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jeudi 26 février 2015

Spoliation immobilière à Casablanca : Trois autres familles risquent l’expulsion

aufait, 25/02/2015 
 Après l’expulsion de son appartement d’une famille de confession juive, à Casablanca, trois autres familles risquent de subir le même sort.

Une autre famille marocaine de confession juive, qui loue un appartement situé au boulevard de Bordeaux à Casablanca depuis 51 ans, est victime de la même mafia immobilière que le couple juif ayant rejoint dernièrement Israël, à en croire nos confrères de Yabiladi. Idem pour deux autres familles de confession musulmane. Ces dernières ont lancé un dernier cri de détresse face à la mafia immobilière. Le propriétaire de l’immeuble où habitent ces trois familles a en effet vendu son bien sans prendre la peine d’avertir les locataires.

Cités par Yabiladi, les membres de ces trois familles affirment que trois hommes se sont présentés à eux « en tant que associés d’une société immobilière et nouveaux propriétaires de l’immeuble » et leur ont demandé de libérer leurs logements.

L’affaire est en appel depuis novembre dernier, devant la justice à Casablanca, après un échec en première instance, selon la même source.

Il s’agit, selon plusieurs sources concordantes, d’une seule et même mafia immobilière, dont certains membres purgent actuellement des peines de prison pour spoliation d’immeubles datant du protectorat français.

Rappelons qu’il y a quelques mois, une vidéo très émouvante de Shalom Abdelhak a été postée sur YouTube, dans laquelle le Marocain demandait une protection contre une « mafia immobilière » qui tentait de l’expulser de l’appartement qu’il louait depuis près de 50 ans.

Une vidéo relayée à grande échelle par les médias électroniques marocains et sur les réseaux sociaux. La réaction tardive des autorités n’a pas pu finalement empêcher l’expulsion du couple marocain et les solutions proposées n’ont jamais dépassé le stade de « promesses ».

Finalement, même après l’intervention du ministre de l’Intérieur, Mohammed Hassad sur instruction royales, Shalom Abdelhak et sa femme avaient quitté le Maroc vers Israël…

Aujourd’hui, ce sont trois familles qui risquent de se retrouver dans la rue.

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samedi 27 décembre 2014

Mafia de l’immobilier : Shalom Abdelhak et son épouse expulsés de leur appartement à Casablanca

Par Mohammed Jaabouk, 26/12/2014

Shalom Abdelhak et sa femme, Viessmann Mobidy, se retrouvent finalement à la rue. Ils ont subi le même sort que celui réservé, auparavant, au célèbre couple de Tiznit, Ibba Ijjou et son époux Moulay Ahmed. Juifs et musulmans sont victimes de la même mafia immobilière.
Suite à la décision d’un tribunal de Casablanca, Shalom Abdelhak et son épouse, deux Marocains de confession juive, ont été expulsés de leur logement, situé rue Dijla (ex-Jackman) à Casablanca, entre les boulevards Anfa et Ziraoui. L e couple occupait l’appartement depuis plus de 46 ans.
La mafia de l’immobilier opérant dans la capitale économique du royaume a eu raison de la détermination de Shalom, l’octogénaire très affaibli par la maladie, et son épouse, Viessmann Mobidy, également très malade. Ils ne pourront pas finir leurs jours dans leurs maisons comme ils l’auraient tant espéré.

Deux ans de problèmes et d’actes d’intimidations
Le couple avait sollicité, dans un enregistrement vidéo posté sur YouTube en novembre dernier, la protection du roi Mohammed VI pour qu’il ne soit pas mis à la rue. Pour mémoire, Shalom affirmait, dans son message, qu’il louait son domicile depuis plus de quatre décennies. Une période durant laquelle, il n’avait eu aucun problème avec les propriétaires de l’immeuble, ajoutant qu’il payait régulièrement le loyer.
Les ennuis de la famille Shalom commencent en 2012 lorsqu’ une personne se présentant comme étant la « propriétaire » de l’immeuble a voulu les expulser de leur appartement. Après plus de deux années de pressions, marquées par des actes d’intimidations opérées sous le silence absolu des autorités de la ville, Shalom est contraint de quitter son logement.
Celui-ci est situé dans une zone, réputée pour être inaccessible aux petites et moyennes bourses vivant dans la capitale du royaume. C’est l’une des raisons qui incitent la mafia de l’immobilier, grâce à quelques complicités dans l’administration pour la falsification de documents, à mettre la main sur des biens très chers sur le marché. Et ils y arrivent à des coûts très dérisoires.

Copyright Yabiladi.com

jeudi 25 décembre 2014

Urgent ! Répression envers les habitants expulsés de Douar Ouled Dlim

Par Luc Dau, 23/12/2014



Bonjour,
Nous revenons vers vous pour vous informer que hier les forces de l'ordre ont procédé à l'expulsion par la force des habitants de douar Ouled Dlim.
Leurs maisons ayant été détruites le jeudi 18 décembre, les habitants avaient décidé de camper (à la belle étoile) sur les terres desquelles ils ont été dépossédées.
Ce lundi 22 décembre les forces de l'ordre, vers 10h du matin, sont intervenues pour brûler les quelques affaires qu'ils avaient (couverture, éponge, tapis) et les évacuer des terres. Pour ce faire, les autorités ont employé la force.

dimanche 15 juin 2014

Titres des articles publiés sur http://solidmar.blogspot.com sur la situation au Maroc et au Sahara Occidental du 8 au 15 /6/2014

La routine du maghzen : arrestation, torture, aveux, condamnation, incarcération...
La mafia de l’immobilier remodèle les villes, tant pis pour ceux qui perdent tout et sont jetés à la rue...
Migrants : La “campagne nationale de régularisation”, de bel effet dans la vitrine du Maroc, est un véritable piège pour les Subsahariens qui arrivent en masse au Maroc où les attend une cruelle répression...
Pillage éhonté du Sahara Occidental , les Sahraouis entre espoir et désespoir.
Consulter aussi les autres informations en cliquant sur "Pages” ( dans la page d’accueil du blog, à gauche)
 
            >>> À lire aujourd'hui aux 4 coins du web ( France et autres pays, pétitions...)
            >>>Rendez-vous à ne pas rater( manifs, fêtes, concerts, au Maroc et en France)

vendredi 13 juin 2014

Urgent Maroc : Expulsion imminente des habitant-e-s de Douar Ouled Dlim- Rabat

Par Lucile D. Attac Maroc, 13/6/2014


Merci de relayer massivement cet appel à solidarité internationale contre l'expulsion imminente d'habitant-te-s d'un douar en plein cœur d'un quartier résidentiel de Rabat. 

Ces habitant-e-s vivent là et y cultivent leurs terres et vergers depuis plusieurs générations. Invisibilisé-e-s par la sacro-sainte "modernité" et écrasées par l'urbanisation massive, ces personnes, qui résistent malgré la faiblesse de leurs moyens, doivent se faire expulser manu militari mardi 17 juin (prochain !).

Nous l'avons vu à plusieurs reprises, une diffusion massive à vos contacts électroniques et listes de diffusion et la rédaction de communiqués des différentes organisations dans lesquelles vous militez ont souvent changé la donne.

Merci d'avance de votre coup de main.


