Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

vendredi 4 octobre 2013

Assa Zag s’enflamme dans l’indifférence, les Amis de la RASD dénoncent la situation à la 4è commission de la décolonisation



















La ville d’Assa, dans le sud du Maroc, a été le théâtre de violents affrontements la semaine dernière. A peine relayé par la presse locale, Afrik.com s’en fait l’écho.

« La coupe est pleine ! » A Assa Zag, région de Guelmin Es Smara, dans le sud du Maroc, les diplômés chômeurs ont appelé au soulèvement populaire pour « défendre les acquis sociaux ». Le mercredi 25 septembre, « des manifestants ont été victimes de violences et traînés à même le sol en essuyant toutes sortes d’insultes portant atteinte à la dignité humaine, dans les rues et les avenues de la ville d’Assa Zag au sud du Maroc », selon un communiqué de la Commission sahraouie de défense des droits de l’Homme (CSDDH) de Guelmime et dont le site Lakome détient une copie.
Dans une vidéo parue sur Youtube, la porte-parole des diplômés chômeurs de la ville appelle les « masses populaires d’Assa » à se soulever pour « changer l’histoire ». Elle lance un avertissement au « premier responsable (le gouverneur de la province, ndlr) et à ceux qui le soutiennent que les masses populaires triomphent lorsqu’elles se soulèvent ». Des soulèvements de ce type dans le sud du Maroc à majorité Sahraouie, il en existe plusieurs depuis le début du Printemps arabe. Conscient de la gravité des faits, et afin d’éviter un soulèvement des « masses populaires d’Assa », la section locale du PJD a demandé la révocation du gouverneur de la province, au motif « d’incompétence dans la gestion des affaires locales ».
Alors que les jeunes de la province observaient un sit-in devant la préfecture et l’antenne régionale du ministère de l’Artisanat, le gouverneur, accompagné de responsables locaux des Forces auxiliaires et d e la Gendarmerie royale, « a menacé d’un ton ferme d’user de la force publique si les protestations continuaient, fussent-elles pacifiques, ce qui a décidé le comité de médiation à se retirer de la réunion ».
 
Assa en état de siège
Cet incident est venu clore le dialogue entamé avec le gouverneur, afin de trouver une issue aux revendications des diplômés chômeurs. Mais c’est surtout la mort du jeune Rachid Chine, tué le 23 septembre dans des affrontements avec les forces de l’ordre qui a mis le feu aux poudres. Le transport du cadavre de l’hôpital vers une destination inconnue avait à nouveau semé des troubles. Selon une source de Lakome, le corps aurait été transporté à la morgue, sur ordre du Procureur du roi.
Une fois n’est pas coutume, l’état de siège et le couvre-feu a été la meilleure des réponses du gouvernement marocain. La province d’Assa Zag est entourée de centaines de véhicules de la sûreté nationale et de l’armée, afin de prévenir un éventuel retour aux tensions.
Ces tensions remonteraient à plusieurs mois, depuis que deux tribus de la région, les Ait Oussi et les Ait Nass, se disputent un point d’eau, et que les autorités ont du mal à ntenir.





http://www.afrik.com/au-maroc-la-province-d-assa-zag-s-enflamme-dans-l-indifference

--------------------------------------------------------------------------------------------------------
Par Sahara Info n° 53 - octobre 2013

Au Maroc comme au Sahara occidental non-respect de l'expression démocratique et des droits humains !

Les Sahraouis de la région de Assa, petite ville située au Sud du Maroc (très proche de la frontière entre Maroc et Sahara occidental et appartenant à la « bande de Tarfaya » remise au Maroc par l'Espagne en 1956), ont voulu reconstruire un camp de la dignité, ce 21 septembre 2013 alors que se tenait à New York l'Assemblée générale des Nations unies. A peine quelques tentes construites et rassemblées à Tizimi, l'armée était là pour les disperser !
Alors les Sahraouis d'Assa, se sont rassemblés pacifiquement pour protester contre cette opération de force ! rassemblement qui a provoqué une réaction de l'armée et de la police, que tous les observateurs présents ont dénoncé comme totalement disproportionnée : hélicoptères, gaz lacrymogènes, balles caoutchouc et balles réelles, réaction meurtrière puisqu'un jeune de 20 ans, Rachid EChine, a été tué de deux balles dans le dos.
Les autorités marocaines ont à nouveau perdu tout sang froid, ne laissant rien passer dans « leur sud » en utilisant des moyens militaires puissants pour disperser un rassemblement pacifique. Des deux côtés de la frontière s'est renforcée l'expression d'une identité culturelle, sociale et nationale capable d'affronter la puissance du Makhzen ! 
La Communauté internationale, la France doivent être davantage attentifs à cette situation. En commençant par décider une commission d'enquête qui doit être de suite diligentée pour apprécier rapidement et en toute indépendance, la manière dont s'est exercée cette répression qui a conduit à la mort d'un jeune, nouveau martyr pour le peuple sahraoui.
L'affichage, par les autorités marocaines, des progrès de la démocratie ne résiste pas à l'actualité récente : répression au mois d'août des rassemblements suite au sinistre « Daniel Gate », arrestation du journaliste marocain Ali Anouzla, qui osait avec son site lakome, plaider pour la démocratie et l'Etat de droit, répression régulière de tout mouvement social, maintien en détention des prisonniers d'opinion condamnés par une justice aux ordres du pouvoir chérifien.
L'association des Amis de la RASD entend porter ce message à la Communauté internationale en déléguant ce 8 octobre 2013 auprès de la 4éme commission de décolonisation de l'Assemblée générale des Nations unies, une de ses responsables, Joëlle Toutain et souhaite vivement que son message soit entendu.
Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
www.sahara-info.org / www.ecrirepourlesliberer.com














Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire