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samedi 15 mars 2014

Maroc : les femmes manifestent pour la liberté sexuelle et l’avortement

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L’ONG Amnesty International a appelé à un sit-in devant le Parlement marocain afin d’exiger la liberté sexuelle pour les femmes et le droit à l’avortement.

Bien que le Parlement marocain ait supprimé l’alinéa 2 de l’article 475 du code pénal permettant à un violeur d’épouser sa victime, les Marocaines libérales n’ont pas dit leur dernier mot. Les plus féministes d’entre elles entendent manifester mercredi prochain devant le Parlement, à Rabat, pour réclamer leurs libertés sexuelles et le droit à l’avortement. Malgré la modernité qu’affiche le Maroc, la base du pays est conservatrice et ces sujets sont tabous.
Le sit-in du 12 mars est à l’initiative de la section locale d’Amnesty international. L’ONG, qui a salué l’abrogation de l’alinéa 2 de l’article 475, milite pour le retrait d’un tas d’autres articles du code pénal : le 488 qui définit le viol, le 487 qui ne reconnaît pas le viol comme par un homme sur son épouse, le 488 qui répartit les victimes de viol entre les vierges et celles qui ne le sont pas au moment de l’agression, le 490 qui prévoit des peines d’emprisonnement d’un mois à un an contre toute relation sexuelle consentie en dehors du cadre du mariage et le 496 qui précise que quiconque cache une femme mariée « qui se dérobe à l’autorité à laquelle est légalement soumise » est passible d’une peine d’une à cinq années d’emprisonnement et d’une amende.
Le ministre de la Justice et des Libertés a répondu à l’appel d’Amnesty International. Ce dimanche, lors d’une conférence organisée par le ministère de la Solidarité et de la Femme, Mostafa Ramid a promis de « nouveaux amendements des textes juridiques afin de garantir une meilleure protection des droits des femmes », rapporte Yabiladi. Et d’ajouter : « La porte est toujours ouverte à des modifications et révisions ».











































































jeudi 10 octobre 2013

Al-Qaïda menace le Maroc : Mohammed VI renforce sa sécurité



















L’affaire de la vidéo dans laquelle Aqmi menace le Maroc continue de faire grand bruit dans le royaume chérifien, notamment après l’arrestation d’un journaliste marocain indépendant qui a relayé l’information en publiant un lien de la vidéo. Le royaume n’est pas pour autant à l’abri d’une attaque…

Le Maroc est en alerte rouge. Quelques jours après la diffusion de cette vidéo, le pays est toujours inquiet face aux menaces qu’il a reçues d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi). Un symbole du royaume, vénéré de tous, est tout particulièrement visé par la nébuleuse terroriste, c’est le roi en personne : Mohammed VI. Dans sa vidéo d’une quarantaine de minutes, intitulée « Maroc : le royaume de la corruption et du despotisme », Aqmi fustige la monarchie et la corruption.
Les autorités marocaines ne badinent pas avec la sécurité du roi. Le cordon sécuritaire qui assure la protection du souverain a été renforcé. Les nombreux services de renseignement marocains sont au taquet et suivent de près les activités d’Aqmi et de ses ressortissants susceptibles d’organiser une attaque au Maroc.

Quand Anouzla joue avec les nerfs du roi
C’est certainement parce que l’image sacrée du roi a été atteinte dans cette vidéo que le journaliste de Lakome, Ali Anouzla, a été arrêté pour avoir "osé" publier le lien de la vidéo dans un article consacré à ce sujet. Au Maroc, il est strictement interdit de nuire à l’image du roi ou de parler de lui dans la presse comme d’un individu à part entière. Ali Anouzla, lui, pensait faire son travail en relayant une information qu’il jugeait bon de partager avec les Marocains. Son action lui vaut aujourd’hui un séjour en détention provisoire pour « incitation au terrorisme », dans l’attente d’un procès.
Le journaliste est soutenu par bon nombre de personnes au Maroc et ailleurs. Tous dénoncent une tentative des autorités de vouloir étouffer la liberté d’expression. Il se murmure que le palais voulait depuis très longtemps la peau d’Anouzla. Rabat menace également de poursuivre le journal El Pais en justice. C’est vers ce journal espagnol que le lien dans l’article de Lakome renvoyait pour visualiser la vidéo. Toutefois, aucune poursuite judiciaire ne semble être envisagée pour les quotidiens américains qui ont également diffusé le lien de cette vidéo.

Djihad, tolérance 0
Les autorités marocaines sont donc sur le qui-vive face à la menace terroriste. Bien que le royaume mette depuis plusieurs années les moyens pour combattre le terrorisme sur son sol, il existerait un bon nombre de djihadistes marocains qui combattent en Syrie. Selon La Croix, leur nombre n’est pas connu avec exactitude, mais ils seraient près d’un millier à combattre le régime de Bachar al-Assad et 90 d’entre eux seraient morts au combat, selon des chiffres officiels.
Pour l’heure, le Maroc bénéficie d’une stabilité rare dans la région. Mais la diffusion de cette vidéo et le probable retour au pays des djihadistes marocains ne calment pas l’anxiété du pouvoir. D’autant plus que la nébuleuse appelle la jeunesse marocaine à se soulever contre le « despotisme ». L’heure est donc à l’anticipation. En septembre, le tribunal de Salé, près de Rabat, a condamné à des peines de prison neuf Marocains membres d’un groupe djihadiste. Ces derniers avaient été arrêtés fin 2012 alors qu’ils préparaient des attaques dans plusieurs villes du royaume.
A cette époque, le ministère de l’Intérieur avait déjà exprimé son inquiétude face à la « prolifération » des filières djihadistes au Maroc. Et pour cause, le royaume garde un souvenir douloureux des attentats de 2003 qui ont fait 33 morts à Casablanca et ceux de 2011 qui ont entraîné la mort de 17 personnes à Marrakech.
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vendredi 4 octobre 2013

Assa Zag s’enflamme dans l’indifférence, les Amis de la RASD dénoncent la situation à la 4è commission de la décolonisation



















La ville d’Assa, dans le sud du Maroc, a été le théâtre de violents affrontements la semaine dernière. A peine relayé par la presse locale, Afrik.com s’en fait l’écho.

« La coupe est pleine ! » A Assa Zag, région de Guelmin Es Smara, dans le sud du Maroc, les diplômés chômeurs ont appelé au soulèvement populaire pour « défendre les acquis sociaux ». Le mercredi 25 septembre, « des manifestants ont été victimes de violences et traînés à même le sol en essuyant toutes sortes d’insultes portant atteinte à la dignité humaine, dans les rues et les avenues de la ville d’Assa Zag au sud du Maroc », selon un communiqué de la Commission sahraouie de défense des droits de l’Homme (CSDDH) de Guelmime et dont le site Lakome détient une copie.
Dans une vidéo parue sur Youtube, la porte-parole des diplômés chômeurs de la ville appelle les « masses populaires d’Assa » à se soulever pour « changer l’histoire ». Elle lance un avertissement au « premier responsable (le gouverneur de la province, ndlr) et à ceux qui le soutiennent que les masses populaires triomphent lorsqu’elles se soulèvent ». Des soulèvements de ce type dans le sud du Maroc à majorité Sahraouie, il en existe plusieurs depuis le début du Printemps arabe. Conscient de la gravité des faits, et afin d’éviter un soulèvement des « masses populaires d’Assa », la section locale du PJD a demandé la révocation du gouverneur de la province, au motif « d’incompétence dans la gestion des affaires locales ».
Alors que les jeunes de la province observaient un sit-in devant la préfecture et l’antenne régionale du ministère de l’Artisanat, le gouverneur, accompagné de responsables locaux des Forces auxiliaires et d e la Gendarmerie royale, « a menacé d’un ton ferme d’user de la force publique si les protestations continuaient, fussent-elles pacifiques, ce qui a décidé le comité de médiation à se retirer de la réunion ».
 
Assa en état de siège
Cet incident est venu clore le dialogue entamé avec le gouverneur, afin de trouver une issue aux revendications des diplômés chômeurs. Mais c’est surtout la mort du jeune Rachid Chine, tué le 23 septembre dans des affrontements avec les forces de l’ordre qui a mis le feu aux poudres. Le transport du cadavre de l’hôpital vers une destination inconnue avait à nouveau semé des troubles. Selon une source de Lakome, le corps aurait été transporté à la morgue, sur ordre du Procureur du roi.
Une fois n’est pas coutume, l’état de siège et le couvre-feu a été la meilleure des réponses du gouvernement marocain. La province d’Assa Zag est entourée de centaines de véhicules de la sûreté nationale et de l’armée, afin de prévenir un éventuel retour aux tensions.
Ces tensions remonteraient à plusieurs mois, depuis que deux tribus de la région, les Ait Oussi et les Ait Nass, se disputent un point d’eau, et que les autorités ont du mal à ntenir.





http://www.afrik.com/au-maroc-la-province-d-assa-zag-s-enflamme-dans-l-indifference

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Par Sahara Info n° 53 - octobre 2013

Au Maroc comme au Sahara occidental non-respect de l'expression démocratique et des droits humains !

Les Sahraouis de la région de Assa, petite ville située au Sud du Maroc (très proche de la frontière entre Maroc et Sahara occidental et appartenant à la « bande de Tarfaya » remise au Maroc par l'Espagne en 1956), ont voulu reconstruire un camp de la dignité, ce 21 septembre 2013 alors que se tenait à New York l'Assemblée générale des Nations unies. A peine quelques tentes construites et rassemblées à Tizimi, l'armée était là pour les disperser !
Alors les Sahraouis d'Assa, se sont rassemblés pacifiquement pour protester contre cette opération de force ! rassemblement qui a provoqué une réaction de l'armée et de la police, que tous les observateurs présents ont dénoncé comme totalement disproportionnée : hélicoptères, gaz lacrymogènes, balles caoutchouc et balles réelles, réaction meurtrière puisqu'un jeune de 20 ans, Rachid EChine, a été tué de deux balles dans le dos.
Les autorités marocaines ont à nouveau perdu tout sang froid, ne laissant rien passer dans « leur sud » en utilisant des moyens militaires puissants pour disperser un rassemblement pacifique. Des deux côtés de la frontière s'est renforcée l'expression d'une identité culturelle, sociale et nationale capable d'affronter la puissance du Makhzen ! 
La Communauté internationale, la France doivent être davantage attentifs à cette situation. En commençant par décider une commission d'enquête qui doit être de suite diligentée pour apprécier rapidement et en toute indépendance, la manière dont s'est exercée cette répression qui a conduit à la mort d'un jeune, nouveau martyr pour le peuple sahraoui.
L'affichage, par les autorités marocaines, des progrès de la démocratie ne résiste pas à l'actualité récente : répression au mois d'août des rassemblements suite au sinistre « Daniel Gate », arrestation du journaliste marocain Ali Anouzla, qui osait avec son site lakome, plaider pour la démocratie et l'Etat de droit, répression régulière de tout mouvement social, maintien en détention des prisonniers d'opinion condamnés par une justice aux ordres du pouvoir chérifien.
L'association des Amis de la RASD entend porter ce message à la Communauté internationale en déléguant ce 8 octobre 2013 auprès de la 4éme commission de décolonisation de l'Assemblée générale des Nations unies, une de ses responsables, Joëlle Toutain et souhaite vivement que son message soit entendu.
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com