. A Assa, la population a manifesté pacifiquement pour protester contre cette atteinte au droit de circuler et de manifester. La répression a été particulièrement violente avec utilisation de gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc mais aussi balles réelles. Le jeune Sahraoui, Rachid Chain, âgé de 20 ans, a été tué de deux balles dans le dos au cours de la manifestation.



Réaffirmant sa solidarité avec la lutte des peuples marocain et sahraoui, le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits humains au Sahara Occidental (CORELSO) dénonce les arrestations et la répression sanglante. Il demande la mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur la mort du jeune manifestant sahraoui. Il interpelle le gouvernement français pour qu’il cesse de soutenir le pouvoir marocain et agisse pour l’arrêt de la répression et la libération des prisonniers politiques marocains et sahraouis.



Le CORELSO se joint aux associations sahraouies en France pour appeler au rassemblement de protestation et de soutien aux familles sahraouies de la ville d’Assa samedi 28 septembre à 15h Place du Trocadéro.



http://plan-paix-onu.blogspot.fr/2013/09/solidarite-avec-le-peuple-sahraoui.html----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 Le silence médiatique de la France ainsi que des grandes puissances mondiales sur la question sahraouie nous pousse à affirmer la complicité de ses derniers à la barbarie du royaume marocain. Cela ne peut plus durer!De ce fait, nous avons appelé à manifester ce samedi 28 septembre sur le Parvis des Droits de l'Homme suivie d'Une marche jusqu'à l'ambassade marocaine afin de dénoncer ces actes barbares et faire réagir le gouvernement.

 Communiqué de la Ligue des Jeunes et  Etudiants Sahraouis de France.

Après les tragiques événements qui ont surgis récemment dans les territoires occupés, et plus précisément à Assa et ses alentours, la L.J.E.S.F adresse son plus grand respect et ses condoléances à la famille du martyr Rachid Chain.
En effet, la répression et les violences du gouvernement marocain envers la population sahraouie ne cessent de s'accroître, faisant à nouveau une victime tuée par balles, de nombreux blessés et des arrestations arbitraires... Le silence médiatique de la France ainsi que des grandes puissances mondiales sur la question sahraouie nous pousse à affirmer la complicité de ses derniers à la barbarie du royaume marocain. Cela ne peut plus durer!
De ce fait, nous avons appelé à manifester ce samedi 28 septembre sur le Parvis des Droits de l'Homme suivie d'une marche jusqu'à l'ambassade marocaine afin de dénoncer ces actes barbares et faire réagir le gouvernement français.


Aziza Mint Ahmaida, Présidente de la Ligue des Jeunes et Etudiants Sahraouis de France.

Assa Zag : les diplômés chômeurs appellent au soulèvement



Selon un communiqué de la Commission sahraouie de défense des droits de l’homme (CSDDH) de Guelmime et dont Lakome détient une copie,  « le mercredi 25 septembre, des manifestants ont été victimes de violences et traînés à même le sol en essuyant toutes sortes d’insultes portant atteinte à la dignité humaine dans les rues et les avenues de la ville d’Assa Zag au sud du Maroc ».

Les diplômés-chômeurs appellent au soulèvement contre « le premier responsable »
Dans une vidéo diffusée sur Youtube, la porte-parole des diplômés chômeurs de la ville appelle les « masses populaires d’Assa » à se soulever « pour défendre les acquis sociaux ». « La coupe est pleine ! » peut-on entendre sur l’enregistrement. « Soulevez-vous pour changer l’Histoire et faites savoir au « premier responsable » et à ceux qui le soutiennent que les masses populaires triomphent lorsqu’elles se soulèvent et aussi pour répondre aux dangereuses provocations commises par le « premier responsable » à l’encontre des diplômés chômeurs ». 

Dans le même temps, la section locale du PJD demandait la révocation du gouverneur de la province d’Assa pour motif d’ « incompétence dans la gestion des affaires locales ».
Ce dernier avait convoqué les personnes mandatées par les différents groupes protestataires de la ville pour un dialogue suite aux sit-in organisés le même jour devant les sièges de la préfecture et de la délégation ministérielle du ministère de l’Artisanat. Selon le communiqué du CSDDH, le gouverneur, qui était accompagné des responsables locaux des Forces auxiliaires et de la Gendarmerie royale « a menacé d’un ton ferme d’user de la force publique si les protestations continuaient, fussent-elles pacifiques, ce qui a décidé le comité de médiation à se retirer de la réunion » ajoute le communiqué.

La mort d’un citoyen ravive les tensions
La CSDDH informe également que « les manifestations se sont accentuées suite à l’échec du dialogue avec le gouverneur », surtout après la mort du jeune Rachid Chine, tombé le 23 septembre lors des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Le déplacement du corps, de l’hôpital local vers une destination inconnue  a également ravivé les tensions. Une source bien informée révèle à Lakome, que le cadavre a été transporté à la morgue sur ordre du Procureur du roi.

Les autorités appellent des renforts
En ce moment, les autorités continuent d’imposer un état de siège dans la ville et reçoivent des renforts pour pallier une éventuelle recrudescence des tensions.
A minuit, hier, le chef de la sécurité provinciale de Guelmime a été hospitalisé ainsi que trois éléments des forces auxiliaires suite aux violents heurts qui ont éclaté sur les avenues Kharchi et Jdid de la ville d’Assa. D’après des sources proches d’organismes locaux de défense de droits de l’homme, de nombreux civils blessés refusent de se rendre aux centres de soins publics de peur de représailles ou de se faire arrêter.
Rappelons que l’origine des événements remonte à un conflit opposant deux tribus de la région, les Ait Oussi et les Ait Nass qui se disputent un point d’eau et qui demandent aux autorités locales de procéder à une délimitation territoriale pour solutionner les rivalités sur une ressource qui se fait de plus en plus rare dans la région.