Rabat, le 13 juin 2014


Appel à la solidarité internationale
En plein mois de février dernier, les forces de l’ordre ont procédé à la destruction forcée des logements des habitant-e-s de Douar Ouled Dlim situé à Guich Loudaya à Rabat (Maroc).
Plus de 36 logements ont été détruits, laissant les habitant-e-s sans aucune ressource. A ce jour, ils/elles vivent dans des campements de fortune, faits de bâches en plastique maintenues par quelques morceaux de bois et de tôles amassés ici ou là. Les forces de l’ordre ont entouré
leurs terres- aujourd’hui vendues à la Société  d’Aménagement Ryad-par des panneaux de tôle. Enfermée-s dans une prison à ciel ouvert, ces citoyen-ne-s sans terres sont surveillé-e-s par les chiens du service de sécurité mis en place pour les empêcher de reconstruire.
Parallèlement, au mois de mars, les forces de l’ordre sont intervenues au Douar Drabka, également situé à
GuichLoudaya, pour procéder à la destruction des pépinières et des échoppes commerciales dans lesquelles les habitant-e-s vendaient légumes et fruits issus de leurs
cultures.
Situé en plein dans le quartier résidentiel de Hay Ryad, les terres de la tribu GuichLoudaya, sont des terres collectives agricoles, dans lesquelles la tribu Guich vit depuis plusieurs générations. Ces terres leur ont été octroyées par Dahir royal, avant le protectorat, en récompense de leurs services - en tant que tribu guerrière – au royaume chérifien. Depuis son installation sur ces terres, la tribu Guich, à l’origine nomade, a opté pour l’agriculture vivrière.
Du fait de l’expansion de la ville de Rabat, ces terres constituent un enjeu foncier considérable convoité par les promoteurs immobiliers et par les politiques urbaines.
L’accaparement des terres Guich, se fait par ’intermédiaire de la mise sous tutelle du ministère de l’Intérieur qui revend ces terres à des prix dérisoires aux promoteurs immobiliers sous couvert d’un besoin d’urbanisation de la ville de Rabat.
Ces opérations sont menées en violation des dispositions du Dahir (décret royal) du 27 Abris de fortune construits après la destruction des logements, Douar OuledDlim, mars 2014
Arbres fruitiers, Douar Drabka, mars 2014 avril 1919 qui avait retiré au Ministère de l’Intérieur la tutelle de ces terres et avait accordé la propriété pleine et entière à la collectivité de la tribu Guich.
Aujourd’hui, les destructions continuent. Le mardi 17 juin, les forces de l'ordre vont procéder à la destruction des maisons restantes et des baraquements en plastique. 

En riposte, les habitants menacent de s'immoler. Les jeunes se sont équipé-e-s de bidons d’essence entreposés dans leur baraque en attendant l'arrivée des forces de l'ordre.
En mars
Nous assistons là à un démantèlement brutal du dernier bastion existant d’agriculture paysanne de la ville de Rabat et ce au profit de promoteurs immobiliers qui façonnent une ville blanchie de toutes les formes populaires et collectives d’occupation de l’espace. Sous la bénédiction du ministère de l’Intérieur et sous couvert de lutte contre les bidonvilles, la privatisation des terres collectives laisse chaque jour des Marocain-e-s sans terre. La prédation foncière nationale couverte par les directives des instances internationales doivent cesser ! Nous ne voulons pas d’une ville façonnée par des standards internationaux libéraux mis au profit d’une minorité au pouvoir qui, sous couvert de modernisation, entraîne la marginalisation urbaine, détruit toute forme d’autonomie agricole et alimentaire, et massacre les formes populaires de gestion de l’espace.
Stop aux expulsions et à la prédation foncière !
La terre appartient à ses habitant-e-s et à ceux/celles qui la travaillent !

Page de solidarité Facebook :
· https://www.facebook.com/pages/Stop-à-la-destruction-de-Guich-
Loudaya/563368617103774?fref=ts
Liens vidéos youtube :
· https://www.youtube.com/watch?v=dhP7r4lJrsU&list=PLKlc8WA39Zb9DoZOTqP-
La8BZYkV7uyJ
· https://www.youtube.com/watch?v=JQE5Wz-k2HE&index=2&list=PLKlc8WA39Zb9DoZOTqP-
La8BZYkV7uyJ
· https://www.youtube.com/watch?v=03j9c_30rrs
· https://www.youtube.com/watch?v=DSXHbhyVvaA
· https://www.youtube.com/watch?v=AozDRyLFJxI
Pour tout renseignement contacter :
Email : droitaulogementmaroc@gmail.com
Tél : (+212) 661 377596

samedi 7 juin 2014

Derrière la vitrine du SMAP Immo se cache la misère de tout un peuple.






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Le SMAP Immo se tient comme à l’accoutumée à Paris. C’est l’occasion pour les promoteurs immobiliers marocains de présenter leurs produits aux immigrés marocains de France désireux d’acquérir un bien immobilier dans le pays d’origine.

Cette manifestation participe d’un mouvement général qui considère les immigrés marocains comme une vache à lait à exploiter jusqu’à l’os en usant du lien affectif que cette population entretient avec le Maroc.
C’est aussi une occasion pour les autorités marocaines de soigner leur vitrine extérieure et présenter le Maroc comme un pays « dynamique et modèle de démocratie et de respect des droits humains ».

Or la réalité est tout autre : Les mafias immobilières continuent de sévir au Maroc: spoliation, expropriation …
Le cas de IBA IJJOU de TIZNIT est révélateur des pratiques criminelles de ces promoteurs peu scrupuleux.
Des terrains appartenant aux terres des domaines sont cédés à des prix « symboliques » (généralement à moins de 50 Dirhams le mètre carré) à certains groupes immobiliers proches du Makhzen sans appels d’offre, ni appel à concurrence, ce qui prive les caisses de l’État de sommes très importantes.
La coalition -Makhzen / promoteurs véreux- continue malheureusement à produire des injustices dont sont victimes au quotidien les pauvres et les démunis.
Les centres-villes sont vidés de leurs populations d’origine déplacées vers des cages à poules appelées pudiquement « logement économiques ». Ainsi, des quartiers sans âmes sont nés aux périphéries des villes.
En tant qu’immigrés vivant en France, nous savons que cette politique urbanistique est vouée à l’échec. Les autorités Françaises n’ont-elles pas détruit des quartiers entiers construits dans la précipitation dans les années 70 ?
Nous réaffirmons que le logement est un droit fondamental comme le sont l’éducation, la santé ou le travail.
Il est de la responsabilité de l’Etat marocain de veiller au respect de ces droits et de faire en sorte que le peuple marocain dont les immigrés sont une composante, vive dans la dignité.
Nous organisations signataires.
smap2- Exigeons que l’Etat marocain assume ses responsabilités pour défendre les victimes des escroqueries immobilières.
- Dénonçons la coalition entre l’appareil judiciaire corrompu et les promoteurs véreux.
- Manifestons notre solidarité avec toutes les victimes des mafias immobilières.
- Appelons nos concitoyens à la vigilance lors de la signature de tout contrat d’acquisition.
Organisations signataires
ATMF Gennevilliers, ASDHOM, AMDH-Paris/IDF, Tamaynut France, RIAS, TIWIZI Tangarfan, Anararuz Nord Sud, La Voie Démocratique-Paris, AILE, AMF.

samedi 12 avril 2014

Maroc : Une famille vit sous une charrette depuis 4 mois

PhotoSaadia a été expulsée en décembre 2013 de son logement douar Krimat à Casablanca avec ses 5 enfants et son mari handicapé.
 Depuis 4 mois  la famille se retrouve dans la rue, sous une charrette et du plastique comme abri. 

 SOS solidarité contre la mafia immobilière
 au dessus des lois.
 D'autres familles composées de 18 personnes sont parquées dans un logement de 52 m. Luttons pour le droit à un logement digne pour tous: lien photos
https://plus.google.com/photos/109814657023437756092/albums/5999183842102005137?authkey=CK_4j8awhqnpcg
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Rappel
Mafia de l'immobilier : Expropriation de Douar Krimat reportée

vendredi 21 mars 2014

Le Comité Parisien soutien le camarade Abdella Birdaha président de l’AMDH Tiznit


Communiqué du Comité Parisien de soutien au camarade Abdella Birdaha président de l’AMDH Tiznit contre Boutzguit et ses complices de la mafia de l’immobilier au Maroc :

Le Comité de Soutien à Madame IBA IJO et à toutes les victimes de la mafia de l'immobilier de la Ville de Tiznit et au Maroc alerte l'opinion publique internationale sur les menaces et le harcèlement subis par les militants qui soutiennent BA IJO.
Les militants sont la cible de la mafia de l'immobilier avec la complicité de la police. Ainsi, le président de l'AMDH Tiznit, Abdella Birdaha, a été convoqué au commissariat suite au rassemblement de soutien du 9 MARS 2014.IL a reçu des appels téléphoniques anonymes avec menaces et insultes. Nous dénonçons ces pratiques d'un autre âge et ces intimidations à l'encontre des militants qui ne font que dénoncer les injustices en manifestant pacifiquement.
Nous apportons notre soutien à Abdellah Birdaha et à tous les militants et les citoyens qui soutiennent BA Ijou et les victimes de la mafia de l’immobilier. Nous affirmons notre soutien à Iba Ijou et les victimes de la mafia de l'immobilier dans leur quête de justice.
Le comité de soutien Paris

Les associations signataires :
Rassemblement Ifni-Ait Baâmrane pour la Solidarité (RIAS-France)
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF-France)
Association des Marocains en France (AMF)
Association Des jeunes d’Ibaynou Solidaires (AJIS-France)
Association Anarouz Nord-Sud (AANS-France)
Association Tiouizi Tankarfa (ATT-France)
Association Ifni-Ait Baâmrane de Développement (AIAD-France)
Association Mesti pour le Développement et la Culture (AMDC-France)
Association AILLES - femmes au Maroc
Association Attacharouk-France
Association Tamaynut-France
Association des Commerçants, Artisans et Entrepreneurs de Clichy-France
Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc (CAFCDM-France)
Paris le 14/03/2014

samedi 15 mars 2014

Mafia de l'immobilier : Drabka, Taourirt ...ça continue ! Pour aller où ?

 Par Ali Dabaj 

    Drabka,  album d' Abdelmalek Haouzi : ‎يوميات اعتصام تجار وحرفيي السوق المحروق بتاوريرت / اليوم04‎.

 Vidéo de la destruction du bidonville de Dabka
http://youtu.be/CwfA0ABhHmo 
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 Photo de Abdelmalek Haouzi.‪#‎TAOURIRT‬ : Sit-in (5ème jour) des commerçants et leurs familles, qui avaient tout perdu, suite à l’incendie (criminel ?) qui a terrassé 1200 locaux le 25 aout 2009 en quelques heures. 
Ce marché était la grande plate-forme d'échange entre l'Oriental et le reste du Maroc (Marchandises en tout genre, bétail, légumes et fruits...) dont vivait la moitié de la ville...Les autorités n'ont jamais enquêté sur l'origine de cet incendie et sa propagation foudroyante en 2-3 heures : une partie en plein air, l'autre construite en béton, ni  qui en tirera profit !
Photo de Abdelmalek Haouzi.Ces dizaines de milliers de personnes, non seulement criblés de dettes, mais depuis 4 ans et demi, aucune solution ne leur a été proposée par les dites autorités, à part crever !
Mon soutien inconditionnel à toutes ces familles, dans le Plus Beau Pays du Monde...

Douar Krimat à Ain Sebaâ :Le cri de Saadia, dont la famille , cinq personnes, vit sous une charrette

Par Abdelkrim Alaoui, AUFAIT:
Saadia vit depuis décembre dernier, Saadia vit depuis décembre dernier, avec sa petite famille, sous la charrette de son mari au souk Fal Al Hanaâ à Ain Sebaâ. /DRavec sa petite famille, sous la charrette de son mari  au souk Fal Al Hanaâ à Ain Sebaâ. /DR



Mohammed VI n'avait pas tort quand il a qualifié Casablanca de “ville des disparités sociales les plus criantes”.
Il y ceux qui vivent dans des villas, des maisons ou des appartements, ceux qui ne disposent pas de logements décents, mais également ceux qui ne disposent pas de logement tout court.
Le cas de la famille de Saadia nous a interpellé. Cette femme à peine âgée de 27 ans est mère de quatre enfants, dont deux seulement sont en âge d'être scolarisés.
Enceinte, elle vit depuis décembre dernier, avec sa petite famille, sous la charrette de son mari au souk Fal Al Hanaâ à Ain Sebaâ.
Délogée par les autorités locales dans le cadre d'une expropriation et de démolition de baraques intervenues à Douar Krimat à Ain Sebaâ en décembre dernier, en plein hiver, la petite famille de Saadia n'a pas su à quel saint se vouer.
La situation de la famille et l'absence de revenu stable n'ont pas laissé à Saadia, son mari et leurs enfants d'autre solution que d'utiliser leur charrette en guise de toit, devenant ainsi du jour au lendemain des SDF.
Ce cas n'est d'ailleurs pas un cas isolé, plusieurs familles de Douar Krimat n'ayant pas été recensées. Parmi elles, les plus chanceuses étaient appelés à faire une avance et devaient obtenir un crédit, pour enfin bénéficier d'un appartement de 52 m², dans lequel doivent se tasser des familles le plus souvent composées d'une dizaine de membres.
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Une famille vit sous une charrette de marchand ambulant


Une famille vit sous une charrette de marchand ambulant
Crédit photo: le quotidien Al Akhbar datant du 12 mars 2014

L’information est parue aujourd’hui, mercredi 11 mars, dans le quotidien Al-Akhbar. Saadia, une femme enceinte de trois mois, son mari et leurs quatre enfants, vivent depuis plus d’un mois sous un charrette de marchand ambulant. 
La famille vivait à Ain Sbâa dans le quartier « Douar Al Grimate », où elle aurait été expulsée d’une tente où elle résidait. Auparavant, Saadia et sa famille vivaient dans le bidonville de « Douar Al Grimate » et n’avaient pas pu bénéficier du programme de relogement. La femme a assuré à nos confrères de Al-Akhbar, qu'elle disposait de tous les documents nécessaires pour bénéficier du programme de relogement.
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Relire pour comprendre cette situation :: la Mafia de l'immobilier

vendredi 3 janvier 2014


Mafia de l'immobilier : Expropriation de Douar Krimat reportée de 24h. Dénoncer la mafia immobilière à Douar Krimat : des familles à la rue, en plein hiver !


 Par Souad et Mohamed, Attac Casa 29/12/2013



Tout a commencé le 18 décembre 2013




 Au Douar Krimat, Aïn Sebaa à Casablanca,   intervention musclée des forces de répression pour expulser violemment 7 familles, démolir leurs baraques, en pleine hiver, la nuit.

Plus de 50 personnes, femmes et enfants, sont jetés dans la rue, livrés à la mafia immobilière au dessus des lois.


Les expulsions reprennent de plus belles également dans d'autres quartiers, comme près de l'ancien aéroport d'Anfa. Les derniers résistants sont menacés, agressés, terrorisés puis emprisonnés, le temps de voir leurs baraques démolies.  La CDG dépêche sur les lieux ses milices privées et oblige les habitants à signer qu'ils sont consentants.




Nous avons visité lundi 23 décembre au soir  les habitants de Douar Krimat : tabassés, blessés, emprisonnés, et leurs baraques démolies. Un militant de l'AMDH est venu également.


Nous les avons trouvé démoralisés, sous le froid. Une femme qui avait été tabassée et fait une fausse couche, à qui il n'a pas été délivré de certificat médical, se retrouve sans toit. Le plastique qu'elle a placé  pour protéger du froid ses 4 enfants en bas âges,  les agents du pouvoir sont venus l'arracher. Des scènes insoutenables, si ce n'est une solidarité de quelques voisins pour partager les quelques mètres carrés avec les familles expulsées.




Le 26 et 30 décembre est prévue l'évacuation et les démolitions des toutes les baraques qui restent. En attendant, le mokadem et  ses agents menacent et sèment la panique parmi les familles qui résistent.




Le lundi 30 décembre 2013 menace de démolitions des baraques restantes et évacuation des familles, vieux, femmes et enfants se retrouveront dans la rue, en plein hiver, sans aucune solution de relogement .

 

C'est ainsi que Casablanca sera déclarée ville sans bidonville et que le problème des sans logement sera résolu. Sûrement que nous aurons droit à des inaugurations royales, avec drapeaux,  youyous  et … silence radio et tv.


Des discussions que nous avons échangées avec les habitants, il ressort :
Ils se sentent seuls et isolés, ils n’ont eu quasi pas de soutien, sinon un petit article dans Essabah, et ce lien : http://www.alhadathalan.com/news.php?action=view&id=1468#.UrmHg7_xx-B.facebook



Ils sont divisés, chacun essaie de trouver une solution pour s'en sortir et protéger ses enfants . 
 Nous avons proposé de faire une projection publique de leurs témoignages sur la place et d'appeler les militants et militantes, insister sur présence de femmes, toucher Aïcha Channa, voir quelques personnalités, avocats, artistes, journalistes et proposer une journée et soirée de résistance sur place avec les habitants.






Appel à soutien : à toutes les associations et organisations démocratiques, artistes, aux défenseurs du « Patrimoine », aux journalistes, à la presse et aux médias, aux facebookerses, aux voisins et autres habitants menacés d’expulsion dans les autres quartiers aux mains de la mafia immobilière qui fait main basse sur Casablanca et toute la région. 

 Solidarité urgente et rapide.

Merci d'alerter presse , journalistes , associations et militantes, relais sur place important , les gens sont littéralement terrorisés et appellent au secours !
Rendez-vous à partir de 8h lundi 30 décembre sur place. 



Dernières nouvelles : par Souad  Attac Maroc, 30/12/2013





Douar Krimat, Aïn Sebaa à Casablanca, ce matin, 30 décembre,  les militant-es d’Attac, et de l’AMDH, sont venus soutenir les familles , soit 42 personnes menacées d’expropriation et démolition de leurs baraques ce jour. 
 Une petite victoire : nous avons réussi à stopper les démolitions et expropriations de plus de 30 personnes prévue ce jour ,  reportées de 24h, et nous avons déployé une banderole et crié des slogans pour un droit au logement, stop répression et démolition… à suivre, en espérant une meilleure année 2014 !

 Les agents  et forces d’autorités sur place sèment la terreur parmi les habitants, les menaçant de détention  et/ou font des promesses vaines : obtenir un logement de 52 m2. Pour cela, ils doivent faire une avance et obtenir un crédit. La plupart des habitants n’ont pas de revenus stables, pas de possibilité d’avoir un compte bancaire leur permettant d’obtenir un crédit, de plus  chaque famille est composée de  10 personnes en moyenne. Les femmes sont les plus touchées : femmes abandonnées, divorcées, veuves, sans droit, femmes avec enfants non recensés, donc sans papier d’identité,  sans état civil, citoyens de non droits…

Pour casser le M20F, le makhzen a soudoyé, promis des logements à certains, exclus d’autres du recensement, pour briser le mouvement et diviser la lutte des habitants.

Le makhzen, ses élus et représentants, sa mafia immobilière  et ses sbires, ont réussi à semer la division et la suspicion parmi les habitants. 
Ils ont décrété : « Casablanca sans bidonvilles  en 2014 » et lancé une énorme campagne publicitaire et médiatique soutenue par des technocrates et associations aux ordres.

Mais combien de temps encore parviendront-ils à canaliser la révolte ?

Un appel est lancé au rassemblement des habitants de tous les quartiers menacés, d’une coordination des organisations et associations pour exiger le droit au logement digne pour tout-es . 
 Vidéo lien : http://youtu.be/gT5KbW3MInw

Photos : https://plus.google.com/photos/109814657023437756092/albums/5959224015619327617?authkey=CMaC1sKH3dG70gE